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Full text of "Glossaire du parler de Bournois, Canton de l'Isle-sur-le-Doubs, arrondissement de Beaume-les-Dames"

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Société    des    Parlcrs   de    France 


GLOSSAIRE 

DU    PARLER 

DE 

SOURNOIS 

(Canton  de  l'Isle-sur-le-Doubs,  arrondissement  de  Beaume-les-Dames) 

PAR 

Charles  ROUSSEY 


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Ouvrage  honoré  d'une  subvention   du   Ministère 
de  Tlnstruction  Publique. 


PRIX  :   15  FRANCS 


PARIS 


CHEZ     L'AUTEUR 

67,  rue  Cardinal-Lemoine 


H.    WELTER,    ÉDITEUR 

59,  rue  Bonaparte 


1894 


GLOSSAIRE 


DU 


PARLER     DE     BOURNOIS 


MAÇON,    PROTAI    FRÈRES,    IMPRIMEURS 


Société    des    Parlers    de    France 


GLOSSAIRE 

DU    PARLER 


DE 


BOURNOIS 

(Canton  de  l'Isle-sur-le-Doubs,  arrondissement  de  Beaume-les-Dames) 

PAR 

Charles   ROUSSEY 


Ouvrage  honoré  d'une   siân'ention    du   Ministère 
de  l'Instruction  Publique. 


PRIX  :   15  FRANCS 


PARIS 


CHEZ     L'AUTEUR 

67,  rue  Cardinal-Lemoinc 


H.    WELTER,    ÉDITEUR 

59,  rue  Bonaparte 


1894 


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PRÉFACE 


Ce  livre,  que  je  dédie  à  la  «  Société  des  Parlers  de 
France  »,  n'a  aucune  prétention  scientifique.  On  n'y  trou- 
vera aucune  étymologie;  ceux  qui  me  liront  les  connaissent 
mieux  que  moi  et  je  me  serais  donné  une  peine  inutile.  Ce 
que  j'ai  cherché,  c'est  de  donner  un  tableau  aussi  exact  que 
possible  du  parler  de  mon  village  natal  où  se  sont  écou- 
lées mes  dix-huit  premières  années  et  que  je  n'ai  cessé  de 
revoir  depuis. 

Ma  famille. 

Mon  père  et  ma  mère  appartenaient  à  deux  des  plus 
vieilles  familles  du  village. 

Comme  ses  grands-parents,  ses  parents,  ses  frères  et 
sœurs,  ma  mère  (de  la  famille  Boissenet)  était  absolument 
illettrée,  et  son  langage  différait  sensiblement  de  celui  de 
mon  père;  elle  parlait  comme  les  plus  vieilles  personnes', 
ce  qui  m'a  permis  de  recueillir  une  quantité  d'expressions, 
de  formes,  de  mots  tout  à  fait  disparus  aujourd'hui. 

^  Ce  fait  ne  lui  était  pas  personnel.  J'ai  remarqué  plus 
d'une  fois  dans  mes  enquêtes,  et  en  faisant  appel  à  mes 
souvenirs,  que  les  femmes  conservent  un  langage  plus 
archaïque  que  les  hommes.  D'autres  l'ont  remarqué  aussi, 
car  si  une  jeune  personne  se  permet  des  expressions 
vieilUes,  on  en  rit  en  disant  qu'elle  parle  comme  les  vieilles 
femmes. 


VI  PREFACE 

Mon  père,  au  contraire,  était  d'une  des  familles  les  plus 
instruites,  les  plus  intelligentes  du  village,  et  comptait 
parmi  ses  cousins  plusieurs  sous-officiers  et  un  instituteur. 

De  1821  à  1829  il  fit  à  Bournois,  puis  à  Clerval  des 
études  primaires  remarquables  pour  l'époque.  Ses  parents  le 
destinaient  à  l'enseignement,  mais  il  préféra  s'engager. 
Après  avoir  fait  ses  sept  ans,  il  rentra  au  village  avec  le 
grade  de  sous-officier.  Dès  lors  il  ne  cessa  d'être  en  quelque 
sorte  le  secrétaire  de  toute  la  commune.  C'était  à  qui 
viendrait  lui  demander  d'écrire  une  lettre,  de  passer  un 
acte,  un  sous-seing  privé,  de  mesurer  un  champ,  de  régler 
une  succession ,  de  remettre  l'accord  dans  un  ménage 
brouillé,  de  guérir  les  coliques,  les  érysipèles,  etc.  (voy. 
hâf).  En  1870,  la  population  l'élut  à  l'unanimité  capitaine 
de  la  garde  nationale. 

C'était  le  vrai  type  du  caractère  gaulois  :  d'une  gaieté 
intarissable  jusqu'à  ses  derniers  moments  ;  son  langage 
était  émaillé  d'une  foule  de  bons  mots,  de  vieux  dictons, 
que  j'ai  encore  tous  présents  à  l'esprit,  et  que  j'ai  relevés 
dans  mon  travail.  De  ce  côté,  j'ai  donné  tout  ce  que  notre 
parler  a  de  piquant  et  de  caractéristique. 

Mœurs  de  Bournois  ^ 

Les  gens  de  Bournois  sont  appelés  par  leurs  voisins  «  les 
fous  de  Bournois  »,  et  il  faut  avouer  que  jusqu'à  ces  der- 
nières années  ce  surnom  était  justifié. 

L'empire  de  la  routine  était  si  grand  parmi  eux  qu'ils 

'  M.  Jules  Gauthier,  archiviste  du  département  du 
Doubs,  a  bien  voulu  extraire  de  son  Dictionnaire  lopogra- 


PREFACE  Vit 

ont  été  les  derniers,  dans  tout  le  pays,  à  adopter  les  inven- 
tions modernes.  En  1874,  alors  que  les  villages  voisins 
étaient  déjà  pourvus  de  batteuses,  ils  se  servaient  encore 
du  fléau  et  pour  mon  compte  j'ai  battu,  cette  année-là,  avec 
mon  seul  frère  Florentin,  douze  cents  gerbes.  Mais  on  ne 
craignait  pas  sa  peine  ;  on  commençait  la  journée  à  minuit 
ou  à  une  heure  du  matin,  tout  était  terminé  pour 
8  heures,  après  quoi  on  allait  aux  champs. 

En  1877,  j'ai  encore  labouré  avec  la  charrue  en  bois,  qui 
était  déjà  remplacée  partout  par  la  charrue  en  acier. 

Ne  sachant  pas  tirer  du  sol  le  quart  de  ce  qu'il  aurait  pu 
produire  cultivé  d'une  façon  intelligente,  et  tout  en  tra- 
vaillant beaucoup,  les  gens  de  Bournois  se  nourrissaient 
très  mal  jusqu'à  ces  vingt  dernières  années.  La  plupart  du 
temps  ils  ne  buvaient  pas  de  vin.  Chaque  ménage  tuait  un 
cochon  pesant  75  à  100  kilogr.,  cette  viande  devait  durer 
une  année.  A  la  fête  patronale  seulement,  on  achetait  du 
bœuf.  La  soupe  et  les  pommes  de  terre  étaient  la  nourri- 
ture principale.  Souvent  cette  soupe  était  bien  maigre. 
Dans  un  grand  ménage,  on  n'avait  pour  l'assaisonner  qu'un 
pot  de  beurre  de  5  ou  6  livres,  et  il  fallait  que  cela  durât  de 

phiqiie  du  Doubs  (encore  inédit),  ces  formes  anciennes  de 
Bournois  : 

Ecclesia  de  Burneys,   1143  (abb.  de  Baume-les-Dames). 

—  Borney,  1143  (Trouilliet,  I).  —  Burneys,  Borneys, 
Bournens,  xii^  s.  (cartul.  Lieucroissant).  —  Eccles.  de 
Bornois,  xiv^  s.  (pouillé,  B.  Nat.).  —  Bornais,  1235 
(Dunod,  II,  622).  —  Bournois,  1406  (Ch.  des  Comptes). 

—  Bournois,  1547  (Arch.  du  Doubs,  E.  i).  Bournois,  1666 
(Ib.,  E.  435). 

RoussEY.  —  Glossaire.  U 


VIII  PRlil-ACE 

novembre  à  mai  ou  juin.  Cliaque  ménage  avait  bien  un 
jardin,  mais  c'était  pour  les  poules.  Les  gens  ne  savaient 
pas  en  tirer  parti,  n'avaient  jamais  le  temps  de  le  cultiver; 
ils  préféraient  aller  défricher  au  loin  de  mauvais  terrains 
plutôt  que  de  mettre  en  œuvre  le  coin  de  terre  attenant 
à  la  maison.  Aussi  voyait-on  les  femmes  cueillir  des 
orties  le  long  des  chemins,  dans  des  endroits  souillés 
par  les  bêtes,  pour  faire  la  soupe  et  les  fricots  d'hcrhe  qui 
étaient  fort  à  la  mode.  Pour  aller  au  travail,  on  mangeait 
deux  ou  trois  grandes  assiettées  de  soupe  ;  c'était  beau  si 
l'on  avait  ensuite  une  frottée  de  lard  pour  terminer  le 
repas. 

De  novembre  à  juin,  le  premier  repas  consistait  en 
gaudes  ou  bouillie  de  farine  de  maïs  dans  laquelle  on  met- 
tait un  litre  de  lait  et  souvent  moins  dans  une  grande  mar- 
mitée. 

A  midi,  la  ménagère  faisait  cuire  sans  eau,  nature,  plein 
une  marmite  de  pommes  de  terre  qu'elle  versait  sur  la 
table. On  les  mangeait  avec  un  peu  de  lait  caillé,  ou  telles 
que  en  buvant  à  tour  de  rôle  de  l'eau  dans  \t  piulet  placé  au 
milieu  de  la  table,  et  le  repas  était  fini.  Le  soir,  de  la  soupe 
le  plus  souvent  de  pommes  de  terre. 

Entre  les  repas,  l'appétit  des  enfants  se  calmait  iwcc  un 
morceau  de  pain  sec,  mais  dans  bien  des  lamilles  la  miche 
était  sous  clef  par  raison  d'économie. 

Ce  régime  paraissait  excellent  aux  vieilles  personnes  dont 
plusieurs  racontaient  avoir  vécu  pendant  les  mauvaises 
années  en  mangeant  de  la  bouillie  de  son. 

Il  y  a  25  ou  30  ans,  le  pain  surtout  était  bien  mauvais. 
Loin  de  vendre  du  grain,  beaucoup  de  familles  en  man- 
quaient dès  le  printemps;  aussi,  pour  le  faire  durer  plus 


PREFACE  lîC 

longtemps,  on  mettait  de  la  pomme  de  terre  dans  la  farine 
faite  moitié  de  blé,  moitié  d'orge  ou  d'avoine.  La  pomme 
de  terre  dominait  quelquefois  à  un  point  tel  que  le  pain 
était  ciré,  c'est-à-dire  qu'il  avait  la  consistance  du  fromage. 
Comme  on  ne  faisait  le  pain  qu'à  des  intervalles  trop  rares, 
on  avait  presque  toujours  du  pain  moisi. 

Aujourd'hui  les  gens  se  nourrissent  mieux,  ils  ont  du 
pain  de  blé  et  mmgent  de  temps  en  temps  un  peu  de 
viande  de  boucherie. 

Pour  les  animaux,  il  en  était  de  même.  Aux  premiers 
jours  du  printemps,  les  greniers  étaient  à  peu  près  vides. 
Aussi  était-on  obligé  de  perdre  son  temps  à  aller  dans  les 
bois  et  le  long  des  haies  cueillir  des  fardeaux  d'herbes  sous 
lesquels  on  revenait  plié  d'une  lieue. 

Les  relations  entre  les  habitants  étaient  très  intimes. 
Presque  tous  étaient  parents  entre  eux.  Pour  mon  compte, 
je  puis  citer  à  Bournois  quarante-sept  familles  sur  quatre- 
vingt-dix  qui  sont  alliées  à  la  mienne.  Aussi  les  gens  des 
environs  ont-ils  raison  d'appeler  les  habitants  de  Bournois 
«  les  cousins  ».  Il  était  rare  autrefois  que  les  mariages  ne 
se  fissent  pas  dans  le  village. 

Les  jeunes  filles  des  pays  voisins  auraient  cru  s'exiler  en 
venant  dans  un  si  pé  (laid)  village  où  l'on  avait  tant  de 
mal,  et  où,  dit-on,  lu  bô  du  rie  djhnA  pesa,  le  bon  Dieu  n'a 
jamais  passé. 

Les  garçons  étrangers,  de  leur  côté,  n'étaient  guère 
encouragés  à  y  venir  chercher  des  femmes.  Quand  ils 
s'adressaient  à  une  jeune  fille  qui  était  courtisée  par  un 
garçon  de  l'endroit,  celui-ci,  avec  quelques-uns  de  ses 
amis,  allait  attendre  le  galant  à  la  sortie  du  village,  et  après 
l'avoir  corrigé  sans  ménagements,  lui  avoir  £iit  subir  les 


X  PREFACE 

choses  les  plus  humiliantes,  le  reconduisait  à  coups  de 
bâton  et  de  cailloux.  Et  ces  usages  n'ont  pas  encore  com- 
plètement disparu  ^ 

Mais,  parents  ou  non,  tous  les  habitants  de  Bournois 
formaient  une  grande  famille,  toujours  prêts  à  se  rendre 
service.  C'est  ainsi  que,  sans  avoir  été  commandées,  plu- 
sieurs voisines  venaient  tour  à  tour  m'allaiter  quand  ma 
mère  était  retenue  trop  longtemps  aux  champs. 

La  plus  grande  solidarité  régnait  dans  le  village.  Aussi, 
lorsqu'un  cultivateur  avait  un  animal  de  malade,  et  que 
tout  espoir  de  le  sauver  était  perdu,  il  le  tuait,  et  tout  le 
monde  venait  en  acheter  la  viande  suivant  ses  moyens; 
ceux  qui  ne  prenaient  pas  de  viande  donnaient  de  l'argent; 
nul  n'aurait  manqué  à  ce  devoir  de  Charité  sans  s'exposer 
au  mépris  de  tous,  —  Si  un  enfant  était  surpris  en  faute 
par  une  personne  quelconque  du  village,  il  recevait  sur  le 
champ  la  correction  méritée  et  les  parents  ne  disaient  rien, 
au  contraire.  Aujourd'hui  il  n'en  est  plus  de  même,  ces 
grands  liens  de  famille  sont  rompus.  Chacun  tient  à  diriger 
seul  ses  affaires.  Il  souffle  un  vent  de  liberté  et  d'indépen- 
dance qui  balayera  bien  vite  les  anciens  usages. 

La  vie,  du  reste,  était  simple.  En  dehors  de  la  culture, 
les  gens  ne  cherchaient  aucune  ressource  Pendant  les 
longs  hivers  de  nos  pays,  les  habitants  des  villages  limi- 
trophes faisaient  un  peu  de  commerce  ou  se  livraient,  dans 
la  montagne,  à  des  travaux  d'horlogerie  ;  à  Bournois  rien 
de  tout  cela,  on  se  contentait  de  regarder  tomber  la  neige 
et  de  se  réunir  autour  d'un  bon  feu  pour  les  veillées.  Je 
dois  dire,  à  ce  propos,  que  le  foyer  paternel  était  des  plus 

'  Voy.  /<'y,  2"  supplément. 


PREl-ACE  XI 

fréquentés.  Tous  les  petits  marchands  ambulants,  Gascons 
ou  Savoyards  pour  la  plupart,  les  mendiants  venaient  cou- 
cher chez  nous,  où  ils  étaient  toujours  sûrs  de  trouver  une 
bonne  soupe  et  un  endroit  sur  le  grenier  pour  passer  la 
nuit.  Nous  avons  eu  en  particulier  la  bonne  fortune  d'avoir 
comme  veilleuse  assidue,  pendant  une  trentaine  d'années, 
la  plus  vieille  femme  du  village,  la  Pierrette  Perriguey  (dit 
Daudon),  morte  en  1878  à  l'âge  de  91  ans.  C'est  de  la 
bouche  de  cette  brave  et  digne  personne,  douée  d'une 
intelligence  supérieure  et,  jusqu'à  la  fin,  d'une  mémoire 
surprenante,  que  j'ai  appris  une  quantité  de  contes,  de 
proverbes,  de  devinettes,  une  foule  de  choses  concernant 
les  nombreux  châteaux  féodaux  des  environs,  de  même 
que  l'histoire  de  la  Révolution  et  de  l'invasion  de  1815 
dans  nos  pays. 

Les  veillées  commencent  en  novembre  et  finissent  en 
février.  Aussitôt  la  soupe  mangée,  tout  le  monde  se  met  à 
genoux,  le  chef  de  la  famille  fait  la  prière  à  haute  voix,  puis 
la  veillée  commence.  (L'habitude  de  faire  la  prière  à  haute 
voix  en  famille  se  perd  beaucoup  depuis  une  vingtaine 
d'années.) 

Les  hommes  jouent  aux  prises.  A  chaque  partie  de  cartes 
les  perdants  sont  obligés  d'offrir  une  prise  aux  gagnants, 
ceux-ci  acceptent  toujours,  bien  qu'ils  aient  souvent  le  nez 
déjà  bourré  de  tabac.  Les  perdants  n'ont  pas  le  droit  de 
priser. 

Les  femmes  et  les  jeunes  filles  se  groupent  nombreuses 
autour  de  la  pâle  lumière  d'une  chandelle  fumeuse  pour 
filer,  broder,  coudre  ou  tricoter  en  chantant  les  cliansons 
du  pays. 

Quant  aux  vieillards  et  aux  enfants,  leur  place  est  plus 


XII  PREFACE 

spécialement  autour  du  feu.  Mais  il  ne  faudrait  pas  croire 
que  les  premiers  aient  le  temps  de  dormir  ou  d'écouter  ce 
qui  se  passe  autour  d'eux,  non,  ils  doivent  amuser  les 
petits,  leur  dire  et  redire  des  contes,  des  devinettes,  les  endor- 
mir en  les  chantant. 

Quand  le  jeu  et  les  chants  ont  cessé,  c'est  encore  les 
bons    vieux  qui    animent  la  conversation.    Cette   fois   les 
contes  font  place  aux  récits  de  l'ancien  temps  concernant 
le  village,  les  vieilles  coutumes;  sur  ce  dernier  point,  sou- 
vent la  discussion  s'anime,  les  vieux  soutiennent  avec  achar-   "^ 
nement  les  habitudes  de  leur  temps,  tandis  que  les  jeunes 
en  rient  ou  s'en  moquent  en  répétant  la  phrase  à  la  mode  : 
kè  le  vey  djà  etl  bet,  que  les  vieilles  gens  étaient  bêtes. 
Puis  on  devise  sur  la  pluie  et  le  beau  temps,  etc. 
Mais  ce  qui  charme  surtout  l'auditoire,  ce  sont  les  récits 
militaires.  Si,  parmi  les  personnes  présentes,  se  trouve  un 
vieux  soldat  ayant  beaucoup  voyagé  ou  assisté  à  des  com- 
bats, il  faut  qu'il  raconte  tout  ce  qu'il  a  vu.  Parmi  tous  ces 
récits,  les  exploits  de  Napoléon  I"  sont  toujours  les  plus 
goûtés. 

La  veillée  se  termine  par  une  maigre  collation  consistant 
le  plus  souvent  en  un  morceau  de  pain  sec,  une  tartine  ou 
une  goutte,  quand  il  y  en  a. 

Avec  le  progrès  les  veillées  s'en  vont.  Aujourd'hui  les 
gens  se  fréquentent  moins,  chacun  aime  à  rester  chez  soi, 
on  devient  égoïste  et  méfiant. 

C'est  dans  les  mœurs  anciennes  que  j'ai  été  élevé,  et  pen- 
dant i8  ans  j'ai  vécu  de  la  vie  pauvre,  austère  et  laborieuse 
du  paysan  de  nos  montagnes.  De  cinq  à  dix  ans  mon  temps 
s'est  passé  à  aller  devant  les  bœufs  à  la  charrue,  puis  à  con- 
duire au   pâturage   les   chèvres,  les  moutons  et  les  bêtes 


PREFACE  XIII 

rouges  (voy.  het^.  Guider  les  bœufs  au  labourage  est  le  plus 
dur  travail  que  l'on  puisse  imposer  à  un  enfant.  Levé  à 
4  heures  et  demie  ou  à  5  heures  du  matin,  il  lui  faut  partir 
au  point  du  jour  et,  mal  vêtu,  supporter  le  froid,  la  pluie, 
marcher  dans  les  champs  avec  des  sabots  plus  lourds  que  lui 
(voy.  ckèdr^  2^  supplément).  Aussi  l'appétit  ne  lui  manque 
pas,  et  souvent  il  a  mangé  par  petites  pincées,  avant 
d'arriver  dans  les  champs,  le  gros  morceau  de  pain  qui 
devait  constituer  son  goûter  de  10  heures  en  attendant  le 
retour  qui  a  lieu  vers  i  ou  2  heures  de  l'après-midi. 

Aller  aux  champs  est  beaucoup  plus  agréable.  QjLiand  il 
fait  froid  on  allume  de  grands  feux  autour  desquels  on 
s'égaye,  puis  on  joue,  ou  bien,  à  l'abri  derrière  un  buisson,  on 
écoute  les  contes  des  vieux  bergers.  De  mon  temps,  c'était 
la  Julie  Paillot  qui  nous  réunissait  autour  d'elle  pour  nous 
répéter  mille  fois  des  légendes  que  j'ai  recueillies. 

De  10  à  18  ans,  c'est-à-dire  du  jour  où  j'ai  pu  soulever 
la  pioche,  manier  la  faux,  le  fléau  et  la  hache,  tenir  la 
charrue,  j'ai  pris  part  à  tous  les  travaux  de  nos  pays,  sans 
exception.  Car  on  est  grand  garçon  de  bonne  heure  dans 
nos  campagnes.  Dès  qu'arrive  la  quinzième  année,  le  jeune 
homme  met  toute  sa  fierté  à  s'attaquer  avec  ardeur  aux 
besognes  les  plus  difficiles  et  les  plus  pénibles.  A  cet  âge 
rien  ne  doit  lui  résister,  ce  serait  presque  déshonorant 
pour  lui  que  de  se  plaindre  du  froid  ou  de  la  fatigue,  c'est 
un  homme,  et  sa  réputation  est  toute  dans  sa  vigueur,  sa 
résistance  et  son  intrépidité. 

Allant  souvent  en  journée  chez  les  autres,  soit  au  pays 
même,  soit  dans  les  fermes  et  les  villages  des  environs,  j'ai 
pu,  ainsi  mêlé  à  des  groupes  d'ouvriers  de  divers  âges  et 
d'éducation  différente,    enrichir  mon  vocabulaire  de  tous 


XIV  PRÉFACE 

ces  bons  mots,  de  toutes  ces  expressions  qui  font  le  charme 
de  notre  idiome.  Tous  les  vocables  que  j'ai  recueillis,  je  les 
ai  vécus  en  quelque  sorte. 

Je  dois  ajouter  que,  pendant  mes  dix-huit  premières 
années,  l'influence  du  français  a  été  à  peu  près  nulle  sur 
mon  parler.  De  six  à  onze  ans,  je  ne  faisais  que  de  courtes 
apparitions  à  l'école  (de  novembre  à  février).  Comme  mes 
camarades,  je  n'ai  su  lire  que  vers  huit  ou  neuf  ans.  En 
classe  nous  parlions  toujours  patois  entre  élèves,  et  souvent 
même  l'instituteur  était  obligé,  pour  se  faire  comprendre, 
de  nous  donner  des  explications  en  patois.  A  onze  ans,  je 
quittai  l'école  pour  n'y  plus  rentrer  qu'à  dix-sept  ans. 

Mon  vocabulaire. 

C'est  en  1886  que  j'ai  commencé  mon  vocabulaire.  Après 
sept  années  de  patients  et  laborieux  efforts,  je  suis  parvenu 
à  rassembler  10.077  mots.  J'ai  mis  le  plus  grand  scrupule 
à  donner  nettement  le  sens  de  ces  mots  et  des  expressions 
dans  lesquelles  ils  entrent. 

Plusieurs  des  personnes  qui  me  feront  l'honneur  de 
prendre  connaissance  de  mon  travail  et  qui  n'auront  pas 
vécu  de  la  vie  intime  du  paysan  seront  certainement  cho- 
quées par  la  crudité  de  certaines  expressions.  Qu'elles 
se  rassurent  vite.  Nos  bons  villageois  sont  loin  de 
penser  toujours  à  mal.  Ce  qui  caractérise  le  patois,  c'est 
qu'il  va  franchement  au  but,  appelant  carrément  les  choses 
par  leur  nom  et  exprimant  sans  détour  toute  pensée.  On 
rit  souvent  d'un  mot  grossier,  d'une  «  folie  »,  comme  l'on 
dit,  et  tout  s'arrête  là.  Telle  phrase  qui  peut  paraître 
monstrueuse  en  français  passe  inaperçue  en  patois. 

C'est  pendant  les  moments  de  loisir  que  me  laissent  mes 


PREFACE  XV 

occupations  professionnelles,  le  soir  et  aux  heures  avan- 
cées de  la  nuit,  que  j'ai  dressé  la  liste  de  mes  mots.  Dans 
ces  conditions  ma  tâche  a  été  pénible,  mais  je  me  hâte 
d'ajouter,  pour  ceux  qui  suivront  mon  exemple,  que  j'ai 
goûté  un  vrai  bonheur  dans  la  solitude  de  mon  cabinet  de 
travail.  En  faisant  du  patois,  j'ai  pu  revivre  toute  ma  jeu- 
nesse. Chaque  mot  avait  pour  moi  son  histoire.  Celui-ci 
me  rappelait  une  joyeuse  scène  enfantine,  celui-là  éveillait 
chez  moi  une  douce  mélancolie  au  souvenir  de  moments  à 
jamais  évanouis.  La  majeure  partie  de  mon  manuscrit  a  été 
faite  à  Paris,  mais  toujours  ma  pensée  me  représentait  tous 
les  amis  de  mon  enfance,  je  les  entendais  parler  et  vite  je 
fixais  sur  le  papier  leurs  expressions.  Sans  cesse  aussi  je  me 
transportais  en  esprit  dans  tous  les  coins  et  recoins  de  mon 
territoire.  Que  de  fois  je  les  ai  reparcourus,  ces  adorables 
sentiers  où  nous  nous  poursuivions  gaiement,  ces  pâturages 
où  pas  un  buisson  n'était  privé  de  notre  visite,  quand 
arrivait  le  moment  de  nous  livrer  soit  à  la  recherche  des 
nids,  soit  à  la  cueillette  des  baies  ou  des  noisettes.  Mais  c'est 
surtout  au  foyer  paternel  que  je  me  plaisais  à  revenir, 
dans  ce  petit  coin  où,  tout  oreilles,  le  soir,  j'écoutais  les 
contes,  les  récits  de  ma  bonne  mère  et  de  mon  père  qui 
n'avait  pas  son  pareil  pour  dire  des /o/l  (voy.  ce  mot).  Et 
mes  frères,  et  mes  sœurs  et  tous  nos  amis,  tous  ces  chers 
visages  revenaient  tour  à  tour  sur  la  scène  où  pas  un  geste, 
pas  une  parole  ne  m'échappait.  C'est  avec  vous  tous,  mes 
tendres  amis,  que  ce  livre  a  été  fait,  et  c'est  à  juste  titre 
que  vos  noms  doivent  y  être  rappelés. 

Bien  que  je  fusse  absolument  sûr  des  explications  que  je 
donnais  des  mots  tels  que  je  les  possédais,  j'ai  voulu  les 
revoir  plusieurs  fois  un  à  un  avec  différentes  personnes  du 
pays.  A  ce  travail  de  révision  ont  collaboré  ;  mon  frère 


XVI  PREFACE 

Constant  (31  ans),  ma  sœur  Justine  (47  ans),  mon  cousin 
l'abbé  Grossard  (32  ans),  ma  nièce  Aurclie  Bondcnet 
(20  ans),  mes  cousins,  J.  Roussey  (dit  Dèle,  30  ans)  et 
Ruffier  (30  ans),  puis  la  Marie  Perriguey,  dit  Daudon 
(65  ans),  brave  et  intelligente  femme  dont  l'heureuse 
mémoire  m'a  fourni  une  foule  de  précieux  renseignements. 

Mais  c'est  surtout  à  mon  neveu  Léon  Brunner  (20  ans), 
que  je  dois  le  plus.  Ses  15  premières  années  se  sont  écou- 
lées autour  de  mon  père  qui  en  avait  fait  son  petit  compa- 
gnon. Doué  d'une  mémoire  remarquable,  il  a  pu  me 
rappeler  les  expressions  particulières  de  mon  vieux  père  et 
les  contes  avec  lesquels  j'ai  été  bercé. 

De  ces  nombreuses  révisions  j'ai  tiré  le  plus  grand  profit, 
et  je  ne  saurais  assez  conseiller  à  ceux  qui  entreprendront 
le  même  travail  de  procéder  ainsi.  Assurément,  si  l'on  pos- 
sède très  bien  son  patois  comme  je  possède  le  mien,  ou  si 
l'on  n'a  jamais  quitté  son  village,  on  n'est  pas  exposé,  en 
ne  s'en  rapportant  qu'à  soi,  à  donner  d'un  mot  une 
explication  fausse;  mais  infailliblement  on  commet  une 
foule  d'oublis  soit  de  mots  eux-mêmes,  soit  d'explications 
de  mots,  toutes  choses  précieuses  qui  ne  se  retrouvent  que 
dans  la  conversation  avec  des  personnes  différentes. 

Je  crois  donc  pouvoir  affirmer  que  ce  lexique  ne  ren- 
ferme que  des  choses  d'une  authenticité  absolue,  et  qu'il 
est  en  même  temps  aussi  complet  qu'il  m'a  été  possible  de 
le  faire. 

Notes  géographiques  et  historiques  sur  Bournois. 

On  trouve  à  Bournois  une  mine  de  fer  en  roche  de  terre 
jurassique.  Cette  mine  était  exploitée,  il  y  a  une  trentaine 
d'années,  pour  le  roulement  du  haut-fourneau  de  Talion. 


PRÉFACE  XVII 

La  concession  en  a  été  accordée  à  M""'  la  marquise  de  Rain- 
coLirt,  propriétaire  dudit  haut-fourneau.  Elle  fournissait 
dans  un  an  à  l'claLioration  plus  de  6.000  quintaux  métriques. 

Au  sud-ouest  du  village,  lieu  dit  au  Caron,  on  a  trouvé 
des  ruines  et  des  tuileaux  remontant  à  l'époque  gallo- 
romaine.  A  côté  du  village,  lieu  dit  les  Paigres,  en  traçant 
le  chemin  vicinal  de  Bournois  à  Accolans,  on  a  trouvé,  en 
1840,  un  cercueil  burgonde  en  gypse.  Au  même  lieu  et  à  la 
même  époque,  le  propriétaire  du  terrain  y  a  recueilli  un 
trésor. 

En  189 1,  en  enlevant  un  Diurgcr,  on  a  encore  trouvé  au 
même  endroit  des  squelettes  assez  bien  conservés  et,  à  côté, 
des  armes  de  l'époque  romaine. 

Sur  le  finage  d'Accolans  et  de  Bournois,  il  existe  une 
croix  dite  du  Champ-Dolent.  Les  anciens  manuscrits 
signalent  l'usage  qu'avaient  les  passants  d'y  jeter  une  pierre 
au  pied  en  se  signant  et  en  disant  un  Rcquiescant  in  pace. 
Comme  devant  toutes  les  croix,  on  fait  le  signe  de  croix  en 
passant,  mais  on  ne  jette  plus  de  pierres. 

Bournois  était  autrefois  du  bailliage  de  Vesoul  et  de  la 
prévôté  de  Montjustin.  Il  est  mentionné  pour  la  première 
fois  sous  les  noms  de  Buniey,  Bunieys,  Bonieis,  Borncus, 
Bouniaiis,  Bourneus,  Bournois  dans  les  chartes  de  l'abbaye 
des  Trois-Rois,  qui  en  parlent  presque  dès  la  fondation  de 
ce  monastère,  en  113  3. 

L'église  était  sous  l'invocation  de  saint  Nicolas,  dont  la 
fête  est  fixée  au  6  décembre.  L'abbé  Baverel,  dans  sa  notice 
des  villages  de  Franche-Comté,  dit  qu'elle  était  ancien- 
nement sous  la  dépendance  du  prieur  de  Vaucluse,  et 
ensuite  de  l'Université  et  de  l'archevêque  de  Besançon.  En 


XVIII  PREFACE 

II 87,  le  pape  Grégoire  VIII  confirma  à  l'abbaye  de  Lieu- 
Croissant  tout  ce  qu'elle  possédait  à  Bournois. 

L'église  avait  tous  les  caractères  d'église  paroissiale; 
elle  possédait  une  chapellenie  ou  prestimonie  en  l'honneur 
de  saint  Nicolas  et  de  saint  Claude,  fondée  en  1530,  au 
maître-autel,  par  Nicolas  Monniot,  chanoine  de  Sainte- 
Madeleine  de  Besançon,  qui  était  originaire  de  Bournois. 
Dans  un  acte  de  visite,  il  est  dit  que  cette  chapellenie  était 
pauvre,  pingui  censu  dotata.  Nicolas  Monniot  nomma  lui- 
même  le  premier  chapelain,  et  la  fondation  fut  approuvée 
par  l'Ordinaire  le  4  septembre  1532.  Le  droit  de  présenta- 
tion, conservé  d'abord  dans  la  fimiille  Monniot,  apparte- 
nait, au  xvii^  siècle,  à  Guillaume  de  Montby,  seigneur  de 
Bournois  en  1652  ;  puis  il  passa  à  la  famille  des  Raincourt, 
seigneurs  de  Fallon.  En  1770,  c'est  Gabriel-Gaspard  de 
Raincourt,  chanoine  doyen  de  Baume-les-Messieurs,  qui 
est  institué  chapelain  de  Bournois,  à  la  présentation  de 
Jean-Baptiste  de  Raincourt,  seigneur  de  Fallon.  Il  eut  pour 
successeur  Louis-Gabriel  de  Raincourt,  trésorier  de  l'église 
de  Saint-Pierre  de  Màcon,  nommé  le  23  janvier  1781,  qui 
a  été  le  dernier  chapelain  avant  la  Révolution. 

Bournois  est  aujourd'hui  du  département  du  Doubs  et  du 
canton  de  l'Islc-sur-le-Doubs,  à  50  kilomètres  nord-est  de 
Besançon,  à  égale  distance  de  l'Isle-sur-lc-Doubs  et  de 
Villersexel,  soit  à  11  kilomètres  de  ces  deux  petites  villes. 
Situé  à  la  fois  sur  un  plateau  et  dans  un  creux  à  500  mètres 
d'altitude,  il  est  entouré  de  bois  à  l'est,  au  sud  et  à  l'ouest  ; 
limité  au  nord  par  une  montagne  dont  les  versants  et  les 
plateaux  qui  lui  font  suite  s'étendent  presque  à  pic  du  côté 
des  villages  voisins  sur  une  longueur  de  6  kilomètres  envi- 
ron. De  chaque  côté,  i\  l'est  et  à  l'ouest,  suivant  les  vallées 


PRÉFACÉ  XlX 

du  DoLihs  et  de  l'Ognon,  passent  deux  routes  très  anciennes 
par  lesquelles  se  font  le  commerce,  et  qui  laissent  Bournois 
isolé  comme  dans  une  île  sur  le  plateau.  Selon  l'ancienne 
coutume,  tous  les  chemins  étaient  en  ligne  droite,  mal  tenus 
et  à  peu  près  impraticables,  de  sorte  que,  jusqu'à  ces  der- 
nières années,  il  était  extrêmement  difficile  d'y  arriver. 
C'est  grâce  à  ces  accidents  de  terrain  qu'en  1815  il  a  pu 
échapper  assez  longtemps  aux  allées  et  venues  de  l'ennemi, 
et  qu'en  1870-71,  il  n'avait  pas  encore  vu  les  Allemands 
tandis  que  les  villages  voisins  étaient  dévastés  depuis 
longtemps  et  qu'il  n'a  été  occupé  que  pendant  trois  jours, 
lors  de  la  retraite  du  général  Bourbaki. 

La  variété  du  sol  qui  permet  tous  les  genres  de  cultures,  ce 
qui  fait  dire  que  «  Bournois  peut  se  passer  de  ses  voisins  » 
a  aussi  contribué  à  son  isolement. 

Bournois  se  trouvait  donc  dans  d'excellentes  conditions 
pour  conserver  son  patois.  Jusqu'à  1870  il  est  resté  en 
dehors  du  mouvement  environnant,  conservant  ses  vieilles 
habitudes  et  son  parler. 

Comme  je  l'ai  dit,  tous  les  enfants  ne  comprenaient  pas 
le  français,  quantité  de  vieilles  personnes  étaient  incapables 
de  le  parler,  et  plusieurs  fois  j'en  ai  entendu  causer  patois 
avec  notre  bon  vieux  curé  et  avec  l'instituteur. 

Mais  la  violente  commotion  que  nous  avons  éprouvée 
dans  l'Est  nous  a  fait  sortir  de  notre  état  paisible,  puis  les 
événements  qui  en  ont  résulté  ont  modifié  notre  manière 
de  vivre,  changé  nos  habitudes  sur  plusieurs  points,  au 
grand  détriment  du  patois. 

Autrefois,  ce  n'était  que  de  rares  jeunes  hommes  qui 
partaient  soldats;  aujourd'hui,  tous  ont  l'occasion  de  parler 
français  pendant  trois  ans,   au  retour  ils   nous  apportent 


XX  PRÉFACE 

petit  à  petit  des  mots  de  pur  français;  ils  dédaignent  le 
patois,  modifiant  leur  parler  en  }'  introduisant  une  foule  de 
mots,  d'expressions  de  français  populaire  et  jusqu'à  des  mots 
arabes. 

Il  est  évident  que  le  développement  de  l'instruction  cau- 
sera partout  et  à  bref  délai  la  mort  du  patois.  Mais  à  Bour- 
nois  surtout,  ses  effets  désastreux  sont  rapides.  D'abord  les 
écoliers,  même  en  récréation,  ne  doivent  plus  parler 
patois.  Puis  on  ne  se  contente  plus  de  savoir  lire  et  écrire, 
tout  le  monde  veut  être  savant.  C'est  une  véritable  fièvre 
qui  envahit  la  population.  Ainsi,  dans  ces  dernières  années, 
la  commune  qui  ne  compte  plus  que  395  habitants,  a  pro- 
duit un  prêtre,  six  instituteurs  et  deux  institutrices,  sans 
compter  ceux  qui  ont  échoué  à  leurs  examens  et  ceux  qui 
se  préparent  à  devenir  savants...  Il  en  résulte  que  pendant 
deux  mois  de  vacances,  ces  savants  ont  l'occasion  d'aller 
parler  français  au  village. 

Il  faut  aussi  mentionner  le  mouvement  vers  la  ville. 
Quantité  de  jeunes  gens  quittent  le  village.  S'ils  y 
reviennent,  ils  ont  oublié  le  patois  ou  feignent  de  l'avoir 
oublié.  Ainsi,  il  y  a  trois  ans,  j'eus  l'occasion  de  passer  une 
journée  avec  un  jeune  homme  en  train  de  faire  son  congé, 
j'eus  beau  essayer  de  le  faire  causer  patois,  toujours  il  nie 
répondait  en  français. 

Bournois  offre  un  des  plus  tristes  exemples  du  dépeuple- 
ment des  campagnes.  En  1845,  la  commune  comptait  657 
habitants;  il  n'y  en  a  plus  que  395  !  et  la  désertion  con- 
tinue. Dans  l'espace  de  dix  ans,  les  trois  plus  grandes 
familles  du  village  ont  quitté  le  pays  (les  Roussey,  les 
Perriguey  et  les  Pernot). 

Il  y  a  6  ans,   les  deux  grandes  routes  qui  suivent  les 


PREFACE  XXI 

vallées  du  Doubs  et  de  l'Oignon  ont  été  reliées  par  une 
troisième  qui  passe  à  Bournois  en  aboutissant  à  des  centres 
industriels  très  actifs,  l'Isle-sur-le-Doubs,  Villersexel  et 
Rougemont.  Depuis,  la  physionomie  du  village  a  changé 
comme  par  enchantement.  Autrefois  on  sortait  en  curieux 
sur  le  pas  de  sa  porte  pour  voir  passer  le  rare  voyageur  qui 
s'égarait  dans  nos  parages.  Le  jour  où  un  rétameur  ou  un 
quincailleur  nous  rendait  visite,  c'était  un  véritable  événe- 
ment; ils  étaient  entourés,  regardés  avec  de  grands  yeux. 
Le  bourriquot  avec  sa  voiture  à  deux  roues  étaient  exami- 
nés dans  leurs  détails  avec  force  commentaires. 

Aujourd'hui,  les  camions,  les  calèches  et  de  nombreux 
voyageurs  circulent  sans  cesse  sur  la  nouvelle  route,  et  c'est 
à  peine  si  on  les  remarque. 

Avec  la  route,  le  progrès  a  pénétré  à  Bournois. 
Les  cultivateurs  sont  moins  routiniers,  les  prairies  artifi- 
cielles leur  donnent  du  fourrage  en  abondance,  ce  qui  les 
dispense  de  passer  leur  temps  à  aller  cueillir  à  la  main 
l'herbe  dans  le  bois  et  le  long  des  haies.  Ils  ont  une  machine 
à  vapeur  qui,  en  un  jour,  bat  le  grain  qui  leur  deman- 
daient un  ou  deux  mois  de  travail.  La  plupart  des  champs 
sont  séparés  par  des  haies  de  prunelliers  dont  on  laissait 
pourrir  les  fruits;  aujourd'hui  ils  sont  précieusement 
ramassés  et  distillés.  Il  en  est  de  même  pour  les  pommes  et 
les  poires  sauvages. 

L'idée  de  commerce  s'est  rapidement  développée.  Tel 
ménage  qui  élevait  un  ou  deux  porcs  en  a  cinq,  huit  et 
même  dix.  Aussitôt  que  la  ménagère  a  pour  quelques  sous 
de  marchandises,  elle  court  vendre  au  chef-lieu  de  canton. 
Pour  le  moindre  motif  on  va  à  la  foire,  de  sorte  que  la 


XXlI  PRÉFACE 

population  se  trouve  en  relations  continuelles  avec  des  gens 
parlant  français. 

II  y  a  vingt  ans,  on  se  serait  moqué  d'un  pauvre  diable 
osant  parler  français.  C'était  la  langue  exclusivement 
réservée  aux  riches  Or,  quelques  familles  ne  parlent  plus 
que  français  avec  leurs  enfants  et  personne  n'en  rit.  Donc 
notre  patois  se  trouve  actuellement  attaqué  de  toutes 
parts.  On  peut  se  rendre  compte  des  altérations  qu'il  a 
subies  depuis  quelques  années  en  examinant  les  mots  que 
j'ai  recueillis'.  Mais  cette  invasion  du  français,  récente 
chez  nous,  est  déjà  ancienne  dans  d'autres.  A  Fallon,  à 
vingt  minutes  de  Bournois,  la  moitié  de  la  population 
parle  français.  A  Aix  (Meuse),  à  lo  kilomètres  de  Ver- 
dun, à  part  les  vieilles  personnes,  tout  le  monde  parle 
français.  Je  pourrais  citer  bien  d'autres  endroits  où  il  en 
est  de  même. 

Il  est  donc  grand  temps  de  recueillir  de  nos  patois  ce  que 
le  temps  et  le  progrès  nous  ont  épargné;  car  si  on  ne  se 
hâte  pas,  avant  peu  ils  auront  disparu,  emportant  avec 
eux  tout  ce  qu'ils  renferment  d'intéressant  pour  l'histoire 
du  pays  et  de  la  langue. 

^  Un  bon  nombre  de  substantifs  sont  déjà  ou  francisés 
ou  remplacés  par  des  mots  français,  mais  l'article  tient  bon. 
Ainsi,  au  lieu  de  dire  h  cousin  pour  lu  kÛTi,  on  dit  lu  cousin  ; 
à  la  place  de  le  foc  on  dit  le  force  et  non  la  force;  au  lieu  de 
le  remhy  on  dit  lu  balai,  mais  pas  le  balai. 

Le  français  n'entre  que  timidement.  Ceux  qui  prononcent 
une  première  fois  des  mots  français  ne  le  font  qu'avec 
réserve  et  toujours  en  riant  afin  d'éviter  le  ridicule.  Modi- 
fier à  la  fois  le  nom  et  l'article  ce  serait  trop  et  c'est  là  ce 
qui  sauve  l'article. 


SONS  ET  SYSTÈME  GRAPHIQUE 


VOYELLES 


Le  patois  de  Bournois  possède  : 

1°  trois  a  :  a  bref  et  moyen  comme  ïa  de  P^zris. 

ci  long  et  fermé  (pâte).  Toutefois  il  faut  remarquer  que 
cet  a  se  prononce  avec  la  langue  étendue  sur  le  plancher 
de  la  bouche  et  non  retirée  en  arrière. 

â  long  et  très  ouvert,  et  déjà  en  voie  de  devenir  e. 

2°  Trois  ('  :  Celui  de  la  diphtongue  we  est  bref  et  très 
ouvert,  presque  a,  à  tel  point  que  souvent  on  peut  entendre 
wâ.  Il  est  pourtant  moins  ouvert  que  à,  ce  qui  ne  m'a  pas 
permis  d'employer  ce  signe. 

e  bref  et  ouvert,  moins  cependant  que  dans  la  diphtongue 
lue. 

e  long  et  fermé. 

3°  Deux  eu  :  è,  Ve  muet  français  de  me,  je,  etc. 

œ  long  et  fermé  comme  dans  œufs. 

4°  Deux  i  :  ï  bref  et  moyen  comme  dans  f/ler. 

i  long  et  fermé  comme  p/e. 

5°  Deux  0  :  ô  bref  et  moyen  comme  dans  orage. 

b  long  et  fermé,  plus  que  dans  cote,  bientôt. 

6°  Deux  //  ;  ii  bref  et  moyen,  comme  dans  bwtte. 

à  long  et  fermé,  plus  encore  que  dans  b;/e. 

7°  Deux  ou  :  û  bref  et  moyen,  comme  dans  po/det. 

û  long  et  fermé,  plus  encore  que  dans  houe. 

RoussEY.  —  Gloisaire.  m 


XXIV  SON    ET    SYSTHMl-    GRAPHIQUE 

8"  Cinq  voyelles  nasales  :  à,  fr.  an.  Cette  nasale  a  deux 
variétés  que  je  n'ai  pas  cru  devoir  distinguer.  Une  longue 
et  moins  fortement  nasalisée  répond  au  latin  a)L  L'autre 
plus  brève,  et  produite  par  un  courant  d'air  qui  s'échappe 
rapidement  par  le  nez',  correspond  au  latin  en. 

è,  comme  dans  le  français  pa/»,  f/;/. 

/,  /  nasalisé,  inconnu  au  français. 

ô  a  deux  variétés  :  l'une  plus  ouverte,  comme  dans 
Tpont;  l'autre  très  fermée,  plutôt  «,  que  le  français  ne  connaît 
pas  et  qui  ne  se  retrouve  que  dans  quelques  mots  où  les 
jeunes  gens  nasalisent  les  «  des  anciens,  comme  dans  iptlni 
au  lieu  de  \yiiui. 

n,  Il  nasalisé,  inconnu  au  français. 

9''  Trois  semi-voyelles  qui  forment  de  fliusses  diphtongues  : 

îu,  comme  dans  cwate. 

■iu,  comme  dans  h/nle. 

^,  comme  dans  j'eux. 

Les  consonnes  françaises  b,  /,  o-  (  =  au)  j  (=  je,  gé),  k, 
ni,  p,  r  (y  linguale),  s  (toujours  dure),  v,  :{  {s  douce).  A 
ajouter,  ^  Q=  rh)  dans  quelques  mots. 

IL 

CONSONNES 

10°  Les  consonnes  qui  sonnent  co  nme  en  français  mais 
pour  lesquelles  la  langue  vient  frapper  entre  les  dents,  et 
que,   dans  le  système  graphique  des  parlcrs  de  France,  il 

'  Ces  choses  dont  j'avais  une  vague  idée,  je  viens  de  les 
apprendre  par  des  expériences  de  M.   Kousseloi. 


SON    ET    SYSTEME    GRAPHIQUE  XXV 

conviendrait  de  marquer  en  dessous  d'un  point  :  d,  l,  n,  y 
(fr.  gn),t. 

12°  dj  et  le  (fr.  dj  et  Ich)  qui  correspondent  au  /  et 
ch  français. 

13°  lîy  et  (jy  qui  représentent  :  le  i'^'  un  ky  en  voie  d'éva- 
luer vers  ty;  le  2"  un  /;}'  allant  vers  dy. 

14°  £,  comme  le  ch  dur  des  Allemands. 


NOTES  GRAMMATICALES 


CHAPITRE    I" 


Noms 


I.    —    GENRE 

Mots  qui  sont  masculins  en  patois  et  féminins  en  français. 
Masculin  Féminin  Masculin  Fcminin 


bâl 

balle  de  fusil 

purè:(î 

pleurésie 

dîm 

dîme 

rîgolîs 

réglisse 

djeve 

javelle 

rlèdj 

horloge 

frèmt 

fourmi 

t£erpî 

charpie 

îde 

idée 

te 

salamandre 

hit 

lessive 

ûtei 

ortie 

râkr 

nacre 

vwey 

veille 

nwè 

Noël 

vwïpcr 

vipère 

ptrtée 

perche  (poissoi 

) 

lUl 

oing 

Mots  qui 

sont  féminins  en 

pa 

tois  et  mas(. 

:ulins  en  fran 

Féminin 

Masculin 

Féminin 

Masculin 

àbduk 

aqueduc 

elù 

alun 

adjôt 

auget 

hnedil 

amadou 

âgnus 

agnus 

ciiihlô 

amidon 

cipetî 

appétit 

an 

anis 

àâl 

autel 

epél 

appel 

NOMS 


XXVII 


Fcminin 

Masculin 

Féminin 

Masculin 

âvt 

évier 

erdjâ 

argent 

àdj 

ange 

enèm 

arsenic 

àdjins 

angélus 

est 

acier 

àhràn 

cran 

etlâs 

atlas 

àpèZ 

empois 

evrî 

abri 

àpyâlr 

emplâtre 

e^il 

asile 

bntlôt 

botillon 

ert€ 

arche 

ily 

aigle 

as 

as 

egiàpy 

exemple 

âtr 

âtre 

egiil 

exil 

jàtom 

fantôme 

eliyâr 

éclair 

kerîis 

carrosse 

elêdj 

éloge 

legum 

légume 

epîtr 

épître 

lî^àdj 

lézard 

esph 

espace 

obiii^ 

obus 

ètâ 

étang 

ofîs 

o^zQ   (d'église) 

ete 

étain 

Ml 

hôtel 

eblni 

abîme 

ôplnô 

opinion 

eh 

acte 

ôpîtâ 

hôpital 

elfâbët 

alphabet 

ôredj 

orage 

perej 

paraphe 

sârpà 

serpent 

pûjô 

poison 

tetvrèy 

chevreuil 

rûm 

rhume 

njràl 

érable 

rwedjôt 

melampyrumar- 

iive 

hiver 

vense 

'unê 

honneur 

6â 

sel 

îivredj 

ouvrage 

iâs 

saule 

firs 

ours 

scifini 

centime 

■invr 

vivres 

XXVIII  \OTES    GRAMMATICALES 

Rapport  des  formes  entre  le  masculin  et  le  féminin 

Les  rapports  entre  les  formes  du  masculin  et  du  féminin 
sont  très  variés.  Je  ne  signalerai  ici  que  les  cas  les  plus 
importants  : 

1°  Les  adjectifs  terminés  par  -à  et  par  -/,  et  qui  corres- 
pondent au  français  -é^  -ée,  ne  changent  pas  au  féminin  : 
àdôtâ       endetté,  e 
àfeniâ     enfariné,  e 
àprêtâ      emprunté,  e 
àberht     embarrassé,  e 
âpeyî       empaillé,  e 
byôst       blessé,  e 

2°  Les  adjectifs  terminés  par  /  au  masculin,  et  corres- 
pondant au  français  -er  et-ier,  font  leur  féminin  par  l'addi- 
tion de  r  : 

t€t,  r  cher,  ère 

//,  r  fier,  ère 

prénit,  r       premier,  ière 

fôrhti,  r,     forestier,  ière 

3°  Les  adjectifs  en  /,  correspondant  au  français,  -/,  -ie, 
font  au  féminin  /'  ; 

àdrémï,  î  endormi,  e 
efràt£Î,  î  affranchi,  e 
7nà'jî,  î       moisi,  e 

4°  Les  adjectifs  en  /,  correspondant  au  français  / — !h\ 
font  leur  féminin  en  /  ; 

reLhuï,  1       réduit,  e 
niâcil,  t        maudit,  e 
//'/,  /  frit,  e 


NOMS  XXIX 

5''  Les  adjectifs  en  /,  correspondant  au  français  -/,  -ise, 
font  leur  féminin  en  y"  .• 

grï,  j  gris,  ise 

pn,  j  pris,  ise 

;;//,  /  mis,  e 

6°  Les  adjectifs   terminés  par   «,    et   correspondant   au 

français  -//,  -ne,  font  leur  féminin  en  ù  : 

fôdii,  h  fondu,  e 

jààu,  n  fendu,  e 

hàju,  h  perdu,  e 

7°  Les  adjectifs  en   //,  correspondant  au   français  -eux, 
-euse  et  -eur,  -eiise,  font  au  féminin,   dans  la  langue  des 
vieillards,  /  et,  dans  celle  des  jeunes,  souvent  â  : 
gàlu,  j,  à       galeux,  se 
ànvu,  /,  H      ennuyeux,  se 
bûrbu,  j,  û     boueux,  se 
màtu,  j  menteur,  euse 

fyu,  /,  coureur,  euse 

Meilleur  fait  iiiiutyu,  rarement  miueyuj. 

8°  Les  adj.  en  à,  français,  -eut,  -ant,  font  leur  féminin 
en  /  ; 

lèrdjà,  t      glissant,  e 
dèpyejâ,  t     déplaisant,  e 
byô5à,  t      blessant,  e 
teàdjà,  t     changeant,  e 

9°  A  signaler  les  adjectifs  suivants  :  âreclp,  r,  enragé,  e; 
âji,  r,  aisé,  e;  kiivd',  d,  creux,  euse;  liyo,  t,  clos,  se; 
mèye,  t,  moulu,  e;  Je,  i,  lu,  e;  vô,  dj,  vert,  e;  vôv,  vôvre, 
veuve,  veuf;  ÏÔ,   lôdj,  long,  longue;  sÔ,  siuet£,  sec,  sèche; 


XXX  NOTES    GRAMMATICALES 

djiuif,   juif,    féminin   djwlv,  dju'ïfres,  djwïfras ;  pt'yï:^à,    t, 
paysan,  anne. 

10°  N'ont  qu'une  forme  pour  les  deux  genres  : 
cjrà       grand,  e 
lardj     large 
irv        vieux,  vieille 

II.    —   NOMBRE 

La  distinction  du  singulier  et  du  pluriel  dans  les  noms 
a  complètement  disparu  : 

le  bôemï,  les  bons  amis;  ï  teva,  de  t€vâ,  un  cheval,  des 
chevaux. 

III.     —    D I  M  I X  I X  u  T  I F  s 

I.  Suffixe  -1,  -ôt. 

Les  suffixes  se  forment  régulièrement  par  l'addition  de 
suffixes  au  radical  du  primitif. 

Ce  radical,  dans  la  plupart  des  cas,  s'est  conservé  soit 
sans  altération,  du  moins  au  féminin  (i"  a),  soit  avec  alté- 
ration (i°  b)  ou  chute  même  (i°  r)  de  la  dernière  voyelle. 

Dans  quelques  diminutifs  anciens,  le  radical  s'est  mieux 
conserve  que  dans  le  primitif,  et  a  gardé  la  dernière  con- 
sonne perdue  depuis,  soit  avec  (2°  a),  soit  sans  (2°  /')  la 
voyelle  du  radical. 

Enfin  quatre  diminutifs  (3°)  nous  présentent  des  cas 
particuliers  :  l'un  l'addition  d'un  v;  un  autre  la  substi- 
tution de  0,  fll  à  un  autre  suffixe;  deux  autres  ont  perdu 
leurs  primitifs. 


NOMS 


XXXI 


Nous  avons  donc 


1°  —a)  : 


ange 

andouille 

tige  degraminée 

bcâche 

àdj 
àdiuey 
bœt€ 
bât€ 

àdjôt 
âdweyôt 
bâ'iêôt 
bâteôi 

morceau  d'étoffe 

brik 

brïkôt 

boule 

bôl 

bôlôt 

branche 

bràU 

bràt£Ôt 

berceuse 
broche 

brisur 
brùU 

brésûrôt 
bréteôt 

bride 

brîd 

bndôt 

bouteille 
garçon 

bûtey 
bnb 

bôteyôt 
bûbô 

jaune 
genou 
doux 

djàn 

djnùy 

dns 

djànô 

djnûyô 

dûsô 

douce 

diis 

dûsôt 

douille 

diable 

diable 

dzucy 
gyâl 

diueyôt 

f^yâlô 

lyâlôt 

œil 
écuelle 

d'y 

my 

œyô 
eJâyÔt 

hache 

et€ 

eteôt 

fille 

teuille 

fièvre 

fèy 
fêy 

fïvr 

fèyôt 
fèyôt 
fîvrôt 

seille 
fraîche 

itucy 
frate 

iiveyôt 
frat€ôt 

XXXII 


\OTES    GRAMMATICALES 


fraise 

frtj 

frejôt 

frère 

frer 

frèrô 

fourche 

fîirte 

fiirteôt 

fiole 

fyol 

fyolôt 

gueule 

géJ 

gèlôt 

gui  lie 

géy 

gèyôt 

quille 

géy 

géyôt 

bonnet 

kàl 

kâlôt 

chèvre 

m 

kebôt 

» 

kôb  ■ 

kdhflt 

» 

bîk 

blhôl 

» 

kîbr 

Jabrôt 

corneille 

kîincy 

hnityôt 

conte 

kôl 

kàtô 

couche 

kweie 

kwei€ôt 

croûte 

km 

krbtôt 

mince  tranche  de 

pain 

làt€ 

Jàtm 

langue 

làg 

làgôt 

larme 

lânii 

lârmôt 

litre 

lïlr 

Iiirô 

fluet 

lïgr 

Jigrô 

fluette 

lîgr 

Ilgrdt 

manche  (m.) 

màdj 

màdjô 

manche  (f.) 

iiiàdj 

màdjôt 

miche 

l)tùt€ 

niMfôt 

purin 

iuœr 

mdrôl 

mouche 

iiibt€ 

moUôt 

marmite 

mer  nui 

iiicrinïlôt 

noire 

mvrr 

niui'ivl 

ongle 

ô'^y 

4yô 

NOMS 


xxxin 


panse 

pas 

pàsôt 

prise 

pnj 

prîjôt 

prince 

prh 

prisa 

pou 

péy 

pûyô 

planche 

pyàt€ 

pyàt-eôt 

pluie 

pyâ'dj 

pyâ'djôt 

souris 

ret 

retôt 

lien 

rote 

roteôt 

rose 

roi 

ro:^ôt 

sache 

sel€ 

sheô 

cerise 

siej 

slejôt 

cerise 

eJej 

elejôt 

soupe 

siip 

sîipôt 

soupière 

Sîtptr 

sftptrôf 

seigle 

siuel 

siuelô 

table 

tàby 

tàbyôt 

bas 

teàs 

tmsôt 

tête 

tet 

fetôt 

touffe 

tûh 

tûkôt 

vache 

vête 

vet£Ôt 

Emile 

emîl 

mîlô 

Charles 

d'rl 

eerJô 

Françoise 

fràswh 

fràswezpt 

>) 

6iue:{ 

6iue:(ôt 

Pierre 

pir 

pîrô 

pierre 

pir 

pîrôt 

Jules 

jiil 

julô 

bleu 

byœ,  f. 

byd'j 

byâjô,  -ôt 

frais 

frà,  f. 

fraU 

fràUô,  -ôt 

noir 

mue,  f. 

muer 

niih-ô,  -ôt 

rat 

re,  f.  1 

<rt 

rhô,  -ôt 

XXXIV 

NOTES 

GRAMMATICALES 

chaud 

tۈ,  f. 

tۉd 

teàdô,  -ôt 

chat 

t€e,  f. 

làt 

teetô,  -ôt 

fort 

fô,L 

fot€ 

filt€Ô,  -ôt 

gras 

grâ,  f 

.  grâe 

gre€ô,  -ôt 

carotte 

ërôt 

kerûtôt 

cuisse 

kœ€,  hè€ 

kœeôt 

crémaillère 

kràmây 

kràmeyô 

merde 

jfiedj 

medjôt 

meule 

mol 

midôt 

perche 

perte 

perteôt 

torche 

lôrte 

liirteôt 

.): 

épine 

èpèn 

epnôt 

échelle 

eteil 

etdôt 

crotte 

qegel 

geglôt 

coquelle 

(sorte 

de'  ' 

cocotte) 

kâM'l 

kâklôt 

racine 

rhèn 

rhnôt 

cheville 

tevèy 

teêvyôt 

2°  — 

"): 

bout 

bit 

hiiteô 

caillou 

Jâyô 

Jâyîilô 

cuiller 

liyî 

kèyrôt 

(voir  le 

mot) 

lôvô 

lovu'ènô 

pied 

P'^ 

pétô 

chemin 

î€ml 

t€èmnô 

char 

iet 

teerô,  -ôt 

taie 

to 

tvJeyôt 

NOMS 


XXXV 


b): 


agneau 

ene 

t'^lô 

cuveau 

kuve 

kuvlô 

grusé(voirlemot) 

g  rusé 

gruslô 

lait 

lest 

leslô 

marteau 

met€e 

mhelo 

morceau 

niîleé 

jnûelô 

paisseau 

pe€e 

pedô 

(voir  le  mot) 

remè 

rhnlô 

château 

t-eete 

tàtlô 

tonneau 

vhè 

veelô 

chou 

teb 

t€îdô 

maison 

màjô 

majnôt 

garçon 

ghô 

gcenô 

3»): 

part 

pâ 

pâyôt 

frisé 

frïj,  i 

frîjôy  -ô 

garçon 

ge€ôt 

fauve 

fôlô,  -ôt 

II.  Suffixe  -lo,  -lot. 

Ce  suffixe  est  tiré  du  précédent  dans  les  cas  où  il  était 
joint  à  un  radical  terminé  par  /  : 


aigre 

âgr 

âgrélô,  -ôt 

feu 

^t 

fêlô 

clou 

kijb 

Ryûlô 

pertuis 

pt€U 

pteulô 

maréchal 

merït€à 

merîtmlô 

WXVl 

\OTES    GRAMMATICALES 

III.  Suffixe 

-ô. 

chat 

t€i',  td't 

tectô 

gars 

bœuf 

chevreau 

kebe 

ghô 

bnvlyô 
kcblyô 

IV.  Suffixe 

-h 

frère 

frir 

jr'eri 

IV.    —    NOMS    DE    NOM15RE 

1  —  yù,  yùn  un,                       20  —  ve 

2  —  du  30  —  tràt 

3  —  tro,  trà  40  —  kcràt 

4  —  kt'lr  30  —  6ikàt 

5  —  si  60  —  siuesàt 

G    —   €6  ■  70    —    Si'ptàt  ' 

7  —  5ct  80  —  ketrèvl 

8  —  yil'ït  90  —  nânât,  là l  rêve  dis 

9  —  nu,  nèf  100  —  sa 
10  —  dc€,  dis  1000  — -  mil 

£6  et  dh  ne  varient  pas  comme  font  six  et  dix  en  français. 
On  dit  :  et'  âin,  se  fàn,  six  hommes,  six  femmes;  c  sô 
dh,  ils  sont  dix. 

ADJECTIFS    NUMÉRAUX    ORDINAUX 

Se  forment  comme  en  français. 

Noms  dérivés  des  noms  de  nombre  : 
Hù  kctrcn  Ht  trille n 

ne  sïkcn  ne  hcubjcn 


né  eejèn 

ne  sc'tèii 

nù  yiultcn 

nù  iiâvèn,  nd'vèn 

nù  dèjèn,  dï~cn 

nù.  d{cn 

né  dii^èn 


PRONOMS 

ne  kl::;è.u 

nù  ■sâ:{cn 

nù  dlstièii 

lié  dîzil'Hcn 

nù  dî:{iuivcn,  dï:^nd'VL'n 

né  veten 


XXXVII 


CHAPITRE    II 

Pronoms 


3)2'=  p.  tu 


(elle 


PRONOMS    PERSONNELS 

Cas  sujet. 
Devant  le  verbe.  Après  le  verbe. 

y,  voy  Uâpâ?  (veux-je  jeter  ?) 
/,  vot  teàpâ?  (veux-tu  jeter?) 
//,  vot  a  t€àtâ?  (yt\\i-\\  chanter?) 
é/,  vot  él  y  ôlâ  ?  (veut-elle  y  aller  ?) 


^    l'^p.nous 

lu 

"§(  2"^  p.  vous 

S  (ils 


'(elles 


Devant 

Devant 

consonne 

voyelle 

î 

y 

té 

t 

e 

II 

II 

m 

lié 

nbz 

vo 

vo:^ 

ù 

II 

n 

III 

no,  va  iiû?  (allons-nous?) 
vo,  krit  vo?  (croyez-vous  ?) 
//,  vnàt  u  ?  (viennent-ils  ?) 
él,  v^àt  él  ?  (font-elles  ?) 
Note  .  vo  et  vo^^  se  réduisent  h  0  et  o:{  dans  les  interroga- 
tions :  kâsko  dit?  Ilvnsko-^  ôlâ  ?  qu'est-ce  que  vous  dites  ?  où 
allez- vous  ? 


XXXVIII 


\OTES   GRAMMATICALES 


Cas  régime. 


Atone. 

Tonique. 

'  l'p.me 

m 

moi 

lllZUc' 

2''p.  te 

t 

toi 

Hue    (t£u'e    chez     les 

vieilles  personnes) 

w)'         Ile  (masc. 

lu 

le 

///,  pnt€  hû  (porte-le) 

^           jet  neutre) 

S'^p.la 

ïï 

la 

Je,  pute  le  (porte-la) 

lui 

h  ou  :;) 

lui 
elle 

///,  pu  lu  (pour  lui) 
II,  pu  II  (pour  elle) 

i'=p.  nous 

no,  nox^ 

nous 

no 

;3\2'"p.  vous 

vo,  vo^ 

vous 

vô 

Mi        lies  im.f.l 

le 

les 

le,  pîii€  le 

■'  ^(leurim.f.j 

/  ou  :^z 

eux,  elles 

yè  (m.  î.)pûyè  (pour  eux, 

pour  elles) 

ADJECTIFS  POSSESSIFS 


Singu 

lier. 

Devant  consonne. 

Devant  voyelle. 

i^  pers. 

mon 

ma 

niô  ] 
me  ) 

mon  (m.  f.) 

Singulier 

2"  pers. 

(  ton 

\  ta 

10} 

te.  S 

tan  (m.  f.) 

3'=  pers. 

\  son 
l  sa 

sô  \ 

sa  ) 

son  (m.  f.) 

i^  pers. 

notre 

not 

not 

Pluriel 

2"  pers. 

votre 

vot 

vot 

3=  pers. 

leur 

yùt 

yœt 

PRONOMS 


XXXIX 


Plur 


Singulier 


i^  pers. 

mes 

inë 

me^ 

2^  pers. 

tes 

te 

tii 

3^  pers. 

ses 

se 

66^ 

nos 

no 

nox_ 

vos 

vo 

vo:( 

leurs 

yâ 

yœ^ 

PRONOMS    POSSESSIFS 


Masculin  singulier. 


Forme  archaïque. 

Forme  moderne. 

le  mien 

lu  ml 

lu  mïn^ 

le  tien 

lu  ta 

lu  tiln 

le  sien 

lu  en 

lu  €ùn 

le  nôtre 

lu  nôtr 

lu  notr 

le  vôtre 

lu  votr 

lu  votr 

le  leur 

lit  yêtr 

Pluriel. 

lu  yètr 

les  miens 

le  ?m 

le  mm 

les  tiens 

le  tù 

le  tùn 

les  siens 

le  m 

le  mn 

les  nôtres 

le  notr 

le  notr 

les  vôtres 

le  voir 

le  votr 

les  leurs 

le  yêtr 

le  yètr 

^  On  remarquera  que  les  formes  du  masculin  et  du  fémi- 
nin, distinctes  chez  les  vieillards,  se  confondent  chez  les 
jeunes. 

RousSEY.  —  Glossaire.  IV 


XL 


\OTES   GRAMMATICALES 


Féminin  sing 

ulicr. 

la  mienne 

le  niîn 

la  tienne 

le  tùn 

la  sienne 

le  €un 

la  nôtre 

le  notr 

la  vôtre 

le  votr 

la  leur 

le  yètr 

Pluriel. 

les  miennes 

le  niïii 

les  tiennes 

le  tùn 

les  siennes 

le  £ùn 

les  nôtres 

le  notr 

les  vôtres 

le  wtr 

les  leurs 

le  yètr 

ADJECTIFS    DEMONSTRATIFS 


Devant  consonne. 

Dev- 

ant voyelle. 

ce 

6è 

sf 

cette 

stè 

6t 

ces 

se 

5ëT 

Pour  préciser,  on  ajoute  kl  ou  le  après  le  substantif  :  stàin 
kî,  etc. 


PRONOMS    DE.MONSTRATIFS 


celui 
celle 
ceux   I 
celles  \ 


stii  et  su 
ste  et  se 

sœ 


PRONOMS 


XLI 


celui-ci 
celle-ci 
ceux-ci 
celles-ci 
celui-là 
celle-là 
ceux-là  I 
celles-là  ) 


si  H  Jet 

stèkî  ou  stîki 

sœkî  ou  6œsî 

sœkî  ou  sœsî 

stulè 

stèle 

■scèle 


PRONOMS    RELATIFS 


Devant  consonne. 


Sujet  qui 

Régime  direct       que 

1  à  qui,  à 
Régime  indirect    laquelle 

(  dont 
Exemples  :  làni  ké  vï  ; 
sa  lâm  kl  vwe; 
sa  là  Uyâ  ka^â  ; 
sa  stuk  yâ  vu  lit  bûb 
sa  stuk  yâ  vu  sô  per 
sa  Ihit  kyâ  nièdjî  le  s-ûp 

sa  le  p\r  liyâ  nihin  chu 


Devant  voyelle. 


k^. 


C'est  l'homme  qui  vient 
C'est  l'homme  que  je  vois 
C'est  l'homme  à  qui  j'ai  causé 
C'est  celui  dont  j'ai  vu  le  garçon 
C'est  celui  dont  j'ai  vu  le  père 
C'est  l'assiette  dans  laquelle  j'ai 

mangé  la  soupe 
C'est  la  pierre  sur  laquelle  j'ai 

marché 


PRONOMS    INTERROGATIFS 


Sujet 


qui 


liî  dans  l'expression  kya  le, 
qui  est  là  ?  ordinairement, 
kiiskè  (kuskè  vï,  qui  vient  ?) 


qui,  etc 


Neutre 


irect       qui 

kiisk 

(kusk  va  vy],  qui  voulez- 

vous  ?) 

idirect,  à  qui,  pour 

e  ku 

,  pu  ku 

Forme  archaïque. 

Forme  moderne. 

lequel 

lûke 

lukél 

laquelle 

lèkè 

imi 

lesquels 

lèke 

lékèl 

lesquelles 

lelâ 

imi 

quoi,  avec  quoi 

kwe 

que 

ké 

ARTICLE 

Singulier. 

Masculin. 

Féminin. 

le,  lu 

la,  le 

du,  dî 

de  la,  de  le,  die 

au,  à,  î 

à  la,  e 

te 

Pluriel  des  deux 

genres. 

les       le 

^5 

des      de 

dé:!^ 

aux 

e 

k 

En  général,  au  signifiant  dans  le,  se  traduit  par  ?  (ancien 
fr.  el,  eu,  ou,  etc.)  : 

il  est  au  bois  (dans  le  bois) 

il  est  au  bois  (chercher  du  bois) 

il  est  au  champ 

il  est  au  lit 

il  s'est  donné  un  coup  au  bras 


el  à  î  bo 

el  à  a  bo 

el  à  î  Uâ 

el  àî  le 

e  sa  beyî  ï  ko  î  bre 


PRONOMS  XLIII 

il  est  au  cimetière  (enterré)  el  a  ï  sêmter 

il  est  au  cimetière  (sur  le  cimetière)  el  â  a  sèmter 

Pourtant  on  dit  : 

au  cœur  de  l'hiver  a  kœr  dé  luve 

au  milieu  du  champ  a  mweta  dî  teâ 

au  service  du  roi  a  servis  dî  rwî 

au  nom  du  maire  a  nô  dî  mâr 

au  pied  de  l'arbre  api  dlârb. 

le  et  la  précèdent  toujours  les  noms  propres  :  le  Justin,  kl 
kôstâ,  la  Justine,  le  Constant. 


on 

aucun 

aucune 

tout,  tous 

toute,  toutes 

n'importe  qui 
(quiconque) 

quelqu'un 

quelques-unes 

quelque  chose 

rien 

chacun 

autrui 


PRONOMS   INDEFINIS 

à  devant  consonne,  an  devant  voyelle  : 
à  ve,  â  zj-  dî,  an  î  dî  (kniàs  kà^  î  dî)? 

pe  y  un,  pe  un,  pe  û. 

pe  yen,  pe  en. 

tu  (devant  consonne  et  voyelle). 

tu  ou  tût  (el  e  tu  prî  le  na^èy,  e  le^  e  tu  ou 
tût  prî). 

mpûte  hu. 

kèkù. 

ki'kù  ou  kekîn. 

kekèn  ou  kekên. 

âk,  kek  t€0-{_. 

rà. 

teekù,  mais  plus  souvent  tu  tsekù,  tout  cha- 
cun; tu  t^ekù  lu  dî  (tout)  chacun  le  dit. 

lèi  àtr,  dezatr,  e^  atr,  les  autres,  des  autres, 
aux  autres. 


XLIV 


NOTES     GRAMMATICALES 


CHAPITRE    III 

Verbes 


VERBES    AUXILIAIRES 

èvwè  (avoir). 


Ind.  prcscnt. 

no:-^  en,  en,  un 

Futur  simple. 

yâ 

te 

vo:!^  en,  en,  un 
èl,  èl  Un,  en  un 

yèrà 

tèrè 

èl  è,  èl  le 

Passe  indéfini. 

èl  ère,  èl  1ère 

no:(  a 

;îo^  èrâ 

vo^e'^ 

yâ  evu 

voT^  èrî 

èl  à,  èl  là 

te  evu 

èl  èrâ,  èl  1er à 

Imparfait. 

èl  Avu,  èl  lAvu 

Futur  antérieur. 

yèvo 

tèvo 

èl  èvè,  èl  lève 

no:{  à  evu 
vb:{  e  evu 
èl  à,  èl  là  èvu 

yèrâ  vu 
tèrè  èvu 
èl,  èl  lèrâ  vu 

no:(  èvi 

Plus-que-parlait. 

no:(  èrà  èvu 

vo/^  èvî 

èl  èvî,  èl  lèvt 

yèvo  èvu 
tèvo  èvu 

vo^  èrî  èvu 
èl,  èl  lèrâ  èvu 

Passé  défini. 

èl,  èl  lève  èvu 

Impératif. 

yu 

no^  èvî  èvu 

(t,  nœ,  nâi 

tu 

vo^  èvî  èvu 

œ6i,  nâ'st,  nœsît 

èl  U,  èl  lu 

èl,  èl  lèvî  èvu 

âsâ,  mmà 

'  Quelques-uns  disent  w^  (•/,  qui  est  la  forme  habituelle 
dans  plusieurs  villages  des  environs. 


Conditionnel  présent. 

y%ro 

tero 

el  erë,  el  lerê 

no:(  en 

vo:{  en 

el  en,  el  lerï 

Conditionnel  passé. 
yer'o  evu,  etc. 


VERBES 

Subjonctif  présent. 

ky(è 

k  tœ 

kel  œ,  kèl  le 

knoi  î 

kvo:(  t 

kel  },  kel  H 

Imparfait. 
kyd'S 

ktœ6 

kel  œs,  kel  lœs 


XLV 

knô^  œil 
kvoi  œsî 
kel  (hi,  kt'l  livsl 

Passé. 
kyœ  evu,  etc. 

Plus-que-parfait. 
kyâ'S  evu,  etc. 
Participe  présent. 

chà,  eyà 

Participe  passé. 

evu 


etr  (être). 


Ind.  présent. 

Passé  défini. 

Plus-que-parfait. 

î  60 

î  fu 

yèto  evu,  etc. 

Û 

el  à,  el  là 

tèfu 
e,  el  fu 

Futur  simple. 

no  50 

nôféii,  fun 

/  srâ 

vo^  è 

vo  fèn,fun 

té  srè 

e,  el  sô 

e,  el  fèii,  fun 

e  srî',  el  src  ou  sùA 

Impartait. 

Passé  indéfini. 

no  srâ 
vo  srî 

yeto 

/  60  evu 

e  srà,  el  srâ  ou  sera 

teto 

el  ètè,  el  lète 

tè  evu 

el  a,  el  là  evu 

Futur  antérieur. 

no^  efi 

no  SO  evu 

î  srâ  vu 

vo^  efi 

voi  e  evu 

tè.  srè  evu 

el  eu,  el  letl 

e,  el  sô  evu 

e,  el  srâ  vu 

XLVI 


NOTES   GRAMMATICALES 


no  srâ  evu 

no  srï 

kno  si 

vo  Sri  evu 

vo  srï 

kvb  si 

e  6râ,  el  srâ  ou  sùrâ 

e  srl,  el  srï  ou  sùrl 

ke,  kel  si 

Impératif. 

Conditionnel  passé. 

Passé. 

2'^  pers.  5œ,  à 
y  pers.  sàt 
Conditionnel  présent. 

î  sro  evu,  etc. 
Subjonctif  présent. 

kî  sœ,  se  evu,  etc. 

Participe  présent. 

etâ 

i  sro 

kî  sœ,  se 

té  sro 

kêf  sœ,  se 

Participe  passé. 

e  sre,  el  sre  ou  sère 

ke,  kel  sœ,  se 

l'"'    CONJUGAISON 
I"  Classe. 

tmtâ  (chanter). 

evu,  evu 

Ind.  présent. 

Passé  défini. 

e,  el  teàtre 

î  teàt 

î  Uâte  ou  teàntî 

no  t-eâtrà 

tè  tmt 

t  Uàte,  teàtî 

vo  teàtri 

e,  el  t£ât 

e,  el  t€âte,  Uàtî 

e,  el  teàtrà 

no  teâtà 
vo  teàtà 

no  teàtèn 
vo  t€âtên 

Futur  antérieur. 

e,  el  Uâfâ 

e,  el  teàten 

yerb  teâiâ,  etc. 

Imparfait. 

Passé  indéfini. 

Conditionnel  présent 

î  teàtb 

y  à  teàtà,  etc. 

/  teàtrb 

t  Uâto 

Plus-que-parfoit. 

tè  teàtrb 

e,  el  teàû 

yevo  t€àtâ,  etc. 

e,  el  teàtre 

no  tۈti 

Futur. 

nb  teàtfi 

vo  teàti 

/  t€âtrâ 

vo  teàtri 

e,  el  teâii 

t  Uàtre 

e,  el  teâtrt 

VERBES 

XL  VII 

Conditionnel  passé. 

kno  tۈti 

Passé. 

yero  ti'àtâ,  etc. 

kvô  teàtl 

kyé  teâtâ,  etc. 

Impératif. 

kî',  kel  t€âïï 

Plus-que-parfait. 

Uàt 

Imparfait. 

1         r 

Uàtà 

kî  teàtœs 

kyâ'i  teàtâ 

teàtâ 

két  t€àtœs 

Participe  présent. 

Subjonctif  présent. 

ke,  kt'l  tmtœ5 

t€âtâ 

kl  tۈt 

kno  teàtî 

két  t€àt 

kvo  t€âtî 

Participe  passé. 

ke,  kel  t^ât 

ke,  kel  teàti 
ôlâ  (aller). 

t€àtâ 

Indicatif  présent. 

el,  ell  olâ,  à  ôlâ 

Impératif. 

î  ve 

no  5ô    \ 

ve 

tève 

vo^  e     >  ôlâ 

va 

e,  el  ve 

e,  el  60  ) 

ôlâ,  vet 

no  va 
vox_  ôlâ  ' 

Plus-que-parfait. 

Conditionnel  présent. 

e,  el  va 

yèto  la 

î  viro 

Imparfait. 

teto  là 

Conditionnel  passé. 

yôlo,  etc. 

el,  î'il  et  olâ 

tè5ro  là 

Passé  défini. 

no^  ètî  ] 

Subjonctif  présent. 

yole,  yôlî 
tôle,  tôlî 

vo7i  etï  1  ôlâ 
el  etï     ] 

k  yôl,  etc. 

el  ôle,  ôli 

Imparfait. 

nô^  1 

Futur. 

kyôlœ6 

w;(  /  ôlèn 

ï  virâ,  etc. 

Participe  présent. 

n    1 

Futur  antérieur. 

ôlà 

Passé  indéfini. 

ï  50  là 

î  5râ  ôlâ  ou  5rolâ, 

Participe  passé. 

te  ôlâ 

etc. 

ôlâ 

^  Quelques-uns 

disent  vo  vet. 

XLVIH 


NOTES    GRAMMATICALES 
2'  Classe. 


nièdji  (manger). 

Cette  classe  diffère  de  la  précédente  dans  les  seuls  cas 
suivants  :  ind.  présent  vo  medji;  impératif  ;«l^;/  (mangez) 
et  participe  passé  m'edju 

Appartiennent  à  cette  classe,  d'une  façon  générale,  les 
verbes  en  -teï  (fr.  cher)  bûtà,  teàteï,  etc.;  en  -djï  (fr.  ger), 
bwcdji,  vweycdjt;  les  verbes  en  si  ou  £t  (fr.  cer  ou  sser), 
dMyâsl,  kmà5t,pcm,  djed;  les  verbes  en -jt  (fr.  ser),  byâjî; 
les  verbes  en  -:(/,  erdwe^,  ewelî^î,  etc.;  les  verbes  en  -yî, 
ââyi,  bûtèyi,  brèyî,  fûyî  ;  les  verbes  en  -itt  (fr.  -gner),  bêm, 
veni;  en  -In  et  -un  (fr.  -er)  vlrî,  ditri,  et  le  verbe  âd~i. 


2"    CONJUGAISON 
1°    Verbes    inchoatifs. 

fyœrî  (fleurir). 
Passé  indéfini. 
yâ  fyœn 

Futur. 
I  fyd'rïrâ,  etc. 

Condit.  présent. 
îfyêrïro,  etc. 

Condit.  passé. 
yerô  fyœn 
Subjonctif  présent. 
kt  fycvne,  etc. 


Ind.  présent. 

î  fyœn 
t  fyœrî 
e  fyœrî 
nb  fyœrîeà 
vo  fyœrît 
e  fyœrîeâ 

Imparfait. 

îfyœrUÔ,  etc. 

Passé  défini. 
î  fyœrut,  etc. 


Passé. 
kyœ  fyœrî 

Plus-que-pardiit. 
hyœs  fyœrî 

Infinitif. 
fyœrî 

Participe  présent. 
fyâ'fuà 

Participe  passé. 
fyœrî,  fyœr'i 


Ainsi    se    conjuguent    bni    (bénir),     krœvî    (couvrir), 


VERBES 


XLIX 


dekrœvî  (découvrir),  vctî  et  dev'etî  (vêtir  et  dévêtir),  cetl, 
€iti  (asseoir),  grtpï  (grimper). 


2°    Verbes    semi-inchoatifs. 


àjrir  ou  ofrlr  (offrir). 


Indicatif  présent. 
yœfn,  yœfr,  yôfr 
tœfrï,  td'fr,  tofr 
cl  œfrî,  œfr,  ofr 
âfrîm  ou  noi  œfrà 
vo^  œfrtt 
el  œfrwà  ou  œfrà 

Imparfait. 
yâfrîeo  ou  œfro 


Passé  défini. 

Subjonctif. 

yœfrîeï,  yœfrî  ou 

kydfr 

yâ'fâ 

Imparfait. 

Futur. 

kyœfrte 

yœfrîrâ 

Participe  présent. 
dfrieà  ou  œfrà 

Conditionnel. 

Participe  présent. 

yœfrlro 

œfrï,  œfri 

Indicatif  présent. 
/  pt'i€,  pct-eî,  pcrtï 
tè  pet€,  pt'î€ï,  pertï 
e  pî't£,  peteî,  pertï 
no  pet€à,   peteï-eà, 

pertà 
vo  pet-eït,  pcrtït 
epct€à,pet£i€à,  pertà 

Imparfait. 
î  pet€o  ou  peteUo 


pet£i,  pertï  (partir). 

Passé  défini. 
/  pet£î  ou  petsUî 
Plus-que-parfiiit. 

yevo  ou  yho  pet£Ï 
ou  pert) 

Futur. 
î  pet£irâ  ou  pertïrâ 

Conditionnel. 
ï  peteiro  ou  pertïro 


Subjonctif  présent. 
kï  pete 

Imparûiit. 
kl  peteU 

Participe  présent. 

pet€à,  pet€Î€à, pertà 

Participe  passé. 

pet€Î,  peteij  pertï, 
pertï 


Indicatif  présent. 

ydi>r,  yàvri 

tœvr,  tœvrî 

cl  ivvr,  ivvrt 

noi  œvrà  ou  œvrUà 

vbz^  avril 

cl  œvrà  ou  irurUà 

Imparfait. 
yœvro,  yœvUo 


Indicatif  présent. 
l  mér,  mèrt,  ma 
té  inêr,  mèrï,   mu 
e  tnèr,    merî,    mû 
no  mér  à  ou  mèrUà 
vo  mérït 
e  mûr  à  ou   mèrUà 

Imparfiiit. 
/   méro  ou    mùrï€b 

Indicatif  présent. 
i  ôcrvî  ou  serv 
t  servi  ou  scrv 
c  servi  ou  serv 
ne  scrvà  ou  servîeà 
vo  servît 
c  scrvà  ou  scrvleà 

Imparfait. 
î  serve  ou  servïeô 


NOTES    GRA.MMATICALES 

œvrï  (ouvrir). 
Passé  défini. 
y  œvrï,  yœvrî£î 

Futur. 
yd'vrîrâ 

Conditionnel. 
yavriro 
Subjonctif  présent. 
kyœvr 

mèrî  (mourir). 

Passé  défini. 

no  mèrln  ou  mèrieln 

Futur. 
/  mèrïrâ 

Conditionnel. 
/  mèrîro 

Subjonctif  présent. 
kl  mér 

servi  (servir). 
Passé  défini, 
i  servi  ou  serve 

Futur. 
î  servira 

Conditionnel. 
;  strvîrô 

Subjonctif  présent. 

kî  serv 


Imparfait. 
kyœvrîe 

Participe  présent. 
œvi'â  ou  œvrîeâ 
Participe  passé. 
œvrï,  œvrï 


Imparfait. 
kî  mèrU 

Participe  présent. 
mèrà  ou  mérîm 
Participe  passé. 
mo,  mbie 


Imparfait. 
kî  servU 

Participe  présent. 
servâ  ou  servira 

Participe  passé. 

scrv'i,  servi 


Indicatif  présent. 
yàpyt  ou  yàpyà 
tâpyî  ou  tàpyà 
el  àpyï  ou  àpya 
noi  âpyï€à  ou 

àpyàeà 
vti^  âpylt  ou  âpyât 
el  àpyïm  ou  àpyâm 


Indicatif  présent. 
î  Sàtî  OU  5^ 

té  6âtî  ou  sa 
e  sâtî  ou  sa 
no  sàtà 
vo  sàtît 
e  sàtà 

Imparfait. 
l  sàto 


Indicatif  présent. 
i  do  ou  drèmi 
té  do  ou  dréniî 
e  do  ou  e  dréml 
no  drémà  ou  drêmîeà 
vo  dot  ou  dréinît 
e  drémà  ou  drèmïeà 

Imparfait. 
î  drémo  ou  drèmUo 


VERBES 

àpyàr,  àpyir  (emplir) 

Imparfait. 

yàpyUo  ou  yàpyaeo 

Passé  défini. 
yàpyUî  ou  yàpyasî 

Futur. 
yàpyïrâ  ou  yâpyarâ 

sàtî  (sentir). 
Passé  défini. 
î  sàtî  ou  sàte 
Futur. 
l  sàtïrâ 

Conditionnel. 
l  sàtïrô 

Subjonctif  présent. 
kî  Sàt 


dréml  (dormir). 

Passé  défini. 

/  dréml  ou  dréme, 
ou  drèmul 

Futur. 

l  drémîrâ 

Conditionnel. 

î  drémîro 


Ll 

Subjonctif  présent. 
kyàpyU  ou  kyàpya^ 

Participe  présent. 

àpyîeà  ou    àpyaeà 

Participe  passé. 

m .  àpyî^  f.  àpyî  ou 
àpyàt 

Imparfait. 
kl  sàtîe 

Participe  présent. 
sàtà 

Participe  passé. 
sàtu,  sàtà 


Subjonctif  présent. 
hî  drèm 

Imparfait. 
Jd  drémîe 

Participe  présent. 
drémà 

Participe  passé. 
dréml  ou  drémîeà 


LU 


NOTES   GRAMMATICALES 


Indicatif  prcscm. 

î  VÏ 
t  vl 
C  vl 
no  viiâ 
vo  vni 
e  viià 


Indicatif  présent. 

î  tî 

têtï 

e  tî 

no  ti}à 

vo  Uùt  ou  /;// 

e  lyà 


Indicatif  présent, 
ï  snfrï  ou  snfr 
tù  siifrî  ou  sufr 
e  stifrï  ou  5iifr 
no  SîifrUà  ou  6ûfrà 
vo  iûfrît,  e  sûfrUà 

ou  mfrà 


Verbes  non  inchoatifs 

vnî  (venir). 
Imparfait. 

i  viib 

Passé  défini. 
î  VTU  OU  Vfû 
Futur. 
ï  verâ 

Subjonctif. 
hî  ven 

inî  (tenir). 
Imparfait. 
î  tno 

Passé  indéfini. 
/  tm  ou  tiâ 
Futur. 
î  tèrâ 

Conditionnel. 
î  terô 

sûfrî  (souffrir). 

Imparfait. 

î  snfrUo  ou  snfro 

Passé  défini. 
/  Siifrï  Ou  sûfra 

Futur. 
î  sûfnrâ 

ConditionneL 
î  sûfrîro 


Imparfait. 
kl  viiœ  ou  V^S 

Participe  présent. 
Viui 

Participe  passé. 
vnu,  vnu 


Subjonctif. 
h)  tèn 

Imparfltit. 
kl  tnâ  ou  tiiœs 

Participe  présent. 
tnâ 

Participe  passé. 
tim,  Inu 

Subjonctif  présent. 
kl  5fifr 

Imparfait. 
kî  6ûfrt€ 

Participe  présent. 
snfrUà  ou  sûfrâ 
Participe  passé. 
sûfrî 


VERBES 


LUI 


CONJUGAISONS    ARCHAÏQUES 

(3^-  et  40- 


Indicatif  présent. 

ï  rsœ  ou  nwe 
té  rsœ  ou  rsiue 
e  rsœ  ou  rsiue 
no  rsè-vâ 
vo  rsœt  ou  rsiuct 

Imparfait. 

î  rsèvo  ou  rcsvô 


rstuivc  (recevoir). 

Passé  défini. 

/  rsu 

no  rsun  ou  rsèvèii 

Futur. 

î  rsèvrâ 

Conditionnel. 

ï  rstvrb 


Subjonctif  présent. 
kl  rsiuèr  ou  rsiuer 

Imparfait. 
kî  rstvœs 

Participe  présent. 
rsèvâ 

Participe  passé. 
rsu,  rsîl 


Indicatif  présent. 

î  de 

tè  de 

è  de 

no  dvà  ou  devà 

vo  dit 

e  dvà  ou  devà 

Imparfait. 
î  devo  ou  dvo 


devwe  (devoir). 

Passé  défini. 

î  dvî 

V^  pers.  du  pi. 

no  dvèn,  dèn,  dcn. 
dun 

Futur. 
/  dcrâ  ou  devra 
Conditionnel. 
î  dh'o  ou  dèvro 


Subjonctif  présent. 
M  dév  ou  dev 
Imparfait. 
kï  dvœ  ou  dvd'S. 

Participe  présent. 
dvà 

Participe  passé, 
m.  devu,  du,  dvu. 
f.  dhju,  dû,  dvii. 


LIV 


NOTES   GRAMMATICALES 

sevwe  (savoir). 


Indicatif 

présent. 

Passé  défini. 

Subjonctif. 

V         .1. 

i  se 

ÎSU 

kl  sev 

tse 

e  se 

no  sén  ou  sun 

Participe  présent. 

no  sevà 

Futur. 

sevà 

vo  set 
e  sevà 

/  sera 

Participe  passé. 

Imparfait. 

Conditionnel. 

sevu 

ï  sevo 

î  sero 
vyè  (vouloir). 

sevu  ou  su,  su 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent 

± 
l  VO 

z  vyô 

kl  Vèy 

tvô 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  VO 

î  vyî  OU  vye 

kî  vyœ  ou  vyœs 

no  vyà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  vyî  ou  vo  vol 

î  vûrâ 

vyà 

e  vyà 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

î  vûro 

vyii 

î 

lyô  ou  pye  (pouvoir^ 

). 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonaif  présent 

l  po 

f  pyo 

hî  pèy 

têpo 

Passé  défini. 

Imparfait. 

epo 

/  pyî  ou  pye 

kî  pyœ  ou  pyœs 

no  pyà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  pyî  ou 

pot 

1  pûrà 

pyà 

ipyà 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

î  pûro 

pyu 

VERBES 


LV 


vtyô  ou  vcyè  (valoir). 


Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent 

î  Vil 

î  vtyô 

kl  vty 

t  va 

Passé  défmi. 

Imparfait. 

e  va 

î  veyi 

kî  veyœ  ou  vty  m 

no  veyà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  vât 

l  vàrâ 

vtyà 

e  vtyâ 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

/  varÔ 

vtyu 

ftyô  ou  jtyc  (falloir). 


Indicatif  présent. 

Futur. 

Imparfait. 

e  fà 

c^  fârti 

ke  feyœ  ou  fey  ces 

Imparfait. 

Conditionnel. 

e  feye 

e  fàre 

Passé  défini. 

Subjonctif  présent. 

e  feyu 

là  fey 

Indicatif  présent. 
e,  t'I  î,  e:^  ï  pyô 
Imparfait. 
e,  etc.,  pytive 

Passé  défini. 
e,  etc.,  pyûvï   ou 
pyu 

RoussEY.  —  Glossaire. 


pybr  (pleuvoir). 

Futur.  Subjonctif  présent. 


e,    etc.,    pyore  ou 
pyure 

Conditionnel. 

e,    etc.,  pyôrè   ou 
pyûre 


ke,  etc.,  pyûv 
Participe  présent. 

pyûvà 

Participe  passé. 
pyu 


LVI 


XOTES    GRAMMATICALES 


kyôr  (clore). 

Participe  présent. 

Passé  défini. 

Subjonctif  présent. 

î  kyo 

î  kyûvî 

kî  kyûr 

t  hyo 

Passé  indéfini. 

Imparfait. 

e  kyo 
no  kyûvâ 
vo  Kyot 
e  kyûvâ 

yâ  kyô 

Futur. 

kï  kyûvd'S 

Participe  présent. 

î  kyorâ  ou  kyûrâ 

kyûvâ 

Imparfait. 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

î  kyûvÔ 

î  kyôrâ  ou  kyûrô 
UÔr  (choir). 

kyô,  t 

Indicatif  présent. 

Imparfiiit. 

Subjonctif  présent. 

î  t€0 

ï  t€ûzp 

kî  t-eûj  ou  Uû:(^ 

t  Uo 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  t€0 

i  t€û:(î  OU  t£û:(e 

kî  Uû:(œ  ou  UÛT^œs 

no  t-eûxâ 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  tebt 

î  Uûrâ  OU  t€orA 

t£û:(à 

e  i€ûiâ 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

î  t€ÔrÔ  OU  Uûrè 

t£U 

mor  (moudre). 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

ï  mo 

t  mèyo 

kîmèy 

lé  mô 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  mô 

/  mèyi  OU  mèyc 

kî  mùyœ  ou  niùyœs 

nô  mèyâ 

Futur. 

Participe  présent. 

vô  mot 

ï  niÔrâ 

mèyà 

e  mùyâ 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

î  viÔlÔ 

mèyî',  vUyt't 

VERBES 


LVII 


Indicatif  présent. 

î  kœ 

té  kœ 

e  kœ 

no  kœjà  ou  hf'yâ 

vo  kœt 

e  kœjà  ou  kœyà 

Pour  la  2*^  forme, 

Indicatif  présent. 

i  sœ 
t  sœ 
e  sœ 
no  séyà 
vo  sœt 
e  sèyà 


Indicatif  présent. 

ï  hwe 
té  bwe 
e  bwe 
no  bvâ 
vo  bwt't 
e  bvâ 

Imparfait. 

î  bvo 


hà'r  (cuire). 
Imparfait. 

/  kd'jo  ou  kœyo 

Passé  défini. 

ï  kœjï  ou  kâje 
kâyî  ou  kœyc 

Futur. 

î  kœrâ 

même  observation 

sœr  (suivre). 
Imparfait. 
/  sèyo 

Passé  défini. 
■i  séyl  OU  sèye 
Futur. 
î  sœrâ 

Conditionnel. 
/  sœro 

biuër  (boire). 
Passé  défini. 

î  bvî,  bve,  bu 
V  pers.  du  pi.  no 
bvèn  ou  bun 

Futur. 

l  biuerâ 

Conditionnel. 

î  bwero 


Conditionnel. 
î  kœro 

Subjonctif  présent. 
kl  kdj  ou  kœy 

Participe  présent. 
kd'jâ  OU  kœyà 

Participe  passé. 
kœ,  kœt 
que  pour  dlr  et  rïr 

Subjonctif  présent. 
kl  sèy 

Participe  présent. 
Sèyà 

Participe  passé. 
Sèye,  séyet 


Subjonctif  présent. 
kl  bèv 

Imparfait. 
kl  bvd  OU  bvœs 

Participe  présent. 
bvà 

Participe  passé. 
bu,  bu 


LVIII 


NOTES    GRAMMATICALES 


krcr  (croire). 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  kre 

l  kreyo 

kî  krey 

tékrè 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  kre 

î  kreyt  ou  kru 

kî  kreyâ  ou  kreyœ 

no  krèyà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  krt't 

î  krerâ 

kreyà 

e  kreyà 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

î  krèro 

kru,  kru 

ekrïr  (écrire). 

Indicatif  présent. 

Passé  défini. 

Conditionnel. 

yekri 
tekrî 
el  ekrï 
no^  ekrîvâ 

yekrîvî  ou  yekrîve 
(ces  deux  for- 
mes signifient  à 
la    fois  f  écrivis 

yekrîro 

Subjonctif  présent. 
kyekrîv 
kyekrîvœs 

vb^^  ekrït 
el  ekrîvâ 

Imparfait. 

et  je /«/écrivis). 
Futur. 

Participe  présent. 
ekrïvà 

Participe  passé. 

yèkrîvo 

yèkrîrâ 

rîr  (rire). 

èkrî,  èkri,  ekrîl 

Indicatif  présent. 

Passé  défini. 

Subjonctif  présent. 

î  rï 
té  rî 
e  rî 

no  ryà  ou  rîjà 
vo  rît 

e  ryà  ou  rljo 
Imparfait. 

î  ryî  ou  rye 
rîjî  ou  rye 
Futur. 

/  rîrâ 

Conditionnel. 

kî  ryœ  ou  rîj 
Imparfait. 
kî  ryœs  ou  rîjœs 
Participe  présent. 
ryà  ou  rîjà 
Participe  passé. 

ï  ryb  ou  rljo 

/  rîro 

rye  ou  rîju 

VERBES 

LIX 

Remarque.  —  La  deuxième  forme  d 

u  verbe  rire  appar- 

tient  aux  mêmes 

personnes   qui  emp 

oient  la   deuxième 

forme  du  verbe  dlr 

dïr  (dire). 

Indicatif  présent. 

Passé  défini. 

Imparfait. 

î  dî 
tèdî 
e  dî 
no  ^yà 
vo  dît 

/  ^ye  ou  f;yî 
Futur. 
/  dîrâ 

Conditionnel. 

kî  gycvs 

Participe  présent. 
'gyà 

Participe  passé. 

e§yà 

î  dire 

dî,  du 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  lyô 

kî  ^yœ 

Remarque.  —  Trois   ou    quatre   familles   de   Bournois 

disent  : 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

f'-'et  3^pers.du  pi. 
no  dljà 
e  dîjà 

/  dîjo 

tè  dîjo,  etc. 

Passé  défini. 

kî  dîj 

Participe  présent. 
dîjà 

î  dîjî  OU  dîje 

1er  (lire). 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

/  le 

l  lèjo 

kî  lèj 

t  le 
e  le 

Passé  défini. 
l  ièjî  OU  leje 

Participe  présent. 

lèjà 

no  lejà 
vo  lèt 
e  lèjâ 

Futur. 
î  lèrâ 

Conditionnel. 

/  lèro 

J 

Participe  passé. 
le,  lèt 

LX                                       NOTES    GRAMMATICALES 

pyâr  (plaire). 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

tpyâ 

î  pyejô 

kî  pyej 

tù  pyà 

Passé  défini. 

Participe  présent. 

e  pyâ 

7  pycjï  ou  pyeje 

py'ejà 

nô  pyejâ 

vô  pyât 
c  pycjà 

Futur. 
i  pyâr  à 

Conditionnel. 

/  pyârô 

far  (faire). 

Participe  passé. 
pyâ,  pyu 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

îfâ 

i  v:(é 

klfèl 

tfâ 

Passé  défini. 

Imparfait. 

i.     rê 

e  fa 

î  V4J  OU  v^e 

kl  V^t 

nô  fà  ou  v^à 

Futur. 

Participe  présent. 

vô  fât 

î  frâ 

t'~rt 

e  fà  ou  vyà 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

1  frÔ 

fâjât 

detrur  (détruire). 

Indicatif  présent. 

Passé  défini. 

Participe  présent. 

î  dctru 

/  detrujî  OU  deti 

■ujc 

detrujà  ou  detrué 

t  dètru 
e  dètru 
nô  detrujà  ou   de- 

Futur. 
/  detrur  a 

Conditionnel. 

Participe  passé. 
d£tru,  dètrut 

trtieà 

/  detrurô 

Imparfait. 

Subjonctif. 

î  dètrujô  ou  dètru-eô 

kl  detruj 

VERBES 


LXI 


trâr  (traire). 

Indicatif 

présent. 

Iniparlait. 

Subjonctif  présent. 

/  trâ 

ï  trâjo 

kî  trâj 

tè  trâ 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  trâ 

i  trâjï 

kl  Irây 

no  trâjà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  trât 

/  trârâ 

trâjà 

e  trâjà 

Conditionnel. 

Participe  passé. 

/  trâro 

trâ,  trât 

skûr  (secouer). 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Imparfait. 

ï  skil 

/  skiuo 

kl  skwâ'S 

tè  skû 
e  skû 
no  skwà 

Passé  défini. 
î  skwe  ou  skwï 

Futur. 

Participe  présent. 

skwà 

vo  skût 

l  skûrâ 

Participe  passé. 

e  skwà 

Subjonctif  présent. 
kî  skwœ 

kôdur  (conduire). 

skwe,  skwet 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  kôdu 

ï  kôdujo  ou  kôdueo 

kî  kôduj 

t  kôdu 

î  kôdujï 

Participe  présent. 

e  kôdu 

Futur. 

kôdujà  ou   kôdueà 

no  kôdujà  ou  kôdueà 

vo  kôdut 

e  kôdujà  ou  kôdueà 

/  kôdurâ 

Conditionnel. 

Participe  passé. 
kôdu,  kôdut 

î  kôduro 

LXII 

NOTES   GRAMMATICALES 

krcr  (craindre). 

Indicatif 

prOscnt. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  krè 

/  krhjo 

kl  krèn 

tè  krè 

Passé  défini, 
ï  krl'fiî 

Futur. 

Imparfait. 

e  krc 
no  krè^à 

kl  krhid'  ou  kre^œs 

vo  krel 

ï  krerà 

Participe  présent. 

e  krèiià 

Conditionnel. 
î  krlro  ou  kredro 

krèftà 

par  ou  pràr  (prendre). 

Indicatif 

iprcscnt. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  prà 

î  prè^o 

kï  prôn 

tè  prà 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  prà 

/"  prètiî  ou  prène 

kl  prùnœ  ou  prenœs 

no  prènà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  prât 

î  para  ou  pràrâ 

prènà 

e  prêità 

Conditionnel. 
î  pàro  ou  pràrb 

Participe  passé. 
pri,  prlj 

kèdr  (cueillir). 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

ï  kù 

/  kùyb 

kl  kèy 

le  ké 

Passé  défini. 

Imparfait. 

e  kt 

î  kèyî  ou  kùyc 

k)  kùyd'  ou  kèyâs 

no  kèyà 

Futur. 

Participe  présent. 

vo  kùt 

î  kèdrà 

kèyà 

c  kèyà 

Conditionnel. 
i  kèdro 

Participe  passé. 
kèye,  kèy  et 

VERBES 

LXII 

hûdr  (coudre). 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  kû 

l  kiljb 

kl  kûj 

t  kû 
e  kû 
vo  kûjâ 

Passé  défini. 
î  kiijî  OU  kûje 

Futur. 

Participe  présent. 
kiijà 

vo  kût 

l  kûdrâ  ou  kûrâ 

Participe  passé. 

e  kûjâ 

Conditionnel. 
î  kûdro  ou  kûrb 

etènr  (atteindre). 

kûju,  kûjâ 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif. 

yetê 

yetldè  ou  yetèno 

kyetèd  ou  kyetèii 

tetè 
el  etè 
îiô:(  ctèdà 

OU  eicnà 

Passé  défini. 
yhèdl  ou  yetènl 
Futur. 

Participe  présent. 
etèdà  OU  ètènà 

V01  etèt 

yetèdrâ 

Participe  passé. 

el  etènâ 

Conditionnel. 
yetèdro 

ètàdr  (étendre). 

m.  et  f.  etèdu 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent 

yetà 

yètàdo 

kyètàd 

tetà 
el  ètà 

Passé  défini. 
yètàdî  ou  yètàde 

Participe  présent. 
ptiï/ln 

no^  ètàdà 

Futur. 

Ct'iU^Ll' 

vo^  etàt 

yètâdrâ 

Participe  passé. 

el  ètàdà 

Conditionnel. 
yètàdrb 

ètàdu,  ctàdn 

LXIV 

NOTES   GRAMMATICALES 

etêdr  (éteindre). 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif. 

yt'lè 

yètèdo 

kyelèd 

tt'tè 

Passé  défini. 

Participe  présent. 

el  elè 

yetèdî 

etèdà 

Mo;^  etèdâ 

OU  etènâ 

Futur. 

voi  etèt 

yetèdrâ 

Participe  passé. 

el  etèdâ  ou  etèiiâ 

Conditionnel. 

ctèdu,  etèdù 

1 

yetèdrb 

djwèdr  (joindre). 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent 

/  djwè 

7  djwèno 

kl  djwèn 

té  djwè 

Passé  défini. 

Participe  présent. 

e  djwè 

i  djwèni  ou  djwè^e 

djwènà 

no  djiuèfiâ 

Futur. 

/           ^ 

vo  djiaèt 

î  djwèdrâ 

Participe  passé. 

e  djwènà 

Conditionnel. 
î  djwèdro 

pyèdr  (plaindre). 

djwèiiu,  djwènà 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent 

îpyè 

î  piièm 

kî  pnèn 

tê  pyè 

Passé  défini. 

o        .        -      -                           ,        ~      i 

Participe  présent. 

e  pyè 
no  ptjèfià 

t  p^efii    ou    pnene 

Futur. 

pnèn  cl 

vo  pyèt 

/  pyèrâ  ou  pyèdrâ 

Participe  passé. 

e  più'iià 

Conditionnel. 
/  pyèro  ou  pyèdr  o 

Pyè,  pyèt 

VERBES 

LXV 

pedr  (perdre). 

Indicatif  présent 

Imparfait. 

Conditionnel. 

î  pè 

L  bdjô 

/  pèdrô 

té  pe 

Passé  défini. 

Subjonctif  présent. 

e  pe 

no  bdjà 
vo  pet 
è  bdjà 

;  bdjl  ou  bdje 

Futur. 
/  pédrâ 
kràir  (croître). 

kï  pèdj 

Imparfait. 
kî  bdjœ  ou  bdjœs 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  krâ 

i  kràéo 

M  tràe 

té  krâ 
e  krâ 
no  kràeà 

Passé  défini. 
/  krà^î  ou  krà-ee 
Futur. 

Participe  présent. 
kràeà 

vo  kràt 

ï  kràrâ  ou  kràtrâ 

Participe  passé. 

e  krâm 

Conditionnel. 
î  kràro  ou  kràtro 

kru^  krâ 

kwen 

àtr,  kwènàtr  (conna 

ître). 

Indicatif  présent. 

Imparfait. 

Conditionnel. 

î  kwenà  ou  kwlna  ' 

î  kwenà-eo 

î  kwenàtro 

t  kwenà 
é  kwenà 
no  kwenàm 
vo  kiuenàt 

Passé  défini. 

?  kwenu 
kivenà^î 

Subjonctit  présent. 
kî  kiuenàe 

Participe  présent. 

kwhjàéà 

e  kwenàm 

Futur. 

Participe  passé. 

î  kwenàtrâ 

kwenu,  kwenà 

'  Dans  toute  la  conjugaison,  on  a  la  double  forme  e  ou  è. 


LXVI 

NOTES    GRAMMATICALES 

betr  (battre). 

Indicatif 

prcsent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

/  bt' 

l  beio 

kl  bet 

tù  be 
e  be 
no  beià 
vo  bet 

Passé  défini. 
/  beiî  OU  heie 
Futur. 
î  betrâ 

Participe  présent. 
betà 

Participe  passé. 

e  bctà 

Conditionnel. 
î  betro 

pereir  (paraître). 

betu,  ht'tu 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent. 

î  phx 
té  père 
e  père 
nô  pcreeà 

/  phi'€0 

Passé  défini. 
î  peru 

Futur. 

kl  perh 

Participe  présent. 
pereeà 

vo  perei 

t  peretrâ 

Participe  passé. 

e  perhâ 

Conditionnel. 
î  peretro 

metr  (mettre). 

peru,  peru 

Indicatif 

présent. 

Imparfait. 

Subjonctif  présent 

î  me 

î  nâto 

kl  nût 

iê  nâ 
e  me 
no  meta 

Passé  défini. 
i  nétî  ou  meie 
Futur. 

Participe  présent. 

meiâ 

vo  mh 

î  metrà 

Participe  passé. 

c  mctà 

Conditionnel. 
î  metrb 

mi,  nûj. 

ADVERBES 


LXVII 


Indicatif  présent. 

/  VI 

t  VI 

e  VI 

no  vîkâ  ou  vîvà 

vo  vît 

e  vihà  ou  vlvâ 


Imparfait. 


î  vïkô 


ou  VIVO 


vivre  (vivre). 

Passé  défini. 

î  vike,  vîkî 
î  vïlâ  vîkî 
è  vîkè,  vîkî 
no  vîkën,  vîvèn 
vo  vîkèn,  vîvèn 
e  vîkèn,  vîvèn 

Conditionnel. 

vîvro 


Futur. 
î  vîkrà  ou  vîvrâ 

Subjonctif. 
kî  Vîk  OU  VÎV 

Participe  présent. 
vîkà^  vîvà 

Participe  passé. 
vîku,  veku 


Adverbes 


ADVERBES      DE      LIKU 


àtrèpây  eyèr,  sî,  kî,  le,  tkî,  île,  ddâ,  dfûy  derî,  deu,  d^u, 
dvâ,  Iwe,  levû,  alô,  dkot,  à,  perkî  ou  peeî,  pelé,  dvâ,  î,  tûpeteûy 
àniyœ,  (litt.  en  nul  lieu)  t'iàtû. 


ADVERBES    DE    TEMPS 


àjdâ,  €îto,  âeito,  dâ  lu  ta  (dans  le  temps,  autrefois),  bïto, 
mâjd',  dedje,  dmè,  dâ,  dœsl  à  die  (dorénavant),  àfî,  yi,  djemâ, 
lôfà,  prèrmrmà,  po,  kÙ  SîivÙ,  tâto,  tô,  ttidj,  depre  dmè,  kekfive, 
àkû,  ta,  nùtnà. 


ADVERBES   DE   Q.UANTITE 


àeï,  àsîtâ  (rare)^  hè,  tûpyè,  kôbî,  gâr,  pô,  pu,  kè,  ei,  ta, 
tu,  tre,  trû. 


LXVIII  NOTES   GRAMMATICALES 

ADVERBES    d'aFFIRMATIOX    ET    DE    XÉGATIOX 

icriènnut,  inèm,  vràmà,  epo  pre,  a,  o,  âo,  ay,  vwe,  vwey^ 
vwl,  nô,  nâ,  nèm',  nêmi  nènî,  elfe,  sa  pu  dî  €ur,  eiirmâ,  £yâ, 
eyt',  pwè. 

ADVERBES    DE   MANIÈRE 

Vit  ma,  etc.,  c'est-à-dire  toute  la  série  des  adverbes  en 
-nient,  dïki  ou  dîsî,  dîtû,  nié  ou  mû,  kàju,  kàjunià,  pe. 

Prépositions 

e,  eprè,  depre,  dvâ,  evû,  devû,  tet,  kôtr,  dkôtr,  dû,  ddâ,  de, 
dâ,  dm,  dà,  dvâ,  à,  àlrème,  onnï,  magre,  pc,  pîi,  sa,  d:(n,  £n, 
ve,  vwt'Jd  ou  mvt'sî,  vwele,  pedve. 

Interjections 
(Voir  au  glossaire  l'emploi  des  mots  suivants.) 


hélas! 

eïï! 

ah! 

à! 

aïe  ! 

we,  plus  souvent  vwc  ! 

chut  ! 

eut,  at  ! 

eh  ! 

e! 

pouah  ! 

pwï  hâk! 

hâ! 

ho! 

b! 

paix  ! 

pâ! 

écoute  ! 

kiit  ! 

silence  ! 

silence .' 

IN'] 

'ERJECTIONS 

sauve  ! 

lyâl! 

diable  ! 

sclv  ! 

allons  ! 

elô,  elâ! 

oh! 

o! 

Hyà! 

kyû  ! 

€Û,  €uk! 

yu/ 

îy! 

àt! 

diâ! 

LXIX 


ABRÉVIATIONS 


adj. 

adjectif 

ail. 

allemand 

ar. 

arabe 

Id. 

lieu  dit 

litt. 

littéralement 

nf. 

nom  féminin 

nf.  pi. 

nom  féminin  pluriel 

nin. 

nom  masculin 

nm.  pi. 

nom  masculin  pluriel 

V. 

verbe 

vd. 

village  du  Doubs 

vh. 

village  de  la  Haute-Saône 

* 

Un  certain  nombre  de  mots  du  glos- 

saire ont  été  répétés  aux  suppléments 

avec  une  explication  plus  développée, 

ils  sont  précédés  d'un  astérisque. 

GLOSSAIRE 

DU    PATOIS    DE    BOURNOIS 

(doubs) 


àbn 

fl,  a,  première  lettre  de 
l'alphabet;  —  ah;  —  ail, 
aulx  ;  —  au  ;  —  aux  est  tra- 
duit par  e.  —  Quand  on  veut 
appeler  une  personne  très 
éloignée ,  on  fait  précéder 
son  nom  de  a ,  a  tàtl  !  ho 
Florentin  ! 

âhdiik,  nf.,  aqueduc. 

âbïl,  habile. 

âbilâ  ,  habiler  :  sâbïlâ  , 
s'habiler. 

âbïlmà,  habilement. 

àbïhe,  habilité. 

àbnït,  eau  bénite  :  e  s  dèm- 
ne  kmà  luf;yâl  dà  labiiît,  il  se 
démenait  comment  (comme) 
le  diable  dans  l'eau  bénite. 

RoussEY.  —  Glossaire. 


àd:( 

nbnïfi,  bénitier  ;  —  carder 
à  foulon. 

àeltà  ou  àtà ,  autant  :  î 
nnâ  àeîtà  k  hue,  j'en  ai  aussi- 
tant  (autant)  que  toi. 

â-eïlo,  aussitôt. 

âd^ii,  au  dessus. 

âddà,  au  dedans. 

âdè,  odeur, 

âdfâ,  au  dehors. 

âdj,  auge. 

âdjî,  augée. 

âdjôî,  nf.,  auget. 

àdlè ,  au  delà  :  e  yàn  e  b~i 
âdle,  il  y  en  a  bien  au  delà, 
il  y  en  a  bien  davantage. 

adse,  au  deçà. 

âd^il,  au  dessous,  au  bas  : 


2  âlni 

el  à  àd';^l  de  prâ ,  il  est  au 
dessous  (au  bas)  des  prés;  — 
/•//  rltkij  h  ad:^i,  (le)  l'horloge 
est  au  dessous,  c'est-à-dire 
que  les  poids  qui  font  mar- 
cher le  mouvement  sont  en- 
tièrement déroulés  ou  tou- 
chent le  plancher. 

àgnu6,  nf.,  Agnus  Dei. 

à^ych,  audience. 

àjdœ,  aujourd'hui  :  dî  djû 
dàjdâ  e  ne  pu  de/à,  du  jour 
d'aujourd'hui  il  n'y  a  plus 
d'enfants,  autrement  dit,  le 
bambin  sait  déjà  à  dix  ans 
des  choses  qu'il  devrait  igno- 
rer jusqu'à  vingt  ans. 

al,  aile  :  vîrî  lai,  virer 
(tourner)  l'aile,  mourir;  — 
visière  ;  —  halles  ;  s'emploie 
toujours  au  pluriel  avec  liai- 
son de  l'article  qui  précède  : 
/l:^  al  sô pyen  d  byâ,  les  halles 
sont  pleines  de  blé. 

àlâ,  ailé,  e. 

àlmel,  alumelle  :  teàdjt  sd 
kûtè  d  kôtr  nàhnel ,  changer 
son  couteau  (de)  contre  une 
alumelle ,  foire  un  échange 
désavantageux  d'objets  ou 
de  situation. 


amo 

a  lot,  ailette. 

àluDÛt,  allumette  :  aluniet 
€hnïk,  allumette  chimique. 

àlnvôt,  alouette  :  le:(^àlnvôt 
irnlà  tûdj  y  à  peskel  va  bwer 
juskà  dsu  dî  ta.  lu  bô  dti  le^  e 
kôdânâ  e  yôlâ  pu  le  puni  e  M;( 
kâ  v-ûlà  el  c;yâ  tudj  btigr,  bngr, 
bùgr  d  mât'i,  les  alouettes  vo- 
lent toujours  haut  parce 
qu'elles  vont  boire  jusqu'au 
dessus  du  temps  (ciel).  Le 
bon  Dieu  les  a  condamnées 
à  y  aller  pour  les  punir  à 
cause  qu'en  volant  elles  di- 
sent toujours  :  bougre,  bou- 
gre, bougre  de  mâtin. 

àmèn  ou  amen,  amen  ;  — 
nonchalant,  e  :  kas  ké  t  fû  la 
miuctâ  pyàtâ  hnân  aniùn  1 
qu'est-ce  tu  fouts  là  au  mi- 
lieu planté  comment  (com- 
me) une  amen  ?  —  te  tttdj  le 
pûdîr  àmèn,  tu  es  toujours  là 
pour  dire  amen,  c'est-à-dire 
pour  donner  des  conseils  sur 
une  chose  terminée. 

âinon,  aumône;  —  mor- 
ceau de  pain  qu'on  donne  à 
un  pauvre.  Par  extension, 
gros  morceau   de  pain  :  tût 


àrh 
le:^  àmon  né  5Ô  pe  d  pe,  toutes 
les  aumônes  ne  sont  pas  de 
pain  ;  —  kâ  tere  stamon  le  pe- 
lé bdèn,  tnî  vo  pe  (e)  vwe  n 
pir,  quand  tu  auras  cette  au- 
mône-là par  la  bedaine,  tu 
n'y  veux  pas  avoir  une  pierre, 
tu  seras  bien. 

ainujà,  t,  amusant,  e. 

àmujâ,  amuser  ;  —  samu- 
jâ,  s'amuser. 

âmujmà,  amusement. 

àmujôt  ,  amusette  ;  — 
jouet;  — travail  facile. 

àmuju,j,  amuseur,  euse. 

an,  aune.  On  compte  en- 
core par  aunes  quand  il  s'a- 
git de  la  longueur  d'une  piè- 
ce d'étoffe  :  e  fà  nan  pu  far  ï 
pàtelô,  il  faut  une  aune  pour 
faire  un  pantalon. 

ào,  oây,  vive,  vwey,  adver- 
bes d'affirmation  tous  équi- 
valents de  oui ,  mais  qui  ne 
s'emploient  qu'avec  ceux  que 
l'on  tutoie. 

àrbèlet ,  arbalète  ;  on  dit 
filer  comme  une  arbalète  : 
5a  de  bô  bu,  efîlà  hnà  de^  àr- 
bèlet, c'est  de  bons  bœufs,  ils 
filent  comme  des  arbalètes. 


âtr  3 

àrniiuène  ,  almanach.  — 
Femme  bavarde. 

àsàs^  nf.,  synonyme  de  va- 
leur dans  le  sens  d'estima- 
tion approximative  :  e  ye  bï 
làsàs  dî  bô  nul  dé  rweyi  dâ  6 
prâ  kï,  il  y  a  bien  la  valeur 
d'un  bon  mille  de  regain  dans 
ce  pré-ci. 

àsperdj  ou  asperj,  asperge. 

àsperdjel  ou  asperj el,  nf., 
genêt. 

àsperdji,  asperger. 

âsre,  nm.,  un  des  termes 
du  jeu  de  billes.  L'enfant  qui 
se  trouve  gêné  pour  jouer  dit 
asrt',  ce  mot  l'autorise  à  se 
mettre  debout  sur  une  jambe 
pour  jouer  en  plaçant  sur  le 
genou  de  la  jambe  repliée  la 
main  qui  lance  la  bille. 

àt,  cri  du  labour  pour  faire 
aller  les  bœufs  à  droite.  Voy. 
rço. 

àté  ou  âtér,  auteur  :  ï  n  à 
so  pe  lâté,  je  n'en  suis  pas 
l'auteur. 

âtel,  nf.,  autel. 

àtrèfwe,  autrefois. 

âtrémà,  autrement. 

aîrèpâ,  autre  part. 


âv,  eau.  —  vïn  lâv  :  tour- 
ner l'eau,  la  détourner  de  son 
cours  naturel  pour  la  foire 
servir  à  l'irrigation.  Au  mois 
d'avril,  c'est  à  qui  ira  virer 
dans  ses  prés  le  peu  d'eau 
que  produisent  les  rares  fon- 
taines du  pays.  On  se  la  par- 
tage souvent  avec  de  vives 
contestations.  Comme  il  faut 
être  présent  pour  avoir  le 
droit  de  garder  sa  part,  quel- 
ques acharnés  passent  une 
bonne  partie  de  la  nuit  au 
milieu  des  prés  ou  se  relè- 
vent pour  aller  prendre  l'eau 
du  voisin.  Vo3^  vïrî. 

àv'i,  nf.,  évier. 

àvu,  j,  aqueux,  euse. 

ây,  voy.  âo. 

âyê,  ah  oui-da  ! 

âyœ,  au  lieu.  Voy.  an  ày.œ 

â:(êdjî,  hasarder  :  stuk  nà- 
:(edj  râ  ne  râ,  celui  qui  ne  ha- 
sarde rien  n'a  rien. 

aiec^t'  (et}-)  :  être  à'^ge,  être 
sur  quatre  chemins;  —  cl  à 
liij  ci:^'gc ,  il  est  toujours  à 
courir  ç;\  et  là. 

à^l,  nf.,  lierre  terrestre.     | 


à  vo 
tt^^î,  hasard  :  sa  hl  d  là:;^â  ke 
çfeu,  c'est  bien  de  l'hasard  (du 
hasard)  qu'il  gagne,  c'est 
douteux  qu'il  gagne;  —  sa 
1  ko  dâ;/ï,  c'est  un  coup  d'ha- 
sard (de  hasard). 


^7,  an. 

a,  pron.  indéf.  on. 

^7,  prép.,  en. 

à  die,  en  delà  ;  dé  sï  à  die  : 
depuis  ici  en  delà,  doréna- 
vant. 

à  dsè,  en  deçà  :  sô  Uà  à 
à  dsè  dî  min,  son  champ  est 
en  deçà  du  mien. 

â  nie  (litt.  en  moitié)  =:  à 
moitié  :  /  là  leyt  à  me  tenu, 
je  l'ai  laissé  en  mi  (à  mi) 
chemin. 

à  vèl  :  aller  à  vel,  aller  pas- 
ser une  partie  de  la  journée 
che;^  un  voisin  pour  causer 
tout  en  travaillant;  —  le  fàn 
ènà  ôlâ  à  vèl,  les  femmes  ai- 
ment à  aller  à  vèl. 

à  vo  rnièrfyâ  =  en  vous 
remerciant;  expression  d'un 
fréquent  usage  et  qu'on  em- 


âbc 
ploie  en  rendant  un  objet,  un 
outil  empruntés  au  voisin. 

àhàdnueyi  (s),  se  salir  la 
figure  et  les  vêtements  en 
mangeant.  Ce  mot  s'appli- 
que surtout  aux  enfants  qui 
s'attaquent  seuls,  assis  par 
terre,  à  une  écuellée  de  gau- 
des  ou  d'une  bouillie  quel- 
conque, 

âbàiedj,  emballage. 

âbàlâ,  emballer. 

àbàlu,  j,  emballeur,  euse. 

âbâniâ,  embaumer. 

âbàmmâ ,  embaumement. 

àbâsnâ  (de  base),  embar- 
bouiller  :  sàbâsnâ  ,  s'embar- 
bouiller. 

âbàsnâ,  adj.,  qui  a  la  fi- 
gure barbouillée  surtout  par 
des  aliments  ;  les  enfants 
sont  souvent  àbâsnâ. 

âbâui,  embaucher. 

âbelî,  embellir. 

âbelienià,  embellissement. 

àbere,  embarras. 

âberhâ,  t,  embarrassant,  e. 

àberesi ,  embarrassé  ,  e  : 
être  âberesî,  être  enceinte. 

àberhi,  embarrasser. 

àberkèmâj  embarquement. 


àbr  5 

àbcsâiUr,  ambassadeur. 

àbetà,  t,  embêtant,  e. 

àbctâ,  embêter. 

àbigii ,  ambigu  ;  employé 
seulement  comme  nom  dans 
l'expression  :  sa  làbtgti  dî 
fiyâl,  c'est  l'ambigu  du  dia- 
ble ,  c'est  une  affaire  très 
embrouillée,  difficile. 

âbïsyô,  ambition. 

âbîsyu,j,  ambitieux,  euse. 

àblsy-ûnâ,  ambitionner. 

àbôkâ  ,  embecquer,  faire 
manger  par  force,  dans  le 
but  de  les  faire  engraisser 
plus  vite,  des  oies  ou  des 
canards. 

àbôpzuè,  embonpoint. 

àbr,  ambre. 

àbràUÎ,  embrancher. 

^^77f^///à,  embranchement 

àbréta,  embrocher. 

àbréy,  nf.,  nombril  :  mà- 
mà,  yâ  fè.  —  te  fe  ?  e  bï  tîr  U 
làbrùy  :  maman,  j'ai  faim.  — 
Tu  as  faim  ?  eh  bien  !  tire- 
toi  le  nombril  !  C'est  ainsi 
que  souvent  répond  une 
mère  agacée  par  les  deman- 
des importunes  d'un  enfant. 
àbresâd,  embrassade. 


6  clhû 

âbrhu,  j,emhva.sseur,  euse. 
Voy.  bïku,  j. 

âbrûyànihû  ,  embrouilla- 
mini :  sa  In  âbniyàmuii  kliï 
^yâl  nï  kôprâ  rà,  c'est  un  em- 
brouillemeni  que  le  diable 
n'y  comprend  rien. 

âbniyt,  embrouiller. 

â/7rf)vwâ,  embrouillement. 

âbuskâ,  embusquer. 

âbulâs ,  nf.,  ambulance; 
n'est  employé  que  dans  l'ex- 
pression :  être  en  ambulance, 
ce  qui  signifie  être  debout 
inactif  en  regardant  avec  in- 
différence autour  de  soi  : 
vwelc  dî\  èr  kel  à  an  âbulâs 
dêvâlepoU,voi\hdeux  heures 
qu'il  est  en  ambulance  de- 
vant la  porte. 

âbuskâd,  embuscade. 

âbiirlâ,  adj.,  avoir  le  bure 
au  cou .  —  Au  fig. ,  être  pris 
dans  une  affaire  désagréable 
et  de  laquelle  on  ne  peut  se 
tirer. 

âbîirlâ,  mettre  le  bîire  à  un 
cheval.  —  Dans  une  rixe, 
paralyser  les  mouvements  de 
l'adversaire  en  lui  appliquant 
une  chaise  sur   la    tête    de 


âbw 
telle  façon  que  celle-ci  soit 
prise  comme  dans  un  bih'è. 

âbûsedj,  action  de  mettre 
quelque  chose  dans  un  ton- 
neau au  moyen  d'un  enton- 
noir. 

âbfisi,  mettre  quelque  cho- 
se dans  un  tonneau  au  mo- 
yen d'un  àhiisu. 

âbîisu ,  entonnoir,  âbtisu 
est  formé  de  â  =  em,  et  de 
Inis ,  gros  tonneau  où  l'on 
met  habituellement  de  la 
vendange. 

âhù  le  bu,  préparer  le  linge 
dans  le  cuveau  pour  la  les- 
sive. 

âbiuây,  nf.,  synonyme  de 
diable,  de  fantôme.  — ■  Per- 
sonne nonchalante  :  ke  gros 
âbiuây!  quelle  grosse  âbivây ! 
—  Etre  planté  comme  une 
rt^tfi)' devant  quelqu'un,  être 
debout  et  immobile  devant 
une  personne  que  l'on  écoute 
bêtement. 

âbwerÇs^  (litt.  s'emboire), 
s'infiltrer  :  l'eau  sâlnvc  dans 
les  terrains  calcaires. 

âbwetei,  emboucher. 

âbweteî,  adj.,  embouché,  e, 


ndj 
déformé  dans  le  four,  en  par- 
lant du  pain  ;  —  mùâbivet^î, 
mal  embouché,  grossier. 

àhuel-ef  {s),  se  dit  des  mi- 
ches de  pain  qui  se  défor- 
ment, s'entament  dans  les  en- 
droits où  elles  se  touchent  les 
unes  les  autres  dans  le  four. 

àbiueteur,  embouchure. — 
Entame. 

âbyh'â,  emblaver. 

âb:(edj,  empesage. 

âb:(â,  empeser. 

âb:(u,  j,  empeseur^  euse. 

â£tmâ(à&€lni),  entortiller 
une  poignée  de  paille  à  l'ex- 
trémité la  plus  petite  d'un 
lien  de  bois  afin  de  pouvoir 
lier  plus  facilement  une  ger- 
be. 

âdèvâ,  endêver. 

âdè ,  andain  ;  quantité 
d'herbe  qu'abat  un  faucheur 
en  faisant  une  traversée  lon- 
gitudinale ou  transversale 
dans  un  pré  ou  dans  un 
champ. 

àdîv,  endive. 

âdj,  nf.,  ange. 

âdjâbâ,  enjamber.  Voy. 
kàbâ. 


âdô  7 

àdjàdrâ,  engendrer. 

âdjevlâ,  enjaveler. 

âdjh'lu,  y,  enjaveleur, 
euse. 

àdjlïk,  angélique. 

âdjliir,  engelure. 

àdjlus  ,  angélus  :  âdj  lus  , 
prâ  te  pU6 ,  angélus ,  prends 
tes  puces.  Quand  l'angélus 
sonne,  les  groupes  de  cau- 
seurs se  séparent  en  disant  : 
àdjlus,  etc.,  parce  que  c'est 
le  moment  de  prendre  ses 
puces  et  d'aller  se  coucher, 

àdjô,  masculin  et  diminu- 
tif de  âdj.  Vo3^  ce  mot. 

àdjôt ,  nf.,  diminutif  de 
ange.  Ce  nom  est  très  fré- 
quemment donné  aux  petits 
enfants  :  sic  pur  pètèt  âdjôt , 
cette  (ce)  pauvre  petite  (pe- 
tit) ange. 

àdjolâ,  enjôler. 

âdjolu,  y,  enjôleur,  euse. 

àdôktrînâ,  endoctriner. 

âdôrlâ,  faire  tourner  quel- 
qu'un sur  lui-même  jusqu'à 
ce  qu'il  ressente  le  malaise 
bien  connu  qu'on  éprouve 
en  pivotant  rapidement  pen- 
dant quelques  secondes;  — 


8  âdr 

sâdôrJâ,  se  rendre  malade  en 
tournant  :  e  ne  rn  pii  âdôrlâ 
knià  le  vels,  il  n'y  a  rien  pour 
âdôrlâ  comme  la  valse. 

à  dot  a,  endetter. 

âdosàlj,  action  d'endosser 
un  champ. 

àdost  (litt.  endosser),  la- 
bourer un  champ  en  com- 
mençant par  le  milieu  ;  — 
âdosî  s'emploie  également 
pour  désigner  une  partie  du 
labour,  c'est-à-dire  les  quel- 
ques sillons  que  l'on  trace, 
vers  la  fin  du  jour,  au  milieu 
d'un  champ  qu'on  terminera 
le  lendemain. 

âdosur,  nf.,  billon  :  e  lie  rà 
k  /^:(  c'pfâr  kàdosâ  ttidj  yœ  t€à, 
il  n'y  a  rien  que  les  avares 
qui  labourent  toujours  leurs 
champs  par  le  milieu  afin 
que  leur  terre  ne  se  mélange 
pas  avec  celle  du  voisin. 

àdrédjî,  amender  au  mo- 
yen d'engrais;  —  état  des 
plantes  herbacées  lorsqu'el- 
les poussent  vite  et  bien  ver- 
tes :  le  byâ  kniâsà  e  sàdrùdji, 
les  blés  commencent  à  verdir 
et  à  pousser. 


âdn 
âdrhnn,  t,  endormant,  e. 
àdrêinï ,  endormir  :  pu  à- 
drâinï  le  pùl ,  à^  î  me  le  tet 
d:^îi  n  cil  e  po  à  Je  vir  à  jxp,  î1, 
ît,  ti;  à  bu  dl  momà  à  le  me  ebe 
demi  i  hàtô  deu,  e  po  el  drémâ  î 
bô  momà  d'ine,  pour  endormir 
les  poules ,  on  leur  met  la 
tête  sous  une  aile  puis  on  les 
vire  (tourne)  en  faisant  houe, 
houe,  houe;  au  bout  d'un 
moment  on  les  met  à  bas 
avec  un  bâton  dessus,  et  puis 
elles  dorment  un  bon  mo- 
ment comme  cela. 

âdrémî,  t,  endormi,  e  :  ey, 
ey,  le  du  àdremï,  hu,  hu,  les 
deux  endormis,  manière 
d'exciter  les  bœufs  paresseux. 

ndrùmu  ,  ;  ,  endormeur, 
euse. 

àdre,  endroit.  —  Village  : 
hmie  sa  i  be  àdre,  Bournois, 
c'est  un  bel  endroit,  un  beau 
village. 

àdurà,  /,  endurant,  e. 

âdtijlâ  ou  âgfijlâ,  ingurgi- 
ter une  tisane  h  un  animal 
au  moyen  d'une  bouteille 
qu'on  lui  introduit  aussi  pro- 
fondément que  possible  dans 


a()\ 


la  bouche.  —  sàdiljlâ,  s'in- 
filtrer. —  Se  dit  de  l'eau  qui 
arrive  en  quantité  dans  un 
endroit  bas  et  y  disparaît  en 
s'infiltrant  dans  le  sol 

âdttju,  lieu  où  l'eau  s'in- 
filtre aussi  vite  que  si  elle 
disparaissait  dans  une  cavité. 
Les  gens  prétendent  d'ail- 
leurs que  le  sol  cache  des 
gouffres  où  il  y  a  de  grands 
âdûju. 

àdmnedjt  ou  àdomedjî,  en- 
dommager. 

àdve  kï,  âdvè  le  :  en  devers 
ci,  en  devers  là,  de  ce  côté 
ci,  de  ce  côté  là. 

âdwey,  andouille  :  depàdu 
^àiwê)',dépendeurd'andouil- 
les;  sobriquet  qui  s'applique 
à  un  homme  grand,  pares- 
seux et  lâche  ;  —  âdwey  est 
une  des  injures  familières  les 
plus  employées. 

àdioeyôt,  andouillette. 

à?)y  ,  nf. ,  angle  ,  grosse 
pierre  taillée  à  angle  droit 
et  qui  se  place  à  l'angle  du 
mur  ou  de  la  muraille. 

â^yâlâ,  endiabler. 

à^yiitï,  engloutir. 


àfô  9 

âfâs,  enfance. 

àfàtiyedj,  enfantillage. 

àfi,  enfer.  —  Enfant  très 
turbulent.  —  La  croyance  la 
plus  accréditée  est  que  l'enfer 
est  «  au  fond  de  la  terre  », 
au  milieu  de  la  terre. 

àfernâ,  enfariner. 

àfernâ,  enfariné,  e  :  î  se 
âjernâ,  un  sac  enfariné,  un 
sac  dans  lequel  on  a  mis  de 
la  farine  ;  —  el  a  vnû  le  gèl 
àfernâ,  ml  e  sàn  (a)  olâ  le  kû 
kœt,  il  est  venu  la  gueule  en- 
farinée, mais  il  s'en  est  allé  la 
queue  cuite;  —  il  est  est  ar- 
rivé l'air  souriant,  certain  de 
la  réussite  dans  son  entrepri- 
se, mais  il  s'en  est  retourné 
sous  le  coup  d'une  honteuse 
déception, 

àfl,  enfin  :  âfï,  termine  en 
soupirant  celui  qui  parle  de 
choses  malheureuses  ou  diffi- 
ciles; à  gros,  répond  souvent 
en  riant  un  auditeur  qui  voit 
les  choses  sous  un  côté  moins 
attristant. 

àflâ,  enfiler. 

âfiâd,  enfilade. 

âfôst,  enfoncer. 


10  àfy 

àfàsu,  y,  enfonceur,  euse  : 
àfôsu  d  pbt€  œvri ,  enfonceur 
de  portes  ouvertes. 

âfôsur,  enfonçure. 

âfrômâ,  enfermer. 

âftet ,  persister  à  affirmer 
une  chose  dans  la  discussion , 
malgré  un  avis  contraire  una- 
nime. 

àft£u,  j,  celui,  celle  qui 
s'acharne  à  affirmer  et  à  ré- 
péter une  chose  qu'on  lui 
conteste  :  e  ni  fâ  pe  bô  kàsâ 
dhjîî  lè:(  àfteu,  il  ne  fait  pas 
bon  causer  (d')  avec  les  àfteu. 

âfû  (de  en  et  de  feu,  litt. 
enfeuer),  allumer.  N'est  plus 
guère  employé  que  par  les 
fumeurs  :  clô,  vi  âfti,  allons, 
viens  enfeuer,  viens  allumer 
ta  pipe.  —  et  àfu  lit  fœ?  as- 
tu  enfeué  le  feu  ?  as-tu  allu- 
mé le  feu  ? 

âfûnâ,  enfourner.  —  Met- 
tre dans  sa  bouche,  comme 
un  affamé,  des  bouchées  dé- 
mesurément grandes. 

àfûrUi,  enfourcher. 

âfyeniâ,  enflammer. 

àfyâ,  enfler, 

àjyui\  enflure. 


àcjamïsf,  embarbouiller. 

âgànusî,  embarbouillé,  e. 

ngèyhœtei  (de  bciti),  brisé 
et  enchevêtré.  Après  la  grêle, 
les  céréales  sur  le  point  d'être 
moissonnées  sont  âgùybœtei. 

àgùyi  (litt.  enguiller),  défier 
quelqu'un  à  la  course.  —  Se 
moquer  de  celui  dont  on  est 
poursuivi,  et  prendre  de  plus 
en  plus  de  l'avance  sur  lui  : 
lîi  Uî  e  ht  e  fur,  lu  livr  lâgêy 
hc,  le  chien  a  beau  (à)  fuir, 
le  lièvre  l'enguille  bien,  se 
moque  bien  de  lui.  V.  àpôtâ. 

àgéynâ,  adj.,  constipé,  e, 
pour  avoir  mangé  trop  de 
raisins  ou  de  cerises;  ce  genre 
de  constipation  est  terrible 
et  oblige  souvent  d'avoir  re- 
cours au  médecin. 

àgtynâ  (s),  de_Ç('y,  se  cons- 
tiper en  faisant  abus  de  rai- 
sins ou  de  cerises. 

àgenâ,  en  gainer;  — sàgctiâ, 
pénétrer  dans  un  endroit  dif- 
ficile :  e  sa  âgènâ  a  mivctà  de:(^ 
epên,  il  s'est  engaîné  au  mi- 
lieu des  épines,  il  a  pénétré 
dans  un  buisson  d'épines 
toufl^u. 


àgcdjà,  t,  engageant,  e. 

àgedji,  engager. 

âgedji,  engagé,  e. 

âgedjmâ,  engagement. 

âgîrlâdâ,  enguirlander. 

âc;le:{,  anglaise,  sorte  de 
grande  redingote  que  por- 
taient les  vieillards  il  y  a 
quelque  quarante  ans. 

âgnâ,  engrener,  introdui- 
re, petit  à  petit,  par  poi- 
gnées, les  gerbes  dans  le  bat- 
toir. 

àgôsi,  engonser. 

âgràdji,  entrer  une  voiture 
dans  la  grange. 

àgre,  engrais. 

âgreei,  engraisser  :  e  ne  rà 
pu  agréai  kniâ  le  pwerôt  devû 
dî  It'sè,  il  n'y  a  rien  pour  en- 
graisser comme  les  pommes 
de  terre  (d')avec  du  lait. 

âgrhufj,  engraisseur,  euse, 

àgrenedj,  engrenage. 

âgîlfrâ,  engouffrer. 

âgûlâ  (de  en  et  de  guou- 
lée),  introduire  dans  la  gueu- 
le; on  fait  âgîilâ  de  force  à 
un  bœuf  malade  quand  il 
s'agit  de  lui  donner  de  la  ti- 


sane. 


•  Saisir  avec  la  gueule. 


âkm  1 1 

Généralement  ce  qui  est  àgîï- 
lâ  n'est  pas  avalé,  ainsi  quand 
on  arrive  assez  tôt  pour  reti- 
rer de  la  gueule  d'une  vache 
un  habit  qu'elle  s'apprêtait  à 
avaler,  on  dit  qu'elle  ne  l'a 
pas  mangé,  mais  seulement 
àgiilâ. 

âgûrdi,  engourdir. 

àgùrdUvià ,  engourdisse- 
ment. 

àgûrdj ,  engorgée,  e  :  le 
mekenïk  a  àgûrdj,  la  mécani- 
que est  engorgée. 

âgfirdjéinà ,  engorgement. 

àgîirdjî,  engorger. 

àgûrdj u  ,  j ,  goinfre  ,  de 
àgûrdji. 

àkà,  encan. 

àkepusûnâ ,  encapuchon- 
ner. 

àket,  enquête. 

àkâdrèmà,  encadrement. 

àkâdrâ,  encadrer. 

àkâdru,j,  encadreur,  euse. 

àkâvâ,  encaver. 

àkinàsî  (litt.  encommen- 
cé ,  e)  ,  commencé ,  e  :  yâ 
àkinàsi  n  Uas,  j'ai  (en)com- 
mencé  une  chausse. 

àkniàsî  (litt.  encommen- 


1 2  clkr 

cer),  commencer  un  travail 

quelconque. 

àJxÔfrâ,  encoffrer. 

âkôbrà,  t,  encombrant,  e. 

àkôhrèmà,  encombrement. 

àkôbrâ,  encombrer. 

âkôtr  (e  /'),  à  i'encontrc. 

àkr,  encre.  —  H  y  a  trente 
ans,  alors  que  le  petit  sou 
était  introuvable  dans  la  po- 
che d'un  écolier  et  qu'il  fal- 
lait payer  toutes  les  fourni- 
tures classiques ,  les  enfants 
en  étaient  souvent  réduits  à 
broyer  des  baies  de  troëne 
pour  faire  de  l'encre. 

àkr,  nf.,  ancre. 

àkràn,  nf . ,  cran  :  e  fa  fâr 
nà  krà  pii  k  sfile  tèn  nié,  il  faut 
faire  un(e)  cran  pour  que 
cela  tienne  mieux. 

âkrâiiâ,  faire  un  cran  dans 
quelque  chose. 

àkrer  {fàr\  taire  (en)  ac- 
croire, faire  encroire. 

àkrhî,  encrasser. 

àkrntâ,  enfouir  un  animal. 
Par  comparaison  s'applique 
à  une  personne  morte  et  pour 
laquelle  on  a  gardé  une  gran- 
de haine  :  e  nape  âthâ  hii  vcy 


âMy 
bngâ,  el  a  àkrîitâ,  il  n'est  pas 
enterré,  le  vieux  brigand,  il 
est  enfoui;  —  cacher  des  lé- 
gumes dans  la  terre  pour  les 
garantir  de  la  gelée  pendant 
l'hiver;  c'est  ainsi  que  l'on 
conserve  les  choux,  les  bet- 
teraves, etc.;  —  incruster  : 
en  marchant  sur  les  cailloux, 
on  les  àkrût  (incruste)  dans 
la  terre. 

âkû ,  âkîh-  ou  okii ,  oknr  : 
encore  ;  Ôkû  et  Ôkér  sont  par- 
ticuliers à  trois  ou  quatre  des 
familles  les  plus  illettrées  du 
village. 

âknlur,  encolure. 

àkûredjâ,  t,  encourageant, 
e. 

àknredjî,  encourager. 

à  kiiredj  m  à,  encour:igemeni 

âkihrdju,  j,  celui,  celle  qui 
encourage. 

àkyhn  ou  âJîyèni,  enclume  : 
ep-nt-e  mù  mcz^âkyùm,  apporte- 
moi  mes  enclumes,  mon  en- 
clume et  mon  marteau  pour 
que  je  batte  ma  faux. 

àkyen,  nf. ,  antienne  :  sa 
Hidj  le  nièin  àkyen,  c'est  tou- 
jours la  même  chose. 


à)iic 

âHyh'â,  enclaver. 

Myo,  enclos. 

àliyor,  enclore. 

àlvâ,  enlever. 

àni,  homme  :  ui  à  m  de  pty 
va  nfà}idêfiuè,  un  homme 
de  paille  vaut  une  femme  de 
foin.  On  fait  ordinairement 
cette  réflexion  en  parlant  du 
mariage  d'une  femme  riche 
avec  un  homme  relativement 
pauvre  ;  —  7îot  âm ,  notre 
homme.  C'est  ainsi  qu'une 
femme  appelle  son  mari , 
et  un  homme,  son  frère ^ 
quand  celui-ci  est  déjà  un 
homme  raisonnable.  Voy. 
fàn. 

àmalâ ,  emmêler. 

âmalmà,  emmêlement. 

âmàdji,  emmancher. 

àiiiàdjur,  emmanchure  , 
cordon  qui  attache  le  fouet 
à  son  manche. 

àiiibiedji,  emménager. 

àmènedjiiiâ ,  emménage- 
ment. 

àmœt-euri ,  (en)mâchurer. 

àmege:^înedj  ,  emmagasi- 
nage. 

àmegè:(înâ,   emmagasiner. 


(IIU!  1 3 

âmelgemâ,  embrouillé,  en- 
chevêtré. 

àineyillâ,  emmaillotter. 

âinïdfinâ,  amidonner. 

cuinlâ ,  emmieller  :  î  ta 
medj .  —  rmue  î  ta  nul ,  zn  m 
liuet€i,  je  t'emmerde.  —  Moi 
je  t'emmielle,  viens  me  lé- 
cher. 

àmîtûfyâ,  emmitoufler, 

àinnâ,  emmener. 

âiHôslâ,  amonceler. 

àniôsèhnà,  amoncellement. 

an  âyœ  (litt.  en  au  lieu), 
au  lieu  :  an  âyœ  klj...  :  en  au 
lieu  qu'elle. .,  au  lieu  qu'elle. . 

ânt'djî,  enhardir. 

ành'bâ,  enherber. 

ânâ ,  année.  Le  premier 
janvier,  la  formule  suivante 
est  dans  toutes  les  bouches 
pour  exprimer  les  souhaits 
de  bonne  année  :  hôjn  X..., 
î  v'o  siut't  le  hwèn  ànâ,  lu  peredî 
è  le  fl  d  vo  djû,  bonjour  X . . . , 
je  vous  souhaite  la  bonne 
année,  le  Paradis  à  la  fin  de 
vos  jours;  —  et  l'on  arrose 
les  souhaits  par  une  bonne 
goutte  de  bon  marc.  —  En 
plaisantant,   on  souhaite  la 


14  àpè 

bonne  année  en  ces  termes  : 
/  vo  swei  le  bwèn  ânâ,  le  giit  a 
nâ,  le  gêy  a  ku  pfi  tût  Jânâ,  je 
vous  souhaite  la  bonne  an- 
née, la  goutte  au  nez,  la 
guille  au  cul  pour  toute  l'an- 
née. 

ânâgrî,  (en)aigrir. 

ànâgrï,  (en)aigri,  e. 

ànkrî  ou  àtkrî,  antéçhrist; 
on  attribue  surtout  à  ce  mot 
le  sens  d'intrépide,  de  diable 
et  de  difficile.  Un  animal  in- 
fatigable, un  enfant  destruc- 
teur sont  des  ankri  :  o  k  sfile 
à  môlâji  e  lôhvJcrâ,  sa  lànkn  ! 
à  que  cela  est  difficile  de 
labourer,  c'est  l'antéchrist  ! 
5  nà  pè  ïn  efâ,  sa  lànkrï,  ë  kas 
tu,  ce  n'est  pas  un  enfant, 
c'est  l'antéchrist  ,  il  casse 
tout. 

âiivu,  j,  ennuyeux,  euse. 

àfyivà,  t,  ennuyant,  e. 

âiiivâ,  V.,  ennuyer. 

âpâluiâ ,  vanne,  empelle- 
ment. 

àpàt€Ï,  empêcher. 

âpàtemà,  empêchement. 

àpélsênâ,  adj.,  se  dit  d'un 
terrain  couvert  de  uazon  ou 


àpâ 
d'herbes  dont  les  racines  s'en- 
tremêlent :  niô  teà  a  âpVsènà 
d  gnniô,  mon  champ  est  rem- 
pli de  chiendent. 

àpèlsènâ,  remplir  un  champ 
de  gazon,  d'herbes  à  nom- 
breuses racines. 

àpè.:{^,  nf.,  empois. 

âpœtiir,  grosse  bûche  de 
bois  de  un  mètre  environ  que 
l'on  attache  au  cou  des  ani- 
maux difficiles  à  garder  dans 
le  pâturage  et  pour  les  empê- 
cher de  se  sauver  en  courant. 

àpcètun,  entraver. 

àpètrâ,  empêtrer. 

âphlâ,  enchalasser. 

àpektedj,  empaquetage. 

àpektâ,  empaqueter. 

àperâ  {s),  s'emparer. 

àpestâ,  empester.  _ 

âpeyf ,  empailler  :  àpt'yi  î 
Ion ,  empailler  un  laurier, 
l'entourer  de  paille  pour  le 
garantir  de  la  gelée  pendant 
l'hiver. 

àpycy'i,  emplo)'er. 

àptyu,  y,  empailleur,  euse. 

àpâtâ,  empâter.  —  Délayer 
la  farine  avec  de  l'eau  dans 
la  maie. 


àpr 

âpîlâ,  empiler. 
.  âpîr,  empire. 

âpîrî,  empirer. 

àptrî,  empierrer. 

àpirmâ,  empierrement. 

àpiru,  j,  empierreur,  euse. 

âpltâ,  empiéter. 

àplweyi  ou  àphueye,  emplo- 
yé ;  le  premier  est  le  mot  des 
illettrés  et  des  vieilles  per- 
sonnes. 

âpô^î,  empocher. 

âpôtâ  Çde  pôtâ,  péter),  v., 
empéter,  même  sens  et  mê- 
me acception  que  â<^éyi. 

âprèr,  empereur;  sobriquet 

âprètâ,  emprunter. 

àprêîâ  ,  emprunté  ,  e.  — 
Embarrassé  :  kel  a  âprètâ  pu 
fâr  le  miuêdré  de  t€0^,  qu'il 
est  emprunté  (embarrassé) 
pour  faire  la  moindre  des 
choses. 

âprètu  ,  y ,  emprunteur , 
euse. 

âprîjnâ,  emprisonner  ;  — 
serrer  un  corps  entre  deux 
autres  :  me  nib  sa  âprîjnâ  dâ 
le  pote  â  le  Hyûvâ ,  ma  robe 
s'est  emprisonnée  dans  la 
porte  en  la  fermant. 


âpy  15 

âprîl ,  emprunt. 

âputâ,  amputé,  e. 

âputâ,  amputer. 

âputâsyô ,  amputation. 

àptijénmâ ,  empoisonne- 
ment. 

âpùjnâ,  empoisonner. 

âpùjnu,  /,  empoisonneur, 
euse. 

âpiiteâ,  emporter. 

âpwènî,  empoigner. 

âpyâê,  ample. 

âpyé,  ampleur. 

âpyêmâ,  amplement. 

âpyesmâ,  emplacement. 

âpyâtr,  emplâtre  :  /  iiâ  pe 
d  bèxè  dâpyâtr  ;  —  sa  vrâ ,  n 
âpyâtrè  kmâ  miue  n  va  râ  pu 
mëtr  deu  die  murt  kmâ  ttue,  je 
n'ai  pas  (de)  besoin  d'em- 
plâtre, dit  une  jeune  fille  de 
mauvaise  humeur  à  un  jeune 
homme;  à  quoi  celui-ci  ré- 
pond :  c'est  vrai,  un(e)  em- 
plâtre comme  moi  ne  vaut 
rien  pour  mettre  sur  de  la 
mur'i  (charogne)  comme  toi. 
Voy.  îtiurî. 

âpyîr  ou  àpyar,  emplir  ; 
âpyâr  est  le  mot  des  illet- 
trés. 


i6  cino 

àrœyi ,  rouille,  e;  —  en- 
roué, e. 

ârd'yi ,  enrouiller;  —  en- 
rouer :  kâ  lefàsârœyâ  vît,  sa 
sin  de  pyd'd,  quand  les  faux 
se  rouillent  vite,  c'est  signe 
de  pluie;  —  /  so  ârâyî,  ïnfâ 
lié  d  tê€ï,  je  suis  enroué,  je 
ne  fais  que  (de)  tousser. 
ârî'dji,  enrager. 
àredji ,  enragé ,  e  :  à  dl  k 
fêvri  èinre  mé  etr  âredji  ht  dèn 
pc  far  e  féyt  In  grœjelt,  on  dit 
que  février  aimerait  mieux 
être  enragé  que  de  ne  pas 
faire  (à)  feuiller  le  groseiller. 
âresnâ,  enraciner.  —  Em- 
planter  un  champ  de  plantes 
à  racines  comme  les  bette- 
raves ou  les  carottes,  etc. 

ârûtâ,  V.,  se  dit  d'une  voi- 
ture qui  s'enfonce  dans  une 
ornière  de  manière  à  arrêter 
l'attelage. 

ârwedî,  î,  enroidi,  e. 
àriuedî,  enroidir. 
ârweyj,  enrayer  une  voi- 
ture; —  labourer  un  champ 
en  commençant  de  chaque 
côté,  c'est  le  contraire  de 
âdosi.  àrwêyl  un  champ,  c'est 


asa 
aussi  tracer  les  premiers  sil- 
lons, soit  sur  les  côtés,  soit  au 
milieu,  dans  un  champ  qui 
ne  sera  labouré  que  le  lende- 
main, dans  ce  cas  il  signifie 
donc  commencer. 

âriuëyur,  nf.,  petit  champ 
où  il  n'y  a  pas  pour  une  jour- 
née de  labour. 

as,  anse  :  cl  e  iet  dà  iiiô  pni 
juske  lâs.  En  d'autres  termes, 
il  a  commis  tant  d'ingra- 
titudes à  mon  égard,  qu'il 
a  épuisé  à  la  fois  ma  bonté 
et  ma  patience,  et  que  je  ne 
veux  plus  avoir  de  relations 
avec  lui. 

àsà ,  encens.  —  Encen- 
soir :  e  le  Jet  dû  Itx  t'Jà  à  dei 
âsâ  à  bo,  à  la  Fête-Dieu,  les 
enfants  ont  des  encensoirs  en 
bois. 

âsàby,  ensemble. 
àsàsl ,  v.,  encenser.  — 
Mouvement  que  fait  avec  la 
tête  le  vieux  cheval,  surtout 
en  montant  un  chemin  ra- 
pide; de  là  vient  le  nom  kïrye 
donné  au  vieux  cheval,  parce 
qu'en  marchant  il  encense 
avec  la  tête  comme  on  en- 


ase 

censé  à  l'office  pendant  que 
l'on  chante  les  kïrye.  Quand 
une  personne  passe  avec  un 
cheval,  si  on  se  met  à  chan- 
ter les  kïrye,  elle  prend  cela 
comme  une  insulte  s'adres- 
sant  à  son  cheval,  et  par  suite 
à  elle-même.  Voy.  kïrye. 

âsâsu,  y,  encenseur,  euse. 

âsévlï,  ensevelir. 

àsetrè,  encêtres. 

àôc  =  c'est  égal  :  nul  fwe 
âse,  tn  vûrô  pe  m  meryâ  devn 
II,  ma  foi  c'est  égal,  je  ne 
voudrais  pas  me  marier  (d') 
avec  elle. 

âseUi  ou  ràseteî ,  donner 
une  secousse  à  un  sac  pres- 
que rempli,  afin  de  tasser  le 
grain  et  de  pouvoir  en  met- 
tre une  plus  grande  quantité; 
ce  mouvement  se  fait  en  sou- 
levant le  sac  au  moyen  des 
bras  et  de  la  bouche  et  en  le 
laissant  retomber  brusque- 
ment. De  là ,  donner  des 
coups  d'épaules  en  portant 
une  lourde  charge  derrière 
son  dos.  —  Enfin,  aller  d'un 
pas  lourd ,  cadencé  ,  et  en 
pliant  les  jambes,  comme  fait 

ROUSSEY.    —    Glossairt-. 


àtà 


17 


un  gros  et  pesant  paysan  :  il 
marche  en  rensachant. 

âse:(iiA,  assaisonner. 

J^t^^tV/;;w,  assaisonnement. 

âsmàsî,  ensemencer. 

âsûrsèla,  ensorceler. 

àsursùlii ,  y  ,  ensorceleur, 
euse. 

âsiuèn  ou  àsèn,  nf.,  ensei- 
gne ;  n'est  guère  employé 
que  dans  l'expression  :  et  a 
tiidj  ïèdjï  e  le  vièm  àsiuèn,  il 
est  toujours  logé  à  la  même 
enseigne,  il  est  toujours  aussi 
mal,  aussi  embarrassé. 

âsivenl,  enseigner  dans  le 
sens  d'indiquer  :  e  me  âsiuèiiî 
i  nï  dâklvôt ,  il  m'a  enseigné 
un  nid  d'alouettes. 

àsyè,  ancien,  enne. 

âsyênte,  ancienneté. 

àt,  ente. 

àtàdr,  entendre  :  el  àtà  du, 
il  entend  dur,  il  est  un  peu 
sourd.  Voy.  Ifidje. 

àtàdmà,  entendement  :  t  ne 
pe  pu  dàtàdiiiâ  k  n  vjeyôt ,  tu 
n'as  pas  plus  d'entendement 
qu'une  oie. 

àtàdu,  entendu. 

àtànâ,  entamer  et  enton- 


i8  ùl^ 

ner  :  âtânâ  le  mèt€,  àtânâ  lu 
krcdo,  entamer  la  miche,  en- 
tonner le  Credo. 

âtânur,  entamure,  entame. 

âtât,  entente. 

àU,  hanche  :  sa  ~i  grâ  dezàt- 
€1,  c'est  un  grand  déhanché. 

âUênâ,  enchaîner. 

âtéënmà,  enchaînement. 

âteer^  enchères. 

âtsepy,  sorte  de  ruban  tra- 
cé par  l'enclume  sur  la  faux 
battue  :  le  hiuen  fa  sàt^cpyd 
bl,  les  bonnes  faux  se  battent 
bien ,  c'est-à-dire  s'amincis- 
sent uniformément  entre  le 
marteau  et  l'enclume, 

àteepy,  nf.  pi.,  le  marteau 
et  l'enclume  servant  à  battre 
la  faux. 

ât€epyâ,  battre  une  faux. 

àteerkùyi,  adj.,  méli-mélo  : 
le  grôl  e  lût  ât€erkèyi  le  byâ, 
la  grêle  a  tout  emmêlé  les 
blés. 

àUerkèyï  {/) ,  s'enchevê- 
trer. 

àteeryibâ  (litt.  encharruer), 
semer  d'abord  le  grain  et  la- 
bourer ensuite.  On  a  l'habi- 
tude d'encharruer  les  pois. 


àlA 

âuâ,  jars  (voy.  c;â:(â).  So- 
briquet désignant  un  homme 
grand ,  fluet  et  qui  marche 
mal. 

ât^âsi,  enchâsser. 

àîeôlâdâ ,  entourer  quel- 
qu'un de  prévenances  dans 
le  but  d'en  obtenir  plus  tard 
quelque  chose. 

àtevcîrènià  ,  enchevêtre- 
ment. 

àUvetrâ,  enchevêtrer. 

àUvôlâ,  mettre  la  charrue 
sur  le  chevalet. 

âièd  (de  tê€e'),  entasser  des 
gerbes  ou  des  bottes  de  paille. 

âtè€u,  y,  celui  ou  celle  qui 
âtê€. 

àtetâ ,  entêter  ;  le  pip  âtet 
le  fmâyô,  la  pipe  entête  les 
finâyô.  Voy.  ce  mot. 

àiêtâ,  entêté,  q  :  el  â  âûtâ 
kinà  l  nulle,  il  est  entêté  com- 
me un  mulet. 

âterâ,  enterrer.  Voy.  àkru- 

tà. 

âtey,  entaille.  —  Grande 
coupure. 

âtcyi,  entailler. 

àlâ ,  enter. 

âtâsî,  entasser.  Voy.  àiùei. 


àtr 

àtïsïpâ,  anticiper. 

àti,  cheval  étalon  :  le^  àû 
50  pu  fo  k  /d^;^  âtré  îeva,  les 
étalons  sont  plus  forts  que 
les  autres  chevaux. 

àt'î,  r,  entier,  ière. 

âûnnà,  entièrement. 

âtmî,  engourdir  par  le  froid 
ou  par  un  repos  prolongé 
dans  une  position  gênante. 

àtôrs,  entorse. 

àtr,  prép.,  entre.  Voy. 
àtrùmî'. 

àtr,  jante. 

àtrèbâyi,  entrebâiller. 

âtréme,  entre  :  âtréme  le  du 
krô,  entre  les  deux  creux,  lieu 
dit  de  la  prairie  de  Bournois. 
—  âtrèmé  le^  epal,  entre  les 
épaules. 

âtrênieîr  (s),  s'entremet- 
tre, se  mettre  à  une  besogne 
difficile. 

àtrtmij,  entremise. 

àtrépo:;^â,  entreposer. 

àtréprénà,  t,  adj.,  entre- 
prenant, e. 

âtrèprùnu,],  ou,  au  mascu- 
lin, âtrêprénér,  n.,  entrepre- 
neur, euse. 

àtrèpnj,  entreprise. 


rnw  1 9 

àtrùCi,  entretien. 

àirèlnl,  entretenir. 

àtrévôr,  entrevoir. 

àtrèvti,  entrevue. 

àtrenâ,  entraîner. 

àtrœvrî,  i,  entr'ouvert,  e. 

âtrœvrî,  entr'ouvrir. 

àtrâ,  entrer.  — Entrée.  — 
Mettre  des  àtr  à  une  roue. 

âtiiredj,  entourage. 

âtiirâ,  entourer. 

àtiirîiyedj ,  entortillage. 

àtiirîîyi,  entortiller. 

àvèlmâ ,  envenimer,  dans 
le  sens  d'infecter  de  venin, 
d'enflammer,  en  parlant  d'u- 
ne plaie  :  ^  na  pe  pra  detr  gerî 
d  se  pîkûr,  sô  ma  a  pu  àvèlmâ 
k  jèmâ,  il  n'est  pas  prêt  d'être 
guéri  de  sa  piqûre,  son  mal 
est  plus  enflammé  que  ja- 
mais. 

àvèlmâ,  adj.,  venimeux, 
euse  ;  vénéneux ,  euse  :  le 
krepà  sô  àvèlmâ,  les  crapauds 
sont  envenimés  ;  —  /!;{  epèn 
iiu'ër  sô  pu  àvèlmâ  k  le  byàU, 
les  épines  noires  sont  plus 
envenimées  que  les  blan- 
ches, 

àvœdî,  enrouler  du  fil  sur 


20  âvï 

une  bobine  ou  toute  chose 
semblable. 

àvi'yï,  envahir. 

àvàlâ  (s),  V.,  se  dit  d'un 
feu  qui  brûle  en  s'étendant 
rapidement  ;  c'est  surtout 
dans  les  buissons ,  le  long 
des  haies  où  il  y  a  de  l'herbe 
sèche  que  le  feu  sâvâl  bien. 

àvïrô ,  nm.  ,  tarière  :  kc 
bîigré  d  6iiyô,  se^  ebî  sô  eîfwetn 
kmâ  sel  cvï  ptsâ  dà  1  pUu  dà- 
vïro,  quelle  bougre  de  souil- 
lon, ses  habits  sont  chiffon- 
nés comme  s'ils  avaient  passé 
dans  un  pertuis  de  tarière. 
—  adv.,  environ;  mpl.,  en- 
virons. 

àvtriinà,  t,  environnant,  e. 

àvïninâ,  environner. 

rivi ,  nf.,  cl  le  nnvî  €u  le 
djii ,  elle  a  une  envie  sur  la 
joue,  une  tache  provenant, 
dit-on  ,  d'une  envie  de  la 
mère  pendant  la  concep- 
tion. 


âv-w 

àvi  (l'or),  loc,  détester  : 
e  lie  rà  M  muey  €i  âvi,  il  n'y 
a  rien  que  je  déteste  tant. 

âvlîip,  enveloppe. 

âvliipà,  envelopper. 

ûvnimâ,  envenimer,  dans 
le  sens  d'exciter  unepersonne 
contre  une  autre.  V.  àvdrnâ. 

àvô€ô,  abcès,  anthrax. 

àvônnœ^lâ  ou  âvôrmhlâ , 
vermoulu,  e. 

âvfilâ,  envoler. 

âvyâby,  enviable. 

âvyt,  envier. 

âvyu,  /,  envieux,  euse. 

âvweyi,  envoyer. 

avive,  envoi  ;  employé  en 
langage  burlesque  dans  la 
phrase  suivante  :  bôdjii  viôsyâ, 
vîvt'kî  in  àvwe  k  me  nûr  vo:^ 
âdwey ,  bonjour  Monsieur, 
voici  un  envoi  que  ma  mère 
vous  andouille,  pour  :  une 
andouille  que  ma  mère  vous 
envoie. 


hàs 

bâhà,  nm.  Le  boire,  dans 
le  langage  des  enfants  :  e  vo 
sô  baba,  il  veut  son  baba. 

bàfr,  gifle. 

bà-frer,  beau-frère. 

bàfrâ,  bâfrer. 

bàfrn,  j,  bâfreur,  euse. 

bâlèii,  baleine. 

bâlô,  ballot. 

bâô,  bâô ,  bàbâô  :  baon, 
baon,  banbaon,  mots  chantés 
en  cadence,  et  tout  en  imi- 
tant les  mouvements  du  son- 
neur tirant  sur  la  corde,  par 
les  enfants  qui ,  dans  leurs 
jeux,  cherchent  à  imiter  le 
son  de  la  cloche  ainsi  que 
les  gestes  du  sonneur. 

bà-per,  beau-père. 

base,  adj.,   personne  ou 


bât 

animal  qui  a  le  visage  ou  le 
nmseau  tacheté. 

base,  nom  qui  s'applique 
aux  animaux  (surtout  aux 
moutons)  et  aux  personnes 
pour  désigner  celui  qui  a  la 
figure  ou  le  museau  tacheté. 
Dans  les  deux  cas ,  on  dit 
iniir  base,  museau  tacheté. 

bât^i ,  nf.,  espace  compris 
entre  deux  solives.  —  Au 
moment  de  la  récolte  du 
maïs,  les  plus  belles  grappes 
sont  proprement  défaites, 
c'est-à-dire  dépouillées  de 
leurs  glumes,  à  l'exception  de 
deux  ou  trois  des  plus  solides. 
Au  moyen  de  ces  quelques 
glumes,  les  grappes  sont 
accouplées  deux  à  deux,  puis 


22  M^ 

achevalées  pendantes  régu- 
lièrement sur  des  échalas 
placés  longitudinalemcnt  en- 
tre les  solives,  de  sorte  que 
les  planches  noires  et  enfu- 
mées du  plafond  disparais- 
sent cachées  par  un  deuxième 
plafond  formé  de  grappes 
riantes  et  dorées,  qu'à  juste 
raison  le  paysan  admire  avec 
fierté.  —  On  donne  aussi  le 
nom  de  hatel  à  la  quantité 
de  grappes  de  maïs  qui  peu- 
vent être  accrochées  entre 
deux  solives. 

bàte^  beauté  :  le  bâte  né  s 
mèdj  pe  e  le  kèyrâ,  la  beauté 
ne  se  mange  pas  à  la  cuille- 
rée, ce  n'est  pas  la  beauté 
d'une  femme  qui  emplit  la 
cuiller  dans  un  ménage. 

bàtnâ,  bâtonner. 

hàtô ^  bâton.  Avec  bâton, 
les  bergers  composent  le 
même  et  interminable  chant 
qu'avec  etrô.  Voy.  ce  mot. 

lHi:(èn,  basane  ;  —  peau .  On 
dit,  en  parlant  d'un  pares- 
seux :  H  e  pb  d  sctâdr  le  bâ~èn, 
il  a  peur  de  s'étendre  la  basa- 
ne (la  peau)  en  travaillant. 


bâk 

hà,  nm.  pi.,  ban  -.âne 
t€âpâ  yœ  bà  dûmwèn,  litt.  on 
a  jeté  leurs  bans  dimanche, 
on  a  fait  à  l'église  la  publi- 
cation de  leur  mariage.  — 
A  la  veille  des  foins  et  des 
vendanges,  le  conseil  muni- 
cipal se  réunit  et  fixe  une 
date  pour  l'ouverture  de  la 
fenaison  ou  des  vendanges; 
jusqu'à  cette  date,  les  prés 
et  les  vignes  sont  en  bans,  et 
il  est  défendu  de  faucher  ou 
de  vendanger. 

bà,  banc. 

bâb'i,  n,  bambin,  e. 

bàbôe,  bamboche. 

bàbôeu,  j,  bambocheur, 
euse. 

bâd,  bande. 

bâdcdj\  bandage. 

bàdâ,  bander. 

bàdl,  bandit. 

bàdô,  bandeau. 

bàdiil'lr,  bandoulière. 

bâk,  banque. 

bàke,  banquet;  c'est  le  re- 
pas de  midi  ;  va  bâk  ta,  vwelc 
medï  k  son,  (allons)  vons  ban- 
queter, voilà  midi  qui  sonne. 

bâkel ,  bancale.  Voy.  toli 


et  Mtrô. 

bâkt'lâ,  bancaler.  —  Mar- 
cher à  la  façon  d'un  bancale  : 
le  Ucr  bàkt'l ,  la  chaise  ban- 
cale, elle  a  un  pied  plus  court 
ou  plus  grand  que  les  autres. 

bàkct,  banquette. 

bâkt,  r,  banquier,  ière. 

bâknit,  banqueroute, 

bâkrntî,  r,  n.,  banquerou- 
tier, ière. 

bâktâ,  faire  le  repas  de 
midi. 

bàktu,  j,  n.,  banqueteur, 
euse. 

bave,  nm.,  bcîton  muni 
d'une  fente  à  l'une  de  ses 
extrémités  et  dans  laquelle 
on  introduit  une  poignée  de 
paille.  Le  bave  se  place  à  l'en- 
trée d'un  sentier  pour  indi- 
quer qu'il  est  défendu  d'y 
passer,  sous  peine  d'amende, 
ou  dans  un  champ  où  les 
bestiaux  ne  doivent  pas  aller 
pâturer. 

bden,  bedaine. 

bdân,  bédane. 

bdjà,  t,  perdant,  e. 

bdjï,  nm.,  sorte  de  poire. 

bdju,  û,  perdu,  e. 


bên  2  3 

bdju  (perdue),  nf.,  jeu  de 
billes  où  l'on  se  gagne  mu- 
tuellement ses  billes.  —  La 
bdju,  c'est  le  jeu  «  à  de  bon  » 
des  petits  Parisiens.  Par  con- 
tre, on  joue  souvent  e  drâ, 
h  de  rien.  Dans  ce  cas,  on 
se  rend  les  billes  une  fois  la 
partie  terminée. 

bôdiik,  vieille  masure. 

bén  ou  bèn,  banne  :  né 
bén  dé  pils,  une  bannée  de 
balle  de  blé  ou  d'avoine. 

béknâdâ,  passer  son  temps 
à  des  travaux  divers  et  de  peu 
d'importance;  bricoler. 

bèknâdu ,  j,  celui  ou  celle 
qui  passe  son  temps  à  des 
travaux  sans  importance;  — 
mauvais  ouvrier. 

bêkyi,  lambiner.  —  Tra- 
vailler avec  la  lenteur  d'un 
homme  qui  marche  avec  des 
béquilles.  —  Grignoter. 

bèkyu,  y,  lambin,  e.  — 
Grignoteur,  euse. 

bênô ,  bégnet.  —  Grosse 
tache  d'excréments  assez 
fréquente  sur  le  pan  de  der- 
rière des  chemises  des  en- 
fants. Voy.  krâpc  et  îmâdj. 


24  hùr 

bcr,  beurre  :  sa  dï  bèr  dû 
lomô,  e  lîà  n  e  gâr,  ml  sa  n 
à  dï  bô,  c'est  du  beurre  de 
Lomon,  il  n'y  en  a  guère, 
mais  c'en  est  du  bon,  pour 
dire  qu'une  chose  est  rare, 
mais  qu'elle  est  de  première 
qualité  ;  —  nf.,  bâcle.  —  Per- 
sonne lourde  et  peu  intelli- 
gente :  c/bs  bùr,  grosse  bâcle, 
grosse  bête. 

bêrâ,  bâcler  une  porte  ;  — 
s  bèrâ,  se  heurter  contre  un 
objet  dans  l'obscurité  :  nâ 
lâtcn  sa  clc  e  po  î  m  sa  le  bèrâ 
hoir  lu  t€e,  ma  lanterne  s'est 
éteinte,  et  puis  je  me  suis 
allé  buter  contre  le  char. 

bùrdol,  femme  bavarde. 

bèrdolà,  bavarder, 

bèrdônâ  ou  tônâ,  tonner. 

bèrir  (litt.  beurrière),  ba- 
ratte. —  Trou  que  les  ber- 
gers font  dans  les  prés,  autour 
des  fontaines,  pour  s'amuser 
à  battre  le  beurre  avec  des 
bâtons. 

bùrJàdâ,  lambiner. 

bêrlâdâ,  flâner. 

bùrJâdu,  y,  lambin,  e. 

Wrlàdu  ,  ;',  flâneur,  euse. 


bùi 

bérlôk  ou  brèlôk,  nf.,  outil 
ou  meuble  mal  ajustés  :  vey 
bôrlôk,  vieille  bùrJôk. 

bêrlu,  n  ou  /,  berlu,  e. 

bêrnîk,  interj.,  bernique  : 
bârnïk,  mkfilâ.  Il  n'y  a  que 
dans  cette  expression,  et 
lorsqu'on  parle  de  la  fête  pa- 
tronale ,  la  Saint-Nicolas , 
que  le  mot  Nicolas  est  traduit 
par  nïkfilâ;  dans  tous  les  au- 
tres cas  on  dit  knla. 

bïTtel,  bretelle. 

bùrtô,   Breton.  —  Bègue. 

—  Gros  flacon  en  fer-blanc 
servant  à  mettre  de  l'huile. 

bès,  ruche.  —  Tête  :  gros 
bês,  grosse  tète. 

bêtd'lô  ou  mèteelô.  Voy. 
keiio. 

bùterà,  bûcheron. 

bè/^'i,  errer.  —  djlgâ. Woy. 
ce  mot. 

kxyo,  nm.,  sorte  de  gesse. 

—  Arc  dont  la  corde  est  rem- 
placée par  une  banded'écorce 
de  cerisier.  Les  bergers  atta- 
chent le  bê:^yô  à  la  mèche  de 
leur  fouet  et  le  font  tourner 
en  l'air  le  plus  vite  possible. 
Il  en  résulte  un  bourdonne- 


hik 
ment  qui  fait  fuir  les  bes- 
tiaux. 

bœjnà  (de  bœjo),  bouder 
en  baissant  la  tête  comme 
le  busard  au  repos  et  à  l'affût  : 
kàske  t  bâ'jèn  àkn  ?  qu'est-ce 
que  tu  boudes  encore  ?  — 
Voy.  ehœjnâ  et  mu^â. 

bd'jô,  busard.  —  Homme 
sournois. 

bœrè,  beurré. 

bâ'te ,  tige  de  graminée  : 
el  e  le  bœU  a  ku,  il  a  la  bœte 
au  cul,  il  va  moissonner  pour 
la  première  fois  de  l'année. 
Voy.  mwhô. 

bœUi  (de  bœt€),  terme  de 
jeu  ;  mesurer  avec  une  bœU 
pour  reconnaître,  par  exem- 
ple, quel  est  le  palet  qui  est 
le  plus  près  du  but,  de  la 
pâst.  —  Au  fig.,  prendre  ri- 
goureusement ses  mesures, 
être  très  prévoyant  :  û  bi 
bœUi  tô  djû,  môfè,  tu  as  bien 
calculé  ton  jeu  (ton  affaire), 
mon  fils. 

bœUôt,  diminutif  de  bâte, 
nf.,  petit  brin  de  paille  :  tïri 
e  béuôt ,  tirer  à  la  courte 
paille.  —  Lorsque  deux  en- 


bây  25 

fants  sont  en  querelle,  mais 
qu'ils  sont  de  même  force 
et  n'osent  pas  s'attaquer,  les 
camarades  qui  tiennent  tou- 
jours à  se  payer  le  spectacle 
d'un  combat,  mettent  les 
deux  adversaires  en  présence, 
sur  l'épaule  de  l'un  on  place 
une  bd'Uôt,  l'autre  est  défié  de 
la  faire  tomber,  ce  qu'il  fait, 
excité  qu'il  est  par  tout  le 
monde;  alors  la  question 
d'honneur  est  engagée  à  son 
suprême  degré  :  s'être  laissé 
enlever  la  bœt-eôt  est  une  in- 
sulte qu'il  faut  venger  à  tout 
prix,  et  il  s'en  suit  un  véri- 
table combat  de  coqs. 

bœtln,  nf.,  bêta  :  grà  bœten, 
grand  bêta. 

bœyi,  regarder  comme  un 
badaud,  en  ouvrant  des  yeux 
gros  comme  des  bœyô  :  kas  ké 
t  bœy,  Uervot,  vot  t  depadji  ! 
qu'est-ce  que  tu  regardes , 
Uervot,  veux-tu  te  dépêcher  ! 

bdjô,  nm.,  grosse  chatière 

de  la  porte  d'une  écurie  ou 

•d'une  grange.  —  Ouverture 

par  laquelle  on  introduit  de  la 

grange  le  foin  dans  le  râtelier. 


26  hên 

hœyu,  j,  n.,  celui  ou  celle 
qui  regarde  comme  un  ba- 
daud. 

bê,  bain. 

bènâ,  V.,  séjourner  pen- 
dant un  certain  temps  dans 
l'eau.  On  met  bâiâ  les  légu- 
mes secs  dans  l'eau  avant  de 
les  faire  cuire.  —  Nf.,  petite 
pluie  qui  ne  fait  qu'humec- 
ter le  .sol. 

bêiji,  baigner. 

bêiiu,j,  n.,  baigneur,  euse. 

be  ta  (litt.  beau  temps), 
nm.,  été  :  sbe  ta,  cet  été. 

bè,  nf. ,  abée  ,  réservoir 
contenant  l'eau  destinée  à 
faire  marcher  un  moulin. 

be-fô,  bas-fond. 

be,  adj.,  beau. 

be-vâtr,  bas- ventre. 

bè,  €,  adj.,  bas,  sse. 

be,  nm.,  bas,  partie  infé- 
rieure. 

begh,  bécasse  :  ôlâ  e  le  pes 
è  begh,  aller  à  la  passe  aux 
bécasses. 

benedîksyô,  bénédiction. 

bènèdistîe ,  bénédicité  :  bé- 
nédicité, nous  sommes  assez, 
prions    l'Enfant-Jésus    qu'il 


bU 

n'en  vienne  plus.  C'est  ainsi 
qu'un  joyeux  farceur  dit  son 
bénédicité. 

bénefîs,  bénéfice. 

bètmâ,  bêtement. 

b'etô,  bêta. 

bétôt  ou  betâdj,  fém.  debetô. 

betùnà,  bétonner. 

betwln,  bétoine. 

bevu,  bévue. 

bebiy,  babil. 

bebîyedj,  babillage. 

bebïyâ,  dj,  n.,  babillard,  e. 

hebîyi,  babiller. 

berbu,  ù,  barbu,  e;  quel- 
ques personnes  disent  berbuj 
au  féminin. 

bebyol,  babiole. 

be€  ou  be£tr,  nf.,  endroit 
bas,  petit  vallon. 

bh't,  baisser. 

bhôt  ou  beteôt,  bachelette, 
rarement  employé;  ce  mot 
n'est  d'ailleurs  pas  de  Bour- 
nois,  mais  des  villages  voi- 
sins de  la  Suisse. 

bcd,  bette. 

bedavcl  {be  dî  vledj  =  bas 
du  village),  nm.,  partie  basse 
du  village  de  Bournois.Voy. 
hôte. 


bn 

bedâveli ,  r,  habitant  du 
bedàvel.  Voy.  koû. 

bedînedj,  badinage. 

hailnâ,  badiner. 

bi'djol,  bajoue. 

bed-kot,  poirée  à  corde. 

bcdrâv,  betterave. 

bcg,  bague  :  tcfurâ  tô  dwe 
à  ku  dî  Ue,  tu  as  fourré  ton 
doigt  au  cul  du  cliat,  dit-on 
à  celui  qui  porte  une  bague 
par  extraordinaire.  —  A  Eix 
(Meuse),  on  dit  au  cul  d'une 
chèvre. 

beget,  baguette. 

begâr,  bagare. 

beku,  nm.,  petite  chau- 
mière. Principalement  la  ca- 
bane du  charbonnier  au  mi- 
lieu du  bois. 

bel,  bal.  Autrefois,  au  lieu 
de  faire  un  bal  en  planches, 
on  allait  danser  dans  la  prai- 
rie ;  il  y  a  encore  lu  prâ  kà 
dâs,  litt.  le  pré  qu'on  danse  : 
le  pré  où  l'on  danse. 

bel  (a),  même  sens  que 
bélmâ.  e  yâ  d  bel,  il  y  est  de 
belle ,  il  n'y  en  a  pas  du 
tout. 

bel,  belle. 


27 


bcr 

beUetr,  bille. 

belïvà ,  baliveau.  Brin 
d'herbe ,  épi ,  fil  de  barbe 
épargnés  par  la  faux  d'un 
faucheur  mal  habile  ou  par 
le  mauvais  rasoir  du  barbier. 

belîvâdedj,  balivage. 

bt'lîvâdâ,  marquer  dans  un 
bois  les  baliveaux  avant  l'a- 
batage  de  la  coupe. 

belwern,  baliverne. 

bclïvernâ,  baliverner. 

belmà  =  il  n'y  a  pas  de 
danger  :  l'ivrogne  a-t-il  laissé 
du  vin  ?  ah  belmâ  ! 

belô,  ballon. 

bennrôt ,  bau  nette  :  t  pnî 
benérôt,  un  panier  baunette. 

bhi,  bagne. 

berà,  barreau. 

bera  (de  bar),  clôturer  un 
terrain  au  moyen  d'une 
haie.  —  Circonscrire  un  mal 
par  des  signes  accompagnés 
de  certaines  formules  ou 
prières.  Malgré  les  progrès 
de  la  science  et  de  l'instruc- 
tion, cette  pratique  est  en- 
core actuellement  de  mode 
à  Bournois.  Dans  presque 
tous  les  villages  il  y  a  une 


28  ber 

personne  qui  possède  ce  pou- 
voir de  guérir.  Comme  les 
druides,  à  aucun  prix  elle  ne 
divulgue  ses  secrets.  C'est 
un  privilège  dont  elle  dote, 
à  un  moment  donné,  un  de 
ceux  qui  jouissent  de  toute 
son  estime  et  en  qui  elle 
a  une  confiance  absolue  au 
point  de  vue  de  la  discrétion. 
A  Bournois,  c'est  mon  père 
qui  était  le  «  barreur  »  ;  sa 
réputation  de  guérisseur 
était  au  dessus  de  tout  éloge, 
et  à  plusieurs  lieues  à  la 
ronde  on  avait  recours  à  ses 
bons  soins;  je  l'ai  vu  en 
maints  cas  obtenir  des  résul- 
tats merveilleux.  Voici  la 
liste  des  maladies  qui  peu- 
vent être  barrées  et  de  quelle 
façon  : 

Dartres.  —  L'opérateur 
coupe  à  la  partie  inférieure 
de  trois  tiges  de  blé,  et  sur 
un  nœud,  trois  bouts  de 
paille  de  la  grandeur  d'une 
allumette.  Avec  chacun 
d'eux  il  fait  le  tour  de  la 
partie  malade  en  appuyant 
légèrement    sur    la     peau  , 


bh 

termine  par  un  signe  de 
croix  sur  le  mal  et  jette 
derrière  lui  la  paille  en  la 
faisant  passer  par  dessus  son 
épaule  droite.  Tout  en  fai- 
sant les  signes,  le  barreur 
dit,  avec  la  première  paille  : 
dartre  des  dartres,  disparais 
promptement,  au  nom  du 
Père  et  du  Fils  et  du  Saint- 
Esprit.  Avec  la  deuxième, 
dartre  des  dartres,  recule-toi, 
au  nom  du  Père  et  du  Fils  et 
du  Saint-Esprit.  Enfin  avec 
la  troisième,  dartre  des  dar- 
tres, va-t-en  au  fond  de  la 
mer  ou  dans  un  désert  inha- 
bitable, au  nom  du  Père  et 
du  Fils  et  du  Saint-Esprit, 
ainsi  soit-il.  Alors,  de  même 
que  dans  tous  les  cas  sui- 
vants, le  malade  récite  cinq 
pater  et  cinq  ave  en  l'hon- 
neur de  la  mort  et  passion 
de  N.  S.  J.-C,  et  la  guéri- 
son  ne  se  fait  pas  attendre. 
Quand  il  s'agit  d'un  animal, 
c'est,  bien  entendu,  le  pos- 
sesseur de  la  bête  qui  récite 
les  prières. 

Foulures    et    entorses.    — 


btr 
Avec  le  pied  gauche  on  fait 
trois  fois  un  signe  de  croix 
sur  la  partie  atteinte  en 
disant,  les  deux  premières 
fois  :  en  terre,  pars  en  terre, 
sur  en  terre,  bienheureux 
saint  Biaise  te  guérisse.  La 
troisième  fois,  on  ajoute,  par 
le  bienheureux  saint  Biaise 
sois-tu  guéri. 

Brûlures.  —  Sans  faire  de 
signes,  on  dit  :  feu,  feu,  feu 
de  Dieu,  retire  ta  chaleur 
aussi  promptement  que  Ju- 
das perdit  sa  couleur  quand 
il  eut  trahi  N.  S.  J.-C.  au 
Jardin  des  Oliviers.  Va-t-en 
en  terre  pourrir,  car  elle  aura 
plus  de  force  pour  te  sup- 
porter que  la  personne  que 
tu  fais  souffrir. 

Maladies  des  yeux.  —  Avec 
trois  signes  de  croix  sur  le 
mal  :  Je  m'en  vais  par  les 
champs  guérir.  J'ai  rencon- 
tré N.  S.  J.-C.  qui  m'a  dit 
«  soignez  et  priez ,  guéris 
vous  serez  »,  bienheureuse 
sainte  Clair  nous  aider. 

Puce  tua  ligne.  —  En  fai- 
sant successivement  des  si- 


her  29 

gnes  de  croix  sur  le  point 
enflammé,  on  répète  deux 
fois  :  sôrez,  barrez,  bienheu- 
reux saint  Biaise  te  guérisse. 
Au  troisième  signe  :  par  le 
bienheureux  saint  Biaise, 
sois-tu  guéri. 

Pe  mal  (litt.  laid  mal, 
chancre).  —  Pe  mal,  gros 
mal,  louqûes,  touva,  je  te 
conjure  de  sortir  du  corps 
(ici  le  nom  de  la  personne 
malade),  et  de  t'en  aller  en 
terre,  pourrir,  car  elle  aura 
plus  de  force  pour  te  sup- 
porter que  la  personne  que 
tu  fais  souffrir. 

Coliques.  —  Dans  ce  cas 
seulement  le  barreur  peut 
opérer  à  distance  et  sans 
signes.  Voici  la  formule  :  Je 
te  conjures  de  sortir  du 
corps  (nom  du  patient), 
aussi  promptement  que  Jo- 
seph d'Arimathie  descendit 
le  corps  de  N.  S.  J.-C.  et 
t'en  aller  en  terre,  pourrir, 
car  elle  aura  plus  de  force 
pour  te  supporter  que  la 
personne  que  tu  fais  souf- 
frir. Vov.  niied. 


30  bt-r 

berbélô,  petits  boutons  qui 
recouvrent  parfois  la  hingue 
du  jeune  veau  et  l'empêchent 
de  téter.  On  fait  disparaître 
ces  boutons  en  les  coupant 
avec  des  ciseaux  et  en  frot- 
tant ensuite  fortement  la 
langue  de  l'animal  avec  du 
gros  sel. 

bèrbâ,  barbé,  e  ;  —  élaguée. 

berbâ,  barber;  —  élaguer. 

bèrbâr,  barbare. 

berbîte  ou  berbïe,  barbiche. 

berbi,  brebis. 

berbiitedj,  barbotage. 

berbîi,  nf.,  salsifis. 

bere  (de  bâr),  râtelier. 

beregwïnedj ,  baragouinage. 

beregujïnâ,  baragouiner. 

bcregwtnu,  j,  n.,  baragoui- 
neur, euse. 

beregwl,  baragouin. 

berek ,  nf. ,  barraque.  — 
Gros  bœufs  qui  mangent 
dans  un  repas  une  quantité 
de  foin  telle  qu'elle  suffirait 
pour  emplir  une  barraque. 
Cette  comparaison  peut  s'ap- 
pliquer à  d'autres  animaux. 

berekmâ,  barraquement. 

berîkàdâ,  barricader. 


bh 

bmkâd,  barricade. 

bcnr,  barrière. 

berlâ,  nf.,  contenu  du  râ- 
telier. 

berlô,  nm.,  porte  de  jardin 
faite  comme  une  claie. 

bcrô,  baron. 

bcrûmâtr,  baromètre.  — 
Masse  de  morve  qui  monte 
et  qui  descend,  comme  un 
baromètre,  sous  le  nez  d'un 
enfant  malpropre.  V.  teàdcl. 

berun,  nf.,  baronne. 

besïnâ,  v.,  bassiner. 

bhl,  nm.,  bassin.  —  Sorte 
de  casserole  en  cuivre  munie 
d'unelonguequeueà  crochet 
et  dont  on  se  sert  pour  puiser 
l'eau  à  la  fontaine. 

bhkul,  bascule. 

beskulâ,  basculer. 

bhnâ,  nf.,  le  contenu  d'un 
bassin  à  queue. 

bhtrîg,  bastringue. 

bhtîinâd,  bastonnade. 

betà,  battant.  —  Enfant 
destiné  à  être  pris  par  les 
quatre  membres  pour  frapper 
sur  la  cloche  au  jeu  de  la 
clochette.  Voy.  kyèteôt. 

betèni,  baptême. 


bet 

beteJéyâ,  bataclan. 

beteyô,  bataillon. 

bctây,  bataille. 

betâyi,  batailler. 

betâyu,  /,  batailleur,  euse. 

betî,  Baptiste,  nom  d'hom- 
me. Voy.  bètlst. 

bcfismà ,  baptismaux  :  fô 
bètïsmà,  fonds  baptismaux. 
On  dit  plus  souvent  le  fô  d 
bètèin,  les  fonds  de  baptême. 

betî6t,  nf.,  batiste.  —  Bap- 
tiste, nom  de  femme. 

betî:(t,  baptiser.  Insulter 
quelqu'un  en  lui  donnant 
une  foule  de  noms  injurieux  : 
ï  là  betï-^i  kmâ  fa  (Jîmà  e  fa), 
je  l'ai  baptisé  comme  il  faut, 
je  lui  ai  dit  toutes  les  choses 
désagréables  qu'il  méritait. 

bt'tô,  nm.,  certaine  quan- 
tité de  chanvre  tressé  en 
natte. 

betr,  battre. 

betn,  batterie. 

hetu,  j,  batteur,  euse. 

betù,  u,  battu,  e. 

betû,  béton. 

betur,  babeurre.  —  Rixe  : 
le  bûb  sô  su,  el  î  vo  evioe  d  le 
betur  se  swe,  les  garçons  sont 


bey  3 1 

saouls,  il  y  veut  (il  veut  y) 
avoir  de  la  batterie  (bataille) 
ce  soir.  —  S'emploie  comme 
sobriquet. 

bev,  bave.  Voir  djôf. 

bhèrdedj,  bavardage. 

bevcrdâ,  bavarder. 

bevet ,  bavette  :  le  bevet  dî 
kûrî,  la  bavette  du  curé,  son 
rabat. 

bh'â,  baver.  —  Bavarder. 

bh'âr,  d,  bavard,  e  :  te  t 
bevâr.  —  si  so  i  bevâr,  î  nâ 
jeniâ  bèvâ  dâ  ton  ekey  sa  le 
rlevâ,  tu  es  un  bavard.  —  Si 
je  suis  un  bavard,  je  n'ai  ja- 
mais bavé  dans  ton  écuelle 
sans  la  relaver. 

bevôle,  bavolet. 

bevu ,  j,  baveur,  euse. 

bevur,  bavure;  ■ —  épis  qui 
échappent  de  la  gerbe. 

bey,  bail. 

beyî,  bailli.  —  H  y  a  vingt- 
cinq  ou  trente  ans,  on  trou- 
vait encore  au  village  quel- 
ques vieilles  personnes  qui 
prononçaient  belyî. 

beyî,  bailler.  —  Donner. 

bèyu,  j,  donneur,  euse. 

beyûnet ,    baïonnette  ;    les 


3  2  bât 

vieilles  personnes  disent  be- 

lyiinct. 

bhàr,  bazar.  —  Fatras. 

bâk ,  interj.,  qui  marque 
le  dégoût;  employé  le  plus 
souvent  avec  pivï  et  en  gron- 
dant un  enfant  (  voy.  ce 
mot)  :  pwi  bah  In  sâl,  e  môîr 
sô  ku,  pouah  bâk  le  sale,  il 
montre  son  cul. 

bâl,  bêlement  :  viuckî 
nôt  berbï ,  yàià  6ô  bâl ,  voici 
notre  brebis,  j'entends  son 
bêlement. 

bâl,  nm.,  balle  de  fusil  : 
7  bâl  dé  pyô,  une  balle  de 
plomb. 

bâl  a,  bêler. 

bâr,  haie.  —  Barre.  — 
Signes  que  fait  une  personne 
autour  d'une  plaie  en  réci- 
tant certaines  prières.  Voy. 
berâ. 

bârb,  barbe.  Au  fig.  :  fâr 
le  bârb  e  kekfi,  fiiire  la  barbe 
à  quelqu'un,  le  surpasser. 

bât£,  bâche,  grosse  taie  de 
toile  remplie  de  paille  qui 
sert  de  matelas  au  paysan. 
Quand  une  personne  meurt, 
on  brûle  la  bât€  de  son  lit 


bid 
dans  un  endroit  déterminé  à 
l'entrée  du  village. 

bât€ôt ,  nf.,  petite  bâche 
remplie  de  paille  sur  laquelle 
on  couche  les  enfants  au 
berceau. 

bâta,   bâtard.  Voyez  k^iiô. 

bâtâdj,  bâtarde.  Voy.  kèiiôt. 

bâti,  bâtir  :  /  ni  vo  pe  bâti, 
je  n'y  veux  pas  bâtir,  je  n'y 
resterai  pas  longtemps. 

bâtU,  bâtisse. 

bâtUu,  j ,  celui,  celle  qui 
bâtit. 

bâto,  bateau. 

bâyi,  bâiller. 

bâyô,  bâillement. 

bâyô  ou  bâlyô,  bâillon. 

bâyu,  j,  bâilleur,  euse. 

bâyiinâ  ou  bâlyûnâ,  bâil- 
lonner. 

bï,  bis  :  dl  pc  bi ,  du  pain 
bis. 

bïbï  (bibus),  jouet,  dans  le 
langage  des  enfants. 

bîblô,  bibelot. 

bibrô,  biberon.  Voy.  tôsilr 
et  tôstirôt. 

biby  ou  bibh',  bible. 

bi€tiin,  bistouri. 

bidc ,  bidet.  —  Le  numé- 


bîk 

ro  I  au  tirage  au  sort  :  t'I  e 
remnà  bide,  il  a  ramené  bi- 
det, il  a  tiré  le  n°  i . 

hïdjû  o u  bipt ,  bijou. 

bîdjuti,  r,  bijoutier,  ère. 

bîdô,  bidon.  Voy.  pfitkà. 

b'ifâ,  biffer. 

bip,  buffet.  Quand  une 
jeune  fille  se  marie,  elle  doit 
avant  tout  apporter  en  mé- 
nage un  buffet  garni  de  linge, 
c'est  ce  qui  constitue  son 
trousseau.  Un  jour  ou  deux 
avant  la  noce,  on  conduit  ce 
trousseau  chez  le  futur  sur 
un  char  décoré  avec  une  jolie 
branche  de  sapin  ou  de  char- 
mille enrubannée. 

bîgenî,  bigarreau. 

bîgô  ,  t ,  bigot ,  ote.  — 
Avoir  les  doigts  bîgô,  avoir 
les  doigts  engourdis  par  le 
froid. 

bîgntrt,  bigoterie. 

bîj,  bise,  die  sa  die  bïj  :  de 
la  6à  de  la  bise,  du  côté  de  la 
bise,  de  l'est. 

bîjô,  î,  griset,  ette. 

bîk,  chèvre.  Voy.  bïkôt , 
bôbôn,  kèb ,  kôb,  kîbr,  kàbr, 
kôbôt,  mut. 

RoussEY.  —  Glossaire. 


bîr 


33 


bîkâ,  embrasser  :  vJ  îki  M 
t  bîk ,  viens  ici  que  je  t'em- 
brasse, bôkâ  dans  plusieurs 
villages  des  environs. 

bîkô,  t,  biquet,  ette. 

bîkiitâ,  baisoter. 

bll,  bile. 

bîlu,  j,  celui,  celle  qui  se 
fait  de  la  bile. 

bîskèyî,  biscaïen. 

bîskâ,  bisquer  :  sa  pu  lu 
fâr  c  bîskâ,  c'est  pour  le  faire 
(à)  bisquer. 

bîskïuî,  biscuit. 

bît-e,  biche. 

bîviuek,  bivac. 

bîviuekâ,  bivaquer.  Voyez 
djokâ. 

bîyâr,  billard. 

bîyo,  pou,  dans  le  langage 
enfantin.  Voyez  gàbîyo ,  gré- 
du€,  grènedi,  ertîyer. 

bî^^bîyÇa),  loc,  en  bisbille. 

bi ,  ruisseau  :  djùr  a  bt , 
jouer  au  ruisseau  ,  celui 
«  qui  y  est  »  poursuit  ses 
camarades,  ceux-ci  ne  doi- 
vent lui  échapper  qu'en  sau- 
tant d'un  bord  du  ruisseau 
à  l'autre. 
bir,  bière. 

3 


34  bit' 

în,  bien. 

b'ifûlêr,  bienfaiteur. 

bJfâ,  bienfait  :  sa  pu  lu  bi 
fâ,  c'est  (pour  le)  bienfait, 
ou  sa  pu  dï  bl  fâ,  c'est  (pour 
du)  bienfait. 

b'inèrd',  :^,  n.,  bienheu- 
reux, euse. 

bllo,  bientôt. 

b'ivnu,  u,  bienvenu,,  e. 

bkèy,  béquille.  S'emploie 
comme  sobriquet. 

bkêyi  ou  bêgyi,  bégayer. 

blâdé,  blaude.  En  langage 
burlesque ,  chemise  d'une 
jeune  fille. 

bJœ  (jiô  de)  ou  blu  (nd  dé) , 
nom  de  bleu.  C'est  le  juron 
familier  des  petits,  de  ceux 
qui  n'osent  pas  encore  jurer 
ouvertement. 

bleg,  blague  :  rU-à-bleg, 
riche-en-blague,  bavard  ex- 
traordinaire. 

blegâ,  blaguer. 

blegu  ou  bûgèr,  blagueur. 

blcguj,  blagueuse. 

blero,  blaireau  :  le  blero  sùsà 
yêt  gr† luve,  les  blaireaux 
(vivent  de  leur  graisse),  su- 
cent leur  graisse  l'hiver   — 


bô£ 
vey  blero  :  vieux   blaireau , 
terme  injurieux  à  l'adresse 
d'un  vieillard. 

blJ,  bélier  :  te  i  bh  ma 
tûnâ,  tu  es  un  bélier  mal  cas- 
tré, terme  injurieux. 

blôt,  belette  :  yâ  vu  n  blôt, 
e  xj  '^'0  pyor,  j'ai  vu  une  be- 
lette, il  3'  veut  pleuvoir.  On 
prétend  que  les  belettes  ne 
se  montrent  le  jour  que  lors- 
que le  temps  va  changer. 

blôtâ  (de  blôt),  manger  un 
œuf  en  le  gobant,  c'est-à-dire 
à  la  façon  de  la  belette.  Voy. 
kûkûtâ, 

blo€  ,  prune  quelconque  , 
mais  plus  spécialement  le 
pruneau. 

blbe'i,  arbre  qui  produit  des 
blbe,  c'est-à-dire  des  prunes 
dont  on  ne  dit  pas  le  nom. 

blu,  myrtille.  —  Se  dit  byôt 
à  Etrappe,  petit  village  à  une 
lieue  Est,  de  Bournois. 

/'/vi:^,  blouse. 

hua,  bùn  ou  ben,  nf.,  ban- 
née,  le  contenu  d'une  banne. 

bôbiu'in,  bobine. 

bô€,  bêche. 

bô€â^  bêcher. 


bôl 

bô£edj,  bêchage. 

bô€u,j,  bêcheur,  euse. 

bôgedj,  bagage. 

bôky  bec. 

bôk  e  bôk,  bec  à  bec  :  e  s  60 
ràkôtâ  bôk  e  bôk,  ils  se  sont 
rencontrés  bec  à  bec,  nez  à 
nez. 

bôkâ,  V.,  se  dit  d'un  vête- 
ment mal  fait,  qui  s'avance 
en  pointe  où  il  devrait  s'a- 
dapter parfaitement  sur  le 
corps.  —  Embrasser.  — 
Becqueter.  Voy.  bïkâ. 

bôkôt  (fàr),  de  bôkâ,  em- 
brasser. Au  jeu  de  quilles,  se 
dit  d'une  boule  qui  n'a  pas 
assez  de  force  pour  faire  tom- 
ber une  quille  et  qui  s'arrête 
au  pied  après  l'avoir  bôkâ 
(embrassée).  C'est  un  dés- 
honneur pour  un  joueur  que 
de  faire  bôkôt,  car  la  fierté 
d'un  jeune  homme  vient 
surtout  de  sa  force, 

bôl,  bol. 

bôlâ,  balancement  :  œ  me^i 
efâ,  ke  t-eèmï,  lu  teef::^  de  bôlâ 
€î  fo  k  y  a  kru  k  no:(^  ôl'i  vô^â, 
heu,  mes  enfants,  quel  che- 
min !  le  char  faisait  des  ba- 


bôt  35 

lancements  si  forts  que  j'ai 
cru  que  nous  allions  verser. 

bôlâs,  balance. 

bôlàsi,  balancier. 

bôUfr,  lèvre  extraordinai- 
rement  grosse. 

bôlûtâ,  balotter. 

bônepcrtïsf,  bonapartiste. 

bônh,  bonasse. 

bôjûr  ou  bànir,  bannière. 

bôrbiitâ  ou  berbîitâ,  barbo- 
ter. 

bôrhiitu  ,  j  ou  berbntu,  j, 
barboteur,  euse. 

bôrblueycdj,  barbouillage. 

bôrdjèn,  bergerie. —  Gran- 
de troupe  de  bestiaux  quel- 
conque. 

bôrdjèrô,  t,  bergeret,  ette. 

bôrdjî,  r,  berger,  ère. 

bôrey,  baril.  —  Ventre.  — 
Gros  mangeur. 

bôreyô ,  barillet.  —  Celui 
qui  est  affligé  d'un  gros 
ventre. 

bô6â,  t,  jumeau,  elle.  — 
Se  dit  aussi  des  amandes  et 
des  noisettes  qui  contiennent 
deux  noyaux. 

bôtî,  bottier. 

bdnn,  bottine. 


36  hbl 

ho,  bois.  —  Squelette.  H 
à  gro  d  bo  :  \\  est  de  gros 
bois,  il  a  de  gros  os. 

bobln ,  bobine.  —  Sobri- 
quet d'une  femme  dont  le 
mari  s'appelle  Boby  :  sa  Je 
bobln  h  le  dï,  c'est  la  bobine 
qui  l'a  dit,  c'est  la  femme  de 
Boby  qui  l'a  dit. 

bôdjâ,  border. 

bodjur,  bordure. 

bol,  boule.  Au  jeu  de  quil- 
les ,  on  appelle  ne  bel  bol , 
une  belle  boule,  une  boule 
lancée  avec  force  et  adresse 
et  qui  arrive  sur  les  quilles 
en  rasant  le  sol. 

ho  le  keb  (litt.  bois  la  chè- 
vre), chèvrefeuille. 

bolâ  (Iht.  bouler),  rouler 
en  boule.  —  Aplanir  les 
terres  nouvellement  semées 
avec  un  bôlo  (rouleau). 

holi  (litt.  boulier),  celui 
qui  est  chargé  de  redresser 
les  quilles  et  de  renvoyer  les 
boules  aux  joueurs. 

bolô,  rouleau  pour  aplanir 
le  labour. 

bolôt ,  boulette.  Désigne 
surtout  le  jaune  de  l'œuf  : 


bôs 
à  n  po  pè  tnêdji  tnpyl  d  bolôt 
du  kœ  du  sa  bwer,  on  ne  peut 
pas  manger  tout  plein  (beau- 
coup) de  jaunes  d'œufs  cuits 
durs  sans  boire. 

bon,  borgne. 

boni,  boni. 

bô,  bon  ;  employé  avec  le 
verbe  sentir,  cet  adj.  s'ac- 
corde avec  le  nom  :  el  n  sa 
pe  bwen ,  elle  ne  sent  pas 
bonne. 

bô,  bon. 

bob,  bombe. 

bôbàs,  bombance. 

Mv;-A';//J,  bombardement. 

bôberdâ,  bombarder. 

bôbâ,  bomber. 

bôbâdj,  guimbarde. 

bôbô,  bonbon. 

bôbôn,  bonbonne. 

bôbùmr  ou  bôbôn'ir,  bon- 
bonnière. 

bôd,  bonde.  —  Pierre  aussi 
ronde  que  possible,  pouvant 
être  lancée  d'une  main,  et 
servant  pour  jouer  à  la  gelt. 
Voy.  gelt. 

bôdâ,  bonder. 

bôdjti,  bonjour. 

bôswe,  bonsoir. 


brà 

bôswer  (bonsoir),  juron 
familier  qui  s'emploie  pres- 
que toujours  avec  25  :  vit  si 
ou  vit  se  bôsiuer,  vingt-cinq 
bonsoirs. 

bdtt,  bonté. 

bràtâ ,  faire  changer  brus- 
quement une  voiture  de 
direction  et  souvent  dans  le 
but  de  l'arrêter.  En  sortant 
la  voiture  de  la  grange,  c'est 
la  personne  qui  tient  le  tïmd 
ou  le  îîmô  qui  brat  ;  èrâ^mâ 
ksô  tee  sa  bràtâ  à  desàdà  e  sre 
ôlâjusk  à  d^u  deprâ,  heureu- 
sement que  son  char  s'est 
bràtâ,  il  serait  allé  jusqu'au 
bas  des  prés. 

brâkâ ,  nm. ,  désigne  les 
deux  grosses  perches  ayant 
de  20  à  25  centimètres  de 
diamètre  que  l'on  place  sur  la 
voiture  lorsqu'on  veut  y  char- 
ger un  corps  très  lourd,  de 
grosses  pierres,  par  exemple. 

bràlA,  branler.  —  Balan- 
cer :  là  Imt'l  dé  niô  kûtc  bràl,  la 
lame  de  mon  couteau  branle  ; 
le  bôrdji  s  brâlâ  epre  /!:(  ârb , 
les  bergers  se  balancent  après 
les  arbres  ;  suû  bràl  hnâ  le  kn 


brâ  37 

dèn  vet€,  cela  branle  comme 
la  queue  d'une  vache. 

bràïkwet  ou  bràlkâ  (litt. 
branle-queue),  bergeronnet- 
te :  /  se  i  ifi  d  bràïkwet  levûske 
ye  du  à  k  kiivà  tûdj  e  grâ  fô€, 
je  sais  un  nid  de  hochequeue 
où  il  3'  a  deux  œufs  qui  cou- 
vent toujours  à  grand'force. 
Il  s'agit  des  testicules  couvés 
par  le  membre  viril.  Les  en- 
fants disent  cela  sous  forme 
de  devinette  ou  d'attrape  à 
leurs  camarades  plus  jeunes 
qu'eux. 

bràh'ir,  branloire.  —  Es- 
carpolette. Quand  on  fait 
une  grange  neuve  en  marne, 
on  y  installe  une  bràlnr.  Les 
enfants  et  les  jeunes  gens  ac- 
courent pour  se  balancer. 
Sous  les  pas  de  la  remuante 
jeunesse  l'aire  est  battue, 
affermie ,  et  le  but  du  pro- 
priétaire est  atteint. 

bràt€,  branche. 

brâtd'dj,  branchage. 

bràteeyi  ou  brât£Î ,  bran- 
cher. 

brât€Ôt,  diminutif  de  bran- 
che. 


38  hrû 

bràt£u,  y,  branchue,  e. 

brèsàlâ,  brouillasser. 

brédjî  ou  berdjî,  nni.,  petit 
espace  réservé  aux  moutons 
dans  l'écurie  et  fermé  par 
une  cloison  en  planches. 

brédjî,  plant  de  vigne  qui 
donne  de  gros  raisins  noirs 
à  peau  très  épaisse. 

brédweyâ,dj,  bredouillard, 
e. 

brèdweyi  ou  berdweyi,  bre- 
douiller, 

brêkol,  bricole.  —  Champ 
de  peu  de  valeur  et  dont  le 
terrain  est  aride.  Voy.frédttr. 

brékôlâ,  bricoler. 

brékyt,  bricoler. 

brékyu^j,  celui,  celle  qui 
bricole. 

brêRyd ,  nm.,  brindille, 
broutille. 

brêst,  bercer. 

brèsu,  y,  berceur,  euse. 

brésîir  ou  brùsûrôl ,  sorte 
de  table  sur  laquelle  on  met 
le  berceau  pour  pouvoir  ber- 
cer facilement. 

brêsûr.  Voy.  brùsiirdt. 

brèt€,  broche.  —  Aiguille 
à  tricoter. 


brè 

brèî€e,  brochet. 

brétii ,  brochée,  quantité 
de  mailles  enfilées  dans  une 
aiguille  à  tricoter. 

brêt€ôt,  brochette. 

brètnâ,  bredouiller.  —  Par- 
ler comme  un  Breton. 

brètnu,  y,  bredouilleur, 
euse. 

brève,  brevet. 

brêz'tâ,  breveté,  e. 

brêy,  sorte  de  gros  loquet 
en  fer. 

bréyf,  brailler,  beugler.  — 
Se  dit  surtout  du  cri  des  bêtes 
à  cornes  :  le  bet  bréyâ,  efà  7} 
btyn  e  mêdjî ,  les  bêtes  brail- 
lent, il  faut  leur  donner  à 
manger.  —  Fermer  une  porte 
avec  le  brty. 

brôyô,  braillement,  beugle- 
ment :  e  fuie  de  bréyô  hnà  sa 
levé  liwâ,  il  foutait  des  brail- 
lements (comment)  comme 
si  on  l'avait  tué. 

brêyô ,  gros  tonneau  ser- 
vant à  ramener  la  vendange 
à  la  maison. 

brêyu,  y,  brailleur,  euse. 

brê:^â,  terme  injurieux  é- 
quivalant  à  rosse. 


bre 

brê^ï,  nm. ,  viande  de  bêtes 
à  cornes  salée  et  séchée  par  la 
fumée.  On  fait  du  /^r^*:^/  avec 
la  viande  de  chèvre  et  de 
veau  ;  par  comparaison  on 
dit  :  siihu!  (pour  sitle  a  cuï) 
60  k  di  bi'é:(i,  cela  est  aussi  sec 
que  du  brè^ï.  —  bo  d  brê^ï , 
bois  de  Brésil. 

brada,  t,  brûlant,  e. 

brœlâ,  brûler. 

brd'lko  (litt.  brûle-cou). 
Malaise  de  l'estomac  accom- 
pagné de  fortes  sensations  de 
chaleur  dans  l'estomac  et 
l'œsophage;  ce  malaise  est 
causé  par  le  pain  d'orge  et 
de  seigle. 

brddô  (brûlot),  nm.,  eau- 
de-vie  brûlée  avec  du  sucre  : 
e  ne  râ  pu  pesa  le  rûm  hnà  i 
bdbrélô,  il  n'y  a  rien  pour 
faire  passer  (la)  le  rhume 
comme  un  bon  brâ;lô. 

brœlu,  j,  brûleur,  euse. 

brœlur,  brûlure. 

brœyi ,  tricher. 

brœyu ,  j,  tricheur,  euse. 

bre,  bras. 

brehinedj  ou  brt'kôncdj,  bra- 
connage. 


brâ  3  9 

brt'knnâ  ou  brekônâ,  bra- 
conner. 

brckuni  ou  brekôm,  bracon- 
nier. 

brhà,  cochon  de  la  Bresse. 

bresj,  brassée  :  no  reniesl  lu 
fiuè  e  lec;ros  brest,  nous  ramas- 
sions le  foin  à  (la)  grosse 
brassée. 

brhô,  armon. 

bretér ,  ambidextre.  — 
Homme  très  fort. 

brî'yi,  bro3'er  :  breyî  lupepe, 
broyer  les  pommes  de  terre 
destinées  à  faire  le  pepe.  — 
Par  comparaison,  patauger 
au  milieu  des  champs.  — 
Marcher  lourdement. 

breyô,  gâteau  que  fait  la 
ménagère  avec  la  pâte  qui 
reste  au  fond  de  la  maie  et 
qu'elle  pétrit  de  nouveau 
avec  du  lait;  elle  rebroie  les 
restes  de  pâte,  d'où  le  nom 
de  brtyô.  —  gro  brtyô  :  gros 
bnyd,  celui  qui  a  le  pas  lent 
et  lourd.  Voy.  breyn. 

brtyu,  j,  broyeur,  euse. 

brâj,  braise  :  n  brâj,  une 
braise^  charbon  enflammé  et 
isolé  ;  —  yâ  elmà  me  pîp  demi 


40  /'/-/ 

n  hrâj,  j'ai  allumé  ma  pipe 

(d')avcc  une  braise,  avec  un 

charbon. 

/'/7/y'l,  brasier. 

brânià ,  adv.,  beaucoup; 
assurément;  vraiment  :  V02^ 
e  brâmà  mcdj'l  de  slcj?  vous 
avez  certainement  mangé 
beaucoup  de  cerises  ?  — 
hrmm'i ,  va  krét  kel  a  dfn  ? 
vraiment,  vous  croyez  qu'il 
est  dehors  ? 

brâv,  brave. 

bràyà  ou  brâyâr,  braillard. 

brâyâdj  ou  brâyerd,  brail- 
larde. 

bnd ,  bride.  —  Bande  de 
cuir  qui  s'adapte  sur  les  sa- 
bots de  femmes  particulière- 
ment. 

brïdôt,  diminutif  de  bride. 
Bride  en  fer  servant  à  main- 
tenir l'âge  de  la  charrue  entre 
les  deux  roues. 

bndô,  bridon.   ^ 

brïgà,  brigand. 

brîgedî,  brigadier. 

brïjî  die,  brisée  d'herse, 
surface  que  peut  aplanir  une 
herse  en  traversant  longitu- 
dinalemcnt  un  champ. 


brl 

brip,  briser.  —  Passer  une 
première  fois  la  herse  sur  un 
champ  labouré.  —  ne  bnjt 
du,  une  brisée  de  herse.  — 
mô  t€à  nà  pe  ôrteï,  î  ne  rà  fâ 
kèd  lu  bnjt,  mon  champ  n'est 
pas  hersé,  je  n'ai  rien  fait 
que  (de)  le  briser.  Pour  qu'un 
champ  soit  hersé,  il  faut  que 
la  herse  ait  passé  deux  fois  à 
la  même  place. 

bnju,j,  briseur,  euse.  — 
Les  lettrés  disent  aussi  bnjui^ 
au  féminin. 

brîj-tu,  brise-tout.  —  brij 
Je,  brise-fer.  Enfant  turbu- 
lent. 

brij-và,  brise-vent  :  lu  brïj- 
vâ  dï  kàtîini,  le  brise-vent  du 
cantonnier. 

bnk,  nf.,  petit  morceau 
d'étoffe  servant  pour  le  rac- 
commodage :  yâ  vit  n  brïk  à 
ku  d  sô  pâtt'lô,  j'ai  mis  une 
brique  (une  pièce)  au  cul  de 
son  pantalon. 

brïkc ,  briquet.  —  Gros 
morceau  de  pain. 

bnkôt ,  nf.,  diminutif  de 
bnk.  —  Femme  dont  les 
habits    sont    tellement    ra- 


hrô 
pièces  qu'ils    ne    sont   plus 
qu'un  assemblage  de  brïk. 

brîsk,  brisque  :  bïskê,  bïsk, 
tnân  hi' piue,  bisque,  bisque, 
tu  n'en  aura  point. 

bny'i,  briller. 

bn,  brin. 

bnd\Uj,  brindzingue  :  cl  a 
dâ  le  brtd:(lg,  il  est  dans  les 
brindzingues ,  il  est  en  ri- 
botte. 

brôk,  femme  bavarde,  can- 
canière. 

brôkâ,  V.,  onomatopée  dé- 
signant le  bruit  que  fait  une 
arme  à  feu  qui  rate  :  sô  fu:;ï 
e  brôkâ,  son  fusil  a  raté.  — 
Broyer,  écanguer  le  petit 
chanvre  ou  le  lin  avec  la 
brôhùr. 

brôkùr,  macque. 

brôkù ,  petit  chanvre  trop 
long  à  tiller  et  dont  on  en- 
lève l'écorce  au  moyen  de 
la  broie. 

brôtkî,  brodequin. 

bro,  gui.  C'est  le  régal  des 
chèvres. 

broda,  broder.  Il  y  a  une 
trentaine  d'années ,  dans 
beaucoup    de    familles ,    la 


brô  4 1 

broderie  constituait  une  pré- 
cieuse ressource  pendant  l'hi- 
ver. Les  jeunes  filles  bro- 
daient des  rideaux  venant 
surtout  de  Tarare.  Une  bon- 
ne brodeuse  pouvait  gagner 
de  I  fr.  à  i  fr.  50  par  jour. 
Aujourd'hui  la  chose  est 
complètement  tombée. 

brodr'i,  broderie. 

brodu  ,  /,  brodeur,  euse. 

brolâ,  brouter. 

brotu,  j,  brouteur,  euse. 

brôeik,  bronchite. 

brôd,  nf.,  rejet  qui  pousse 
sur  la  tige  du  chou  après  que 
l'on  en  a  abattu  les  feuilles. 
On  en  fait  d'excellente  soupe 
en  hiver. 

brôdènmâ,  bourdonnement 

—  Bruit  que  fait  une  pierre 
lancée  vigoureusement  sur 
une  route. 

brôdnâ,  bourdonner. 

brôdô  ou  frôdô,  frelon.  — 
Jouet  fabriqué  avec  un  os  de 
mouton  percé  au  milieu  et 
dans  lequel  on  passe  une 
corde  qui  sert  à  lui  imprimer 
un  mouvement  de  rotation. 

—  Neige  :  betïyô  c  lâteî  se 


42  hru 

biôdô,  Batillon  a  lâché   ses 
frelons,  il  neige,  les  frelons 
blancs  sont  lâchés. 
bettyô 
frôdô 
trên  kulôt 
e  va  le  ryôt  : 
Batillon 
frelon 

traîne  culotte 
aval  la  ruelle, 
insulte  à  l'adresse  du  vieillard 
appelé   Batillon   et  que  les 
enfants  lui  criaient  en  le  sui- 
vant de  loin. 

brÔt€~i,  broncher. 
bru,  bru. 
bru,  bruit. 

bruên,  nf.,  coup  de  collier. 
bruina,  faire  de  vigoureux 
efforts  par  intermittence. 

brur,  V.,  bruit  que  fait  la 
pluie  sur  les  feuilles  en  tom- 
bant :  an  âtà  brur^le  pycëdj, 
on  entend  bruire  la  pluie. 
brusk,  brusque. 
bruskêmâ,  brusquement. 
bruskâ,  brusquer. 
brut,  brute. 

brutel,   brutal,   e;   même 
forme  au  pluriel. 


bru 

brutelï:Q,  brutaliser. 

brutelmâ,  brutalement. 

bruytr,  bruyère. 

bruyôe,  brioche. 

bruyôt,  brouette.  — fâr  le 
râ  d  bruyôt,  faire  la  roue  de 
brouette.  Am  usement  auquel 
se  livrent  les  petits  bergers 
dans  les  prés  à  pente  rapide; 
le  corps  pelotonné,  la  tête 
baissée  sur  la  poitrine  et  se 
tenant  le  bout  des  pieds,  ils 
se  laissent  rouler  du  haut  en 
bas  du  lieu  qu'ils  ont  choisi. 

bruyôtâ,  brouettée. 

bruyôlâ,  brouetter. 

bruyôt u  ,  /  ,  brouetteur  , 
euse. 

brti,  n,  brun,  e  :  e  le  brun 
dï  sîue,  à  la  brune  du  soir. 

brnnt't ,  brunette.  —  La 
femme  ou  la  fille  d'un  hom- 
me qui  s'appelle  Brun. 

brùnî,  brunir. 

brîi€,  nf.  pi.,  reste  de  foin 
ou  de  paille  que  les  animaux 
poussent  généralement  dans 
un  coin  de  la  crèche,  soit 
qu'ils  manquent  d'appétit  ou 
que  la  nourriture  soit  mau- 
vaise. —  Déchet  du  tabac  à 


I 


hue 
priser  quand  on  le  râpe.  — 
e  nne  pu  pe  n  brne,  il  n'en  a 
plus  du  tout,  pas  un  brin. 

brii€è,  vapeur;  —  buée  : 
le  bni-eè  d  Je  iiicnnit,  la  vapeur 
qui  sort  de  la  marmite. 

briienâ ,  bouchonner  :  â 
brû£èn  le  bit  kâ  cl  sô  mêyi  pu 
kèl  n  etrepï  pwe  d  ma,  on 
bouchonne  les  bêtes  quand 
elles  sont  mouillées  pour 
qu'elles  n'attrapent  point  de 
mial.  —  On  bouchonne  vi- 
goureusement et  souvent  le 
bétail  que  l'on  veut  amener 
vite  au  changement  de  pe- 
lage et  à  l'embonpoint. 

brû-eôt,  brosse. 

bruyesi,  brouillasser. 

brûyt ,  brouiller  :  lu  ta  s 
brùy,  èl  ï  vopyor,  le  temps  se 
brouille,  il  (y)  veut  pleuvoir. 

bnlyâ,  brouillard  :  el  a  deu 
le  brûyâ  d  le  mâr,  il  est  sur 
les  brouillards  de  la  mer,  il 
est  très  loin,  au  diable,  dis- 
paru depuis  longtemps,  per- 
du pour  toujours.  Voy.  rnâ. 

brîiyî,  brouiller, 

bu€Î,  bûcher. 

bueu,  j,  bûcheur,  euse. 


buddje  ou  budje,  budget. 

biirelist,  buraliste. 

burct,  burette. 

burl,  burin. 

buro,  bureau. 

busk,  buse. 

but,  butte. 

buta,  buter.  —  Débuter 
au  jeu  pour  savoir  qui  jouera 
le  premier.  Voy.  pâst. 

butor,  butor. 

buvët,  buvette. 

bw^,  buse;  employé  seu- 
lement dans  l'expression  gros 
bu^. 

bu ,  bœuf  et  bœufs.  — 
Lessive  :  vôeâ  le  bu,  verser 
(couler)  la  lessive. 

ImrMpèn,  nf.,  merisier. 

bukedj,  bocage,  nm.,  pier- 
res que  les  carriers  jettent 
au  rebut. 

buJéyâ,  boucler;  ampouler. 

burï ,  tout  petit  canard  : 
e  fâ  d  lâv  e  burï  aeïto  le  petsâ 
de  krœte,  il  faut  de  l'eau  aux 
buri  aussitôt  qu'ils  sortent 
de  la  coquille. 

burlcmyôt  (  litt.  bourre 
(pousse)  la  mie  ) ,  enfant 
glouton   dont   la   principale 


44  ^^'^ 

préoccupation  est  de  se  pous- 
ser de  la  mie  avec  tout  ce  qui 
s'en  suit  dans  le  fond  de  la 
bouche. 

hirl^ ,  r,  bourrelier,  ère. 

buskulâ,  bousculer. 

hisôt  (litt.  petites  bosses), 
nf.  pi.,  petite  vérole. 

hiit-à-tre,  boute-en-train. 

bîit€Ôy  petit  bout. 

butèyôt ,  petite  bouteille, 

butïHy,  boutique. 

bntnâ,  bourgeonner. 

butô  d  gét  (litt.  bouton  de 
guêtres),  nm.,  centaurée  ja- 
cée. 

butô,  bouton. 

but-ru,  nm.,  grosse  pierre 
placée  au  tournant  d'un  che- 
min, à  l'angle  d'un  mur,  pour 
garantir  celui-ci  des  voitures. 

buvlyô,  bouvillon. 

bîL^,  bouse. 

bîi,  bout. 

bûbôt,  nf.,  scops  :  le  bûbôt 
jà  yèi  iiî  dèvii  d  le  medj,  les 
scops  font  leur  nid  avec  de 
la  merde. 

hûbû ,  robe  ,  en  langage 
enfantin. 

l>iU,  bourse  :  se  Inie  a  pyen 


hik 
d  vœd ,  sa  bourse  est  pleine 
de  vide,  il  n'y  a  rien  dedans. 

—  Scrotum. 

biidâ  (litt.  bouder),  faire 
le  poltron,  reculer. 

bfidïmir,  nf.,  sorte  de  pe- 
tit entonnoir  servant  à  in- 
troduire le  sang  dans  les  bo- 
yaux pour  faire  le  boudin. 

b-iidî ,  boudin.  —  Repas 
qu'on  fait  quand  on  tue  le 
cochon  :  el  a  a  biuiJ  te'i  djÔ:;e, 
il  est  au  boudin  chez  Joseph, 
il  est  allé  fêter  la  mort  du  co- 
chon. —  Rouleau  de  laine 
assez  semblable  à  un  boudin, 
que  les  femmes  préparent 
ainsi  avec  des  cardes  pour 
que  le  filage  soit  plus  facile. 

—  Terme  de  fenaison.  Lors- 
que le  foin  est  à  demi  sec,  on 
le  met  en  boudins  au  moyen 
d'un  râteau. 

bîuij}  ou  bîijl,  bougie. 

bîidjô  (/>0'  P^^*^  ^'^o'^- 
bîifô,  t,  n.,  bouffi,  e. 
bufô,  bouffon. 
bngrâyô  (de  bougre),  syno- 
nyme de  bambin. 
b/ikà ,  boucan. 
bfike,  bouquet.  —  Tache 


h-fll 

de  famille.  —  Nom  d'un 
bœuf  tacheté.  —  La  dernière 
voiture  de  foin  ou  de  blé  qui 
clôt  la  rentrée  des  foins  ou 
de  la  moisson  et  que  l'on  ra- 
mène surmontée  d'un  ra- 
meau fleuri  et  enrubanné  ; 
la  mode  de  mettre  un  bou- 
quet se  perd,  mais  le  nom 
reste  pour  désigner  la  der- 
nière voiture  que  l'on  rentre 
d'une  denrée  quelconque. 

hûlâ  byœ  (litt.  bouquet 
bleu),  nm.  On  désigne  spé- 
cialement sous  ce  nom  le 
bleuet  et  la  vipérine.  Voy. 
pyème. 

bîikî  ou  hûkô,  nm.,  tache 
de  gourme  à  la  figure. 

hukô,  bouc.  V.  bûki. 

bûlîôt,  ni.,  sarrasin. 

bïiliy ,  boucle.  —  Am- 
poule. 

hiiJlyâ ,  boucler.  —  Am- 
pouler. 

bîiliyôt ,  petite  boucle  uti- 
lisée dans  les  habits  de  fem- 
mes, c'est  le  complément  du 
krêUô. 

bûlàdji,  r,  boulanger,  ère  : 
no:(^  à  7  bô  mônî,  e  no  fâ  di  pè 


bûr  45 

a£ï  byâ  k  dï  pè  d  bùlàdjt,  nous 
avons  un  bon  meunier,  il 
nous  fait  du  pain  aussi  blanc 
que  du  pain  de  boulanger. 

biilàdjn,  boulangerie. 

bûldôg,  bouledogue. 

hllt',  boulet. 

biilï,  bouilli.  Il  y  a  dix  ans 
seulement,  les  gens  de  Bour- 
nois  nemangeaientdu  bouilli 
qu'une  fois  par  an,  à  la  fête 
patronale;  aujourd'hui  on  va 
à  la  boucherie  à  propos  de  la 
moindre  réjouissance. 

bnllgâ,  tracasser. 

bîilô,  boulon. 

biilversèmà  ,  bouleverse- 
ment. 

bûlversA,  bouleverser. 

bûr,  bourre. 

hiirb,  boue. 

bûrbe,  bourbier. 

bûrbeyi,  vn.,  faire  de  la 
boue  :  le  Unit  bîlrbtyâ  am  bi 
k  le  Uâ,  les  chemins  sont 
remplis  de  boue  aussi  bien 
que  les  champs. 

bîirbî,  bourbier. 

bûrbu,  y,  boueux,  euse. 

bûrbtueyî  ou  bôrbweyt ,  v., 
barbouiller. 


4é  bnr 

bûrbiueyuyj  ou  bôrbweyu,  j, 
barbouilleur,  euse. 

hùrdjhiâ,  bourgeonner. 

biirdjô ,  bourgeon.  Voy. 
rdjâ£ù . 

biîre,  collier  du  cheval  pour 
l'attelage. 

bûrâ,  poussée. 

bilrâ,  pousser  ;  —  emplir. 
—  Au'jeu ,  lancer  la  bille  en 
faisant  un  mouvement  de 
main  en  avant  au  lieu  de  la 
laisser  reposer  sur  le  sol  :  hi 
djurâ  pu  devîi  tzue,  te  î  hurii, 
je  ne  jouerai  plus  (d')  avec 
toi ,  tu  es  un  bourrcur,  tu 
bourres  en  jouant. 

bïiràte,  bourrache. 

bïirik,  bourrique. 

bûrlô,  gros  champignon 
qui  croît  spécialement  sur 
les  noyers  en  forme  de  gâ- 
teau :  Sîihuj  (s-ulc  à  àef)  sa  k 
dî  bûrlô,  cela  est  aussi  sec 
que  du  bûrlô. 

bûniî'ki,  /',  celui,  celle  qui 
est  de  Bournois. 
biirôt,  cane. 

biiru,  piston  d'une  canon- 
nière en  sureau.  —  Celui 
qui  bourre  au  jeu  de  billes. 


bûs 

bûrîitâ,  V.,  bruit  que  font 
les  canards  en  barbottant. 

bûryâ,  d,  celui,  celle  qui 
maltraite  quelqu'un ,  mais 
surtout  les  animaux.  — 
C'est  le  synonyme  de  bour- 
reau. 

bfiryâdâ ,  tourmenter.  — 
Faire  souffrir  comme  le  ferait 
un  bourreau. 

bîisbô,  petit  homme. 

bûsâ  (litt.  bossée) ,  nf., 
laps  de  temps  considérable  : 
vwelt'  n  bel  biisâ  kel  a  lu/èy 
voilà  une  belle  bossée  (long- 
temps) qu'il  est  lom  (parti). 

bîislâ,  bossue,  e. 

bfislâ,  bossu er. 

bîisô,  nm.,  chanvre  femelle. 
Voy.  finel. 

bûsô,  nm.  (de  hirâ,  pous- 
ser) ,  taupe.  —  On  croit 
qu'une  patte  de  taupe  atta- 
chée au  cou  d'un  entant  a  la 
propriété  de  fovoriser  la  den- 
tition. Pour  que  la  chose  réus- 
sisse, il  faut  que  la  taupe  ait 
été  prise  sans  que  l'on  sût  à 
quoi  était  destinée  l'une  de 
ses  pattes. 

b-ûsu,  h,  bossu,  e. 


bî'ib 

but,  botte  de  paille. 

biil  ou  bot,  botte  (chaus- 
sure). 

bntàter,  nm.  (de  bûtâ  et  de 
terre  ) ,  cheville  de  fer  qui 
sert  à  régler,  par  son  déplace- 
ment dans  les  trous  de  l'âge, 
la  profondeur  du  labour, 

biitè,  moyeu. 

bîitt'y,  bouteille;  —  ma- 
melle d'une  coche. 

bûtâ  ,  mettre  (  employé 
surtout  à  Accolans). 

bîitlèdj,  bottelage. 

bîitlâ,  V.,  botteler.  Voy. 
ràbutlâ. 

bûtlôt,  nf.,  bottillon. 

bn':(c,  nm.,  bouse.  —  Etron. 
—  Appliqué  aux  personnes, 
ce  mot  a  généralement  un 
sens  flatteur,  il  signifie  cour- 
taud; regardez-moi  ce  gros 
bu:^,  comme  il  est  content, 
dit  la  mère  radieuse  en  mon- 
trant son  enfant. 

bû:^,  tapage. 

btibràs  (de  bûb^ ,  petite 
fille  qui  n'aime  à  jouer  qu'a- 
vec les  petits  garçons;  se 
prend  toujours  en  mauvaise 
part. 


47 


biue 
bîU,  boîte. 
but^ây,  bouchon. 
bî1t€ô,  diminutif  de  bout. 
bûteyi,  boiter. 
butu,  j,  boiteux,  euse. 
bvâby,  buvable  :  suie  na  pe 
bvâby,  cela  n'est  pas  buvable. 
bvu,  j,  buveur,  euse. 
bivèii,  adj.,  féminin  de  bon. 

—  Borne. 

bwènâin,  bonhomme. 

bwènêr,  bonheur. 

bwenmà,  bonnement. 

bwe  ou  bweyo,  boyau. 

bwhnô,  diminutif  de  buis- 
son. 

bwhô,  buisson. 

biuî'dj,  mélange  d'avoine 
et  d'orge.  Voy.  biuedjù. 

bwcdji,  bouger. — Mélan- 
ger :  H  à  ta  euu  retalâ  ke  n  po 
pu  biuedjî,  il  a  tant  été  battu 
qu'il   ne  peut  plus  bouger. 

—  à  bwcdjà  di  swl  devii  di 
byâ,  6iile  fâ  dî  inô^ô,  en  mé- 
langeant du  seigle  d'avec  du 
blé,  cela  fait  du  méteil. 

bïi'cdjt  bivcdjô,  méli  mélo. 

bwcdjû,  mélange  de  foin 
et  de  paille  préparé  pour  le 
bétail. 


48  bïvè 

bii'er,  boire.  —  Le  boire, 
manger  des  cochons  :  Ifi  bwer 
dèpo,  le  boire,  le  manger  des 
porcs. 

bzvhô,  boisson. 

hiL'et€,  bouche. 

bwetei,  r,  boucher,  ère. 

twet€i,  bouchée. 

biueteri  ^  boucherie. 

bwey,  sorte  de  hotte  faite 
avec  des  douves  et  servant 
exclusivement  pour  porter 
le  raisin. 

bweye,  nm.,  petite  mare 
d'eau. 

bu'eyâ,  cheval  de  couleur 
baie.  —  Sorte  d'échelle  ser- 
vant à  décharger  les  ton- 
neaux. —  Brouette  disposée 
pour  le  transport  de  fardeaux 
volumineux  tels  que  de  l'her- 
be, par  exemple. 

bivt^yâ  ou  hiucyàr ,  celui 
qui  porte  la  hwey  pendant 
les  vendanges. 

biuèyî ,  nf. ,  le  contenu 
d'une  bouille. 

bwèynâ,  t,  bouillonnant,  e. 

bufeyiiâ,  bouillonner. 

bweyô  d  ô;^  èr,  bouillon 
d'onze  heures.   —   Donner 


byà 

un  bouillon  d'onze  heures  à 
quelqu'un,  c'est  l'empoison- 
ner :  yèt  tîiergo  e  inîdji  me 
pmï,  e  sô  £ur  kî  li  (ou  kî  :it) 
fil  i  bu'eyô  dô^  ér  sel  i  rvl , 
leur  matou  a  mangé  mes 
poussins,  ils  sont  sûrs  que 
je  lui  fouts  un  bouillon 
d'onze  heures  s'il  )•  revient. 

bweyô  byà,  bouillon  blanc. 

bwâji,  boiser. 

biuï,  buis. 

byâ-niedji,  blanc-manger  : 
sa  lit  byà  medjï  k  sav  le  pur 
djâ ,  c'est  le  blanc-manger 
qui  sauve  les  pauvres  gens. 

byà,  blanc. 

byâ-bôk,  blanc-bec  :  sa  1 
be  bugré  d  byà  bôk,  sa  lï  sert 
lu  naël  î  pit^re  âM  dî  lèse, 
c'est  un  beau  bougre  de 
blanc-bec,  si  on  lui  serrait  le 
nez  il  en  sortirait  encore  du 
lait. 

byàk,  nf.,  blanque  :  tïrî  e 
le  byàk,  tirer  à  la  blanque, 
jouer  pour  gagner  un  objet 
à  la  blanque  en  prenant  (ti- 
rant) dans  un  sachet,  au 
hasard,  une  carte  enroulée 
dans  un  étui. 


byà 

byâkt ,  r,  n.,  blanquier, 
ière. 

byât€,  blanche. 

byâUè,  blancheur. 

byàî€i,  blanchir. 

byàUUedj,  blanchissage. 

byâUîeu,  j,  blanchisseur, 
euse. 

byâteô,  t,  blanchet,  ette. 

byéUÎ,  chopper;  se  byèU'i, 
se  butter  les  pieds  contre  un 
obstacle. 

byèteô,  nm.,  grosse  ratière 
en  bois  très  grossièrement 
construite. 

byœ,  j,  bleu,  e.  —  Sobri- 
quet. 

byœjô ,  t,  diminutifs  de 
byœ  et  de  byœj. 

bye,  billet  :  /  /  âfii  mô  bye, 
je  t'en  fouts  mon  billet,  je 
t'en  donne  ma  parole;  beyi  î 
bye  d  sàte,  donner  un  billet 
de  santé,  se  dit  du  chasseur 
qui  manque  une  pièce  de  gi- 
bier et  la  laisse  partir  en 
bonne  santé. 

bye  (à),  loc,  en  biais. 

byesfemâ,  blasphémer. 

byâ ,  blé  :  ôlâ  a  byâ ,  aller 
au  blé ,  aller  baiser  le  reli- 

RoussEY.  —   Glossaire. 


K^  49 

quaire  en  déposant  comme 
offrande  une  pincée  de  blé; 
cela  se  passe  à  la  cérémonie 
religieuse  d'un  enterrement 
et  le  blé  offert  est  pour  le 
prêtre.  Les  riches  remplacent 
la  pincée  de  blé  par  une 
pièce  de  monnaie. 

byàji,  biaiser. 

byô,  s,  blet,  ette.  —  Gras, 
sse  ,  en  parlant  d'une  per- 
sonne ou  d'un  animal. 

byôk  ou  bJôk,  bloc. 

byôkâ,  bloquer;  —  aboyer, 
en  parlant  d'un  roquet.  Peu 
employé  dans  ce  dernier  cas 
à  Bournois,  c'est  un  mot 
d'Accolans. 

byôsâ,  t,  blessant,  e. 

byôsi,  blessé,  e. 

byôs^,  blesser. 

byôsni,  poirier  sauvage. 

byôsô,  nm.,  poire  sauvage 
qui  vient  sur  le  byosni. 

byôsur,  blessure. 

bvomur,  blessure  sérieuse 
provenant  d'un  coup,  d'une 
chute. 

byô,  d,  blond,  e. 

byôdï,  blondir. 

byôdô,  t,  blondi  n,  e. 


50  b^è 

b^èy,  sorte  de  gesse  qui 
croît  à  l'état  sauvage  dans 
les  céréales  et  qui  est  très 
gênante  pour  le  fauchage. 

b:;è  ou  bè:(e,  nm.,  besoin. 
S'emploie  souvent  avec  la 
préposition  de  :  /  nnâ  pe  d 
bé^e,  je  n'en  (n')  ai  pas  (de) 
besoin. 

b^cii  ou  b:(èi},  besogne. 


b^ô 

b:^U  ou  bè:^t€,  besace  ;  le 
deuxième  s'applique  aux  per- 
sonnes et  s'emploie  comme 
terme  injurieux  :  te  n  gros 
bè:(et€y  tu  es  une  grosse  be- 
sace, un  gros lourdeau. 

b:(â,  pesée. 

b:^â,  peser. 

b:(ô,  peson. 


€e,  six. 

d'j'èn  (^ti),  une  sixaine. 

£ejîm,  sixième. 

£er,  cher,  ère.  L'introduc- 
tion de  ce  mot  dans  notre 
patois  est  récente ,  on  ne 
l'emploie  encore  que  dans 
de  rares  expressions,  telles 
que  :  ^er  hnï,  cher  ami,  ^er 
e  tàdr,  cher  et  tendre,  etc. 
Voy.  tsi,  r. 

€erî,  î,  chérie,  e. 

£edœvr  ou  t^edœvr.  Voy. 
ce  mot. 

€'ef  ou  Uef,  chef. 

eefyœ  ou  Uefyct,  chef-lieu. 

£ekô,  schako. 

£èmo,  chameau. 

£erdônre,  chardonneret. — 
Chardon,  en  langage  burles- 
que. 

€erl,  tmle,  Uâlô,  Charles. 

€erôn  ou  ûràn,  charogne. 

êhér,  celui  qui  a  servi  dans 
un   régiment  de  chasseurs. 


Voy.  Uhu. 

€Î,  adv.  de  quantité,  si. 

۔  fe ,  si  fait.  Les  jeunes 
gens  n'emploient  ce  mot  que 
par  moquerie,  il  fait  surtout 
partie  du  vocabulaire  des 
vieilles  femmes. 

€ïfâ,  froisser,  en  parlant 
d'une  étoffe. 

£tfô,  chiffon. 

sïfûnî,  r,  chiffonnier,  ère. 

€ïfwènâ,  chiffonner. 

eïfiuem,  chiffonné. 

€ïfwïnu,  y,  celui,  celle  qui 
chiffonne. 

ەky  chique. 

€ïkâ,  chiquer. 

£lkôre,  chicorée. 

€iku,  chiqueur. 

€tiiô,  chignon  :  £ÏnÔ  retâ , 
chignon  chapelé  par  les  sou- 
ris; mots  offensants  pour  une 
femme  qui  est  obligée  de 
porter  de  faux  cheveux. 

€ito,  sitôt. 


5  2  €iuc 

€~itl ,  asseoir,  é'z/if/  l'o,  as- 
seyez-vous; ne  s'emploie  plus 
guère,  est  remplacé  par  ht). 

eikâ,  respirer  difficilement 
et  avec  bruit  en  montant, 
c'est  le  cas  des  asthmatiques. 

€Ïku,  j,  celui,  celle  qui  ^Ik. 

€Uii ,  l'extrémité  feuillue 
d'un  lien  en  bois.  —  Ba- 
guette fine,  verte  et  bien 
flexible. 

€unâ ,  fouetter  avec  une 
àin. 

dag,  schlague. 

slàgâ,  schlaguer. 

€lej,  cerise.  Deux  familles 
seulement  prononcent  ainsi, 
le  reste  de  la  population  dit 
slej. 

£lèjî,  cerisier.  Voy.  le  mot 
précédent  et  slejî. 

€mel,  semelle. 

smelâ,  semeller.  —  Cor- 
riger sévèrement. 

€nepà  ou  t^nepà,  chenapan. 

€tôk,  nm,,  ruse.  — Savoir- 
faire  :  ke  an,  e  ne  pe  pu  dû.  €tôk 
ké  rnô  ku!  quel  âne,  il  n'a 
pas  plus  de  malice,  d'habi- 
leté que  mon  cul  ! 

€u,  sur. 

eulyâ,  suer.  Ce  mot  a  dis- 
paru de  notre  patois  il  y  a 
environ  trente  ans.  A  cette 


£yiu 

date,  une  très  vieille  femme, 
Jeanne  Roussey,  affligée  de 
la  suette ,  eut  le  malheur, 
dans  une  circonstance  très 
drôle ,  de  dire  devant  un 
groupe  de  jeunes  filles  :  /  )iù 
fâ  kè  de  eiilyâ,  je  ne  fais  que 
(de)  suer.  Cette  brave  femme 
fut  tournée  en  ridicule  à  cau- 
se de  eulyâ  au  lieu  de  eyil'â. 

€ur,  sûr,  e  :  5iî  pu  dî  €ur, 
c'est  (pour  du)  sûr. 

€urnià,  sûrement. 

€urlc,  sûreté. 

£iilii,  surtout. 

€iik,  mot  d'un  emploi  fré- 
quent, surtout  chez  les  fem- 
mes, pour  exprimer  la  sen- 
sation pénible  du  froid  :  €fik, 
kcl  "i  fâ  fre!  €ûk^  qu'il  y  fait 
froid  ! 

€vàdâ,  fripper,  même  sens 
que  €ïfâ. 

€ya  ou  eyc ,  affirmation  si 
avec  ceux  que  l'on  tutoie. 

^V(^.  Voy.  eya. 

€yâr,  chiard,  peureux. 

€ytrd,  fém.  de  fyâr. 

€yôpâ  ,  faire  claquer  le 
fouet.  — Fouetter  les  bœufs. 

{^yôpu ,  y,  celui ,  celle  qui 
€yôp. 

£yu,j,  celui,  celle  qui  sue. 

fyû'â,  suer. 


dâd 

d,  préposition  de;  accom- 
pagne presque  toujours  les 
prép.  avec  et  avant  :  vt  dev-ii 
mwe,  viens  d'avec  moi. 

dà  ou  dœ,  depuis,  dès  :  dâ 
le:{  ér  e  lu  ta  kàn  sa  pe  vu  !  de- 
puis les  heures  et  le  temps 
qu'on  ne  s'est  pas  vu  !  De- 
puis si  longtemps  qu'on  ne 
s'est  pas  vu  ! 

dà,  dent. 

dâ ,  dans,  peu  employé; 
on  dit  de  préférence  d  dà, 
dedans. 

dàbyâ  ou  dàble,  demblée. 

dàhyâ,  dembler  :  no:{  à  bltô 
èvu  dàbyâ  sûïï,  nous  avons 
bientôt  eu  demblé  cela. 

dàdîn,  quenottes. 


dâr 

dàdinâ,  dandiner.  —  5  dà- 
dinâ,  se  dandiner. 

dàdl,  n.  (litt.  dandin,  ine), 
celui,  celle  qui  marche  en 
se  dandinant. 

dàdjî,  danger. 

dàdjru,j,  dangereux,  euse. 

dànâ,  damner. 

dànâ ,  damné,  e,  donne 
heu  au  jeu  de  mot  suivant  : 
en  décomposant  le  mot,  on 
a.dà  =  dans,  nâ  =  nez,  alors 
si  on  dit  à  quelqu'un  te  dànâ, 
il  feint  de  comprendre  «  tu 
es  dans  nez  »,  et  répond  : 
yèm  mè  etr  dà  nâ  h  dà  ku, 
j'aime  mieux  être  dans  nez 
que  dans  cul. 

dàre ,  denrée.  —  Au  pi., 


54  dbe 

l'ensemble  des  récoltes. 

dûs,  danse. 

dâst,  danser. 

dâsu,  j,  danseur,  cusc. 

dàtcl,  dentelle. 

dàtlâ,  denteler. 

dàvwe ,  orvet;  —  au  trois 
mots  orvet,  serpent  et  vipère 
sont  attachés  les  dictons  sui- 
vants : 

dàvive  —  orvet 
râ^zue,  —  rasoir, 
5ârpâ    —  serpent 
rîbâ,     —  ruban, 
vwïpèr  —  vipère 
seniièr,  —  cimetière. 
Ce  qui  signifie  qu'on  guérit 
la  morsure  de  l'orvet  en  en- 
levant la  plaie  avec  un  ra- 
soir, celle  du  serpent  en  en- 
tourant la  morsure  avec  un 
ruban,  et  enfin  qu'il  n'y  a 
plus  qu'à  descendre  au  cime- 
tière (à  mourir),  quand  on  a 
été  mordu  par  une  vipère. 

ddà,  dedans. 

dbetr  (litt.  débattre),  mé- 
langer des  substances  en  les 
battant  ensemble  dans  un 
liquide;  —  élancer,  en  par- 
lant des  battements  doulou- 


di^in 
reux  que  l'on  ressent  au  bout 
des  doigts  quand  on  a  l'on- 
glée :  lèdîve  mdébètï,  les  doigts 
me  débattaient,  j'avais  l'on- 
glée.^ 

dbetu  (de  dbetr),  mélange 
d'eau  et  de  forine  que  l'on 
met  dans  certaines  bouillies, 
surtout  dans  les  gaudes,  pour 
les  relier. 

dèhî,  debout  :  rà  nà  ei  fo 
kUi  teàn  dêbu  e  po  le  fan  kzvet- 
€'1 ,  rien  n'est  si  fort  que  le 
chêne  placé  debout  et  les 
femmes  couchées 

dé€ô,  nm.,  enflure  pro- 
duite par  la  piqûre  d'un  in- 
secte venimeux. 

d^ii  ou  dê€H,  dessus.  Voy. 

pt'd  £U. 

dêfil  ou  dfti,  dehors  :  cl  à  c 
lekbl  déjà,  il  est  à  l'école  de- 
hors, dans  un  village  voisin. 
Tous  ceux  qui  sont  allés  à 
l'école  dùj'tt,  ne  fut-ce  que 
quelques  mois,  passent  pour 
des  malins. 

dèhue  (litt.  de  quoi),  pr. 
interr.  quoi. 

dùmàd  ou  dmàd,  demande. 

(/<'///(-',  demain. 


dœ 

dèmnà,  démener. 

démnâ,  deviner. 

dêmnâby,  devinable. 

dèmnôi,  devinette.  —  En 
voici  une  très  vieille  :  vïedhn 
nwer  mot  à  Uer,  inâsyé  riuedj 
lî  sofy  à  ku  :  madame  noire 
monte  en  chaire,  monsieur 
rousje  lui  souffle  au  cul. 
Madame  noire,  c'est  la  mar- 
mite qu'on  place  sur  le  four- 
neau, monsieur  rouge,  c'est 
le  feu.  —  Enfin  celle-ci,  qui 
ne  se  dit  qu'en  français  et  qui 
m'a  été  apprise  en  famille  par 
Pernot,  dit  Boudinet,  il  y  a 
trente  ans  :  je  tire  et  long  et 
raidede  ma  culotte,  je  prends, 
je  lire,  je  mets,  je  fourre,  je 
bourre,  je  mets  dans  un  pe- 
tit trou  qui  a  du  poil  tout  à 
l'entour.  Il  s'agit  simplement 
de  la  pipe  que  le  fumeur 
bourre  et  met  dans  sa  bouche. 

dên  ou  dèh,  tige  de  chan- 
vre; —  arbre  d'un  battoir 
à  cheval. 

dévnî,  devenir. 

déy,  deuil. 

dœ.  Voy.  da. 

dœ  kà  (litt.  depuis  quand); 


dt^b  5  5 

—  malgré  que  :  dœkâ  e  vere^ 
malgré  qu'il  viendrait. 

d(f'st  à  die  (litt.  depuis  ici 
en  delà),  dorénavant. 

dd'zèy ,  douzil  :  el  hn  lu 
dœ^êy,  il  aime  le  douzil;  se 
dit  d'un  homme  qui  aime  à 
boire ,  qui  va  souvent  à  la 
cave  tirer  le  douzil  du  ton- 
neau. 

dèw,  daigner. 

de  fl  mé  (littér.  des  fins 
mieux),  le  mieux  possible  : 
e  trevey  de  fi  niê,  il  travaille 
des  fins  mieux,  à  la  perfec- 
tion. 

de,  dé  à  jouer;  — dais;  — 
des.  Voy.  dzutye. 

debàlâ ,  déballer.  —  Par 
comparaison,  accoucher. 

debàt€,  débauche. 

dèbâUî,  débaucher. 

debâdâd,  débandade. 

debe,  débat. 

dèberè,  débarras. 

deberhî,  débarrasser. 

deberâ,  ôter  la  bàr  :  le  bôr- 
djî  ma  tu  deberâ  mô  t€â,  les 
bergers  m'ont  tout  débarré 
mon  champ. 

debhikâdâ,  débarricader. 


s  6  deh 

debcrkâ,  débarquer.  —  Par 
comparaison  ,  accoucher  :  t'I 
le  debèrkâ  5tê  nœ ,  elle  a  dé- 
barqué cette  nuit ,  elle  a 
accouché. 

dcbt'tr,  débattre. 

dcbâiiy,  débâcle. 

debâtt,  débâtir. 

debï,  débit. 

debïii,  débine. 

debïnâ ,  dire  du  mal  de 
quelqu'un. 

débita,  t,  débitant,  e. 

débita,  débiter. 

deblcyï,  déblayer. 

débleymà,  déblaiement. 

débôrlnveyt'dj ,  débarbouil- 
lage. 

dèbodjâ ,  déborder.  Voy. 
imâ. 

dèbôdà,  débonder. 

debràlâ  (s)  (litt.  se  débran- 
ler), se  déranger.  —  Faire 
des  démarches  pour  favoriser 
la  réalisation  d'un  projet,  la 
réussite  d'une  combinaison, 
etc. 

dcbrùle^ ,  débrocher. 

dcbrây'i,  débraillé,  e. 

dcbrt,  débris. 

debiid/i,  débrider. 


dh 

dcbrvyi,  débrouiller. 

dcbuskâ,  débusquer. 

debiiei,  débourser. 

debfi/lyâ,  déboucler. 

dèhûrâ ,  débourrer.  —  En 
parlant  du  sanglier,  sortir 
précipitamment  d'un  fourré. 

—  Appliqué  au  bétail,  chan- 
ger de  pelage  au  printemps. 

—  Aller  à  la  selle  avec  pres- 
sant besoin. 

dcbîitfi,  déboucher;  —  dé- 
couvrir :  yâ  etrepà  dî  fre  stt 
nœ,  î  m  so  debài€Î  à  drèmâ  : 
j'ai  attrapé  du  froid  cette 
nuit,  je  me  suis  débouché 
(découvert)  en  dormant. 

debtitii  ou  debîUe ,  débou- 
ché; le  deuxième  est  déjà 
beaucoup  plus  employé  que 
le  premier. 

debtitn,  débouché,  e.  — 
découvert,  e. 

debtitâ ,  déboîter  :  e  sa  de- 
b-ûtâ  ï  djntiy,  il  s'est  déboîté 
un  genou. 

debyt'  ou  deble,  déblai. 

debyôhn  ou  dcblôkâ,  déblo- 
quer. 

dh  ou  dis ,  dh  n'est  plus 
guère  employé  que  par  les 


vieilles  personnes.  Il  en  est 
de  même  de  toutes  les  vieilles 
formes  se  rattachant  à  la  nu- 
mération ou  aux  mesures; 
dans  quelques  années  il  n'en 
restera  plus  de  traces. 

dhïrt ,  déchirer.  Voyez 
dèvnrâ. 

de^îrur,  déchirure. 

dhlokâ,  disloquer.  —  Met- 
tre une  chose  en  lambeaux. 
—  Dépecer.  —  Dévorer.  — 
Manger  avidement  en  déchi- 
rant :  kè  biigrè  d  se  sa  ku,  y  h'O 
bëyî  ï  gro  lepî  pu  le  du,  el  à  tu 
dhlokàj  quels  bougres  de  sacs 
sans  culs,  je  leur  avais  donné 
un  gros  lapin  pour  les  deux, 
ils  ont  tout  disloqué  (dévoré). 

dhmelâ,  dessemeler. 

dedi,  dédit. 

dedïr,  dédire.  Voy.  revesî. 

dedje,  déjà. 

dèdjôl,  dégel. 

dedjôlâ,  dégeler. 

dedjùr,  déjouer. 

dedjùnâ,  déjeuner.  Le  dé- 
jeuner est  absolument  la  pre- 
mière collation  que  l'on 
prend  tout  au  matin.  Voy. 
dïnâ  ,  bàhâ ,  knibniâ  ,  snpà , 


m        57 

kiilâsyvnâ. 

dedjwêdr ,  d  c  j  o  i  n  d  r  e .  — 
Défaire  les  jointures  qui  atta- 
chent le  joug  sur  la  tête  des 
bœufs.  —  Désatteler.  —  Sans 
interruption  :  nô^^  à  sweyt  dœ 
yibïtùrjuskà  medï  sa  dedjwêdr, 
nous  avons  fauché  depuis 
huit  heures  jusqu'à  (au)mid  i 
sans  déjoindre ,  sans  nous 
arrêter. 

dedôrâ,  dédorer. 

dedur,  déduire. 

dediihyêmà,  dédoublement. 

dedîibyâ,  dédoubler. 

dedîimedjmâ  ou  dedômedjmâ, 
dédommagement. 

dedvènï  (litt.  dédevenir) , 
dépérir. 

defà,  défaut, 

defâdr,  défendre  :  el  a  de- 
fàdu  d  pesa  le.  —  el  a  defâdu  ? 
e  bi  mwe  i  lu  rfâ,  î  ;(l  pes  tu  d 
swït  :  il  est  défendu  de  pas- 
ser là.  —  Il  est  défendu  ?  eh 
bien!  moi  je  le  refends,  j'y 
passe  tout  de  suite. 

defelkâ,  défalquer. 

defevôrâby,  défavorable. 

déféyî,  défeuiller. 

defâ,  t,  défait,  e. 


58  def 

defâr,  défaire. 

defîguri,  défigurer. 

defîlâd  (litt.  défilade),  ri- 
bambelle. 

definï,  î,  défini,  e, 

defînî,  définir. 

defînîtîvmà  ,  définitive- 
ment. 

dèfôrâ,  déferrer. 

defôsi,  défoncé,  e;  —  af- 
famé, qu'on  ne  peut  rassa- 
sier :  Je  bûgré  d  defôsi  ,eved 
bâktâ,  e  po  elîfà  àkii  t  gro  toli  d 
pe,  quel  bougre  de  défoncé, 
il  vient  de  banqueter,  et  puis 
il  lui  faut  encore  un  gros 
morceau  de  pain. 

defô5t,  défoncer. 

defôsmâ,  défoncement. 

defrè€uri,  déchirer  en  lam- 
beaux. —  Au  fig.,  dissiper 
son  avoir.  —  Manger  avec 
avidité. 

defrétéi,  défricher.  —  En- 
lever les  récoltes  d'un  champ  : 
sa  i  i€â  niôlàji  e  defrét^î,  c'est 
un  champ  difficile  à  défri- 
cher, un  champ  duquel  il  est 
difficile  de  sortir  avec  une 
voiture  chargée. 

defrêt€u ,    j,    défricheur, 


d'eg 
euse. 

dèfreyi,  défrayer. 

defnjî,  défriser,  défaire  les 
frisures.  —  Déparer  :  vwele 
l  he  bu,  mè  lâtr  h'i  defrîj,  voilà 
un  beau  bœuf,  mais  l'autre 
le  défrise,  le  dépare. 

defrôkâ,  défroquer. 

defrôsî,  défroncer. 

dèfù,  défunt;  employé  seu- 
lement dans  l'expression  : 
nos  parents  défunts. 

dt'fyâ,  t,  défiant,  e. 

defûnnâ,  déformer. 

dejxâs,  défiance. 

defyœrî,  défleurir. 

degât^i,  dégaucher. 

degèn,  dégaine. 

degènâ,  dégainer. 

dege,  dégât. 

degedji,  dégager. 

degcdjniâ,  dégagement. 

degernï,  dégarnir. 

degh'pî,  déguerpir. 

drgîTiî,  déguiser. 

degnèyi,  déguenillé,  e. 

degiièyi,  dégueniller.  5  deg- 
nèyi. —  Déguerpir  au  plus 
vite.  —  Sortir  précipitam- 
ment du  lit. 

degôbïyi,  dégobiller. 


degôfyêinâ,  dégonflement. 

decfifyâ,  dégonfler,  — s  de- 
gôfyâ,  se  dégonfler,  apaiser 
sa  colère  en  insultant  ou  en 
frappant  quelqu'un. 

dègreéedj,  dégraissage. 

dégrada,  dégradant. 

dégrada,  dégrader. 

degrïji,  dégriser. 

dègrîgolâ,  dégringoler. 

degrosî,  dégrossir. 

dègilrdï,  î,  dégourdi,  e. 

degûrdî,  dégourdir. 

degûrdji  ou  dczàgîirdji  :  dé- 
gorger. 

degûtà,  t,  dégoûtant,  e. 

degûtâ,  dégoûter. 

dejên  ou  dî:(èn,  dizaine. 

dejîm,  dejim,  dîjlm,  dîjim, 
dî:(îm,  dï^m ,  dixième;  la 
dernière  forme  diT^m  l'em- 
portera rapidement  sur  tou- 
tes les  autres. 

dejnu  ou  dï:(iiêf,  dix-neuf. 

dejnûinm  ou  dï:(_ndwhii,  dix- 
neuvième. 

dèkâlâ  (de  kâl),  décoiffé,  e. 

dèkàpâ,  décamper. 

dekeetâ,  décacheter. 

dekedâs,  décadence. 

dèkepïtâ,  décapiter. 


dek  59 

dckâlâ,  décaler. 

dèkâsî,  décaisser. 

dekyârî,  déclarer  :  lu  gâdj 
ye  deliyâri prôse-verhel,  le  garde 
lui  a  déclaré  procès-verbal, 
lui  a  fait  un  procès-verbal. 

deliy^râsyô ,  déclaration  : 
e  yt'  fâ  11  dcliyh'âsyô  dhnûr,  il 
lui  a  fait  une  déclaration 
d'amour. 

dèJiyâst,  déclasser. 

dehmâdâ ,  décommander. 
—  Désinviter. 

dekôfwfyi,  décrotté,  e.  — 
Débrouillé,  e. 

dèkôfîveyî  (de  kôf\  décrot- 
ter. —  Débrouiller. 

dekôltâ,  décolleter. 

dekôrâsyd,  décoration. 

dèkolâ,  décoller. 

dckopèdj ,  découp  âge. 

dekopâ,  découper. 

dèkopu,j,  découpeur,  euse. 

dekôbr,  décombres. 

dekôpo^ïsyô  ,  '  décomposi- 
tion. 

dèkdpo^â,  décomposer. 

dekôtâ,  décompter. 

dekôtnàsî,  décontenancé,  e. 

dekrôtu,  j,  décrotte ur,  euse. 

dekrôtâ,  décrotter. 


6o  (iek 

dehrà  (litt.  décroît),  nm,, 
maladie  dont  l'effet  est  d'a- 
trophier isolément  un  mem- 
bre :  el  e  lu  dekrà  dà  t  dwe, 
il  a  le  dekrâ  dans  un  doigt, 
son  doigt  s'atrophie.  —  En- 
droit où  un  bas  décroît  sen- 
siblement de  largeur. 

dckràtr,  décroître. 

dekrâpî,  décrépir. 

dekrâpî,  i,  décrépi,  e. 

dekrœvî,  t,  découvert,  e. 

dekrîij't,  décroiser. 

dekrèUi ,  décrocher  :  vnî 
nièdjî  dt'Vîï  no,  an  e  dekrèUi 
nâdwcy,  venez  manger  d'avec 
nous,  on  a  décroché  une  an- 
douille,  nous  avons  mis  cuire 
une  saucisse. 

dekresi,  décrasser. 

dèkrîyâ,  décrier. 

dckfînâ,  se  peigner,  en  par- 
lant d'une  femme  :  kà  le  fan 
5ô  à  trê  d  6  dékrmâ,  e  yàn  e  pu 
nér,  quand  les  femmes  sont 
en  train  de  se  peigner,  il  y 
en  a  pour  une  heure. 

dekrlnâ  (de  ktî),  ce  lie  vê- 
lé, e. 

dekrinà  (de  Àv/),  écheve- 
1er. 


dèl 

dekulôtâ,  déculotter  :  deku- 
lôtà  ne  rnwey,  déculotter  une 
grenouille  ,  lui  enlever  la 
peau  des  pattes  de  derrière. 

dekudjâ,  décorder. 

dekîidr,  découdre. 

dekîy'u,  il,  décousu,  e. 

dekîilâ,  découler. 

deMrî'djà,  t,  décourageant, 
e. 

dèkûrt'djf,  décourager. 

dekurcdjinâ  ,  décourage- 
ment. 

dekûtâ,  enlever  la  kût. 

dckiut'fâ,  décoiffer.  On  dit 
plus  souvent  dckàlâ. 

dekiuèiiâtr  (litt.  déconnaî- 
tre), distinguer  des  choses  à 
peu  près  semblables  :  H  a 
môlâji  d  dekweiiàtr  ne.  berbî  a 
miuetà  dén  bôrdjêri,  il  est  mal- 
aisé de  déconnaître  (recon- 
naître) une  brebis  au  milieu 
d'une  bergerie. 

di'kwcta,  découcher. 

delèdjî,  déloger. 

dèlege,  délégué. 

dclc,  délai. 

dclh^,  délasser. 

dclclâ,  délatter. 

delevedj,  délavage.  —  Diffa- 


dem 
mation. 

delevâ,  délaver,  salir  du 
linge.  —  Déblatérer,  déni- 
grer quelqu'  uïwsa  sœ  k  delevâ 
lè^  âîr  k  6ôsnvà  le  pu  sAl,  c'est 
ceux  qui  délavent  les  autres 
qui  sont  souvent  les  plus 
sales. 

deleyi,  délaisser. 

dèle:(fiâ,  enlever  le  vernis 
de  la  vaisselle. 

délîxnâ,  dé  vernis.  L'usure, 
en  parlant  de  la  vaisselle. 

délabra,  délabrer. 

delâbrèmà,  délabrement. 

délibéra,  délibérer. 

delïberâsyd,  délibération. 

delï,  délit.  Le  délit  con- 
siste à  aller  couper  secrète- 
ment un  arbre  dans  la  forêt  : 
el  e  fâ  î  delï,  il  a  fait  (com- 
mis) un  delï. 

dèlïJâ,  t,  délicat,  e. 

delîketmà,  délicatement. 

dèlîmîtâ,  délimiter. 

delîsyœ,  ;^,  délicieux,  euse. 

délivras,  délivrance. 

délivra,  délivrer. 

dèlustrâ,  délustrer. 

delweyî,  délier.  —  Délayer. 

dèmàlâ,    démêler.  —  Dé- 


dém  6 1 

mêler  avec  quelqu'un,  en 
disputant,  une  affaire  liti- 
gieuse. 

dhnàbrâ,  démembrer. 

dhnàgiuenâ ,  dém antibuler. 

dèmâs,  démence. 

dhnâtï  (de  mât^,  démentir. 

demàtïbulâ,  démantibuler. 

demèbyâ,  démeubler. 

dèmêdjî,  démanger. 

dhnêdjijà ,  démangeaison. 

dhnenedp,  déménager. 

dhnenedjmà,  déménage- 
ment. 

dhnemdju,  j,  déménageur, 
euse. 

demâjuri,  démesurer. 

demeskâ,  démasquer. 

démetr,  démettre. 

demeyûlâ,  démailloter. 

dhiiArâ,  démarrer.  —  Faire 
sortir  une  voiture  d'une 
mare,  d'une  ornière. 

dhiiâredj,  démarrage. 

dhnïnâ  (de  imn  :  mine, 
litt.  déminer),  ébouler.  — 
se  dhnïnâ,  s'ébouler. 

demisyd,  démission. 

demisyûnâ ,  démissionner. 

demnâ  (j),  se  démener  :  e 
s  demèn  kmà  /«  cjyâl  dâ  lâbnït, 


62  dep 

il  se  démène  comme  le  diable 
dans  l'eau  bénite. 

dcmodr,  démordre. 

démoli,  i,  démoli,  e. 

démoli,  démolir. 

dhnolïsyô,  démolition. 

dhnôrelt:;^,  démoraliser. 

dèmô,  démon. 

dhnôtfdj,  démontage. 

dhnôtâ,  démonter. 

demôtâby,  démontable. 

demôlrâ,  démontrer. 

dèmunî,  démunir. 

demu:(lâ,  démuseler. 

dèmnlâ  (de  mûlâ) ,  désai- 
guiser  :  me  fa  a  demnlâ,  ma 
faux  est  désaiguisée. 

denetun,  dénaturer. 

dènîgrâ,  dénigrer. 

dènîgru  ,  j ,  dénigreur  , 
euse. 

dentt^t,  dénicher. 

dènîl€u,j,  dénicheur,  euse. 

dènôsî,  dénoncer. 

denôsyâsyô,    dénonciation. 

denntâ,  dénoter. 

dêfiwâ,  dénouer. 

depàdji  (/),   se   dépêcher. 

depâdr,  dépendre. 

depâdu  dâdwey,  dépendeur 
d'andouille,    grand    garçon 


dep 

fluet  et  de  mauvaise  réputa- 
tion. 

depà,  dépens. 

d^pàs,  dépense. 

dtpàsf,  r,  dépensier,  ère. 

dèpâst,  dépenser. 

J(^^(75«, y,  dépenseur,  euse. 

deph,  dépêche. 

dépéri,  dépérir. 

dépetâ  (s),  se  désespérer. 

deperâ,  déparer. 

depertêinà,  département. 

dèpevedj,  dépavage. 

depevâ,  dépaver. 

deptyï:{t,  dépayser. 

dépâr,  départ. 

di'pllâ  (s),  se  dépiter. 

dèpnâyi,  dépenailler. 

depô€i,  dépocher,  débour- 
ser. 

dïpôlî,  dépolir. 

depo,  dépôt. 

déposa,  déposer. 

dépresyâ,  déprécier. 

deprôfôdU,    de   profundis. 

députe,  député. 

depîirvu,  û,  dépourvu,  e. 

dep-ûy,  dépouille. 

depùy'i,  dépouiller. 

depyôbà,  déplomber. 

depyèmà,  déplumer. 


dèr 

dcpyèmâ,  dé  pi  u  in  é,  e;  — 
chauve. 

depyejà,  t,   déplaisant,    e. 

depyt'SHiâ,  déplacement. 

dèpyt'SÎ,  déplacer. 

depyeyi,  déplier  :  depyeyi  î 
mwèUu,  déplier  un  mou- 
choir. —  Désatteler. 

dèpyeyi  ou  de^^epyeyî,  désat- 
teler :  de:(èpyeyî  le  bu,  désat- 
teler les  bœufs. 

dèpyâr,  déplaire. 

dèpyïsi,  déplisser. 

depyôrâby,  déplorable. 

derhnâ,  déraciner. 

dèrhnâby,  déracinable. 

derâyi,  dérailler. 

dérâymà,  déraillement. 

derolA,  dérouler. 

derût,  déroute  :  tu  futr  à 
dérût,  tout  foutre  en  dé- 
route, tout  détruire,  tout 
dépenser. 

dèriitâ,  dérouter. 

derwet-ei,  dégringoler  com- 
me une  roche.  —  En  parlant 
d'un  arbre,  plier  sous  le  poids 
des  fruits  :  e  yan  e  de  blÔ€,  el  Û 
dèrzuets,  il  y  en  a  des  prunes, 
il  (l'arbre)  en  déroche,  il  en 
casse. 


dét  63 

desàbr,  décembre. 

desàdà,  t,  descendant,  e. 

dèsàdr,  descendre. 

dèsàfiyâ,  dessangler. 

dèsàt,  descente. 

désedâ,  décéder. 

dhe,  décès. 

dèserâ,  desserrer. 

déservî,  desservir. 

desâr,  dessert. 

desïdèmâ,  décidément,  en 
quelque  sorte  :  sèsre  dèsïdèmà 
lu  k  Ihétrè,  ce  serait  en  quel- 
que sorte  lui  qui  l'achète- 
rait. 

desïdâ,  décider. 

desïmâtr,  décimètre. 

dèsî^'ô,  décision. 

dèsôlâ,  dessaler. 

dholâ  (de  sol),  délasser. 

destina,  destiner. 

destina  ou  destine,  destinée. 

destruksyô,  destruction . 

dèstruktér,  destructeur. 

desîidâ,  dessouder. 

desîdâ  o\idè:(àsiïlâ,  dessoû- 
ler, désensoûler. 

desioetét,  dessécher. 

dètàdr,  détendre. 

detmsi,  déchausser  ;  géné- 
ralement  employé    dans  le 


64  iict 

sens  de  tirer  (ôter)  les  t€as. 

deteà  Q pt),  loc,  à  pied-de- 
chaussé  :  e  fu  pe  Je  vt  e  pi 
dcteà,  il  court  par  les  rues 
à  pieds  nus. 

d'ètéàtà,  déchanter,  être  ac- 
blé  de  tristesse  après  une 
grande  joie. 

deUènA,  déchaîner. 

det€erdjèmà,àèc\\:{r  gQmQwi. 

deteerdju ,  j,  d  é  c  h  a  r ge  u  r , 
euse. 

detéerpï,  démêler  des  fils, 
surtout  des  cheveux.  Quand 
un  enfant  demande  avec  ins- 
tance qu'on  lui  dise  un  conte, 
si  on  n'a  pas  envie  de  le  sa- 
tisfaire, on  s'en  débarrase  en 
l'attrapant  de  la  façon  sui- 
vante. On  va  lui  raconter 
un  beau  conte,  il  est  tout 
oreilles,  et  voici  ce  qu'il  en- 
tend :  e  y  eue  n  fwe  în  à  m  e 
po  nfàn  kè  deUerpWî  déx^  etûp, 
e  po  inMj  pu  stu  k  mekût  :  il  y 
avait  une  fois  un  homme  et 
puis  une  femme  qui  démê- 
laient des  étoupes,  et  puis 
merde  pour  celui  qui  m'é- 
coute. 

deteïktà  ou  dhîkta,  dcchi- 


di't 

quêter. 

dèterâ,  déterrer. 

determinâsyô ,  détermina- 
tion. 

deteryôrâ,  détériorer. 

dètèstâ,  détester  :  î  lu  de  test 
hmà  legrôl,  je  le  déteste  com- 
me la  grêle. 

dcthtâby,  détestable. 

dètetd,  détacher.  —  Enle- 
ver des  taches. 

detétî  ou  detèlï,  déteindre. 

deteUmà,  détachement. 

deûy,  détail. 

deteyi,  détailler. 

détodr,  détordre, 

d^tost  (litt.  dététer),  se- 
vrer. 

diirâpâ,  détremper. 

detrekâ,  détraquée,  c  :  sa  î 
detrekà,  c'est  un  détraqué. 

défrt'kâ,  détraquer.  —  Dé- 
penser. —  Détruire. 

detronâ,  détrôner.  —  Dé- 
tériorer, anéantir. 

dètwnâ,  étriper. 

dètrôs,  détresse  :  être  en 
dctrôs,  être  en  peine;  —  une 
femme  dira  par  ex.  :  ki  so  à 
detros,  vwt'le  kcï  a  mhur,  e  po 
Ilôt  (lin  luipil  kii  ràlrâ  d  lefwer  ! 


dév 

que  je  suis  en  détresse,  voi- 
là qu'il  est  minuit,  et  puis 
notre  homme  n'est  pas  en- 
core rentré  de  la  foire  ! 

defrosâ,  détrousser. 

dctrôpâ,  détromper. 

detrur,  détruire. 

detn,  détour,  —  Entorse  : 
e  ià  fâ  î  detn  ï  pf,  il  s'est  fait 
un  détour  (une  entorse)  au 
pied. 

Ji/'Z/rM,  retarder  quelqu'un 
dans  son  travail,  lui  faire 
perdre  son  temps  :  /  so  evu 
deMrbâ  tut  le  dpinâ,  î  nâ  rà 
fâ,  j'ai  été  detiirbâ  toute  la 
journée,  je  n'ai  rien  fait.  Ce 
sont  surtout  les  femmes  qui 
se  plaignent  d'être  detûrhâ 
par  les  enfants. 

detûrtïyî,  détortiller. 

devœdî,  dévider;  —  parler 
rapidement  et  avec  une  lo- 
quacité intarissable. 

devd'du,  dévidoir.  V.  et^vfi. 

devœdu,  /,  dévideur,  euse. 
—  Bavard,  bavarde. 

devetî,  dévêtir  :  le  vey  djà 
nndévrl  pe  sdeveti  dvà  k  d  mê- 
rî,  les  vieilles  gens  ne  de- 
vraient   pas    se    déshabiller 

RoussEY.   —  Glossaire. 


dcv 


65 


devant  que  de  mourir,  les 
vieilles  gens  ne  devraient  ja- 
mais donner  leurs  biens  à 
leurs  héritiers  avant  de  mou- 
rir. En  s''appuyant  sur  cette 
vérité,  beaucoup  de  vieillards 
disent  :  hi  vo  pe  in  devetî  dvà 
k  dùiii  inetr  ï  le  :  je  ne  veux 
pas  me  dévêtir  devant  que  de 
me  mettre  au  lit,  je  ne  veux 
pas  donner  mes  biens  à  mes 
héritiers  avant  de  mourir. 

dëvelî^i,  dévaliser. 

devergôdâ,  dévergondé,  e. 

dèvestâ,  dévaster. 

devhtâsyô,  dévastation. 

dhnn  (dévirer),  détour- 
ner. 

devî^edji,  dévisager. 

devlîipâ,  développer. 

devlîlpmâ,  développement. 

dèvo,  t,  dévot,  e. 

dèvosyô,  dévotion. 

devulgâ,  divulguer. 

dèvîlrâ,  dévorer.— Déchi- 
rer :  me  lïvr  sd  tii  devérà, 
mes  livres  sont  tout  dévorés, 
tout  déchirés  :  ^/  e  devurâ  6e 
kulût,  il  a  dévoré  (déchiré) 
sa  culotte. 

dèvzuâ,  dévouer. 


66  dez 

devwâlày  dévoiler. 

devivâmâ,  dévoiement. 

de:^àbtilâ,  désemballer. 

àè:^àbàledj ,    désemballage. 

de:^âbiirlày  ôter  le  bure,  dé- 
satteler  les  chevaux.  —  s  de- 
làbnrlâ,  se  tirer  d'une  affaire 
difficile. 

de:^âbw}ïà  (de  àbiuela),  dé- 
mêler du  fil  ou  toute  autre 
chose  semblable.  —  Au  ^^ 
gnr é,  s dèxàbiut'lâ,  se  débrouil- 
ler dans  une  affaire  très  com- 
pliquée. 

de^àfiâ,  désenfiler. 

d£Xfifrai€î,  désenfraîchir. 

dezàfitnâ,  désenfourner. 

de:(âfyâ,  désenfler. 

de:::^àfyur,  désenflure. 

dé:^àgrhi,  désengraisser. 

de::âgmdji ,    désengorger . 

de^àkôbrâ,   désencombrer. 

d^::àkrntâ  (de  âhruta),  dé- 
terrer un  animal  ou  un  chou, 
par  exemple. 

de^âkûrcdjî  y  désencoura- 
ger.^ 

dè:(àkûredjmâ,  désencoura- 
gement. 

dèiàmàdjt,  désemmancher, 
démancher. 


dé^ 

de:(ànerbâ,  désherber,  dé- 
senherber  :  dezcinerbâ  î  tea, 
désenherber  un  champ;  de- 
lânebâ  de  bu,  désenherber 
des  bœufs,  cesser  de  leur 
donner  de  l'herbe  pour  les 
nourrir  au  fourrage  sec. 

de:(âtiwâ,  désennuyer. 

de^àpeelâ  ou  depeslâ,  désen- 
chalasser. 

déxàpektà  ou  depektâ,  dépa- 
queter. 

dè^àpèrâ  (jà),  sans  désem- 
parer :  sans  quitter,  sans  re- 
lâcher. 

dèiâpeyi,  désenpailler,  dé- 
pailler. 

de:(âprïjnâ ,  désemprison- 
ner. 

di'iàpyîr  ou  dc:^àpyâr,  dé- 
semplir. 

dè:^âp:^â,  désempeser. 

de:^ârœyi ,  désenrouer,  dé- 
senrouiller  :  e  fâ  de^àrœyt  le 
kyâ,  il  faut  désenrouiller  la 
clef;  bwet  dl  lèse  pu  vo  de^â- 
rœyi  :  buvez  du  lait  pour 
vous  désenrouer. 

dé-ârÙDiâ ,    désenrhumer. 

di\àrutâ ,  démarrer  une 
voiture   enfoncée  dans   une 


ornière   ou  dans  un  terrain 
mou. 

àezàriuedi,  désenraidir. 

de:(ànvey1,  désenrayer. 

de:{à5tvri,  désensevelir. 

de^âsûrsèlâ,  désensorceler. 

dè:^àt€ènâ,  desenchaîner. 

dè:(àui,  déhanché,  e. 

dè:(àtrâ,  adj.,  roue  dont 
les  âtr  sont  enlevées  ou 
commencent  de  se  disjoin- 
dre. 

de:(âtrâ ,  enlever  les  àfr 
d'une  roue. 

de:(âturtïyi,  désentortiller. 

dexàtiveyt,  ôter  la  taie  d'un 
lit  ou  d'un  oreiller. 

deiàvœUyî,  désentortiller. 

d^TJivôeâ  (litt.  désenver- 
ser),  retourner  du  mauvais 
côté  une  manche  d'habit  ou 
un  bas,  par  ex. 

de^rttâ,  déshériter. 

désespéra,  désespérant. 

de^sperâ,  désespérer. 

de^ipwer,  désespoir. 

de:(ebît'wâ,  déshabituer. 
deT^hntnâ  ou  dehnînà,  dé- 
boutonner. 

de'^hyi,  déshabiller  (on 
emploie  plus  souvent  devèn). 


d'ei  67 

de^grefâ,  dégraffer,  désa- 
graffer. 

de:(egremâ,  désagrément. 

dc'^justâ,  désajuster. 

de::^hb  ou  de::^hôr,  désac- 
cord. 

dè:{ekotuniâ ,  désaccoutu- 
mer. 

de:(elterâ,  désaltérer. 

dè:{epâr  ou  de^tpràr,  désap- 
prendre. 

de:{t'rdjàtâ ,  d  ésarge  n  ter . 

de^rdjàtâ,  désargenté,  e. 
On  dit  de  quelqu'un  qui  n'a 
plus  d'argent  :  H  a  kmà  In  kâ- 
lîs  d  sàtbu,  cl  a  dexerdjàtà  : 
il  est  comme  le  calice  de 
Santoche,  il  est  désargenté. 
Santoche  est  une  petite  loca- 
lité, et  si  pauvre  qu'elle  n'au- 
rait jamais  pu  acheter  un  ca- 
lice neuf  à  son  curé. 

deiernet-ei,    désharnacher. 

déserter,  déserteur. 

dè:(ertâ,  déserter. 

dè:{erzue,  désarroi. 

dè:;esâbyâ,  désassembler. 
ae^sôsya,  désassocier. 
de^esotsi,  désassortir. 

dè^estr,  désastre. 
dhi'tem,   désattacher  :   ve 


68  dèi 

dè^teUi  le  vet€  pu  lebrèvâ,  va 
désattacher  la  vache  pour 
l'abreuver,  pour  la  conduire 
à  l'abreuvoir. 

d€:;evâtedj,  désavantage. 

de:(evàledji ,    désaventager. 

dé:;evê^yâ,  désaveugler. 

dexâvrà,  désœuvré,  e. 

dt\âr,  désert. 

de::^il}i,  désigner. 

(^:^r,  désir. 

de^n,  désirer. 

de/^ïstâ  (s),  se  désister. 

dè:(ifekfâ,  désinfecter. 

de^terhi,  désintéresser. 

de:^ivïiâ,  désinviter. 

de.:^ôbeyt,  désobéir. 

de:;pbeyï€à,  t,  désobéissant, 
e. 

dezpbyîdji,  désobliger.  Plu- 
sieurs personnes  disent  déjà 
de^ôbhdji. 

de:^ôkupâ,  désoccuper. 

dexprç£nï:(i ,    désorganiser. 

de^ôryàtà,  désorienter. 

de:^bdr  ou  dc:^ôrdr,  désor- 
dre. 

d£:(Ôslâ,  ôter  les  ôsôt. 

de:{ôtâ,  déhonté,  e. 

de:;jinl,  désunir. 
de^uijô,  désunion. 


der 

de:;iilâ  ou  de^^olâ,  désoler. 

de:{ûlâ6yô  ou  de:;plâsyô,  dé- 
solation. 

dèinné,  dè:(imér  ou  de:^ônèr, 
déshonneur. 

de:^^imirâ  ou  dè:^ôiiôrâ,  dés- 
honorer. 

dedre  (litt.  d'adroit)  :  sa  e 
pivcn  syho  htï  dedre  t^i  yè  kâ- 
{a)n  à  vnu  m  kêrî,  c'est  à 
peine  si  j'étais  assis  d'adroit 
chez  eux  quand  on  est  venu 
me  quérir,  j'étais  à  peine  as- 
sis, à  peine  d'aplomb  sur  ma 
chaise  qu'on  vint  me  cher- 
cher. —  110  nev'i  pe  hnâsi  de- 
dre kel  e  feyu  kïtâ,  nous  n'a- 
vions pas  commencé  d'adroit 
qu'il  a  fallu  quitter,  nous 
avions  à  peine  com^mencé 
notre  travail  que  nous  fû- 
mes obligés  de  nous  inter- 
rompre. 

d^I,  dalle. 

dclcdj,  dallage. 

delà,  daller. 

dhiiôt  (litt.  petite  dame), 
sorte  de  mirabelle. 

dcri,  derrière.  —  Dernier 
coup  de  cloche  qui  appelle 
les  fidèles  à  l'église  :  dcpadjà 


no,  viuele  lu  derî  k  son,  dépê- 
chons-nous, voih\  le  dernier 
qui  sonne.    Voy.    prù)nï    et 

deriy  r,  denier,  ière. 
dhè,  dessin. 
desïnâ,  dessiner. 
dt'sînu,  y,  celui,   celle  qui 
dessine. 

dk,  date.  —  Datte. 
dhâ,  dater. 
devâtedj,  davantage. 
devzue,  v,  devoir. 
dA,  quantité  d'écorce  de 
chanvre    qu'on    peut    tenir 
dans  le  doigt  majeur  en  til- 
lant. 

dfu,  dehors  (v.  fr.  defuers). 
dgîitâ ,    tomber    goutte    à 
goutte. 

dî,  art., du  :  dlpè,  du  pain. 
dî,  t,  dit,  e. 

dîdà,  Joseph,  en  langage 
enfantin.  —  Voy.  dode. 
dîdjri,  digérer. 
dtfhnâ,  diffamer. 
dïfemâsyô,  diffamation. 
dîfihulte,  difficulté. 
dîfîsH,  difficile,  peu  em- 
ployé, on  se  sert  surtout  de 
môlâjî,  malaisé. 


dïr  69 

dïfïsïlmâ,  difficilement; 
même  observation  que  pour 
difficile. 

dïfrà,  t,  différent,  e. 
dîfrâs,  différence. 
dïg,  digue. 
dïjesyô,  digestion. 
dïjgrâs  ou  dïsgrâs,  disgrâce. 
diks'ûnâr,  dictionnaire. 
dïkte,  dictée. 
dïktâ,  dicter. 
dïlïdjâ,  t,  diligent,  e. 
dilidjàs,  diligence. 
dîlïdjâtâ,  diligenter.  —  s 
dïlïdjàtâ,    se    diligenter,    se 
dépêcher. 

dïmàsyô,    dimension. 
dïmïmisyô,  diminution. 
dïmïnzi'â,  diminuer. 
dîna,  dîner;  —  le  dîner, 
le  repas  de    7   ou  8  h.   du 
matin. 

dïn,  digne. 
dînîte,  dignité. 
dînniâ,  dignement. 
dïr,  dire. 
dîrekt,  direct,  e. 
dïrt'ksyô,     direction  ;      on 
emploie  sa  de  préférence  :  dé 
sté  sà  le,  de  ce  côté-là,  dans 
cette  direction. 


70  dî5 

dîrektémâ,  directement. 

direhèr,  directeur. 

dïrt'ktiïs,  directrice. 

dîrîdjî,  diriger. 

dî6,  dix;  Vs  se  prononce 
toujours,  excepté  quand  dix 
se  joint  à  d'autres  termes  du 
système  métrique,  ex  :  dl 
frâ,  dî  5Û,  dix  francs,  dix 
sous.  Voy.  dee. 

dîset  ou  dê6e,  dix-sept  :  e 
yân  t'  disk,  il  y  en  a  dix- 
sept  ;  dise  frâ,  dix-sept  francs. 

dîst'tèn,  dix-septaine  :  n  dï- 
setèndéfrâ,  une  dix-septaine 
de  francs. 

dïst'tïm  ou  dïstitni ,  dix- 
septième. 

dïsïpâ  (5),  se  dissiper. 

dîsîpâsyô,  dissipation. 

dîsîpy,  disciple. 

dîsîpyîn  ou  disïplïn,  disci- 
pline. 

dlsïpyînâ  ou  dïsîplînâ,  dis- 
cipliner. 

dhkbdj  ou  dïskôrd,  discor- 
de. 

dîskôiîtyïoâ,   discontinuer. 

diskwnï,  disconvenir. 

dïâkiisyô,  discussion. 

dîskutâ,  discuter. 


dît 

diskfir,  discours. 

dlspâs  dispense. 

dïspàsâ  ou  dïspàst,  dispen- 
ser. 

disphetr,  disparaître. 

dispersa,  disperser. 

dispersyô,  dispersion. 

dïspÔ::;â,  disposer. 

dïspOTjsyô,  disposition. 

dîsput,  dispute. 

dîsputu,  y",  disputeux,  eu- 
se. 

dlspiuènibilhe ,  disponibi- 
lité. 

dïspiuènîby,  disponible. 

dîstâs,  distance. 

dïstlgâ,  distinguer. 

dîstîlâ,  distiller. 

dlstllâtèr,  distillateur. 

dïstïlri,  distillerie. 

dïstreksyô,  distraction. 

dîstrâr,  distraire. 

dhtnbiisyô ,  distribution. 
—  Rossée. 

dîstnbibâ,  distribuer. 

ditô,  dicton  :  à  ryà  le  t£l 
niiidjà,  en  riant  les  chiens 
mordent  ;  on  emploie  ce 
dicton  dans  une  foule  de  cas, 
toutes  les  fois  qu'il  s'agit 
d'inviter  quelqu'un  à  la  pru- 


dld 
dence,  en  parlant  d'une  per- 
sonne qui  s'expose  au  dan- 
ger par  bravade  et  à  qui  il 
arrivera  fatalement  malheur, 
etc. 

dîvàgà,  divaguer. 

diverti,  divertir.  —  Réga- 
ler :  e  vu  tût  se  lârdjôt,  me  le- 
pî  va  s  dîvertî,  avec  tous  ces 
laiterons,  mes  lapins  vont  se 
divertir  (se  régaler). 

divertiۉ,  t,  divertissant,  e. 

divertUmâ,  divertissement. 

dh'hûtè,  divinité  :  dïvïinte, 
à  tu  posïby  à  niôd  kân  e  dma, 
divinité,  est-il  possible  au 
monde  qu'on  a  de  maux  ! 

dîvînmâ,  divinement  :  sfi- 
le  î  vè  divînmâ  bî,  cela  lui  va 
divinement  bien. 

dtv1:(cî  ou  dm^î,  diviser; 
n'est  guère  employé  qu'à 
l'école. 

div\yô,  division. 

i/;{^/,  disette. 

d\:{yûnt,  dix-huit. 

di:;^ymtèn  («),  une  dix-hui- 
taine. 

dld,  nf.,  dinde  :  grà  dïd, 
grande  dinde,  jeune  fille  è- 
tourdie. 


djà  7 1 

dîdô,  dindon. 

d'ikî  dîne  ou  dïsî  dîne, 
comme-ci  comme-ça. 

dhn,  nm.,  dîme. 

dîmâ,  dîmer. 

djcfby,  jable. 

djâbyâ,  jabler. 

djâdjt,  jauger. 

djân,  jaune  :  te  bïkâ  le  Jêy, 
te  bï  €ur  d  vnï  iû  djan  !  tu  as 
embrassé  les  filles,  tu  es  bien 
sûr  de  venir  (devenir)  tout 
jaune  !  Ces  mots  s'adressent 
à  un  petit  garçon,  pour  le 
taquiner,  quand  on  l'a  sur- 
pris à  embrasser  une  jeune 
fille. 

djànî,  jaunir. 

djànîeâ,  t,  jaunissant,  e. 

djànïs,  jaunisse. 

djànô,  t,  jaunet,  ette. 

djà,  gens  :  suk  m,  k  le  vey 
djà  ett  bet,  ce  que  c'est,  que 
les  vieilles  gens  étaient  bê- 
tes ;  réflexion  que  l'on  fait 
chaque  fois  que  l'on  croit 
pouvoir  constater  un  pro- 
grès. 

djà,  Jean. 

djà-djà,  Jean-Jean,  tout 
vers  qui  vit  dans  un  fruit. 


72  dje 

djà  Info  (Jean  le  fou), 
épithète  injurieuse  tirée  d'un 
conte  dont  le  héros,  Jean 
le  fou,  commet  bêtises  sur 
bêtises. 

djàyàd  (litt.  Jean-Claude), 
téton  d'un  homme  ou  d'une 
jeune  fille  en  train  de  se  for- 
mer. 

djàb,  plus  souvent  teàh, 
jambe. 

djàbô,  plus  souvent  t€àhû. 

djàn,  Jeanne. 

djâr,  genre;  —  gendre.  — 
Se  dit  djlr,  dans  le  nord-est 
de  la  Haute-Saône. 

djàâ,  t,  gentil,  ille,  signi- 
fiant calme  et  docile. 

djàtimà,  gentiment. 

djàvi,  janvier. 

'%3'^  gigoter. 

djêgyu,j,  celui,  celle  qui 
gigote. 

djénvri,  genièvre. 

djèn,  gêne. 

djèn,  ce  qui  reste  des  grains 
de  raisin  pressurés. 

djt'hô,  jabot.  —  Bagout. 

djèbîitâ,  jaboter. 

djh,  gerce. 

djM,  gercer. 


dje 

djM,  gercé,  e.  Quand  on 
a  les  mains  gercées,  on  les 
lave  avec  de  l'eau-de-vie, 
mais  plus  souvent,  remède 
plus  facile  et  moins  coûteux, 
on  urine  dessus. 

djelô,  jalon. 

djeJn,  j,  jaloux,  se. 

djelunâ,  jalonner. 

djelûx}  ou  jelîi^î,  jalousie. 

djh}iâ  ou  j'hnâ,  jamais. 

djepâ,  japper.  —  Tousser 
en  imitant  le  chien  '.  el  e  n 
rùm  dî  cjyâl,  e  ne  râ  fâ  kê  d 
djepâ  stù  nœ,  il  a  (une)  un 
rhume  du  diable,  il  n'a  rien 
fait  que  (de)  japper  (tousser) 
cette  nuit. 

djt-rbâ,  produire  des  ger- 
bes. 

djerbot,  diminutif  de  gerbe. 

djerdhiedj,  jardinage. 

djerdïnâ,  jardinier. 

djerdun,  r,  jardinier,  ère. 

djcrdinu,  y,  celui,  celle  qui 
jardine. 

djergô,  jargon. 

djergiuènâ,  j  argon  ner. 

djermâ,  germer. 

djermù,  germe.  —  Dard  : 
le  djennù  des  abeilles,  le  dard 


dj'e 
des  abeilles  ;  — voix  criarde, 
perçante  d'un  enfant  qui 
pleure  ou  d'un  bavard  :  ke 
djermù  el  e,  snle  fâ  Iè:{  nrëy, 
quel  djermù  il  a,  cela  fend 
les  oreilles. 

djh-o,  jarret.  —  Sobriquet. 

djet,  jatte.  —  Derrière 
d'un  enfant  :  gàr  e  Hue  tv avive 
€11  le  djèt,  gare  à  toi,  tu  vas 
avoir  sur  la  jatte;  —  femme 
qui  a  de  grosses  fesses  : 
higré  de  gros  djet  !  bougre  de 
grosse  jatte  ! 

djeti,  jattée. 

djeve,  nm.,  javelle;  par 
comparaison,    petite   gerbe. 

djâ,  geai  :  sa  ï  he  djâ,  c'est 
un  beau  geai,  pour  dire  de 
quelqu'un  qu'il  est  laid.  — el 
à  €1  pè  kl  djâ  depyèmâ,  il  est 
aussi  laid  qu'un  geai  déplu- 
mé. 

djâe,  mite. 

djâk,  Jacques. 

djeâ  ou  jeà  géant. 

djètm,  gémir;  ne  s'emploie 
qu'au  figuré, 

djerb,  gerbe. 

djèrm ,  germe ,  peu  em- 
ployé, on  dit  surtout  djermù. 


djn  73 

djHje,  oiseau,  dans  le  lan- 
gage des  enfants. 
djivr,  givre. 
dj'i,  gypse. 

^y'^'>  gypser. 

djîkyâ  (onomatopée),  se 
dit  d'un  liquide  qui  s'échappe 
avec  force  et  bruit  d'un  ré- 
servoir où  il  supporte  une 
forte  pression. 

^/'5^.  gigot- 

djïgutâ,  gigoter. 

djîpâ,  V.,  donnner  des 
coups  de  pied  en  parlant  des 
bœufs  ou  des  vaches  (vieux 
français  giber^. 

djîriuet  ou  jînuet,  girouet- 
te. 

djïdrâ,  nf.,  grande  quan- 
tité de  nourriture  contenue 
dans  un  grand  vase. 

djïgâ,  courir  en  folâtrant 
comme  font  les  animaux  la 
première  fois  qu'on  les  con- 
duit au  pâturage  au  prin- 
temps. 

djîgu,  j,  celui  ou  celle  qui 

djmâ,  jument. 
djnés  ou  djnes,  génisse.  V. 
twerîr. 


74 


djb 


djnœyï,  ni.,  ce  qu'on  peut 
tenir  de  graine  avec  les  deux 
mains  réunies;  s'emploie 
presque  toujours  avec  l'adj. 
grosse. 

djntwràl  (jour  ouvrable), 
tout  jour  où  l'on  travaille; 
c'est  l'opposé  de  dimanche. 

djnny,  genou.  Voy.  kupôt. 

djntiyô,  nm.,  sorte  de  cour- 
roie qui  sert  à  tenir  plié  un 
des  genoux  d'une  vache  qui 
ne  veut  pas  se  laisser  traire; 
on  dit  faire  lu  djm'iyô  ou 
mettre  l-û  djnéyô. 

djèf,  écume  produite  par 
un  corps  gras.  Le  savon,  les 
bœufs,  surtout  les  escargots 
en   cuisant  produisent  de  la 

djèfâ ,  nm.,  terme  inju- 
rieux à  l'adresse  d'une  per- 
sonne :  mâtl  d  djofâ,  gro  djô- 

fà.  _  . 

djbfâ,  produire  de  la  djôf. 

djdlâ,  gelée;  on  dit  djWâ 
pour  désigner  l'action  du 
froid  et  la  gelée  faite  avec  les 
oreilles,  les  pieds  et  la  queue 
du  cochon,  mais  on  dit  Jlc 
d  grô:(ey,  gelée  de  groseilles. 


djî 

sans  doute  parce  que  cette 
dernière  acception  est  beau- 
coup plus  récente.  V.  edjblâ. 

djolà,  geler. 

djolu,  j,  geleur,  euse;  — 
frileux,  euse. 

djokâ^  faire  le  pied  de  grue. 

djolî ,  7,  alezan,  e.  Nom 
donné  au  bœuf  et  à  la  vache 
de  couleur  alezane. 

djotâ,  jouter;  peu  employé 
à  Bournois,  mais  beaucoup 
à  Accolans. 

djo:^.,  Joseph. 

djo::^'t,  féminin  de  Joseph  ; 
ce  nom  est  donné  à  la  femme 
dont  le  mari  s'appelle  Joseph. 

djoiîyô,  Joseph. 

djô,  jonc  :  suie  a^t  dre  Ici 
djô,  cela  est  aussi  droit  qu'un 
jonc. 

djôîe'i,  jonchée. 

djôtel,  joncher. 

djti  ou  djèti,  ôter  le  fumier 
de  dessous  les  bêtes.  Ce  tra- 
vail se  fait  de  rigueur  tous 
les  samedis.  —  Essaimer  :  le 
mot£ôt  à  djn,  les  abeilles  ont 
essaimé. 

djtù,  essaim  :  t  djtil  d  inôt- 
€ôt,  un  essaim  d'abeilles. 


dju 

dj u,  ]us.  —  Joug  :  metr  lu 
dju,  mettre  le  joug,  poser  le 
joug  par  terre  avec  tous  les 
accessoires  à  la  porte  de  l'é- 
curie un  instant  avant  d'at- 
teler; on  emploie  souvent  le 
pluriel  pour  le  singulier  :  ve 
metr  le  dju,  va  mettre  les 
jougs,  va  mettre  le  joug. 

djubtle,  jubilé. 

djubilâ,  jubiler. 

djudâ  .Judas.  —  Enfant  qui 
crache  à  la  figure  d'un  autre  ; 
dans  ce  cas  on  dit  souvent  : 
djudâ  dâ  le  lèn.  Judas  dans  la 
lune.  On  prétend,  en  effet, 
que  les  taches  que  l'on  aper- 
çoit dans  la  lune  représen- 
tent la  figure  de  Judas. 

djudj,  juge. 

djudj  dû  pâ,  juge  de  paix. 
—  Gros  bâton. 

djudjt,  juger. 

djudj  ma,  jugement. 

djupîtèr,  nom  donné  à  un 
enfimt  très  espiègle  :  saî  dju- 
pîtèr, c'est  un  Jupiter. 

djurî,  jurer  :  e  djur  kinà  ï 
peti,  il  jure  comme  un  chif- 
fonnier. 

djurniâ,  jurement. 


dju  7  5 

djurnâ,  nf.,  ce  que  peut 
contenir  un  tablier  replié,  un 
giron  :  iiè  djurnâ  derh,  une 
djurnâ  d'herbe. 

djnrô,  giron.  —  Juron. 

djuru,  j,  jureur,  euse. 

djuye,  juillet. 

dJ7i,  jeu.  —  Mise  au  jeu. 
iiikré  sô  dju  :  mettre  son  jeu, 
déposer  sa  mise  au  jeu. 

djîidî,  jeudi. 

djùr,  jouer. 

djù,  juin. 

djù  (e),  à  jeun. 

djiln,  jeune.  —  Jeûne. 

djùnes,  jeunesse  :  6â  kmà 
dl,  se.  djùnes  sève,  se  veyespèye! 
c'est  comme  on  dit,  si  jeu- 
nesse savait,  si  vieillesse  pou- 
vait ! 

djùnâ,  jeûner. 

djùnô,  t,  jeunet,  ette. 

djùnu,  j,  celui,  celle  qui 
jeûne. 

djîlm,  écume.  Voy.  djôf. 

djûnà,  journal  de  terre  : 
kkrè-  kâte  fà  ï  djûnà,  quatre 
cartes  font  un  journal. 

djîinâ,  journée  :  ôlâ  e  se  djû- 
nà, aller  à  ses  journées,  aller 
en  journée  chez  les  autres. 


76  d)>iâ 

djîimcri,  nm.,  épine-vi- 
nette. 

cijîimâ,  écumer,  dans  le 
sens  de  se  couvrir  d'écume  : 
sa  dï  hô  sôvô  e  djinn  bl,  c'est 
du  bon  savon,  il  djïtm  bien. 

djû,  joue. 

djvàse ,  jouvenceau;  ne 
sert  que  pour  désigner  les 
jeunes  veaux. 

djwe,  joint. 

djzoêdr,  joindre.  —  Atte- 
ler, joindre  les  bœufs,  les 
mettre  sous  le  joug. 

djweiur,  jointure. 

djweyœ^mà ,  joyeusement. 

djweyu,  ;",  joyeux,  se. 

djiuâ,  joie. 

djwi,  jouir. 

djivUâs,  jouissance. 

djiOîf,  V,  juif,  ve. 

d  le  ta  (litt.  de  la  tant), 
tant  :  dlè  ta  keii  ne  d  se  elcjàn 
vive  pu  le  hràîe  !  tant  il  y  a 
de  ces  cerises  on  ne  voit  plus 
les  branches  ! 

dmàl,  démon,  diable; 
s'emploie  souvent  avec  c'est  : 
sa  lit  dmtil  d  s  teà  le,  an  po  pe 
lu  lôbwerâ,  c'est  le  démon  de 
(que)  ce  champ-là,  on   ne 


dbm 
peut  pas  le  labourer  ;  —  sàt 
pîê  dmâl,  c'est  un  petit  dé- 
mon. 

dmàdâ,  demander.  — 
Mendier. 

dmàdu,j,  demandeur,  euse. 

dmér,  demeure. 

dmérâ  on  dnnverd,  demeu- 
rer. 

dim-iu,  demi-tour.  — En- 
torse. 

dmè,  demi,  e. 

drnwerâ,  demeurer.  — 
Rester  :  e  dmiuer  lôtà  pu  ôlâ 
là  va  :  il  demeure  (reste) 
longtemps  pour  aller  là-bas. 

dmwâT^l,  demoiselle. 

dnî,  denier. 

dode,  dldà,  diminutifs  de 
Joseph. 

dôktêr,  docteur. 

dôkirïn,  doctrine.  —  Livre 
traitant  de  la  religion  catho- 
lique et  employé  comme 
livre  de  lecture  dans  les  é- 
coles  il  y  a  vingt  ans. 

dômesttk,  domestique.  — 
Outil  consistant  en  un  bout 
de  bois  long  de  20  à  25  cen- 
timètres et  dont  on  se  sert 
pour  epereyt. 


dôd 

dènâsyô  ou  dàuâsyô,  donna- 
tion. 

dènâtêr,  donnatcur. 

dôrâ,  dorer  :  dôrâ  le  bni- 
yô€,  dorer  les  brioches,  les 
badigeonner  avec  du  flan 
avant  de  les  mettre  au  four 
afin  qu'elles  aient  la  couleur 
de  l'or  une  fois  cuites. 

dèrlôtâ,  dorloter. 

doru,  j,  doreur,  euse. 

dorur,  dorure. 

dÔt,  doi.  —  Dette. 

do,  dos  :  DicrUi  à  do  der'l, 
marcher  en  dos  derrière, 
marcher  à  reculons. 

dbb,  daube. 

dodïyi  (5),  se  dodiner  :  e 
merU  à  5  dodeyâ;  il  marche 
en  se  dodinant. 

dodînâ,  dodiner  :  e  nfâpe 
trû  dodînâ  le  pîèt  efà,  il  ne 
faut  pas  trop  dodiner  les  pe- 
tits enfants.  —  s  dodînâ  à 
mert^à,  se  dodiner  en  mar- 
chant, c'est  faire  avancer 
toute  la  partie  gauche  du 
corps  en  même  temps  que  le 
pied  gauche  et  de  môme  avec 
le  pied  droit  tout  le  côté 
droit   du  corps;  cette  mar- 


dré  77 

che  est  particulière  aux  bos- 
sus, aux  canards,  etc. 

dodo,  dodo  :  dodo  tir  lîr 
lîr,  dodo  tire  lire  lire,  chant 
que  repète  la  mère  en  balan- 
çant son  enfant  pour  l'en- 
dormir. 

domina,  dominer. 

douiînâsyô,  domination. 

domïnïkël,  dominical,  e  : 
lor\ô  domîmkel,  l'oraison  do- 
minicale. 

donnnïke,  dominicain. 

domino,  domino. 

dorèn,  bêtasse.  V.  drîyen. 

dortwer,  dortoir. 

dosi,  dossier. 

dos,  dose. 

dô,  don.  —  Donc. 

dôdô,  dondon,  femme  qui 
jouit  d'un  embonpoint  ex- 
trême et  est  en  même  temps 
un  peu  bonasse. 

dôptâ,  dompter  :  kà  le  dû 
velô  srà  dôptâ,  à  le  mètre  ï  tse, 
quand  les  deux  veaux  seront 
domptés,  on  les  mettra  au 
char. 

dô::t'l,  donzelle. 

drùdjï,  plombs  de  chasse 
pour  les  oiseaux , 


78  dir 

drèdm  ou  dêrdîtr ,  nL, 
terme  injurieux  qui  s'em- 
ploie généralement  avec  l'ad- 
jectif vieil  :  vey  dérdfir , 
vieille  dérdfir;  drêdfir  n'est 
employé  que  par  les  vieilles 
personnes. 

drèmà,  /,  dormant,  e. 

drèmï,  dormir  :  drènii  h  ma 
i  sônu,  dormir  comme,  un 
sonneur. 

drèuiu,  j,  dormeur,  euse. 
Voy.  sônu. 

drèy,  nf.,  chiffon.  —  Mem- 
bre viril  d'un  enfant. 

drèyâ  (de  dréy),  guenil- 
leux.  —  Mauviette.  —  Im- 
bécile. 

dréyâdj,  féminin  de  dréyâ. 

dre,  a  le  même  sens  que 
raison  employé  avec  le  verbe 
avoir  :  sa  lu  ke  dre,  c'est  lui 
qui  a  raison.  S'emploie  par 
opposition  avec  lo  :  stukî  e 
dre,  ml  làtr  e  îo,  celui-ci  a 
raison  (droit),  mais  l'autre 
a  tort. 

dre,  t,  droit,  e. 

drepi,  drapier. 

dri'po,  drapeau.  —  Cou- 
ches d'un  enfant  au  berceau. 


dru 

drepri,  draperie. 

drcsivè,  dressoir. 

drelî,  r,  droitier,  ière. 

dretmà,  droitement. 

drryèn ,  femme  molle  et 
peu  intelligente. 

drogô ou  dregô,  dragon. 

drosedj,  dressage. 

drosi,  dresser  :  drbs'i  le  siîp, 
dresser  la  soupe,  la  verser  de 
la  marmite  dans  la  soupière. 

drosu,  j,    dresseur,  euse. 

drog,  drogue. 

droge,  droguet.  Le  droguet 
est  une  solide  étoffe  de  fil  et 
de  laine  qui  sert  à  confec- 
tionner des  habits  d'homme. 

droght,  droguiste. 

drol,  drôle. 

drôles,  drôlesse. 

drolmà,  drôlement  :  as  là 
yolâl  —  à  drolmà!  est-ce 
qu'il  y  est  allé  ?  —  ah  bien 
drôlement  !  Il  n'y  est  pas 
allé  du  tout. 

drov,  vers-coquin  qui  don- 
ne le  tournis  aux  moutons. 

dru  u,  dru,  e;  se  dit  des 
petits  oiseaux  dont  les  ailes 
sont  assez  développées  pour 
leur  permettre  de  voler  :  le 


duk 
Uyô  dpo  sdfï  dru,  e  va  sàv-ttlâ, 
les  (chiures-de-porcs)  pin- 
sons sont  fins  drus,  ils  vont 
s'envoler.  —  État  prospère 
des  végétaux  :  le  byâ  sd  dru, 
les  blés  sont  drus,  ils  sont 
d'un  beau  vert  et  en  train 
de  pousser  très  vite. 

druyôs  (de  dru),  nf.,  qua- 
lité de  ce  qui  est  dru.  — 
Sortes  de  pellicules  blanchâ- 
tres qui  restent  au  fond  du 
nid  d'où  les  oiseaux  sont 
nouvellement  envolés. 

driùe,  nm.,  droit  :  5a  mô 
drive,  c'est  mon  droit. 

du,  à,  deux  :  du  héb,  deux 
garçons;  dàfèy,  deux  filles. 
Avec  du,  adj.  numéral  et  J//, 
adj.  qualif.,  on  fait  souvent 
le  jeu  de  mots  suivant  :  èin 
tè  le:(^  û  kœ  du  ?  —  nâ  î  le^  eni 
mê  kœ  trà,  aimes-tu  les  œuis 
cuits  (deux)  durs  ?  —  Non, 
je  les  aime  mieux  cuits 
trois  ! 

du,  du  :  efâ  k  hit  £ekù  œs 
50  du,  il  faut  que  tout  cha- 
cun ait  son  dû. 

du,  r,  dur,  e. 

duk,  duc. 


dfih  79 

dup,  dupe. 

dupi'i,  duper. 

dnrâby,  durable. 

duri,  durée. 

duri,  durer;  est  souvent 
employé  pour  endurer  :  /  n 
po  pe  duri  suie,  je  ne  puis  pas 
durer  (endurer)  cela. 

dunyô,  durillon. 

durmà,  durement. 

dur  te,  dureté. 

dut€es  ou  duees,  duchesse. 

duvt',  duvet.  Voy.  vnlô. 

du.  Dieu  :  du  vo  bnï€. 
Dieu  vous  bénisse,  dit-on  à 
celui  qui  éternue.  —  s  du  vo, 
si  Dieu  veut  ;  ces  mots  sont 
d'un  usage  très  fréquent  : 
6  du  vb  kcl  ï  pyûv  el  î  vo  vnî  dî 
fwè  stànâ,  si  Dieu  veut  qu'il 
(y)  pleuve,  il  y  veut  venir 
(il  veut  y  avoir)  du  foin 
cette  année. 

dnjun  ou  dnjini,  deuxième. 

dàfimmâ,  deuxièmement. 

dumwèn,  dimanche. 

dûby ,  adj.,  double.  — 
Double  décalitre  :  du  dûby 
fà  trà  kûpô ,  deux  doubles 
décalitres  font  trois  kûpô. 
Voy.  knpô. 


8o  dît  m 

diibyedj,  doublage. 

diibyâ,  doubler.  —  Corri- 
ger quelqu'un  en  se  servant 
d'un  bâton.  —  Atteler  deux 
paires  de  bœufs  à  un  char 
ou  à  une  charrue. 

dtibyâ,  nf.,  doublée,  volée 
de  coups  de  bâton  :  yâ  fûtu 
n  diibyâ!  je  lui  ai  foutu  une 
doublée  ! 

diibyu,  j,  doubleur,  euse. 

dnbyur,  doublure. 

dûj'im  ou  diizjm ,  dou- 
zième. 

dulè  ou  dîilèr,  douleur. 

diimcdj  ou  dôfiit'dj,  dom- 
mage. —  Tout  endroit  où 
il  est  défendu  de  faire  paître 
les  troupeaux  :  viuele  lu  gâdj 
ké  hui,  fu  VI  trvïrï  te  bet  ké  5ô 
à  dôinèdj,  voilà  le  garde  qui 
corne ,  cours  vite  retourner 
tes  bêtes  qui  sont  au  dom- 
mage. Lorsque  le  garde 
champêtre  est  très  éloigné 
des  bergers  dont  les  bêtes 
sont  au  dommage,  et  qu'il 
ne  veut  pas  franchir  la  dis- 
tance ,  il  corne.  Alors  les 
amuseurs  de  quitter  la  partie 
et  d'accourir  à  toutes  jambes 


dvâ 
retourner     (j-vlrt),    car    le 
garde  champêtre  est  la  ter- 
reur des  bergers. 

dits,  doux,  douce  :  sv'i  le  a 
trii  dm ,  ce  vin-là  est  trop 
doux. 

diisè,  douceur. 

dnsmà,  doucement. 

dîisô,  t,  doucet,  ette  :  dî 
vï  dîhô,  du  vin  doucet.  — 
d  le  sôled  dîisôt,  de  la  salade 
doucette. 

dfit,  doute. 

d-ûtâ,  douter. 

dîiv,  douve. 

dîivâ,  mettre  des  douves. 

dii^,  douze. 

dû^èn,  douzaine. 

d-ûe ,  ondée,  averse  :  là 
due  110:^  à  rsu,  le  ro  dî  hu  no:{ 
e  servî  d  Uenet,  quelle  averse 
nous  avons  reçue  (sous  en- 
tendu ,  cela  tombait  si  fort 
que)  la  raie  du  cul  nous  a 
servi  de  chéneau. 

dvà  ou  dtvà ,  devant;  — 
avant  :  ôlâ  dvà  le  bu,  aller 
devant  les  bœufs,  les  diriger 
à  la  charrue  en  marchant 
devant  eux.  —  ?  vo  erïvâ  di'à 
twe  e  lotà,  je  veux  arriver  de- 


dvê 
vant  toi  (avant  toi)  à  la  mai- 
son. 

dvàst,  devancer. 

dvàt'i,  devantier,  qu'il  ne 
faut  pas  confondre  avec  tâhli, 
tablier.  Tous  deux  sont  ab- 
solument de  même  forme, 
mais  ils  ditfèrent  par  l'étofle 
et  par  l'usage.  Le  tablier, 
fait  avec  de  la  forte  toile , 
se  porte  quand  on  travaille, 
pendant  la  semaine;  le  de- 
vantier, au  contraire,  se  fait 
avec  de  l'étoffe  multicolore, 
c'est  un  habit  du  diman- 
che. 

dvâtur,  devanture. 

dvâyî  (htt.  devant  hier), 
avant-hier. 

dve,  devers  :  >nèn  lii  dve  lu, 
mène  le  devers  (près  de)  lui  ; 
mais  on  dit  plus  souvent  à 
dve  :  mèn  lu  à  dve  le^  atr, 
mène  le  en  devers  les  autres, 
près  des  autres. 

dvcdiii  (litt.  devers-des- 
sus), plus  haut  dans  un  ter- 
rain en  pente  :  sd  teà  a  dved^u 
dî  mm,  son  champ  est  devers- 
dessus  du  mien,  un  peu  plus 
haut  que  le  mien. 

RoussEY.   —  Glossaire. 


dvi  8i 

dvedxîi,  l'opposé  de  dved^u. 
Voy.  ce  mot, 

dve  kî,  dve  le,  devers  ci, 
devers  là. 

dvl,  devis, 

dvï:(,  devise  :  sa  e  kaz^  de 
dvï^  k  sô  ddà  k  le  fùy  èiiià  kà 
Xj  bcy  de  pôpïyet,  c'est  à  cause 
des  devises  qui  sont  dedans 
que  les  jeunes  filles  aiment 
qu'on  leur  donne  des  papil- 
lottes.  Les  jeunes  filles,  en 
effet,  font  grand  cas  des  de- 
vises ,  elles  se  les  montrent 
avec  bonheur  et  les  ramas- 
sent précieusement,  surtout 
si  elles  disent  quelque  chose 
qui  les  concerne. 

dv~i,  devin  :  ôlâ  a  dvï,  aller 
au  devin,  aller  le  consulter. 
Bien  que  l'on  soit  assez  en 
retard  et  crédule  à  Bournois, 
il  n'est  pas  dans  les  habitudes 
d'aller  consulter  les  devins. 
Cependant,  il  y  a  environ 
vingt-cinq  ans ,  un  homme 
(le  Minon),  à  qui  on  avait 
caché  sa  charrue,  alla  consul- 
ter les  anabaptistes,  mais  il 
en  fut  pour  ses  frais,  et  l'on 
en  rit. 

6 


82  i^yà 

dinver,  nm.,  devoir. 

diue,  doigt. 

diuet,  pierre  à  bâtir. 

diueti,  doigtier. 

dîuey,  douille.  —  Grappe 
de  maïs. 

diutyè,  doyen. 

dweyè  (de  dwe^,  dé  à  cou- 
dre. 

dzueyt,  douiller,  en  parlant 
du  maïs  :  no  trèkî  dweyà  bl , 
nos  turquies  douillent  bien  , 
les  grappes  se  forment  bien. 

dîueyôt ,  petite  dwey  de 
maïs.  —  Sobriquet. 

dwcyittâ,  douilletter. 

du'ân,  douane. 

dîvânî,  douanier. 

d:(u  ou  dè:(u,  dessous. 


ç;yà,  dia,  contraire  de  àt. 

'^yntr,  diantre. 

^yes,  glace. 

^yhâ,  t,  glaçant,  e. 

^yest,  glacer. 

fiyhir,  glacière. 


§ye5ô,  glaçon. 
^yèt,  diète. 
§yâkr,  diacre. 


'/;yâl,  diable  :  khl^yâ  nâ  pe 
pè  kï  ne  jenià  vu  sûle,  que  le 
diable  n'est  pas  pire  que  je 
n'ai  jamais  vu  cela;  —  sa  lu 
c;yâl  nà  pe  pe  6t  are  le,  c'est  le 
diable  n'est  pas  pire  ce  mio- 
chc-là.  —  En  langue  burles- 
que et  grivoise,  organes  gé- 
nitaux de  la  femme.  —  On 
attrape  de  la  façon  suivante 
le  badaud  qui  veut  voir  le 
diable  :  on  le  fait  coucher 
sur  le  dos  et  on  lui  met  sur 
les  yeux  une  manche  d'habit 
dans  laquelle  on  lui  dit  de 
bien  regarder.  Aussitôt  un 
mahn  lui  urine  dans  les  yeux 
par  la  manche  ou  lui  verse 
par  le  même  chemin  un  vase 
d'eau  sur  la  figure. 

6  beyî  à  §yâl,  se  donner  au 
diable.  Les  naïfs  croient  que 
chacun  peut  se  donner  au 
diable,  lui  vendre  son  âme 
à  n'importe  quel  prix.  J'ai 
vu ,  dans  mon  enfance ,  un 
malheureux  fou  d'Abbenans 
(Florio),que  personne  n'osait 
approcher  ni  assister,  parce 
que,  disait-on,  il  s'était  don- 
né au  diable. 


fiyâl  se,  loc,  diable  soit  : 
klû  (}yâl  se  kï  nî  vive  rà,  que 
le  diable  soit  que  je  n'y  vois 
rien ,  le  diable  m'emporte 
que,  etc.  —  klû  ^yâl  té 
detrep,  que  le  diable  te  dé- 
trappe, t'extermine.  Expres- 
sion très  fréquente  dans  la 
bouche  d'une  maman  criant 
après  son  enfant. 


ho 


«3 


çiyâhnâ,  diablement. 

fjyâlo,  diminutif  de  diable. 

§yâmâ,  diamant. 

^yâlôt,  féminin  de  cjyâld, 

gyô5â:<^  diocèse;  il  n'est  pas 
rare  d'entendre  byôsâ:^  chez 
les  enfants  ou  chez  les  illet- 
trés. 

^yôtîn,  guillotine. 

^yôtînâ,  guillotiner. 


èr 

èdjî,  ourdir. 

èdjUur,  nf.,  fil  qui  sert  à 
ourdir. 

êld,  hurler  :  Mskù  tel? 
qu'est-ce  que  tu  hurles, 
qu'as-tu  à  hurler? 

èiii,  interj.  hem. 

èr,  heure.  —  S'emploie  as- 
sez souvent  avec  le  masculin 
un,  7  ;  vu'c'le  pu  dl  nér  kcl  a 
IvJè,  voilà  plus  d'une  heure 
qu'il  est  loin  (parti)  ;  —  kel 
ér  à  tu?  —  cl  a  1er  pùdjù ,  le 
bet  le  tfcrt€,  quelle  heure  est- 
il  ?  —  Il  est  l'heure  perdue, 
la  bùtc  la  cherche  ;  c'est  par 
ces  mots  que  l'on  répond  à 
un  importun  qui  demande 
l'heure.  —  dâ  li\  èr  e  lu  làk^'l 


érl 
Iwe  e  derè  etr  1kl ,  depuis  les 
heures  et  le  temps  qu'il  est 
loin  (parti)   il   devrait  être 
ici. 

êrœ,  :;;,  heureux,  euse  :  el 
à  êrœ  kiiià  1  nue  dâ  le  mus,  il 
est  heureux  comme  un  roi 
dans  la  mousse. 

èrœ::^mà,  heureusement. 

ùrUdj  ou  rlèdj,  nm.,  hor- 
loge. —  Remonter  l'horloge 
à  un  enfant,  le  faire  gigoter 
en  cherchant  A  lui  enfoncer 
le  doigt  dans  l'anus. 

ùrlûnià,  hurlement  :  c  beye 
dè:^  êrlôiiià  kinà  ià  levé  evu 
kyiuâ,  il  donnait  des  hurle- 
ments comme  si  on  l'avait 
(eu)  tué. 


(vfr 

êrlu,  j,  hurleur,  euse. 

èr6ènâ  ou  riùnâ,  hérissé,  e. 

èrsô  ou  rsô,  hérisson.  — 
Au  moment  de  sevrer  les 
veaux,  on  leur  attache  une 
peau  de  hérisson  sur  le  mu- 
seau pour  qu'ils  ne  puissent 
pas  aller  téter  les  vaches. 

es,  cheville  de  fer  qui  em- 
pêche la  roue  de  sortir  de 
l'essieu. 

èsrô,  nm.,  grosse  vrille. 

èt€i,  pousser  à  pleins  pou- 
mons un  cri  tout  particulier 
de  gaieté,  de  satisfaction 
quand  on  est  en  ribotte; 
les  conscrits  surtout  se  plai- 
sent à  èt€'i.  cl  êt^à,  le  pÔ,  cl 
an  à  dà  yct  bot . 


œ,  euh  ! 

œfri,  offrir.  —  ôlâ  œfrï, 
aller  offrir,  aller  baiser  le 
reliquaire  à  un  moment  de 
la  messe  tout  en  déposant 
comme  offrande  pour  l'église 
une  pièce  de  monnaie.  Voy. 
b\â.  —  ta  tu  d'fn  àk?  —  a 


àyô  85 

bïyo,  pe  sêJmà  c  bckâ  yùt  ku  le 
po! 

d'fru,j,  celui  ou  celle  qui 
offre,  qui  a  l'habitude  d'of- 
frir. 

d'vr,  nf.,  œuvre. 

âvri.,  /,  ouvert,  e.  —  ku 
d'vrî,  cul  ouvert  ;  on  appelle 
ainsi  ceux  qui  ont  l'habitude 
de  laisser  les  portes  ouver- 
tes :  vot  llyorle  pote  sakre  ku 
œvrï  ! 

d'vrï,  ouvrir, 

dvru,j,  ouvreur,  euse. 

œy,  œil,  yeux  :  ï  rbur  dez^ 
dy  kmâ  ï  tec  k  tei  c  set,  il 
rebourre  (repousse)  des  yeux 
comme  un  chat  qui  chie  aux 
(dans  la)  cendres. 

dye,  œillet. 

œyâdj,  canine  :  ndà  dyâdj, 
une  dent  canine. 

dy'ir,  œillère ,  pièce  de 
harnachement. 

dyô,  diminutif  de  œil.  — 
Points  d'où  sortent  les  ger- 
mes d'une  pomme  de  terre. 
—  Être  plein  jusqu'à  Yœyô, 
avoir  des  aliments  jusqu'à  la 
luette.  —  Œillet  de  chaus- 
sure. 


86 


êbé 


l,  hein.  S'emploie  très 
fréquemment  dans  le  dis- 
cours sans  qu'il  y  ait  de  for- 
me interrogative  :  sa  lu  kâ 
vnu,  ê,  c'est  lui  qui  est  venu, 
hein;  comme  bien  vous  pen- 
sez c'est  lui  qui  est  venu. 

êmà,  t,  aimant,  e:  sàtn  ejà 
bî  êmà,  c'est  un  enfant  bien 
aimant. 

èmâ,  aimer.  Voy.  âmâ. 

en,  une.  Voy.  yen. 

en,  haine  ;  el  à  d  Jhidlwlrù 
lu,  ils  ont  de  la  haine  (de) 
contre  lui. 

ènml,  î,  Vi.,  ennemi,  e. 


e,é;  —  eh,  hé  ;  —  aux  : 
elàm!  hé  l'homme!  —  t^l  a 
e  vepr,  il  est  aux  vêpres. 
On  dit  aussi  H  à  e  vepr,  il 
est  à  vêpres. 

ebât€,  ébauche. 

ebàteedj,  ébauchage. 

ebàtei,  ébaucher. 

çbln,  ébène. 


eea 

ebe,  ébats. 

ebeyï,  ébahir. 

ebeyt,  ébahie,  e. 

ebràlâ,  ébranler. 

ebrœ,  hébreu. 

ebretei,  ébrécher. 

ebiilâ  (s),  s'ébouler.  Voy. 
fûri. 

eb-ûhnà,  éboulement. 

ebîtrdjiinâ,  cbourgeonner. 

ebîirîfâ,  ébouriffer. 

ebywî  ou  ebloa,  ekrtsnn. 
Voy.  ce  mot. 

cbyœjï  (de  byâji) ,  bleuir 
légèrement  de  la  laine,  par 
exemple. 

eeàn  (vieux  fr.  escande), 
nf.,  planchettes  en  chêne 
remplaçant  les  tuiles  dans  la 
couverture  des  maisons  :  el 
à  (à)  €160  knhàn,  il  est 
aussi  sec  (maigre)  qu'une 
hàn.  Les  hân  disparaissent 
vite  devant  la  tuile  ;  on  n'en 
voit  plus  que  par  places  sur 
quelques  maisons. 

hâvâ,  V.,  jeter  de  l'eau  à 
quelqu'un  pour  s'en  débar- 
rasser; les  femmes  échâvent 
les  enfants  qui  les  ennuient. 

htwâ,  nf.,  quantité  d'eau 


que  l'on  jette  sur  quelqu'un 
pour  le  faire  sauver.  —  Par 
comparaison,  ondée  :  wo^  à 
rsu  n  bu'èn  hâvâ,  nous  avons 
reçu  une  bonne  ondée. 

e-eàvâ,  mouillé  par  de  l'eau 
répandue,  me  knjcn  a  tiit 
è^âvâ. 

e^e,  essarts. 

hepâ,  frapper,  en  le  tenant, 
du  linge  sur  le  ecptir. —  Fau- 
cher en  lançant  la  faux  très 
haut  et  en  arrière  avant  de  la 
passer  dans  l'herbe  en  faisant 
des  mouvements  comme  s'il 
s'agissait  d'abattre  un  chêne 
avec  la  faux. 

e€epu,  y,  celui,  celle  qui 
eéep. 

e^ep'ûr,  nf.,  planche  rec- 
tangulaire munie  de  deux 
pieds  et  sur  laquelle  les 
femmes  lavent  le  linge  au 
lavoir. 

t'^erlôt,  échalote. 

e€Î  (vieux  fr.  eschieu), 
essieu. 

t€inâ,  échiner  ;  s'emploie 
le  plus  souvent  à  la  voix  pro- 
nominale. 

e^trôpyâ,  estropié,  e  :  Mro- 


edà  87 

p\â  d  serve! ,  estropié  de  cer- 
velle, idiot,  e. 

e-etûme,  estomac.  S'ouvrir 
l'estomac,  faire  des  efforts 
répétés  le  corps  tendu  com- 
me, par  exemple,  lorsqu'on 
est  adossé  à  une  échelle  pour 
lever  de  la  tuile  ou  de  la 
pierre. 

eetilmekâ,  estomaqué,  e, 
celui,  celle  qui  est  dans  un 
état  de  maigreur  et  d'épuise- 
ment complet.  Un  e^tûmekâ 
est  ce  qu'on  appelle  commu- 
nément en  français  un  petit 
crevé. 

htfinit'kâ  (5),  se  fatiguer, 
s'abîmer  l'estomac  par  des 
privations  ou  un  travail  ex- 
cessif. 

t'^ur  ou  eewâ,  essuyer. 

eai,  essuyé,  e. 

emmê,  essuie-mains.  Voy. 
pàn-niè.  Dans  les  maisons  où 
l'on  se  paye  le  luxe  d'un 
essuie-mains  on  l'accroche  à 
la  porte  d'entrée. 

cdàtlâ,  faire  des  dents,  en 
l'abîmant,  dans  un  outil 
tranchant  :  e  me  edàtlà  mon 
etf,  il   m'a  édentelé  (mon) 


88  efû 

ma  hache. 

edîfîs,  édifice. 

edjhnây  effarouché,  e. 

edjhnâ,  effaroucher. 

edukâsyô,  éducation. 

et;y,  nf.,  aigle. 

efàfèrlut€Î  ou  efâfèrlud , 
éfanferlucher. 

èfc,  effet. 

efest,  effacer. 

efesuyj,  effaceur,  euse. 

efilâ,  effiler. 

efo,  effort. 

èfôdrâ,  effondrer. 

cfrùjnâ,  réduire  en  miettes 
de  la  mie  de  pain,  par  exem- 
ple, en  la  frottant  entre  ses 
mains. 

efrôtâ,  effronté,  e. 

efnitâ  (àe  fnità),  se  dit  de 
toute  chose  qui,  par  le  frot- 
tement, par  l'usage,  devient 
plus  lisse,  plus  facile  à  ma- 
nier :  mô  tôpô  ve  bï,  el  â  efrutâ, 
ma  canonnière  va  bien,  elle 
est  effrottée. 

efûfi,  abîmer  une  plume, 
sans  la  casser,  de  façon 
qu'on  ne  puisse  plus  écrire 
avec. 

efîUt  (s),   s'efforcer,  faire 


egr 
de  trop  grands  efforts.  On 
dit  d'un  paresseux  :  en  6é  vo 
pc  j'U€Î  (ffii-el)  le  rt't,  il  ne  se 
veut  pas  efforcer  la  rate. 

efyd't€~i,  rQnà.\ifyœî€.  Voy. 
ce  mot. 

egel,  égal,  e,  aux. 
egelïte,  égalité. 
egt'Iï^f,  égaliser. 
egelmà,  également. 
egerâ,  égarer. 
egeyi,  égayer. 
egâr,  égard. 

eglîz^,  église.  —  e^yK  'l^ns 
les  villages  sud-ouest  de 
Bournois. 

egnâ,  égrener.  —  Disper- 
ser. 

egnâ,  égrené.  — Dispersé  : 
im  t€â  sô  egàiiâ,  mes  champs 
sont  égrenés,  ils  sont  tous 
loin  les  uns  des  autres. 
egôïst,  égoïste. 
t'grelî,  ébarouir  : 
sihry  dî  metJ 
fâ  ôlâ  le  mil, 
s-firey  dï  siue 
fâ  egrcli  Je  twe 
Soleil  du  matin 
fait  aller  les  moulins, 
Soleil  du  soir 


fait  ébarouir  les  toits. 
Petit     chant     des     bergers 
lorsque  la  pluie  menace  de 
tomber  en  même  temps  qu'il 
fait  du  soleil. 

egrefnâ,  égratigner. 

egrefiiu,  j,  celui  ou  celle 
qui  égratigne. 

egrefnur,  égratignure. 

ègrepâ,  égrapper.  V.  erepâ. 

egrôlâ,  égrelé,  e,  grêlé,  e. 
—  Abîmé,  e,  par  la  petite 
vérole. 

egûrdjt,  égorger. 

eg^âmln,  examen;  est  fé- 
minin chez  les  illettrés. 

egxà,  t,  exempt,  e. 

egxàpsyà,  exemption, 

eg:(àpy,  nf.,  exemple. 

egzàtâ,  exempter. 

eg^krâby,  exécrable. 

èg:(ekusyô,  exécution. 

egzekutâ^  exécuter. 

egxcktèmà,  exactement. 

eg^ltâ,  exalter. 

eg:(eltâsyô,  exaltation  :  Icg- 
:{eltâ5yô  d  le  set  krwe,  l'exalta- 
tion de  la  Sainte-Croix. 

eg:(emïnâ,  examiner, 

eg:^rsâ  ou  eg^erst,  exercer. 

eg7;ersts,  nf.,  exercice. 


ehœ  89 

eg:^vî  ou  gzevî,  Xavier. 
Actuellement,  la  deuxième 
forme  l'emporte  sur  la  pre- 
mière. 

cgxjdjà,  t,  exigeant,  e. 

cgxjdjàs,  exigence. 

eg:(idji,  exiger. 

egxjl,  nf.,  exil. 

cg:(ilâ,  exiler. 

eg^Mâs,  existence. 

eg:^t6tâ,  exister. 

egxpsâ,  exaucer. 

èkàfyâ,  écraser  une  chose 
molle ,  une  pomme  cuite , 
par  exemple. 

ckàpîisâ,  chasser  en  les  dis- 
persant des  personnes  ou  des 
animaux,  une  troupe  d'en- 
fants, par  exemple,  ou  un 
tas  de  poules. 

eMpweyi,  disperser  des  cho- 
ses qui  étaient  en  tas. 

ekùm,  écume  qui  se  forme 
sur  un  liquide  gras.  —  ekum, 
écume  de  mer. 

ekèpâ,  neiger  très  faible- 
ment :  e  yekêp  d  niuedjî,  il  y 
ekèp  de  neiger,  on  voit  vol- 
tiger dans  l'air  quelques  flo- 
cons de  neige. 

ekœrâ,  écœuré,  e. 


90  èkâ 

ekœrâ,  écœurer. 

ekerïeedj,  équarissage. 

eJérkîyt,  écarquiller. 

ïlàtst,  déchiré  profondé- 
ment, en  parlant  des  doigts  : 
f  m  60  ekhei  i  dive,  je  me  suis 
déchiré  un  doigt,  avec  un 
clou,  par  exemple. 

Wéy,  écuelle.  —  Être  à  la 
sèche  écuelle,  être  obligé  de 
vivre  pauvrement,  souvent 
l'écuelle  vide.  —  On  dit  aux 
enfants  qui  ne  veulent  pas 
s'instruire  qu'ils  iront  traî- 
ner les  écuclles,  parce  que 
les  marchands  d'écuellesfont 
ordinairement  traîner  leur 
charette  par  un  âne. 

ehcyî^  r,  celui  ou  celle  qui 
vend  des  écuelles. 

ekeyî,  nm.,  sorte  de  dres- 
soir où  l'on  met  les  écuelles  ; 
—  nf,,  contenu  d'une  écuelle. 

ekeyôt,  diminutif  d'^^ï^j'. 

èki'yûlâ  (vieux  fr.  acaïrâ), 
jeter  des  cailloux  à  quel- 
qu'un. 

ekâr,   écart.    —   Équerre. 

ekârî   ou   ehcrï,    équarrir. 

ekâtei  (de  kâte'),  écarter 
au  jeu  de  cartes. 


ekm 

ekâlrà,  écarter,  ouvrir  des 
choses  qui  tiennent  ensem- 
ble :  ekâtrâ  le  tmb,  écarter 
les  jambes. 

ekây,  écaille. 

èkâyt,  écailler. 

ektllbr,  équilibre. 

ekïlîbrâ,  équilibrer. 

ekip,  équipe. 

ekïpL'dj,  équipage. 

ekïpâ,  équiper. 

ekïpnià,  équipement. 

ekïst,  éclabousser.  C'est 
un  des  amusements  favoris 
des  bergers  que  de  6ekïs^  au- 
tour des  fôt)n. 

ckhnâ,  adj.  et  n.,  se  dit  de 
quelqu'un  qui  se  tient  le 
corps  ramassé,  grelottant,  les 
mains  dans  les  poches,  la 
figure  décomposée  par  le 
froid,  les  enfants  surtout 
sont  souvent  ekhnâ  pendant 
r hiver. 

ekmâ,  écumer  :  ehnâ  le  c;ad, 
écumer  les  gaudes. 

ekinu,  j,   écumeur,   euse. 

ekmwâr,  écumoire.  On  dit 
de  quelqu'un  qui  a  eu  la 
petite  vérole  qu'il  a  la  figure 
comme  une  ekmiuâr. 


ekd 

chô,  écot.  —  Écho.  — 
Vieux  tronc  d'arbre  ;  par 
comparaison,  ce  qui  reste 
d'une  dent  cassée  ou  gâtée. 
—  Balai  usé  :  el  a  €i  sô  kï  n 
ekd  (mis  pour  H  a  ciei  etc.), 
il  est  aussi  sec  qu'un  ekô, 
dicton  d'un  fréquent  usage 
qui  s'applique  aux  personnes 
et  aux  animaux. 

ekôbiuâ,  écobuer  ;  peu  em- 
ployé, ce  mot  vient  de  la 
haute  montagne. 

èkôlmœét,  déchirer,  en  par- 
lant de  la  chair  ou  de  la 
terre  durcie;  je  me  suis 
ekôlmœeî  le  doigt  avec  un 
clou  ;  la  terre  est  si  dure 
qu'on  ne  peut, pas  labourer, 
on  ne  peut  que  VekôJmœa. 

èkônômi,  économie. 

ckônônû:^!,  économiser. 

ekônom,  économe,  écono- 
mique. 

ekôrlôtâ  (de  lîôrlôt^,  éci- 
mer. 

ekôrs,  écorce  :  olA  e^^  ekôrs, 
aller  aux  écorces,  aller  écor- 
cer.  —  Se  dit  eko£  au  nord- 
est  de  la  Haute-Saône. 

ekôrsedj,  écorsage. 


ekr  91 

ekôrsâ,  écorcer.  —  Lever 
la  peau  à  une  souris. 

èkôulâ,  écarteler. 

eko€edj  (de  ekur),  battage 
du  grain  au  fléau. 

ekoeu,  batteur  au  fléau. 

ekol,  école  :  el  a  evu  e  lekol 
dh'i  lil  ku  dyœ  bu,  il  a  été  à 
l'école  derrière  le  cul  de 
leurs  bœufs,  dicton  qui  s'ap- 
plique à  un  ignorant. 

ekoli,  r,  écolier,  ière. 

ekon,  corne.  —  Champ 
qui  va  en  pointe  entre  des 
haies.  Voy.  kon.  —  ekon  de 
Uerii,  cornes  de  charrue, 
mancherons  de  la  charrue. 

ekrésî,  i,  petit  et  chétif. 

ekremâ,  écrémer. 

cktizâ,  écraser. 

ekrî,  i,  écrit,  e;  rarement 
êknt  au  féminin. 

ekrïr,  écrire.  On  dit  d'un 
ignorant  el  e  n  bel  mèpîi  Uàtâ 
epo  n  bel  viuâ  pu  ekrïr  .*  il  a 
une  belle  main  pour  chanter 
et  puis  une  belle  voix  pour 
écrire. 

ekrîto,  écriteau. 

ekrïiur,  écriture. 

ekrolâ,  écrouler. 


92  eks 

ekrotlâ,  écroùter. 

ekfôtlu,  j,  celui  ou  celle 
qui  a  l'habitude  d'enlever, 
d'arracher  les  croûtes  qui 
recouvrent  une  plaie. 

ckru,  tt,  écru,  e. 

cknt,  écrou. 

cksèpo^â,  exposer. 

ehùpo^isyô,  exposition. 

eksùpre,  exprès. 

ekièprhhnà,  expressément. 

eksêprôprîyâôyô,  expropria- 
tion. 

ekse,  excès. 

ekselà,  t,  excellent,  e. 

eksepsyô,  exception. 

èkseptâ,  excepter. 

ehitâ,  exciter. 

ekspedîsyô,  expédition. 

ekspe^yâ,  expédier. 

èkspâtrîyâ,  expatrier. 

èksplosyô,  explosion. 

eksplwe,  exploit. 

eksplmctâ,  exploiter. 

eksprïmâ  (J),  s'exprimer. 

eksleryêr,  extérieur;  peu 
employé,  on  dit  plutôt  dfil. 

t'kstenmnâ,  exterminer. 

èkstâj  ou  ckstâi,  extase, 
être  en  extase. 

ekstrhnïlc,    extrémité,    ne 


s'emploie  que  dans  la  phrase  : 
il  est  à  toute  extrémité,  à 
l'agonie. 

ekstrc,  extra. 

ekstrevegàs,  extravagances. 

eku,  écu.  Les  vieilles  per- 
sonnes comptent  encore  par 
écus  de  3  fr.  :  /  /  bey  dh  eku  d 
te  kc'b,  je  te  donne  dix  écus  de 
ta  chèvre,  c'est-à-dire  30  fr. 

eku] ma,  écoulement. 

ekum.  Voy.  ekê)ii. 

t'kur'i,  écurie.  —  On  dit 
plus  souvent  étal,  étable. 

ekîiïâ,  écouler. 

ckiilôna,  couper  le  dessus 
d'une  plante  pour  qu'elle  re- 
pousse avec  plus  de  vigueur. 
Cela  se  fait  pour  les  arbres 
qui  languissent,  mais  sur- 
tout, en  automne,  pour  les 
jeunes  trèfles  qui  ont  déjà 
poussé  une  tige;  celle-ci,  sé- 
chant pendant  l'hiver,  gêne- 
rait la  végétation  et  le  fau- 
chage au  printemps.  Voyez 
ekôrlôtâ. 

ckiînâ,  bête  qui  a  perdu 
une  corne  ou  les  deux  cor- 
nes :  mô  hti  à  ekiinâ  de  du 
ekôn,  mon  bœuf  est  écorné 


eJiy 
des  deux  cornes. 

ckiinâ,  écorner. 

ehûr  (vieux  fr.  escoudre), 
battre  le  grain.  —  Battre 
quelqu'un  à  grand  tour  de 
bras. 

ekûrnifyà,  écornifler. 

t'kûrtet,  écorcher. 

ckû)i€u ,  j ,  écorcheu  r , 
euse. 

ckûrt£ur,  écorchure. 

ehûtâ,  écouter.  —  sekûtâ, 
s'écouter. 

ekûîu,  j,  celui,  celle  qui 
écoute. 

t'kû't's,  nf.,  lôvô,  Voy.  ce 
mot. 

ekibesï,  nf.,  contenu  des 
ekibes. 

eUye^î  ou  eléyèr€ï,  éclaircir 
des  plantes  en  en  enlevant 
çà  et  là  quelques-unes  ou  en 
les  sarclant. 

ekyetâ,  éclater. 

eliyâr,  nf.,  éclair.  Voy. 
elud. 

éJiyârèr  ou  eklârér,  éclai- 
reur,  terme  militaire.  Voy. 
eliyâr  u . 

eUyâredj,  éclairage. 

ekyân,  éclairer.  Peu  em- 


ele  93 

ployé,  on  dit  surtout  liyân, 
clairer.  Voy.  ce  mot. 

ekyâru,  j,  éclaireur,  cuse  ; 
celui  ou  celle  qui  éclaire 
avec  une  lumière.  Peu  em- 
ployé, on  dit  de  préférence 
Jiyâru,  j. 

tkyïps  ou   t'klïps,   éclipse. 

t'kyor,  éclore  :  le  pusl  sô 
eUyo  dœ  yàswe  (mis  pour  yî  a 
siue),  les  poussins  sont  éclos 
depuis  hier  au  soir, 

èkyuj  ou  eklu/^,  écluse. 

e/îyuj't,  r,  éclusier,  ière. 

elàst,  élancer.  —  Sauter 
par  dessus  un  obstacle. 

elàsmà,  élancement 

elèdj,  éloge. 

elœ£~i,  déchirer  mal  quel- 
que chose  qui  oppose  une 
grande  résistance,  telle  que 
de  la  viande  crue.  —  Fati- 
guer à  l'excès  :  el  elœ€  se  bu, 
il  elâ'£  ses  bœufs,  il  les  é- 
reinte.  —  /  m  so  elœa  e  sweyî, 
je  me  suis  elcHi  à  faucher. 

elcnâ  (J)  (de  len,  laine), 
se  dit  d'un  drap  qui  com- 
mence à  s'effilocher. 

elegâ,  élaguer.  Voy.  esôut. 

t'ie,  hélas. 


94  <''"<' 

eleksyô,*  é\^^c{\o\^. 

elektêr,  électeur. 

elektôrî'l,  électoral. 

elcv,  élève. 

elevâ  (Y\ii.  élaver),  lepyœdj 
eelevâ  le  Uml,  la  pluie  a  éla- 
vè  (lavé)  les  chemins. 

éleva,  lavé,  e,  par  la  pluie  : 
le  i€nn  sô  bï  elevâ,  les  che- 
mins sont  bien  (é)lavés. 

èlârdjî,  élargir. 

elârdjUmà,  élargissement. 

elâstïky  nf.,  élastique. 

élu,  élu,  e. 

elud,  nf.,  éclair. 

eludû,  faire  des  éclairs  :  c 
yelud,  il  fait  des  éclairs. 

elvedj,  élevage. 

elvà,  élever. 

elvâ,  élevé,  e  :  H  à  el  (mis 
pour  et  à  à€i)  ma  elvâ  k  n 
pote  d  prtjô,  il  est  aussi  mal 
élevé  qu'une  porte  de  pri- 
son. 

elvâsyô,  élévation. 

clwe^î,  éloigner. 

emàsîpâ,  émanciper. 

enierveyi,  émerveiller. 

hiieyî,  être  dans  un  pénible 
état  de  crainte,  d'embarras, 
d'anxiété,  par  rapport  à  un 


ene 
événement  futur  :  i>iô  du  ki 
SO  emeyî  p-û  ôlâ  m  kômsâ,  mon 
Dieu  que  j'ai  honte,  peur, 
pour  aller  me  confesser,  j'en 
suis  malade  d'avance.  —  Les 
laboureurs  appellent  souvent 
leurs  bœufs  ciiieyl,  ce  mot  a 
alors  le  sens  de  paresseux. 

hnlgrâ,  émigrer. 

emosyô,  émotion. 

emosyûnâ,  émotionner. 

emoteeyi,  émoucher. 

emoUeyu,  émouchoir,  qui 
consiste  le  plus  souvent  en 
un  rameau  bien  feuillu. 

emot€eyu,j,  celui  ou  celle 
qui  émouche. 

etmm,  émousser  un  outil. 

emntâ  (litt.  émotter),  bat- 
tre une  gerbe  à  moitié  au 
fléau,  ou  la  prendre  par  poi- 
gnées et  frapper  les  épis 
contre  la  muraille  pour  en 
faire  sortir  les  plus  beaux 
grains.  On  nemnt  plus  qu'au 
fléau.  Voy.  ntâ. 

emweta  (litt.  émoucher), 
écimer  la  vigne. 

hnyûtà  ou  emyôtà,  émietter. 

enerdji  ou  encrjî,  énergie. 

ènèrvâ,  énerver. 


epî 

enttrm  ou  enôrtn,  énorme. 

èpâ,  s,  épais,  aisse. 

epàl,  épaule. 

epàict  ou  cpblct,  épaulette. 

epàlâ,  épauler. 

epàsè.  ou  epesèr,  épaisseur. 

epàsî,  épaissir. 

epàt-ei,  épancher  :  epàt^t  d 
lâv.  Ne  s'emploie  que  dans 
ce  cas. 

epén  ou  epcn,  épine  :  yâ  Un 
n  bwèn  epèii  dî  pt,  je  lui  ai 
tiré  une  bonne  épine  du 
pied,  je  l'ai  tiré  d'un  grand 
embarras;  —  épèii  byàU,  é- 
pine  blanche,  aubépine  ;  — 
epén  muer,  épine  noire,  pru- 
nellier. 

epe,  épée. 

eperèyt,  épierrer. 

epern  (kâid),  caisse  d'épar- 
gne. 

eperni,  épargner.  Voy.  re- 
pràdji. 

ep),  épi.  —  La  partie  qui 
s'engage  dans  une  mortaise. 

epîdhni,  épidémie.  V.  lùjô. 

eptnâr,  épinards. 

epis,  épices. 

epïsi,  r,  épicier,  ière. 

epUriy  épicerie. 


ëpô  95 

epîiry  nf.,  épître. 

epT^yâ,  épingler. 

èpJn,  épingle.  —  Pour- 
boire donné  au  sujet  de  la 
vente  des  bestiaux  à  un  do- 
mestique, au  fils  du  vendeur, 
ou  même  à  la  femme  de  ce 
dernier.  On  donne  habituel- 
lement jusqu'à  5  fr.  pour 
une  paire  de  bœufs;  i  ou 
2  fr.  pour  un  cochon;  50  c. 
ou  I  fr.  pour  une  chèvre,  etc. 
—  Il  est  curieux  de  remar- 
quer l'acharnement  que  met- 
tent les  femmes  à  avoir  des 
épingles,  cela  fait  souvent 
manquer  une  bonne  vente, 
on  livre  moins  cher  à  un 
autre,  mais  on  est  content 
quand  même  s'il  y  a  eu  des 
épingles. 

eplâ,  épeler. 

eplâ,  étincelle. 

epnôt,   diminutif  d'épine. 

tpôk,  époque. 

cpôlàui,  état  d'une  porte 
ouverte  qui,  libre  de  toute 
attache  et  de  tout  obstacle, 
peut  se  mouvoir  librement 
sous  l'action  du  vent  :  le  poU 
d  gràdj  sô    tût   epôlàt^î,    les 


96 


êpy 


portes  de  grange  sont  toutes 
grandes  ouvertes. 

t'porô,  nm.,  pièce  du  char 
servant  à  soutenir  les  é- 
chelles,  ils  sont  au  nombre 
de  quatre,  dont  deux  de 
chaque  côté. 

eporpivcyi  ou  eperpîyî,  épar- 
piller. 

cprô,  éperon. 

epriivâ,  éprouver. 

epuji,  épuiser. 

epujinà,  épuisement. 

t'purî,  épurer. 

epîhâ  (de  pîis),  enlever  le 
plus  gros  de  la  p-ùs.  —  Van- 
ner grossièrement. 

epîisâ  ou  epîistâ  :  épousse- 
ter. 

epîivàtâby,    épouvantable. 

épyeyt,  nf.,  à  l'époque  des 
semailles,  le  laboureur  part 
souvent  avant  le  jour  avec 
ses  bœufs  pour  ne  rentrer 
que  vers  une  ou  deux  heures 
de  l'après-midi,  ce  temps  ou 
le  labour  se  fait  s'appelle  une 
epyeyi.  Voy.  rcpycy'i.  — Fixer 
le  joug  et  tout  ce  qui  va 
avec  sur  la  tète  des  bœufs. 

cpyâ,  épier. 


en 

èpyôdj,  éponge. 

tpxôdji,  éponger. 

epyôdju,j,  épongeur,  euse. 

erb,  herbe. 

erbcdj,  herbage.  Au  pluriel, 
herbes  hachées  et  employées 
comme  mets. 

erbôrî^,  dévorer  avide- 
ment l'herbe  d'un  pâturage  : 
s  vb:{  evl  vu  se  par  beî,  cl  là 
bïto  evu  Put  erbôrî:(i,  si  vous 
aviez  vu  ces  pauvres  bètes, 
elles  ont  bientôt  eu  tout 
herborisé. 

èrèpâ ,  égrapper  avec  la 
main.  On  ertp  la  graine  du 
sainfoin,  par  exemple,  quand, 
avant  de  le  faucher,  on  en 
cueille  la  graine  en  faisant 
passer  la  grappe  dans  la 
main. 

erevnâ ,  raviner  :  e  y  erevne 
€1  fo...y  il  y  (é)  ravinait  si 
fort... 

erâfyâ,  érafler. 

crâjyur,  èraflure. 

erây'i,  érailler. 

erâyur,  éraillure. 

erî,  nf.,  airée.  —  Mettre 
en  en,  préparer  les  gerbes 
pour  le  battage  au  fléau. 


esa 

erttàs,  nf.,  héritage  :  el  à 
fâ  n  bel  ertlâs,  ils  ont  fait  un 
bel  héritage, 

ertiâ,  hériter. 

erîtcdj,  héritage. 

erîti,  r,  héritier,  ière. 

erîtà,  t,  éreintant,  e. 

èrïtâ,  éreinter. 

erîtmà,  éreintement. 

erkul,  hercule. 

èro:(eyt,  arroser  une  salle. 

ero:(eyu,  petit  arrosoir  dont 
on  se  sert  pour  arroser  le 
parquet  avant  le   balayage. 

enuènnâ  (de  nucno),  érein- 
ter. 

erivênnâ,  éreinté,  e. 

erîveUàl,  nf.,  bâton  fendu 
à  l'une  de  ses  extrémités. 
Dans  la  fente,  les  bergers 
introduisent  une  pierre  et  la 
lancent  comme  avec  une 
fronde. 

erwet-ei,  jeter  des  pierres. 

envet£ii,  j,  celui  ou  celle 
qui  jette  des  pierres. 

hàgiuènâ,  ensanglanté,  e. 

esàs,  essence. 

èsàtî  (ôlà),  aller  tâter  dis- 
crètement le  terrain  auprès 
de  quelqu'un  dont  on  tient 

RoussEY.  —  Glossaire. 


èsk  97 

à  connaître  les  intentions  : 

c  fâ  ôlâ  vor  le:^  esàlî  pu  sevzve 
su  kh  pàsà  :  il  faut  aller  voir 
les  essentir  pour  savoir  ce 
qu'ils  (se)  pensent. 

he,  essai. 

esermàtâ,  ramasser  les  sar- 
ments dans  les  vignes  après 
la  taille. 

hervèlâ,  écervelé,  e. 

eskàpet,  escampette  -.par die 
pfidr  deskàpet ,  prendre  (de) 
la  poudre  d'escampette, 

eskèlet,  nf.,  squelette  :  el  a 
£t  mâgr  ké  neskëlet,  il  est  aussi 
maigre  qu'une  (qu'un)  sque- 
lette. 

eskebo,  escabeau. 

eskedrô,  escadron. 

t'skeledâ,  escalader. 

eskelî ,  escalier. 

hkemûtedj,  escamotage. 

cskhnûîâ,  escamoter. 

eskergô,  escargot  (voy.  fuî- 
rego)  :  eskergô  mïregô ,  tîr  tez^ 
ekon,  e  ye  tô  per  e  te  mer  k  sô 
£u  lu  hue  k  mï'djà  le  pvfi  frï  sa 
Hue,  escargot  tniregô,  tire  tes 
cornes,  il  y  a  ton  père  et  ta 
mère  qui  sont  sur  le  toit  qui 
mangent  les  pois  frits  sans 


98  ko 

toi.  Ceci  est  une  chanson- 
nette qui,  selon  les  enflints, 
a  la  vertu  de  faire  tirer  les 
cornes  aux  escargots  enfon- 
cés dans  leur  coquille. 

eskerol,  escarole. 

hkînàsi,  esquinancie  :  el  e 
û^  èskinàsi,  il  a  (les)  l'esqui- 
nancie. 

eskïs,  esquisse. 

eskîvâ  (/),  s'esquiver. 

eskty,  esquille. 

eikrepl,  escarpin. 
,  eskrlmâ  (j),  s'escrimer. 

hkrôk,  nf.,  escroc. 

eskrôkâ,  escroquer. 

eskrôkrî,  escroquerie. 

hkuj,  excuse. 

esUyâv,  esclave. 

esofyèmà,  essoufflement. 

esofyâ,  essouffler. 

esot,  être  ou  se  mettre  à 
Vesot ,  être  ou  se  mettre  à 
l'abri  de  la  pluie.  Voy.  rhotâ. 

èsotâ  ou  rhotâ ,  cesser  de 
pleuvoir. 

esôUÎ ,  abattre  à  grands 
coups  de  serpe,  le  long  d'une 
haie  bordant  un  champ  ou 
un  chemin,  les  rameaux  qui 
gênent  pour  le  labourage  ou 


esp 
la  circulation. 

esôl€u,  y,  celui  ou  celle  qui 

CSÔ!€. 

espedrîy,  espadrille. 

hpeli,  espalier. 

esphjol,  espagnol,  e. 

cspeinïlet,  espagnolette. 

hph'às,  espérance. 

esperâ,  espérer. 

espt'S ,  nf,,  espace  :  e  ye  n 
bel  hph  là  trêve  (mis  pour  le 
à  trêve),  il  y  a  (une)  un  bel 
espace  là  au  travers. 

hph,  espèce.  —  Gamin, 
hûgrè  dhph. 

hphi,  espacer. 

hprî,  esprit  ;  avoir  de  l'es- 
prit, avoir  beaucoup  de  qua- 
lités :  sa  n  djà  ke  bl  d  Ihprî , 
c'est  une  gen  qui  a  beaucoup 
d'esprit ,  qui  a  à  peu  près 
toutes  les  qualités  désira- 
bles. —  hprî  trwtyô,  esprit 
Trouillet,  revenant  qui  a  la 
réputation  de  croque-mitai- 
ne. 

hpwer,  espoir. 

hpyô,  espion. 

hpyônedj,  espionnage. 

espyônâ,  espionner  :  lii  îee 
hpyôn  n  ret,  le  chat  espionne 


ktà 

(guette)  une  souris. 

espyôim ,  j,  espionneur, 
euse. 

estefct,  estafette. 

htïin,  estime. 

estima,  estimer. 

estîmâby,  estimable. 

estimâsyd,  estimation. 

htregô,  estragon  ;  plante 
encore  très  peu  connue  à 
Bournois. 

hûdjcyà ,  assou rdissant . 

esndjcyi,  assourdir. 

hîikâ ,  tuer  un  animal  en 
le  prenant  par  les  pieds  et  en 
lui  frappant  la  tête  à  tour  de 
bras  contre  un  mur.  On  esûk 
les  lapins,  les  chevreaux,  etc. 
—  A  Gouhelans,  on  dit  es- 
tûkâ. 

esûreyi,ensolei\ler  momen- 
tanément. 

esûrcyi,  nf.,  apparition  su- 
bite et  de  courte  durée  du 
soleil  au  milieu  d'un  ciel  nu- 
ageux. 

ètâl,  étable. 

etàlâ ,  nf.,  ensemble  des 
animaux  réunis  dans  l'éta- 
ble  :  el  e  71  bel  etàlâ  d  bet ,  il 
a  une  belle  établée  de  bêtes. 


et€  99 

etàlôt,  diminutif  d'etal. 

etâlô,  étalon.  Vo)^  àtt. 

ctà,  nf.,  étang,  ku  d  letà  : 
queue  de  l'étang,  l'endroit 
où  un  étang  prend  naissance. 

etàdeyô  (de  étendre),  nm., 
l'une  des  pièces  de  la  char- 
rue et  qui  a  pour  but,  ainsi 
que  son  nom  l'indique,  de 
tenir  écartée  l'oreille  de  la 
charrue. 

ètàdr,  étendre. 

etàdu,  il,  étendu,  e. 

etàtei,  étancher. 

eteàdâ  (échauder),  chauf- 
fer; peu  employé  :  vnî  vo/^ 
eteàdâ ,  mô  geeô ,  venez  vous 
échauder  (chauffer),  mon 
garçon. 

eteàfà,  t,  échauffant,  e. 

etmfâ,  échauffer. 

etsâfmà,  échauffement. 

et^al,  écale. 

etealâ ,  écaler  :  etmlâ  de^^ 
etmlô ,  écaler  des  noix;  — 
5etmlâ,  s'écaler  :  /é;(  ef^alô 
sô  mevu,  e  setealà,  les  noix 
sont  mûres,  ils  (elles)  s'éca- 
lent. 

eteàdj,  échange. 

èt€àkrâ,  échancrer. 


1 00  êl€ 

etmkrur,  échancrure. 

eteàtîyô,  échantillon. 

eUèvlâ,  écheveler. 

cteévlâ,  échevelé,  e.  Voy. 
d'cknnâ. 

et€ën  ou  et€én,  échine.  Em- 
ployé dans  ce  sens,  on  l'ac- 
compagne de  dos  :  let^èn  di 
do,  l'échiné  du  dos.  —  Grosse 
bûche  de  bois  d'un  mètre 
de  longueur  environ.  —  Au 
pluriel,  allusions  blessantes 
à  l'égard  de  quelqu'un  qui 
les  entend.  Ce  moyen  indi- 
rect d'attaquer  est  le  propre 
des  femmes,  et  c'est  surtout 
au  lavoir  que  les  eUln  vont 
leur  train.  Voy.  epnâ. 

eUedjA,  état  d'une  bouche 
où  il  manque  çà  et  là  quel- 
ques dents. 

eUt'djâ,  enlever  irréguliè- 
rement quelques  dents. 

et€cdjâ,  celui,  celle  à  qui 
il  manque  des  dents. 
èUedjnâ,  échardonner. 
eteefà  ou  e€cfo,  échafaud. 
èi€efâdedj,  échafaudage. 
cUcpàl,  échappée. 
èUcpâ,  échapper. 
et€i'pnuï,  échappement. 


eteeràs ,  nf.,  on  désigne 
ainsi  les  deux  pièces  de  l'at- 
telage dans  lesquelles  s'enga- 
gent les  extrémités  supérieu- 
res des  échelles. 

et€erkivâ,  chasser,  disper- 
ser à  coups  de  bâton  ;  on  et- 
€crkn  les  poules  qui  entrent 
dans  la  grange  dévorer  le 
grain.  —  Abattre  des  fruits 
avec  une  gaule. 
eUerpâ,  echarper. 
et-eervhî,  égrener,  broyer 
les  raisins  sur  un  crible  pour 
en  faire  de  la  vendange.  — 
Disperser,  faire  fuir  en  frap- 
pant çà  et  là  une  troupe  d'en- 
fants, de  poules,  etc. 

tt^h,  échasse.  —  Personne 
qui  a  de  grandes  jambes. 
t'Uârp,  écharpe. 
eleây,  écharde. 
eteâyi   (J),    s'en    aller   en 
échardes  ,    comme    le   bois 
noueux  qui  se  travaille  mal. 
eteâyi,  échardé,  e. 
ci€il ,  échelle.  —  Rayons 
lumineux  qui  s'étendent  en 
éventail  sur  les  nuages  à  la 
tombée  de  la  nuit,  ou  à  la 
veille  d'une  averse,  c'est  un 


et€ 
signe  de  pluie. 

etelt'dj,  nm.,  les  deux  é- 
chelles  d'une  voiture. 

eUlâ  (litt.  écheler),  mettre 
les  échelles  sur  la  voiture, 
ainsi  que  tout  ce  qui  est  né- 
cessaire pour  l'attelage. 

et^lôt ,  petite  échelle  en 
général.  Particulièrement  la 
petite  échelle  qui  se  place 
sur  le  devant  d'une  voiture 
préparée  pour  transporter 
les  gerbes  ou  le  fourrage. 

etelô ,  échelon. 

eielûnâ,  échelonner. 

et€nêyedj,  échenillage. 

et^nêyi,  écheniller. 

eUnèyu  ,  j ,  é c h  e n  i  1 1  e  u  r , 
euse. 

et€nâ ,  donner  des  eUhi 
(dire  des  eUhï).  S'emploie 
toujours  avec  le  verbe  bail- 
ler, 

eUnu,  j,  celui  ou  celle  qui 
baille  des  eUen. 

èUor,  échoir. 

eUvôt,  nf.,  écheveau. 

eUvû ,  dévidoire.  —  En- 
fant très  vif,  qui  remue  sans 
cesse. 

èt€iuâ  ou  èewâ,  échouer. 


eiî  ICI 

efè,  nf.,  étain. 
etèdr,  éteindre. 
eter,  éther. 

t'Ic,  état.  —  Etat.  — far  lu 
fir  etc,  faire  le  tiers  état,  faire 
du   boucan.   Se   dit  surtout 
des  enfants. 
etcdj,  étage. 

eûl,  attelle  :  el  a  (û)fï  sô  k 
nett'l,  il  est  aussi  sec  (mai- 
gre) qu'une  attelle. 
etelèdj,  étalage. 
etelâ ,  mettre  des  attelles 
autour  d'un  membre  cassé. 
ethju,j,  éternueur,  euse. 
eteiiwâ,  éternuer. 
etep,  étape. 
hepî,  collé,  e. 
etepî,  V.  a.  et  pr.,  coller 
une  chose  à  la  surface  d'une 
autre.  L'enfant  etcpî  une  ima- 
ge sur  la  muraille;  —  les 
mouches  seûpïm  au  cou  des 
bœufs. 

éternel,  éternel,  lie. 
èternîtè,  éternité. 
eternî^î,  éterniser. 
etâbyî,   établir,  setâbyî,   se 
marier. 

etAbyïemà,   établissement, 
etïket,  étiquette. 


102  étr 

ètïn,  étirer. 

ètîvâ,  mouiller  légèrement 
une  plaie  avec  un  morceau 
d'étoffe.  —  Rosser,  en  lan- 
gage ironique. 

etnây,  tenaille,  s'emploie 
le  plus  souvent  au  pluriel , 
de^^ehiây  :  des  tenailles. 

etô,  étau  :  el  a  sera  kmà  dà 
m  etô,  il  est  serré  comme 
dans  un  étau. 

èiofâ,  étouffer. 

etofâ,  étouffé,  e  :  fâr  e  kœr 
de  pvjerôt  e  letofâ,  faire  (à) 
cuire  des  pommes  de  terre 
à  l'étouffée. 

etônâ,  étonner.  —  Etour- 
neau. 

étônâ,  étonner. 

etr,  être.  Voy.  retr. 

etràdp,  étranger,  ère. 

etràyî,  étrangler  :  î  nà  pe 
tràyi  (pour  etràyf)  n  gûlâ  dœ 
s  trâtt,  je  n'ai  pas  étranglé 
une  goulée  depuis  ce  matin, 
je  n'ai  rien  mangé.  Ou  en- 
core :  î  nâ  pe  (e)iràye  sîik  niè 
fre  mààlœy,  je  n'ai  pas  étran- 
glé ce  qui  me  ferait  mal  à 
l'œil. 

etràyu,j y  étrangleuY,  euse. 


ëtu 

etràyur,    nf.,    étranglure, 
endroit  étranglé,  resserré. 

etrèy,  étrille. 

elrêyt,  étriller. 

être,  t,  étroit,  e. 

ctrctmà,  étroitement. 

etrô,  étron.  —  Sur  un  air 
particulier,  les  bergers  chan- 
tent la  chanson  suivante  : 
tn  etrô  e  po  in  etrô  6ulè  fâ  du 
etj'ô,  du  etrô  e  pÔ  m  etrô  sulâ 
fâ  trà  etrô,  trô,  trô,  trô,  etc; 
il  y  a  des  couplets  en  nom- 
bre illimité.  Avec  ce  mot,  on 
fait  aussi  l'attrape  suivante  ; 
d'un  ton  grave  et  sérieux  on 
dit  à  un  enfant  :  /  ve  ôlâ  à 
prîjô.  —  pirkiue  skî  ^  î  vîro  ? 
—  pt'sk  te  fâ  le  bârb  e  m  etrô 
sa  sôvô  :  tu  vas  aller  en  pri- 
son. —  Pourquoi  est-ce  que 
j'y  irais  ?  —  Parce  que  tu  as 
fait  la  barbe  à  un  étron  sans 
savon  ! . . . 

etrôsnâ,  étronçonner. 

etud,  étude. 

etufiyâ,  étudier. 

etul,  nf.,  partie  inférieure 
de  la  tige  des  céréales  qui 
reste  à  ras  du  sol  quand  on 
a  fauché  :   ôlâ  e  teà  è:(  etul^ 


eva 
aller  aux  champs  aux  t'tui, 
conduire  les  troupeaux  dans 
les  champs  moissonnés. 

ctitf,  étotîe. 

eiîip,  étoupe. 

eiûpâ.)  étouper  :  à  stinp  à 
mèdjà piuerôt  sa  huer,  on  s'é- 
toupe  en  mangeant  des  pom- 
mes de  terre  sans  boire. 

ètnrdérî,  étourderie. 

etûrdt,  étourdir. 

etûrdî,  i  ou  t,  étourdi,  e. 

etûrdUà,  t,  étourdissant,  e. 

l/2irû?/^mà,  étourdissement. 

etwelâ,  étoile,  e. 

etiui,  étui.  — Porte-plume. 

evàdà  (5),  s'évader. 

evàdnâ,  éparpiller.  — Éga- 
rer, 

evâdnâ,  éparpillé,  e.  — 
Perdu,  e. 

èvâMyiOâ,  évacuer. 

evàdjîl,  nf.,  évangile  :  s  nà 
pe  de  mû  devàdjïl,  ce  n'est 
pas  des  mots  d'évangile,  on 
n'est  pas  obhgé  d'y  croire, 
au  contraire,  il  est  plus  rai- 
sonnable d'en  douter. 

evàtey,  éventail. 

evàtâ,  éventer. 

evàtrâ,  éventrer. 


eoœ  103 

evt'k,  évêque. 

evelwâ,  évaluer. 

evtpôrâ,  évaporer. 

evennui,  événement. 

evïîâ,  éviter. 

evôlusyô,  évolution. 

evvl,  vol  :  Inje  e  prï  son 
evîil,  l'oiseau  a  pris  son  (é- 
vol)  vol.  Voy.  vfd. 

èviueyt,  éveiller  :  cviueyî 
hnà  1  ni  d  ret,  éveillé  comme 
un  nid  de  souris, 

e:{itâ,  hésiter. 

i\ilâsyd,  hési tation . 

e:{ïtu,  j,  celui  ou  celle  qui 
hésite. 


e,  è.  —  Et.  —  à.  —  II,  ils, 
devant  une  consonne  :  e  dï, 

e  gyà,  il  dit,  ils  disent. 

ebàdnâ,  abandonner, 

ebàdô,  abandon. 

t'bdïkâ,  abdiquer. 

ebdîkâsyô,  abdication. 

ebêymà,  habillement. 

ebe^irdî,  abasourdir, 

ebœjnâ  (de  bœjnâ),  adj., 
attitude  d'une  personne  qui 
boude,  qui  se  cache  en  bais- 


104  ^^^ 

sant  la  tête,  ou  d'un  animal 

qui  est  à  l'affût. 

ebè,  abbé. 

ebetî,  abêtir. 

ebe-et,  abaisser. 

ebt'cij'îi  ou  ebejûr,  abat-jour. 

ebh,  abbesse  :  le  mer  ebes, 
la  mère  abbesse. 

èbetmà,  abattement. 

ebetr,  abattre. 

ebetwer,  abattoir. 

ebeyî,  abbaye. 

ebî,  habit. 

ebîl,  habile.  Voy.  âbil. 

ebîm,  nf.,  abîme. 

ebïniâ,  abîmer. 

ebîtà,  habitant. 

èbîtâ,  habiter. 

ebîtâby,  habitable. 

ebôrdj,  nf.,  endroit  où  l'on 
peut  remiser  les  récoltes  dans 
une  maison  de  cultivateur. 

ebôrdji,  héberger. 

ebodjâ,  aborder.  Voy.  re- 
bodjâ. 

ebodjâby,  abordable. 

ebblî,  abolir. 

ebomïnâby,  abominable. 

ebomînâsyô,    abomination. 

ebor,  abord  :  a  prùm'i  t'bor, 
au  premier  abord. 


eby 

ebôdà,  t,  abondant,  e. 
ebôdàs,  abondance. 
ebrêvâ,     abreuver.     Voy. 
rebrévâ. 

ebrévwer,  abreuvoir. 
ebrïkô,  abricot.  —  Abrico- 
tier. 

ebnkîitî  ou  ebrïkô,  abrico- 
tier. 

ebruft,  i,  abruti,  e. 
ebrutîemà,  abrutissement. 
eb6à,  t,  absent,  e. 
èbiàs,  absence. 
t'bsàtâ  (5),  s'absenter. 
ebslt,  absinthe. 
ebsôlumà,  absolument. 
ebsôJusyô,  absolution. 
ebstïnàs,  abstinence. 
t'bsfidr,  absoudre. 
ebu,  abus. 

e  bîltnâ  (litt.  à  boutonner), 
boutonner,  ne  s'emploie  ja- 
mais sans  la  préposition  à. 
ebiitï,  aboutir. 
ebîlthà,  aboutissant. 
ebwe  (e:0,  aux  abois.  — 
Perdu,  détruit. 

ebwètiâ,  abonner.  —  Abor- 
ner. 

cbwhunà,  abonnement. 
cbyèteî  (de  byètsï),  v.  pr.  : 


edj 
e  sa  ehètei   d  kôtré  n  pïr,  il 
s'est  (a)choppé  (de)  contre 
une  pierre. 

ebyèt€Î  (/),  s'achopper. 

ebyi,  habiller.  Peu  en  u- 
sage,  on  dit  plutôt  vetî,  vê- 
tir. —  nm.,  carte  à  jouer 
représentant  une  figure. 

e-etl,    asseoir.    Voy.    ettï. 

e€uràs,  assurance  contre 
l'incendie. 

eeiiri,  assurer. 

eeurimà,  assurément. 

e£uru,  assureur. 

eddjektîf  ou  edjehïf,  adj  ectif. 

eddjudà  ou  edjudà,  adju- 
dant. 

eddjudp,  adjuger. 

edè  ou  egyœ,  adieu  :  e  noz 
à  vnu  dîr  edè,  il  nous  est 
venu  dire  adieu. 

e  de,  adieu.  —  ôlâ  edè,  al- 
ler adieu,  aller  promener  un 
enfant,  va  e  de  me  nlnô. 

èdîsyô,  addition. 

edîsyûnâ,  additionner. 

edjî,  hardi,  e. 

edjîl,  agile. 

edj'ïlîîè,  agilité. 

edjîtâ,  agiter. 

edjîtâsyd,  agitation. 


edô  105 

èdjmiyi  ou  èjmiyt,  agenouil- 
ler. 

edjustâ  ou  ejusiâ,  ajuster. 

èdjmtu  ou  èjustèr,  ajusteur. 

î'dju,  adv.,  position  des 
poules  accroupies  sur  le  per- 
choir :  le  piil  sô  èdjii,  les 
poules  sont  accroupies  sur  le 
perchoir.  Le  soir  les  femmes 
font  rentrer  les  poules  en  leur 
disand  :  edjû,  edjû. 

cdjiirnémà ,    ajournement. 

èdj-ûrnâ  ou  èjnrnâ,  ajour- 
ner . 

èdjîitâ,  ajouter. 

edjùié,  jucher  :  sedjûvâ,  se 
jucher,  s'accroupir. 

èdfnètr,  admettre. 

edmînîstrâ,  administrer. 

èdmînîstrâsyô,  administra- 
tion. 

èdminïstrâièr,  administra- 
teur. 

èdmîrâby,  admirable. 

èdmîrâbyèmà,  admirable- 
ment. 

tdmîrâsyô,  admiration. 

edmîri,  admirer. 

edôbtâ,  adopter. 

edôbtîf,  adoptif,  ive. 

èdôrâ,  adorer. 


loé  efe 

edôrâby,  adorable. 

edôrhyô,  adoration. 

edôru,  j  ou  edôrâUr,  ado- 
rateur. 

edre,  t,  adroit,  e. 

edretinà,  adroitement. 

edrôs,  adresse. 

edrôsi,  adresser. 

edu-eïsà,  t,  ou  edùsUà,  a- 
doucissant,  e. 

edmî,  adoucir. 

edwe  ou  Hjwl,  adjoint. 

efàtî,  V.,  se  dit  d'un  ani- 
mal qui  dépérit  parce  que 
son  voisin  plus  fort  et  goulu 
le  prive  d'une  partie  de  sa 
nourriture.  Les  bétes  à  cor- 
nes ont  la  spécialité  pour 
;s^/5/2  mutuellement,  aussi  les 
sépare-t-on  presque  toujours 
à  l'écurie. 

efà,  nm.,  enfant  :  là  miue, 
mô  ptir  efà!  hélas  moi,  mon 
pauvre  enfant  !  cette  expres- 
sion est  très  fréquente  dans 
le  discours  où  l'on  s'apitoie 
sur  le  sort  de  quelqu^un. 

efebyi,  affaibli,  e. 

efebyï,  affaiblir. 

cjchyUmà,  affaiblissement. 

ejèbyïm,  /,  atîaiblissant,  e. 


efu 

efeniâ,  affamer. 

efâby,  affable  :  sa  n  dj'à  bï 
efâby,  c'est  une  gens  bien  af- 
fable. 

efâr,  affaire;  est  féminin 
dans  le  sens  d'opération,  de 
quantité  :  j'ai  fait  une  bonne 
affaire,  je  lui  en  ai  donné 
une  bonne  affaire.  —  On 
dit  au  contraire  :  sa  In  efâr 
dé  rà  dî  iû,  c'est  un  affaire 
de  rien  du  tout,  un  être  ché- 
tif,  un  objet  de  rien. 

efîlâ,  affiler. 

eflrmâ,  affirmer. 

tf1t€,  affiche. 

tfiUÎ,  afficher. 

ifràt€Î,  affranchir. 

efràUt,  î,  affranchi,  e. 

tfràUUmà ,  affranchisse- 
ment. 

îfrây  ;{,  affreux,  euse. 

tfrd'X^inà,  affreusement. 

tfrik,  Afrique  :  el  a  evïâ 
lifrlk,  il  a  été  à  (en)  Afri- 
que. On  dit  aussi  en  Afrique, 
el  à  à  fnk. 

efrïkè,  n,  africain,  e. 

tfrô,  affront. 

tfu,  affût. 

tfuliyo,  affûtiau.  —  Grin- 


ege 
galet  :  teï  be  mâtï  defuJéyÔ,  tu 
es  un  beau  mâtin  de  gringa- 
let. 

efutâ,  affûter.  —  Mettre 
dans  un  certain  état  :  te  hl 
efutâ  tô  pàtelô,  ve,  tu  as  sali 
ou  déchiré  ton  pantalon.  — 
Corriger  sévèrement. 

efyîdjà,  t,  affligeant,  e. 

efyîdjî,  affliger. 

egét^,  accroché,  e,  se  dit 
pour  tout  ce  qui  devrait  na- 
turellement tomber  et  qui 
reste  accroché  aux  branches 
d'un  arbre.  Quand  les  en- 
fants abattent  des  fruits  en 
jetant  un  bâton  dans  les 
branches,  celui-ci  reste  sou- 
vent egêts. 

egéy,  aiguille. 

egéyt,  aiguillée. 

egéynâ,  aiguillonner. 

eges,  agace.  —  Femme 
laide ,  grande  et  maigre  :  ke 
sât  eges,  quelle  saute  agace, 
dit-on  d'une  femme  qui 
saute  en  marchant  sur  ses 
grandes  jambes  sèches  com- 
me une  agace. —  Restant  de 
neige  qui  se  remarque  çà  et 
là  près  des  buissons  lorsque 


egr  107 

la  fonte  est  presque  com- 
plète. 

eghî,  agacer.  —  Crier,  en 
parlant  de  l'agace  :  yà  àtàdu 
eght  n  eges,  j'ai  entendu  aga- 
cer (crier)  une  agace.  —  Le 
cri  de  l'agace  a  la  réputation 
d'être  un  très  mauvais  pré- 
sage. On  dit  à  ce  propos 
que  ces  oiseaux  ont  un  os 
du  diable  dans  la  tête,  ce 
qui  fait  qu'ils  ne  peuvent 
annoncer  que  des  malheurs. 
—  Epandre  d'une  façon  in- 
suffisante du  fumier  sur  un 
terrain,  cela  fait  ainsi  ta- 
ches. Voy,  eges. 

egesye,  accacia. 

egoni,  agonie. 

egonîsî,  agoniser  et  agonir. 

egràdî,  agrandir. 

egràdi^mà,  agrandisse- 
ment. 

egreâby,  agréable. 

egreâhyèmà,  agréablement. 

egreinà,  agrément. 

egref,  agrafe. 

egrefâ,  agrafer. 

egrevâ,  agraver. 

egrâyî,  faire  avancer  petit 
à  petit  un  corps  lourd  en  le 


io8  ekà 

tirant  tantôt  à  droite,  tantôt 
à  gauche,  ou  en  se  servant 
d'un  levier:  quand  une  voi- 
ture chargée  est  arrêtée 
dans  un  chemin  rapide, 
pour  se  remettre  en  marche, 
on  egrây  en  conduisant  subi- 
tement l'attehige  en  zigzag 
d'un  bord  du  chemin  à  l'au- 
tre. 

egrïkol,  agricole. 

egrîkultèr,  agriculteur. 

egrïkiilfur,  agriculture. 

egrôt ,  nf.  (diminutif  de 
aigre),  fruit  de  l'alisier. 

egrôti  ou  egnitî,  alisier. 

egrù,  tempérament  :  sa  n 
bet  dï  met€à  egrû,  c'est  une 
bête  d'un  méchant  tempéra- 
ment, elle  est  toujours  mai- 
gre, quoi  qu'on  lui  donne 
à  manger.  Ne  s'applique  aux 
personnes  que  dans  le  lan- 
gage famiher. 

egrîitî,  alisier. 

ekâtâ,  acquêter.  A  perdu 
le  sens  d'acheter,  signifie  at- 
traper en  général  :  el  ekat 
tiij  âk,  il  attrape  toujours 
quelque  chose.  Tend  à  dis- 
paraître. 


ekr 

ckêy,  accueil. 

eke,  acquêt. 

t'hcdJH  ou  elû'j'û ,  acajou. 

ckcrùr,  acquéreur. 

ck(ih\à,  t,  accablant,  e. 

ckâbyèmà,  accablement. 

ckâbyâ,  accabler. 

cki,  acquit. 

cklln,  acquitter,  s'emploie 
surtout  à  la  voix  pronomi- 
nale. 

ckîtmà,  acquittement. 

i'ki:[ïsyd,  acquisition. 

ekôrdeô,  accordéon. 

eko,  accord. 

ekotuDiâ,  accoutumer. 

î'kôphjî,  accompagner. 

t'kdpyî,  accomplir. 

ekôl,  à-compte. 

ekrèpï,  accroupir. 

ekrêpyô,  en  étant  accroupi  : 
5  Jèrdj'i  e  krêpyô,  se  glisser  en 
se  tenant  accroupi. 

ekrètd,  accrocher. 

ekrer,  accroire  :  el  a  eï  bet 
kà  11  frè  bl  e  krer  k  le  livr  fà 
yœ  nï  eu  le  sakî,  il  est  si  bête 
qu'on  lui  ferait  bien  accroire 
que  les  lièvres  tout  leurs  nids 
sur  les  saules. 
î'krô,  accroc. 


elâ 

eksà,  accent. 

ekseptâby,  acceptable. 

eksîdà,  accident. 

eksyô,  action. 

ekt,  ni.,  acte. 

ehtâr,  hectare,  ce  mot  est 
tout  nouveau  dans  notre  pa- 
tois et  rarement  employé. 

ektîf,  V,  actif,  ve. 

èktîvâ,  activer. 

ehômàtr,  hectomètre. 

ekfuel,  actuel,  elle. 

ekujâ,  accuser. 

ekulâ,  acculer. 

ckûdjâ,  accorder.  Voyez 
rekûdjâ. 

ekûpyâ,  accoupler. 

ekiuetsi  ,  accoucher.  — 
S'emploie  toujours  avec  a- 
voir  :  el  le  ekwet-eî  d  du  basa, 
elle  (a)  est  accouchée  de  deux 
jumeaux. 

ekweUfnà ,  accouchement. 

ekyemâ,  acclamer. 

ekyïmt'-tâ  ou  eklimetâ,  accli- 
mater. 

elàbt,  alambic.    • 

elàtû,  nm,  pi.,  alentours  : 
î  ve  e€tâ  de  bu  dà  lè:(  elàtû,  je 
vais  acheter  des  bœufs  dans 
les  alentours ,   dans  les  vil- 


elk  109 

lages  voisins  ;  —  5Ô  Uva  à 
trû  ui,  il  î  kot  dà  le^^  elatû 
d  yûjî  sa  frà,  son  cheval  est 
trop  cher,  il  lui  coûte  dans 
les  alentours  de  huit  cents 
francs. 

t'ierniâ,  alarmer. 
elert,  alerte. 

elèvrî  (litt.  à  l'abri),  nm., 
abri  :  yâ  fâ  tn  elevrî,  j'ai  fait 
un  (à  1')  abri.  —  vnî  èlevrï, 
venez  à  l'abri. 
elârm,  alarme. 
elâ:{,  camisole. 
elîiiâs,  sobriquet  d'une  pe- 
tite fille  dont  la  mère  s'ap- 
pelle Aline. 

elînàs, 
trèn  te  tms  : 
elînàs, 
traîne  tes  chausses. 
Paroles  injurieuses  à  l'adres- 
se   d'une  elînàs,  quand  on 
lui  dit  des  nd. 
t'ièm,  aligner. 
elènnià,  alignement. 
èlfàbet,  nf.,  alphabet. Voy. 
kriue  d  '^yœ. 
elîmà,  aliment. 
elîtà,  aliter. 
elkelî,  alcali. 


1 1  o  emâ 

elkol,  nf.,  alcool. 

elkôlîit,  alcoolisé,  e. 

elkov,  alcôve. 

elinâ,  allumer.  Voy.  àfâ. 

elmu,  j,  allumeur,  euse. 

clôdj,  allonge. 

elôdjî,  allonger. 

clôdjîemà  (litt.  allongisse- 
mcnt),  allongement. 

clpege,  alpaga. 

Ht,  halte. 

citera,  altérer,  dans  le  sens 
d'exciter  la  soif. 

elur,  allure. 

elû,  nf.,  alun. 

elwt'djî,  alléger. 

elych,  alliance. 

elyâ,  allier. 

elye,  alliés,  en  parlant  de 
la  coalition  contre  la  France 
sous  le  i'^''  Empire. 

emàd,  amende. 

emàdr,  amande. 

hnœtâ,  ameuter. 

hnedu,  nf.,  amadou. 

cmt'tî,  rendre  ou  devenir 
met.  Voy.  ce  mot. 

emethà,  t,  affaiblissant,  e. 
emâbîlîtè,  amabilité. 
emâby,  aimable. 
anàbyèmà ,  ai  m  ablemen  t . 


t  nâ 
emâgrî,  amaigrir. 
cniï,  î,  ami,  e. 
enndô,  amidon. 
hnïlî,  amitié. 
cuuiâ,  amener. 
hnôrs ,   amorce.    —   Gros 
morceau   de   pain  :  kà   tere 
6t  hnôrs  le  ï  vàtr,  t  m  vo  pe 
evwe  n  ptr,  quand  tu  auras 
cette  amorce-là  au  ventre, 
tu  n'y  veux  pas  avoir  une 
pierre. 

t'iuô,  amont  :  emô  le  vî , 
amont  la  voie. 

emo,  hameau  :  lu  eiiio,  un 
hameau.  On  désigne  le  plus 
souvent  les  hameaux  par  le 
mot  grâdj,  grange. 

emo'^yâ  ou  emo'^yiuâ,  amo- 
dier. 

embf,yâ6y5  ou  cnio^ywââyô, 
amodiation. 

einbgyu,  /,  celui,  celle  qui 
amodie. 

cmsà,  hameçon  :  /;;  hnsô, 
un  hameçon. 

emûrpbpr  ou  cwiirpropr, 
amour-propre. 

emyàhy  Q  /) ,  à  l'amiable. 

e  nà  mwcyl  (litt.  il  n'est 

moyen),   loc,    il    y    a   de 


tpe 
quoi  :  «o;(  à  bu  du  lïtr  àtrè 
trà,  e  nà  nnutyl ,  nous  avons 
bu  deux  litres  entre  trois,  il 
y  a  bien  de  quoi,  ce  n'est 
pas  la  peine  d'en  parler. 

%l,  agneau.  Sobriquet. 

hieàtï,  anéantir. 

hieliz^,  analyse. 

enelï:{î,  analyser. 

enelî:(u,  j ,  celui, [celle  qui 
analyse. 

enî,  n.,  anis. 

ènîmà,  animal. 

enîmâ,  animer. 

enïmâsyô,  animation. 

enîmo:(îte,  animosité. 

enîversâr,  anniversaire. 

enïiet,  anisette. 

enlâ,  agneler. 

enlô,  agnelet. 

eno,  anneau. 

enulâ,  annuler. 

epàr  ou  epràr,  apprendre. 

epmr,  avare  à  l'excès. 

epél,  nf.,  appel  :  lepèlnape 
fât ,  l'appel  n'est  pas  faite 
(fait). 

eperetr,  apparaître. 

epïrsèv-iue,  apercevoir. 

epertémà,  appartement. 

eperû,  apparences  des  nou- 


epr  III 

velles  récoltes  en  général , 
mais  plus  spécialement  de  la 
vigne  :  à  vive  dedje  di'i  tperu, 
on  voit  déjà  des  apparues,  des 
raisins  dans  le  jeune  bour- 
geon. 

tpcteijï,  appartenir. 

epâji,  apaiser. 

tpâjmà,  apaisement. 

tplâ,  appeler.  Voy.  rekrïyâ. 

cpôpyeksî  ou  epôpleksî,  apo- 
plexie. 

tpôreyî,  arranger  un  fagot, 
par  exemple  avant  de  le  lier 
en  mettant  bien  ensemble  le 
bout  des  brindilles.  —  Appa- 
reiller des  boeufs. 

epôstôlïk,  apostolique. 

tpôstrôfâ,  apostropher. 

e  po  pre,  à  peu  prés.  Voy. 
pe  dve. 

ipôprîyâ,  approprier. 

Lpotr ,  apôtre.  Se  prend 
presque  toujours  en  mau- 
vaise part  :  6â  î  fâmœ  epotr, 
c'est  un  fameux  apôtre. 

epràtî,  apprenti,  e. 

epràtuedj  ou  epràthedj,  ap- 
prentissage. 

tpréts,  approche  :  e  Itprèiê 
dï  djii,  à  l'approche  du  jour  j 


112  epy 

e  y  an  e  bi  leprèU  dï  sa,  il  3'  en 
a  bien  l'approche  (environ) 
d'un  cent. 

eprât€à,  approchant  :  e  yàn 
è  eprèteà  septàt,  il  y  en  a  ap- 
prochant (environ)  septante. 

iprét€Î,  approcher. 

eprè,  après  :  le  kyà  à  epre  le 
pots,  la  clef  est  après  la  porte, 
sur  la  porte.  Je  me  rappelle 
n'avoir  pas  compris  du  tout, 
en  arrivant  à  Paris,  l'expres- 
sion la  clef  est  sur  la  porte. 

epresyâ,  apprécier. 

eprôfôdî,  approfondir. 

e  prôpb,  à  propos. 

eprûvâ,  approuver. 

eprûvî:(^yûnâ,  approvision- 
ner. 

epùr,  ipà  ou  epiuâ,  appuyer. 

epûtéâ,  apporter. 

epyeti ,  aplatir.  —  Aller 
vite  en  travaillant  ou  en  mar- 
chant. 

epyetîeà,  t,  travail  ou  beso- 
gne dans  lesquels  on  peut 
aller  vite. 

epyhii,  aplanir. 

epylnUmà,  aplanissement. 

epycnUu,  j,  aplanisscur, 
euse. 


ère 


epyîkâ,  appliquer. 

epyïkâsyd,  application. 

tpyô,  aplomb. 

er£ève€e,  archevêché. 

er£èvek,  archevêque. 

cr۔,  archi  :  el  a  erei  bel,  il 
est  archibête. 

ereïduh,  archiduc. 

er€î'/;yâkr,  archidiacre. 

ersifo,  archifou. 

èréîtekt,  architecte. 

erço ,  plus  souvent  rço. 
Voy.  ce  mot. 

erdâ,  t,  ardent,  e. 

erdé  ou  erdér,  ardeur. 

erdîyô,  ardillon. 

erdjà,  nf.,  argent  :  d  le 
bwen  erdjà,  de  la  bonne  (du 
bon)  argent,  an  e  be  e  d)r,  sa 
lerdjà  kfâ  iû. 

erdjàtâ,  argenter. 

erdive:(^,  ardoise. 

erdwe:;},  ardoiser. 

erdivt'zir,  ardoisière. 

erùr,  erreur. 

t'rèdji,  arranger.  —  Arran- 
ger les  bêtes,  leur  donner  à 
boire  et  à  manger  avec  tous 
les  soins  voulus. 

crêdjmâ,  arrangement. 

crèii,    araignée   :  erè}i    dî 


nietl ,  tfcfjn  ;  eren  dî  szue,  t'S- 
pwer,  araignée  du  matin , 
chagrin  ;  araignée  du  soir, 
espoir. 

hr,  arrêt,  n'est  guère  em- 
ployé que  dans  chiicn  d'arrêt, 
ou  lorsqu'il  s'agit  du  che- 
min de  fer. 

erestâsyà,  arrestation . 

erâby,  arabe. 

erâUedj,  arrachage. 

èrâUÎ,  arracher.  Voy.  tîri. 

h'ât€pt{d),  d'arrache-pied. 

erât€u,  j,  arracheur^  euse. 

ergœsm,  taquiner,  —  S'a- 
muser à  enlever  les  croûtes 
d'une  plaie  en  voie  de  gué- 
rison  :  st  ergésén  lu  Ue,  te  sur 
ke  vo  t  grîfâ,  si  tu  taquines  le 
chat,  tu  es  sûr  qu'il  veut  te 
griffer;  —  e  foe  dèrgd'sm  sô 
ma,  e  lu  vo  ràvèlmâ,  à  force 
de  taquiner  son  mal ,  de  le 
pincer,  il  le  veut  renveni- 
mer. 

ergœsnu,  j,  celui  ou  celle 
qui  èrgœsèn.  Voy.  ergœsnî. 

ergedja  (de  rgedjâ),  regar- 
der. 

ergô ,  argot.  —  Ergot; 
ne  pas  confondre  avec  teô- 

RousSEï.    —    Glossaire. 


ern  1 1 3 

bàky.  —  S'emploie  comme 
injure. 

crg{i:(l,  argousin.  —  Terme 
nijurieux. 

crïslokrt't,  aristocrate. 

erïtrmtïk,  arithmétiq ue. 

crîvâ,  arriver.  —  Arrivée. 

cri ,  mot  qu'emploie  le 
charretier  pour  faire  reculer 
son  cheval.  Voy.  îé:.  —  Au 
contraire  :  lu  erî,  e  nhn  pc  le 
hlo€,  lui  au  contraire,  il  n'ai- 
me pas  les  prunes. 

erir  gâdj  ou  air  gerd ,  ar- 
rière-garde. 

crlèkl,  arlequin. 

erm,  arme. 

ennènià,  armement. 

erme,  armée,  —  Troupe 
d'enfants, 

ermâ,  armer. 

ermïtr,  ermite.  —  S'em- 
ploie comme  injure. 

ermîtredj,  ermitage. 

ermuri,  armurier. 

ermwei,  armoise. 

ermiuâr,  armoire. 

ernt',  harnais  :  le:^  erne,  les 
harnais, 

ernïke ,  arnica.  On  prend 
de  la  tisane  d'arnica  pour  se 


114  ^^^ 

guérir  d'un  effort. 

ernït€i,  harnacher. 

erni ,  hernie  :  cl  e  n  ernî , 
il  a  une  hernie. 

erom,  arôme. 

ero:;edj,  arrosage. 

ero:{iver,  arrosoir  conte- 
nant environ  dix  litres  et 
dont  on  se  sert  habituelle- 
ment pour  aller  chercher. de 
l'eau.  Voy.  èro:(èyu. 

erôdî,  arrondi,  e. 

erôdî,  arrondir. 

erôdîemà,  arrondissement. 

erpâtedj,  arpentage. 

erpâtér,  arpenteur. 

crpàtâ,  arpenter. 

erpâtu ,  y,  celui  ou  celle 
qui  marche  vite. 

èrsènel,  arsenal. 

ersènî,  nf.,  arsenic. 

erUe,  archet. 

ertèr,  artère. 

ertjfîs  Çfâ  d^,  feu  d'arti- 
fice. 

ertîkulâ,  articuler. 

h'tîkulâr,  articulaire  :  cl  c 
lii  rîunâth  erlîhulâr ,  il  a  le 
rhumatisme  articulaire. 

crtïkulâsyô,  articulation. 

crtîky,  article. 


est 

erttst,  artiste. 

crtïteà  ou  crtï€0,  artichaut. 
S'emploie  comme  injure  fa- 
milière. 

crtîyér,  artilleur.  —  Pou  : 
cl  an  e  dé:(  crtîyér  !  il  en  a  des 
artilleurs,  des  pous  ! 

crtîrî,  artillerie. 

csàbyedj,  assemblage. 

t'sàbyâ,  assembler;  —  as- 
semblée. 

C5cnî,  assainir. 

escrmàtâ,  assermenté,  e. 

hcsïnâ,  assassinant. 

hhînâ,  assassiner. 

hh'i,  assassin. 

heyî,  assaillir. 

hârî ,  dessécher,  surtout 
en  parlant  de  la  bouche. 

hjïksyâ,  asphyxier. 

esïdu,  H,  assidu,  e. 

hïne,  assignat  :  suie  s  pesé 
di  ta  dc:;^  cslne,  cela  se  passait 
du  temps  des  assignats. 

hîiiâsyô,  assignation. 

hïri,  acérer.  —  Garnir  de 
clous  à  tète  pointue  le  pied 
des  chevaux,  des  bœufs,  ou 
les  sabots  des  personnes  pour 
empêcher  de  glisser  sur  la 
gelée. 


est 

esîstâ,  assister  :  k  In  bd  dû 
vo:{  t'sïsf ,  que  le  bon  Dieu 
vous  assiste.  Cette  formule 
est  consacrée  à  congédier  les 
pauvres  venant  prier  aux  por- 
tes et  auxquels  on  ne  peut 
faire  l'aumône.  Voy.  rkôdur. 

esî:(^,  assises. 

est,  acier. 

hît,  assiette. 

eskâ,  assiettée. 

esmâtîk,  asthmatique. 

hômwer,  assommoir. 

hôsyâ,  associer. 

esôsyâ  ou  hôsyî,  associé. 

hôsyâsyô,  association. 

eso,  assaut. 

hot۔  (litt.  assortir),  faire 
un  travail  quelconque  à  me- 
sure qu'il  se  présente  :  e  fa 
du  rlweyâr  pu  esoUï  le  meke- 
nïk,  il  faut  deux  relieurs  pour 
assortir  la  mécanique,  c'est- 
à-dire  pour  relier  la  paille  au 
fur  et  à  mesure  qu'elle  sort 
du  battoir. 

hôpsyô,  Assomption. 

htîkûtâ,  asticoter. 

estr,  astre. 

htrônômi,  astronomie. 

htrônom,  astronome. 


et€  115 

t'sudjetî,  assujettir. 

h'ùpî,  assoupi,  e. 

t'snpî,  assoupir. 

hyîdji,  assiéger. 

etàbyâ  (5),  s'attabler. 

î'tàdr,  attendre  :  hâdr  le 
vnu  d  bâku,  attendre  la  venue 
de  Bacchus,  attendre  en  vain . 
Voy.  HiM. 

etâdu,  prép.,  attendu. 

etàrî ,  rendre  tendre  une 
substance. 

etàsyô,  attention. 

etât,  attente. 

etâtâ,  attenter  :  7jù  ne  lu 
driue  dkàtâ  e  se  djû,  personne 
n'a  le  droit  d'attenter  à  ses 
jours.  —  Dans  la  même 
phrase ,  on  dit  aussi  très 
souvent  :  detàtâ  se  dju,  d'at- 
tenter ses  jours. 

etâtîf,  îv,  attentif,  ive. 

etàtïvmâ,  attentivement. 

et€,  hache  :  umi  ete,  mon 
hache,  ma  hache. 

etéè,  achat. 

eteelâdâ,  achalander. 

etéernâ  ou  hernâ,  acharner. 

e  t€e,  loc,  à  char  :  môtâ  tee 
(mis  pour  môtâ  e  tee),  mon- 
ter à  char,  monter  sur  la  voi- 


1 1 6  etr 

ture;  — el  a  c   t€c ,  il  est  à 

char,  il  est  assis  sur  le  char. 

eUênî,  faire  un  vêtement 
en  épargnant  l'étoffe  d'une 
manière  exagérée. 

eteôt,  diminutif  de  hache. 

et£tâ  ou  htâ,  acheter. 

et€tu,  j  ou  c€tu,  ;',  ache- 
teur, euse. 

etevàlâ  (litt.  achevaler), 
placer  une  chose  sur  une  au- 
tre à  la  façon  du  cavalier  sur 
le  cheval.  — scîevâlâ,  s'ache- 
valer. 

etèdr,  atteindre. 

èteUà,  t,  attachant,  e. 

etet€Î,  attacher. 

etet€mà,  attachement. 

etïjî,  attiser  :  elïjt  le  t€âdel, 
en  tirer  un  peu  la  mèche 
avec  une  épingle. 

etîrey,  attirail. 

eiïtri,  attitré,  e. 

elîri,  attirer. 

etlâs,  nf.,  atlas. 

ctôk,  attaque. 

etôkà,  attaquer. 

etrepâl,  nf.,  désigne  toute 
chose  servant  à  attraper. 

hrepci,  attraper. 

elrcpu,  j,  attrapeur,  euse. 


etrôs,  atroce. 

l'trôsîtè,  atrocité. 

etrûpâ,  attrouper. 

etû ,  aussi  ;  —  atout  :  yâ 
dei^  etû  etû,  etû  ku  !  j'ai  des 
atouts  aussi ,  atout  cœur  ! 

t'urî,  ahuri. 

ent€â  ou  ûteâ,  avorter. 

cvà,  aval  :  evà  le  vî,  aval  la 
voie. 

cvàlà ,  avaler. 

evâlûr,  nf.  (de  evalâ,  ava- 
ler), gosier. 

h'â ,  avant  ;  encore  peu 
employé ,  on  dit  de  préfé- 
rence devant. 

evâbî ,  assortir.  Peu  em- 
ployé; on  dit  surtout  hôtel. 

evàdhi,  r,  avant-dernier, 
ière. 

evàpôst,  avant-poste. 

evâs ,  avance.  —  Plaque 
en  fonte  servant  de  base  au 
poêle  avec  saillie  horizontale 
sur  le  devant. 

èvàst,  avancer. 

evâsmà,  avancement. 

evàtedj,  avantage. 

evàtedji,  avantager. 

h'dtedju  ,  /,  avantageux  , 
euse. 


emu 

evàtur,  aventure. 

evàtiin,  aventurer. 

evàvwey,  avant-veille. 

euè^y,  aveugle  :  e  gél  kiiià 
ïn  evêc;y,  il  gueule  (crie)  com- 
me un  aveugle. 

evé^yà,  t,  aveuglant,  e. 

everd,  féminin  de  avare; 
—  n'est  plus  guère  employé. 

ezhis,  avarice. 

ever6,  averse. 

eveUt,  avertir.  —  Avachir. 

evet€wmà ,  avertissement. 

evâjâ  (an),  en  évasant. 

euâjt,  évaser. 

evâr,  avare.  Voy.  everd. 

evœ,  aveu. 

m,  avis. 

evïji ,  avisé,  e  :  ma  evïji, 
mal  avisé. 

evoke,  avocat. 

hjotm,  avorton. 

evrèUÎ  (de  evrt),  boucher 
les  trous  d'une  muraille  ou 
d'une  haie  pour  empêcher  le 
vent  de  passer,  pour  abriter. 

evrî,  avril.  —  Abri. 

evû,  avec  ;  plus  souvent  : 
devû,  d'avec;  —  ve  devû  lu, 
va  d'avec  lui. 

evwe,  avoué. 


e:{t  1 1 7 

evwedr,  aveindre. 

evwe:(tnâ,  avoisiné,  e. 

eviuâ,  avoué,  e. 

eviuâ,  avouer. 

r)'^  (vieux  fr.aglan),  gland. 

eyér,  ailleurs. 

eyâ,  arranger  (voy.  le  dé- 
rivé reyûr^  :  a!  t  vwele  bï  eyu, 
ve,  mâtl  dûrnâ,  ah  !  te  voilà 
bien  arrangé  ,  va  ,  mâtin 
d  iirnâ  (voy.  ce  mot).  — 
tyn  le  bet,  arranger  les  bêtes, 
leur  donner  leur  repas. 

e::edji  ou  es^erdâ,  hasarder. 

f';^/7,  nf.,  asile. 

ex^ïm,  azyme,  plus  souvent 
nommé  hostie.  —  Il  y  a 
vingt  ans,  l'usage  suivant 
existait  encore  à  Bournois. 
La  veille  de  Pâques,  M.  le 
Curé  préparait  des  pains  azy- 
mes pour  toute  la  paroisse. 
Deux  petits  garçons  d'une 
douzaine  d'années,  très  fiers 
de  leur  mission,  parcouraient 
le  village,  munis  chacun  d'un 
grand  panier,  et  distribuaient 
deux  azymes  par  famille;  en 
échange  ils  recevaient,  pour 
être  remis  à  M.  le  Curé,  quel- 
ques œufs  ou  du  lard.  Un  des 


ii8 


e^t 


azymes  était  partagé  et  man- 
gé en  famille,  l'autre,  collé 
à  l'intérieur  de  la  porte  du 
buffet,  était  gardé  en  souve- 
nir de  la  fête  de  Pâques.  Je 


vois  encore  à  la  place  indi- 
quée des  restes  d'une  belle 
coutume  disparue. 

ex^ur  {byœ  d),  bleu  d'azur. 


âfy 

â,  nf.,  âge,  pièce  princi- 
pale de  la  charrue. 

âbr,  nm.,  toujours  précédé 
de  l'adj.  pt\  laid.  Appliqué  à 
un  enfant,  ce  mot  a  le  sens 
de  mauvais  garnement.  S'il 
s'agit  d'une  grande  person- 
ne, pét  âbr  signifie  brigand; 
il  désigne  quelqu'un  de  laid, 
de  mal  accoutré  et  dont  la 
physionomie  annonce  la  mé- 
chanceté :  sa  ipét  âbr,  m  vûro 
pe  lu  ràkôtrâ  dà  l  bo. 

âdj,  nf.,  âge  :  septàt  à,  sa  n 
bel  âdj,  septante  ans,  c'est 
(une)  un  bel  âge, 

âdjt,  âgée,  e. 

âdjî,  agir. 

âdj  ma,  nm.,  vaisselle. 

âdii,  j,  n.,  aide. 

âfyâ,  V.  et  adj.,  se  dit  d'un 
liquide,  du  vin,  par  exemple, 


a  lie 
qui  perd  ses  qualités  en  étant 
exposé  à  l'action  de  l'air. 

âgr,  aigre  :  le  ptèt  efà  ma 
popr  sàtà  lâgr,  les  petits  en- 
fants mal  propres  sentent 
l'aigre. 

âgré  ou  âgrèr,  aigreur. 

âgrélô,  t,  aigrelet,  ette. 

âgrèmwèm,  aigremoine. 

âj,  adj.,  aise. 

âjt,  r,  aisé,  e. 

âjîmà,  aisément. 

dm,  âme  :  sa  i  kor  sà^  âm, 
c'est  un  corps  sans  âme,  un 
casse-cou. 

âmâ  ou  èmâ,  aimer;  le  pre- 
mier n'est  plus  employé  que 
par  quelques  familles  illet- 
trées. 

an,  âne,  désigne  le  mâle 
et  la  femelle. 

ânebetîst,  nm.,  anabaptiste. 


120  âr 

—  Les  anabaptistes  jouissent 
d'une  grande  réputation,  on 
va  les  consulter  pour  rentrer 
en  possession  d'un  objet  volé 
ou  pour  guérir  d'une  maladie 
grave. 

âmt€Ô,  diminutif  de  âne. 

ânô,  an  on. 

ânrî,  ânerie. 

ânrô ,  petit  âne.  —  Sorte 
de  gros  cliardon  dont  les 
ânes  sont  friands. 

âpre,  âpre. 

âprète,  âpreté. 

âr,  nf.,  air  d'une  chanson  : 
sa  Jâr  kêfâ  le  Uàsô,  c'est  l'air 
qui  fait  la  chanson. 

âr,  nf. ,  arrhes  :  à  bey  dœfrà 
îi  si  frà  dâr  pi  n  par  dé  bu , 
on  donne  deux  francs  ou  cinq 
francs  d'arrhes  pour  une  paire 
de  bœufs. 

âr,  nf.,  are,  mesure  de 
surface  :  ywît  âr  88  fà  n  hâte 
e  burâ,  huit  ares  88  centiares 
font  une  quarte  à  Bournois. 

âr,  nf.,  caractère,  physio- 
nomie :  vwele  in  àm  kc  n  pèl 
âr,  voilà  un  homme  qui  a 
une  (laide  air)  physionomie 
qui    n'inspire   aucune  con- 


fiance. 

âr,  nf.,  air  :  le  bwèn  âr 
frâu  dî  metï,  le  bon  air  (la 
bonne  air  fraîche)  frais  du 
matin. 

ârb,  arbre.  De  rares  illet- 
trés prononcent  âbr. 

are,  nm.,  petit  enfant  : 
khi  '^,yâl  t'  yœ  7,  are ,  que  le 
diable  à  leurs  mioches. 

ârt€,  nf.,  arche.  —  Cha- 
cune des  divisions  d'un  gre- 
nier destiné  à  contenir  diffé- 
rentes espèces  de  grains. 

ârte,  nm.,  courtilière. 

as,  nf.,  as  :  t'I  e  lâin  â€î 
nzuer  ké  las  de  pik,  il  a  l'âme 
aussi  noire  que  l'as  de  pique. 

âta,  haché,  e. 

âi^t,  hacher. 

ât£î,  hachi. 

âte,  nm.,  hêtre.  —  Athée. 

âtlî,  atelier. 

âtr,  nf.,  âtre  :  lâlr  dî  jit , 
l'âtre  du  four. 

â::às,  aisance. 

«;(/'/,  endroit  où  sont  éta- 
blies les  ruches  d'abeilles.  — 
En  langage  burlesque,  lieux 
d'aisances. 


/ 


fà6 

fà,  6,  faux,  sse.  —  En  par- 
lant d'une  femme  :  iàn  a  n 
fàs,  c'en  est  une  fausse,  elle 
sait  cacher  son  jeu. 

fa^  faux. 

fàbnk,  fabrique. 

fâbnkà,  t,  fabricant,  e. 

fâbrîkâ,  fabriquer  -.fàbrikâ 
dî  bo,  fabriquer  du  bois,  le 
couper  en  morceaux  pour  le 
faire  servir  au  chauffage. 

fâbrïhâsyô,  fabrication. 

fàby,  fable. 

fàfîlâ,  faufiler. 

fà-fyà,  faux-fuyant. 

fàs-egh(\\li.  fausse-agace), 
pie-grièche. 

fâsâr,  faussaire. 

fâsi,  fausser. 

fàsmà,  faussement. 


fàt 

fat,  faute. 

faut,  fâcher. 

frtsî ,  manche  d'une  faux 
montée  pour  faucher  de 
l'herbe.  Voy.  retlô. 

fàUy,  fauteuil. 

fàtïf,  fautif,  ive. 

fàtig,  fatigue. 

fàtîgà,  t,  fatigant,  e. 

fàtîgâ,  fatiguer, 

fàferô,  fanfaron. 

fàférlu-e,  fanferluche, 

fàn,  femme  :  not  fân,  no- 
tre femme,  pour  ma  femme. 

fàt,  fente;  —  tranchée  qui 
sépare  une  coupe  d'une  au- 
tre dans  un  bois. 

fàtht,  fantassin. 

fàtâjî,  fantaisie. 

fàtom ,  nf.,  fantôme;   — 


122  fèr 

jeune  fille  négligente,  étour- 
die; dans  ce  cas,  s'emploie 
avec  l'ad) .  grand  :  ke  grà  fâ- 
tom,  quelle  grande  fantôme. 

fê  (jno),  loc,  mon  fils.  — 
Ne  se  dit  plus  que  très  rare- 
ment par  quelques  vieilles 
personnes. 

fêinll,  bœuf  de  petite  race, 
en  opposition  avec  môtenô. 
Voy.  ce  mot. 

fêtnlin  ,  féminin  de  féru  11. 

fémrôt,  nf . ,  rouleau  de  chif- 
fon que  les  bergers  allument 
en  guise  de  flambeau  à  la 
tombée  de  la  nuit. 

fêrlâ  ou  fr^là,  nf.,  feu  qui 
flambe  bien  et  dure  peu,  feu 
de  paille.  —  Prendre  une 
fêrlâ,  se  réchauffer  pendant 
quelques  minutes  devant  un 
bon  feu. 

ferla  ou  fréla  présenter  au 
feu  qui  flambe  quelque  chose 
qui  s'enflamme  facilement. 
On  firl  une  volaille  plumée 
pour  faire  disparaître  le  du- 
vet qui  reste  ;  —  en  s'appro- 
chant  trop  près  d'une  chan- 
delle, on  seférl  les  cheveux, 
etc. 


fê 

ftiri ,  février  :  fèvr'i  entre 
mè  etr  àredji  k  d  n  pe  fœr  efêyi 
lu  grdjelî ,  février  aimerait 
mieux  être  enragé  que  de  ne 
pas  faire  (à)  feuiller  le  gro- 
seillier. 

fèy,  fille.  —  Feuille. 

fèyedj,  feuillage. 

fé\1,  feuiller. 

fi\ï ,  nm.,  ensemble  des 
feuilles  d'une  rave  ou  d'une 
betterave,  par  exemple. 

fi\ô ,  feuillet  :  vîrà  fèyô , 
tournons  feuillet,  parlons 
d'autre  chose.  C'est  par  ces 
mots  que  les  jeunes  filles  de- 
mandent à  ce  qu'on  change 
de  conversation  quand  on 
leur  parle  de  choses  qui  leur 
déplaisent  ou  qu'elles  ne 
doivent  pas  entendre. 

fêyôt,  fillette;  —  feuillette. 

fèxtô,  feuilleton. 

fi\u,  j,  feuillu,  e. 

fêyiitâ,  feuilleter. 

fè\iitu,j,  celui  ou  celle  qui 
feuillette. 

/?,  faim.  —  Comme  plu- 
sieurs auteurs  du  xvi'  siècle, 
les  gens  de  Bournois  em- 
ploient encore  fe  pour  be- 


fén 
soin,  désir,  dans  les  expres- 
sions suivantes  :  yâ  fè  d  m 
kiuèt€Î  1  mbmà ,  j'ai  faim  (en- 
vie) de  me  coucher  un  mo- 
ment. —  yâ  fè  d  yôlà,  j'ai 
faim  (envie)  d'y  aller.  — 
yâfêdpm,  j'ai  faim  (besoin) 
de  pisser,  etc. 

fœ,  feu.  —  Gourme  :  àw 
eràt  lu  fœ ,  me  an  po  pe  eratâ 
làv ,  on  arrête  le  feu ,  mais 
on  ne  peut  pas  arrêter  l'eau. 
el  e  dé  fœ,  il  a  des  feux,  de 
la  gourme.  Voy.  gàl. 

fœlô,  diminutif  de  feu. 

fœn  ou  fin,  faîne.  Le  pre- 
mier est  le  mot  des  illettrés. 

fœnu,  celui  qui  cherche  à 
s'assurer  du  goût,  de  la  qua- 
lité d'un  mets  en  le  flairant 
à  la  façon  d'un  gourmand  ; 
—  priseur  ;  —  fureteur. 

fœnâ  (onomatopée),  flairer 
avec  bruit,  comme  font  les 
bestiaux  en  présence  d'une 
chose  qui  n'est  pas  à  leur 
goût  ou  qu'ils  hésitent  de 
manger  ou  de  boire;  —  nf., 
prise  de  tabac.  —  Par  com- 
paraison, priser;  —  aussi  par 
comparaison,  fureter,  c'est-à- 


fet  123 

dire  chercher  partout,  com- 
me le  bœuf  qui  parcourt  un 
mauvais  pâturage  en  flairant 
dans  tous  les  coins  pour  dé- 
couvrir des  herbes  qui  lui 
plaisent.  Voy.  tunâ  et  t£û- 
mà. 

fœtr,  feutre. 

fè,  fer;  —  fée.  —  Se  dit 
fâ  à  Abbenans  et  aux  Vitres. 

fe-byà,  fer-blanc. 

fckul,  fécule. 

fèlâ,  fêler. 

fetià,  t,  fainéant,  e. 

fhjàtîj,  fainéantise. 

féijàtîji ,  fainéantiser,  se 
conduire  en  fainéant. 

fesu,  fossoir. 

fet,  fête.  —  Toute  pâtis- 
serie qui  se  fait  à  l'occasion 
de  la  fête.  —  Faire  la  fête  à 
quelqu'un,  le  carresser  ou  le 
recevoir  avec  beaucoup  de 
marques  d'amitié.  —  s  na  pe 
Pu  le  M  fît,  ce  n'est  pas  tous 
les  coups  fête,  on  ne  réussit 
pas  chaque  fois. 

fet-dû,  Fête-Dieu  :  le  fet- 
dâ,  sa  le  pu  bel  fit  d  lànâ,  la 
Fête-Dieu,  c'est  la  plus  belle 
fête  de  l'année. 


124  pk 

fèteyî  (litt.  fêtoyer),  être 
en  relations  très  intimes  avec 
quelqu'un  et  s'inviter  réci- 
proquement à  la  fête  patro- 
nale étant  dans  des  villages 
différents  :  no  feteyà  dt'vû  yè, 
nous  fêtoyons  d'avec  eux. 

feteyu,  j,  fêtoyeur,  euse. 

fetâ,  fêter. 

fe,  nm.,  fait. 

feby,  faible. 

febyèmà,  faiblement. 

febyes,  faiblesse. 

febyî,  faiblir. 

fedje,  fardeau,  d'herbe 
principalement. 

fcfyo  (onomatopée),  co- 
peau. Ainsi  nommé  à  cause 
du  bruit  qui  se  produit  sous 
la  varlope  quand  le  menuisier 
fait  de  grands  copeaux  sur 
l'épaisseur  d'une  planche. 

fegô,  fagot. 

fegûûdj,  fagotage.  Voyez 
àfegntedj. 

fegûtâ,.ïa.goter. 

feguio,  diminutif  de  fagot. 

feki,  faquin,  jeune  homme 
très  orgueilleux  et  qui  ap- 
porte des  soins  exagérés  dans 
sa  toilette. 


fer 

ft'ksyô,  faction.  —  Htro  en 
faction,  être  en  train  de  faire 
ses  besoins  dans  un  coin. 

feksyiinâr,  factionnaire. — 
Etron. 

jektùr,  facteur.  Voy.  p'itô. 

jt'ktur,  facture. 

fekulte,  faculté. 

fehifyâ,  falsifier. 

fcnctlji.  fanatiser. 

fcnâtïk,  fanatique. 

fèmîlyerïji,  familiariser. 

jhnîy,  famille. 

fcmîyî,  r,  familier,  ère. 

fhnln  ou  fhnîn,  famine. 

fcrbyàki ,  r ,  ferblantier  , 
ère. 

fèrèn,  farine  :  mônÎ5àferèn, 
meunier  sans  farine;  meu- 
nier qui  a  peu  ou  point  de 
grain  à  moudre;  ces  mots 
s'appliquent  à.  une  situation 
quelconque ,  quand  l'objet 
principal  fait  défaut.  —  là 
miue  !  In  pur  àm ,  sa  1  môni 
sàfcmi,  hélas  moi  !  le  pauvre 
homme ,  c'est  un  meunier 
sans  farine. 

fercgl,  nm.  pi.,  ouvriers, 
auvergnats  le  plus  souvent, 
qui  parcourent  les  villages  en 


fe6 
automne  pour  faire  la  filasse. 

ferhgïnâ  (de  femfi^,  foire 
de  la  filasse. 

ferfèii,  nf,,  qui  s'applique 
aux  deux  genres  pour  dési- 
gner quelqu'un  à  la  fois  cré- 
tin et  nonchalant. 

ferîni,  farinier. 

fermàtâ,  fermenter. 

fermàtâsyô ,  fermentation. 

fermeté,  fermeté. 

jhimsri,  pharmacie. 

fermesyè,  pharmacien. 

fermî,  r,  fermier,  ère. 

fèrnu,  j,  farineux,  euse. 

ferôs,  féroce. 

fers ,  farce  :  sa  n  bel  fers , 
c'est  une  belle  farce,  il  y  a 
de  quoi,  ce  n'est  pas  difficile. 

fersèr,  œ^,  farceur,  euse. 

ferûU  ou  fer-us,  farouche. 

feryol,  Ferréol. 

fes,  face.  —  Fesse. 

fesâd,  façade. 

fesUtte,  facihté. 

fesïlîtâ,  faciliter. 

fesilmà ,  facilement.   En- 
core peu  en  usage  ;  on  em- 
ploie de   préférence  âjîmà , 
fèsnâ  ou  fesûnâ,  façonner. 

fesô,  façon. 


fï€  125 

fesîî,  festin. 

fevèr,  faveur. 

fevâ,  véronique  (veronica 
beccabunga)  qui  croît  en 
abondance  le  long  des  ruis- 
seaux. On  l'emploie  en  ca- 
taplasmes pour  combattre 
l'inflammation  des  voies  uri- 
nai res. 

fevôrâby,  favorable. 

fevôrï,  favori. 

jevôri^i,  favoriser. 

fevôrï:^i,  tavorisé,  e, 

fevôt,  fauvette.  —  En  gé- 
néral, tout  être  vivant  plus 
petit  que  de  coutume  et  ché- 
tif. 

fèvyol,  nf.,  haricot. 

feye.  Voy^feyô. 

fèyît,  faillite, 

fèyô  ou  feye,  flilloir. 

fâ,  t,  fait,  e. 

fâbrhyè,  fabricien. 

fâmœ,  :^,  fameux,  euse. 

fâr,  faire. 

fâv,  fève. 

//,  fil.  —  nm.  Verrue. 
—  Morfil  :  iiio  hfite  e  lufî, 
mon  couteau  a  le  fil  (morfil). 

//^w,  u,  fichu,  e. 

flsu,  fichu. 


126  fm 

jidjiy  figer. 

fUji,  figé,  e. 

fidel,  fidèle. 

fidélité,  fidélité. 

fig,  figue. 

fîgt,  figuier. 

fîgur,  figure. 

figurt,  figurer. 

fihs,  fixe. 

fîksémà,  fixement. 

fiksâ,  fixer. 

fil,  file. 

filà:^l  ou  fîlo:(el,  filoselle. 

file,  filet. 

filâtur,  filature. 

filô,    nm.,    filandres   des 
légumes. 

filû.  filou. 

filiit,  féminio  de  filou. 

finàs,  finances. 

finàsi,  financer. 

finàsî,  r,  financier,  ère. 

finedj,  fi  nage. 
•    finelmà,  finalement. 

finhî,  finasser. 

fini,  finir. 

fini,  i,  fini,  e. 

finô,  finaud.  —  Nom  de 
bœut. 

flmilâ,  marcher  en   pre- 
nant l'allure  d'une  personne 


fit 
distinguée.  Ou /ïjîîî/ surtout 
quand  on  a  de  beaux  souliers 
neufs. 

firmâmà,  firmament. 

firto  (litt.  fil  retors),  gros 
fil  obtenu  par  le  filage  de 
deux  fils  plus  petits. 

fisel,  ficelle. 

fislâ,  ficeler. 

fislu,  j,  celui,  celle  qui  fi- 
celle. 

fit€,  nf.,  grand  clou  ser- 
vant à  fixer  les  chevrons. 

f'i:iih,  physique,  dans  le 
sens  de  prestidigitation. 

//,  r,  fier,  ière.  —  Acide, 
en  parlant  des  fruits  verts. 
—  On  dit  d'une  personne 
hautaine  qu'elle  est//;-  hnià 
Il  piifii  d  ho,  fière  (acide)  com- 
me une  pomme  de  bois , 
comme  une  pomme  sauvage; 
ou  encore  -.efâ  n  niln  hnà 
sàn  evé  medji  i  pye  d  viedj  sa 
lu. 

f'i€ ,  nf.,  moitié  de  porc 
séchée  et  fumée. 

finiià,  fièrement. 

firté,  fierté. 

fitr,  faîte  d'une  maison. 

fitrài,  féminin  de  fitr.  — 


flêt 
Grosse  luile  qui  sert  à  cou- 
vrir le  fitr.  —  phi  fitrtis , 
panne  du  faîte. 

fîvr,  fièvre.  — fîvr  grulàt 
(^degrulâ),  fièvre  algide. 

fivrôt,  fiévrotte. 

f'ivru,  j,  fiévreux,  euse. 

fl dn,  e  -.fï  kôtr  fl,  sûle  n 
va  rà  pu  d  le  diibyur,  fin  con- 
tre fin,  cela  ne  vaut  rien  pour 
de  la  doublure ,  autrement 
dit,  un  rusé  perd  son  temps 
à  vouloir  tromper  quelqu'un 
d'aussi  rusé  que  lui. 

fî,  fin.  —  Finage  :  el  a 
èuà  €u  lefid  hune,  il  est  aux 
champs  sur  la  fin  (le  finage) 
de  Bournois. 

fuies,  finesse. 

finesri,  finasserie. 

finmà,  finement. 

flâmesô.  Voy.  frâmhô. 

flàkt't,  franquette  :  tut  e  le 
hwen  flàket,  tout  à  la  bonne 
franquette. 

flit,  nf.  pi.,  au  jeu  de  bil- 
les ,  direction  probable  que 
suivra  la  bille  d'un  joueur  : 
quelle  chance,  sa  bille  est 
juste  dans  mes  flêt!  c'est-à- 
dire  dans  les  meilleures  con- 


fmê 


12- 


ditions  pour  que  je  l'attrape. 

fleiiùr,  flâneur. 

flenâ,  flâner. 

flt's,  filasse. 

flâ,  filer.  —  Faire  traver- 
ser le  jeu  à  une  boule  sans 
qu'elle  abatte  de  quilles.  — 
Filandres  qui  voltigent  dans 
l'air  en  automne. 

fluhsye,  fuschsia. 

fmà,  t,  fumant,  e. 

fmel  ou  fémel,  femelle.  — 
S'emploie  assez  souvent  en 
bonne  part  pour  désigner 
une  jeune  fille.  —  Chanvre 
mâle.  Voy.  busô. 

fmelâ,  femeller,  état  du 
chanvre  au  moment  où  l'or- 
gane mâle  commence  à  ap- 
paraître. 

fniâ,  fumer. 

fmâyô,  celui  qui  fume  peu 
ou  qui  commence  à  fumer. 

fmi ,  fumier,  djnr  a  fmî  : 
jouer  au  fumier.  On  joue  au 
fumier  à  Bournois  comme 
on  joue  à  chat  à  Paris.  La 
différence  est  qu'il  n'y  a 
qu'un  lieu  de  refuge  pour 
les  joueurs  poursuivis,  le  fu- 
mier. Ce  jeu  est  prohibé  en- 


128  fol 

trc  tous,  car  le  cultivateur 
met  une  certaine  fierté  à 
avoir  un  gros  fumier  soi- 
gneusement entassé  ;  aussi , 
au  beau  milieu  de  la  partie, 
si  le  propriétaire  du  fumier 
sur  lequel  on  joue  apparaît, 
la  troupe  joyeuse  décampe 
au  plus  vite  sans  demander 
son  rât€. 

fmer,  fumée. —  Dans  leurs 
disputes  continuelles,  les  ber- 
gers de  Bournois  et  de  Fal- 
lon  se  répètent  avec  bonheur 
la  phrase  suivante  en  patois 
ou  en  français  :  mcdju  ci  pzue- 
rôt  kœt  è  lefmà  d  niô  ku,  man- 
geurs de  pommes  de  terre 
cuites  à  la  fumée  de  mon  cul. 

/mw,  y,  fumeur,  eu  se. 

fnetr,  fenêtre. 

fnètrôt ,  diminutif  de  fe- 
nêtre. 

fnûjôl,  bistrate. 

fôlô,  t,  jaunâtre;  —  nom 
de  bœufs  et  de  vaches  dont 
le  pelage  est  jaunâtre. 

fôlôiii  ,  r,  personne  de 
Fallon.     Pour    insulter    les 


for 
fôlônf,  les  bergers  de  Fallon, 
ceux  de  Bournois  leur  crient, 
entre    autres   compliments, 
les  mots  suivants  : 

le  djà  d  fôlô  àfâ  ht  cfà 

€11  le  kû  d  letà, 

e  là  hetl^ 

€U  le  ku  défi  kèy'i, 

le  M  d  kéyi  sa  kàsâ. 

lu  fôlôni  sa  rhnesâ, 

Les  gens  de  Fallon  ont  fait 

un  enfant 

sur  la  queue  de  l'étang  ', 

ils  l'ont  baptisé 

sur  la  queue  d'une  cuillère, 

la  queue  de  la  cuillère  s'est 

cassée, 
le  Falonnier  s'est  ramassé. 
Ou  encore  :  enfant  de  trente- 
six  pères  qui  n'as  qu'une  mè- 
re, ta  mère  t'a  couvé  pendant 
trente-six  ans  croyant  rame- 
ner de  la  volaille ,  elle  n'a 
rien  ramené  que  de  la  ca- 
naille. —  le  djà  d  fôlô  mèdjà 
dï  pè  prefi  dputè,  bôkâ  d  wcyôt; 
rblâ  d  kiikii ,  ytnm  I  les  gens 
de  Fallon  mangent  du  pain 
pétri    de   putains,    becqueté 


Ml  y  a  un  étang  à  Fallon. 


for 
d'oies  ,  roulé  de  coucous  , 
ymm!  — fôlôni  trèn  iiiurt,  kâs 
6weyô  deri  le  murô  :  fôlôiiî 
traîne  charogne,  casse  petite 
seille  derrière  les  murs.  — 
Enfant  de  trente -six  pères 
qui  n'a  qu'une  mère,  ta  mère 
t'a  couvé  pendant  trente-six 
ans,  croyant  ramener  de  la 
volaille,  elle  n'a  rien  que  ra- 
mené que  de  la  canaille  !  — 
gèl  nwer ,  gueules  noires. 
Voy.  finir. 

jôrdjî,  forger.  — Arrangé  : 
hiià  skè  6ule  â  for  dp  ?  com- 
ment est-ce  que  cela  est  for- 
gé (arrangé)  ? 

fôrdju,  j,  forgeur,  euse. 

fôrèdj,  ferrage. 

fôrhtî,  r,  forestier,  ière. 

fôrâ,  ferrer.  On  ferre  les 
cochons  en  leur  passant  dans 
le  groin  un  gros  fil  de  fer  re- 
courbé ensuite,  cela  afin  de 
les  empêcher  d'enlever  les 
pavés  de  leur  hutte,  surtout 
pour  les  obliger  au  repos. 

/ôra_y,  ferraille.  Sobriquet. 

fôrfàtrt,  forfanterie. 

fôrfe,  forfait. 

fôrmïdâby,  formidable. 

RoussEY.  —  Glossaire. 


fO€  129 

fôrse,  forçat. 

fôrtlfïkâsyô,  fortification. 

fôriifyà,  t,  fortifiant,  e. 

fôrtîfyâ,  fortifier. 

fôrtun,  fortune. 

fôrtunâ  ou  fortune,  for- 
tuné, e. 

fôii ,  serrer  étroitement 
des  choses  l'une  contre  l'au- 
tre, comme  s'il  s'agissait  de 
faire  une  fôsîn;  —  sfôst,  se 
serrer  l'un  contre  l'autre , 
surtout  pour  se  garantir  du 
froid.  Les  petits  oiseaux  dans 
le  nid,  des  enfants  couchés 
ensemble  se  fôs. 

fôsïii,  nf.,  sorte  de  haie 
solidement  construite  avec 
des  branchages  entrelacés  et 
qui  sert  à  entourer  un  jeu 
de  quilles. 

fôsfôr,  phosphore. 

fôtôgrefi,  photographie. — 
Peu  employé,  on  dit  portrait. 

fôtôgrefyâ,  photographier. 

fôrfiueyi,  farfouiller. 

fo,  fou  ;  —  adj.  fort. 

foU,  forte.  Voy./é. 

fo€ ,  force  :  le  fo£  a  bwen 
tu  pet-eu ,  la  force  est  bonne 
(tout)  partout. 

9 


130  fôd 

fol,  folle,  Voy.  fo. 

folî ,  folie.  —  Dire  des 
folies,  dire  des  plaisanteries, 
des  choses  grivoises. 

foniè  (litt.  forte  main) , 
mis  pour  fot€  mè,  forte  main. 
Employé  seulement  dans  bû 
dfomê,  bœuf  de  forte  main; 
le  bœuf  defôinè  est  celui  qui 
est  placé  à  droite  dans  l'atte- 
lage; en  labourant,  c'est  ce- 
lui qui  éprouve  le  plus  de 
fatigue,  étant  obligé  de  mar- 
cher dans  le  sillon.  Voy.  mê. 

fordj,  forge. 

fordjérô,  forgeron. 

fo5,  fosse. 

fosè,  chacun  des  bâtons 
qui  composent  les  échelles 
du  char. 

fosôt,  nuque  :  derî  lefosôt, 
derrière  la  nuque. 

fô,  t,  profond,  e. 

fôdà,  t,  fondant,  e. 

fôdêr,  fondeur. 

fôdâ,  fonder. 

fôdâsyô,  fondation. 

fôdmà,  fondement. 

fôdr,  fondre. 

fôdrây,  nf. ,  dépôt  qui  se 
forme    au    fond    d'un    vase 


frâ 

contenant  un  liquide  ou  une 
substance  liquide. 

fôdr'î,  fonderie. 

fôksvô,  fonction. 

fôksy-iinâr,  fonctionnaire. 

fôksyfinâ,  fonctionner. 

fôksyîuimà ,  fonctionne  - 
ment. 

fàsf  (foncer),  courir  tête 
basse  contre  un  adversaire. 

fôt,  fonte. 

fôlè,  profondeur. 

fôtèii,  fontaine. 

fôtnî,  nm.,  source  en  forme 
de  creux  située  dans  un  pré. 

fôtnôt,  diminutif  de  fon- 
taine. 

fra,  t€,  frais,  fraîche. 

frà,  frais. 

fràd,  fraude. 

fràdâ,  frauder. 

frâdu,  j,  fraudeur,  euse. 

fràtanà,  fraîchement. 

Jràt€é,  fraîcheur. 

fràt€i,  fraîchir. 

fràuô,  t,  frisquet,  ette. 

/rà,  t€,  franc,  franche. 

fràbwejî  oxxfràbwe:^,  fram- 
boisier. 

Jrà^i,uc:^,  framboise. 

frà-kôtwe,  :(,  franc-com- 


frè 
tois,  e.  —  Franc-Comtois, 
rends-toi.  —  Nani,  ma  foi! 

frà-nihô,  franc-maçon;  — 
les  illettrés  disent /^mt^jô.  — 
Aux  dires  des  gens  de  nos 
villages,  les  francs-maçons 
sont  en  rapports  constants 
avec  le  diable. 

f?'à-mhnwî,  franc-m açon- 
nerie. 

fràse,  ^,  français,  e. 

fràtei,  franchir. 

fràieij,  franchise. 

jràUnià,  franchement. 

frây,  friable. 

frèdèn,  fredaine. 

frèdj ,  nf.,  brin  de  paille 
ou  de  bois  servant  à  débou- 
cher, à  nettoyer  un  tuyau 
de  pipe,  par  exemple. 

frédji ,  déboucher ,  net- 
toyer un  tuyau  de  pipe  ou 
quelque  chose  de  semblable. 

frèdj u,  j,  celui  ou  celle  qui 
nettoie  avec  une  frèdj. 

frèdûr,  nf.,  champ  dont  le 
terrain  est  mauvais,  souvent 
inculte  et  éloigné  du  village. 

frê^yô  {defrègyî),  nm.  pi., 
onglée  :  yâ  le  frè^yô,  j'ai  les 
frè^yô,  j'ai  l'onglée. 


frè  r  3 1 

frêfiyu,  /,  celui  ou  celle  qui 
freguille. 

frégèy,  sorte  de  toupie  faite 
avec  un  bouton  traversé  au 
milieu  par  un  pivot  en  bois 
et  que  l'on  fait  marcher  en 
lui  imprimant  un  mouve- 
ment de  rotation  avec  le  pou- 
ce et  l'index. 

frègol,  nf.,  champ  dont  le 
sol  est  aride.  Noy.  frèdûr. 

f'èmt ,  nm.,  fourmi;  — 
nm.  pi.,  frémissements  que 
l'on  ressent  dans  un  membre 
engourdi  par  une  position 
gênée  et  prolongée. 

frèmyàl,  fourmilière.  Aux 
fourmilières  sont  attachées 
les  croyances  suivantes  : 

Si  un  cultivateur  démolit 
volontairement  une  fourmi- 
lière, sous  peu  une  de  ses 
bêtes  sera  boiteuse. 

Mais  voici  qui  est  plus 
fort  et  que  j'ai  vu  faire  il  y 
a  quelques  années ,  sur  les 
conseils  des  vieilles  commè- 
res, par  l'homme  que  je  se- 
rais tenté  d'appeler  le  plus 
intelligent  et  le  plus  instruit 
du  village.  Une  jeune  fille 


132  frè 

avait  une  sciatique  qui  durait 
depuis  longtemps ,  malgré 
les  nombreux  remèdes  em- 
ployés. Alors  les  commères 
avouèrent  qu'elles  n'auraient 
raison  du  mal  que  par  le  re- 
mède que  voici  :  elles  prirent 
un  œuf  frais,  le  percèrent  au 
moyen  d'une  aiguille  d'une 
quantité  de  petits  trous  et  le 
donnèrent  au  monsieur  dont 
j'ai  parlé,  c'était  le  père  de 
la  jeune  fille ,  avec  ordre 
d'aller  le  déposer  au  milieu 
d'une  fourmilière,  mais  en 
ayant  soin  de  ne  parler  à  per- 
sonne durant  le  trajet,  de  ne 
prononcer  aucune  parole  ;  la 
commission  fut  faite  scrupu- 
leusement, et  je  crois  que  la 
jeune  malade  guérit  très  vite, 

frèmyî,  fourmiller. 

frésuâ,  frissonner. 

frésô,  frisson. 

frêU,  friche. 

frèdj,  frange. 

frcdji,  frangé,  e. 

fréçiyi,  fourgonner;  —  re- 
muer sans  cesse  quand  on 
est  couché  ;  —  se  dit  des  fré- 
missements douloureux  que 


frt 

l'on  ressent  dans  les  doigts 
quand  on  a  l'onglée  :  le  dwe 
m  frd;yà ,  les  doigts  me  fre- 
guillent,  j'ai  l'onglée. 

frej,  fraise  :  sa  n  frejjià  î 
va,  c'est  une  fraise  dans  un 
van,  comparaison  qui  s'ap- 
plique à  tout  cas  où  il  y  a 
disproportion  considérable 
entre  le  besoin  et  le  moyen . 

frèjî,  fraisier. 

frèjôt,  diminutif  de  fraise. 

frejyô,  troëne  :  lu  frejyô  ve 
kiiià  le  vên,  le  troëne  va  com- 
me la  vigne,  il  fleurit  et  mû- 
rit en  même  temps  que  la 
vigne. 

frekàtâ,  fréquenter. 

frekàtâsyô,  fréquentation. 

freiin,  frémir. 

frer,  frère. 

frcrl ,  diminutif  de  frère 
avec  idée  de  gentillesse. Voy. 
frerô. 

frerô,  même  sens  que 
frerî. 

fre,  froid. 

fre,  d,  froid,  e  :  yâ  le  pi 
(u1  fre  k  d  nmr  d  po,  j 'ai  les 
pieds  aussi  froids  que  des 
museaux  de  porcs. 


frl 

fredjîl,  fragile. 

fredmà,  froidement. 

fredur,  froidure. 

freke,  fracas. 

frekhi,  fracasser. 

frehi  (litt.  froid-cul),  per- 
sonnage imaginaire  dans  le 
genre  de  croquemitaine. 

freternîtè,  fraternité. 

freyé  ou  freyér,  frayeur. 

freyî,  frayer. 

frân,  frêne. 

frâ:(,  phrase. 

frî,  t,  frit,  e. 

fryî,  friser. 

frïjô ,  nm.,  diminutif  de 
frisé;  s'applique  aux  person- 
nes, aux  animaux,  —  et  à 
une  espèce  de  chou  qui  frise  : 
de  Uo  frïjô,  des  choux  frisés. 

frïkhi,  fricasser  ;  —  incen- 
dier. 

frikesi ,  fricassée  faite  de 
poumons  de  porcs  ou  de 
moutons. 

frîkesu,],  fricasseur,  euse. 

frïkâ  (onomatopée),  allu- 
mer une  allumette  en  la  frot- 
tant sur  la  boîte,  ce  qui  pro- 
duit un  bruit  rendu  par  le 
mot  frlkâ. 


jrô  133 

fnkô,  fricot. 

frïku ,  y,  celui,  celle  qui 
frlk.  Voy.  frïkâ. 

frikiitâ,  fricoter. 

fiïkiitii,  j,  fricoteur,  euse. 

fnksynnà,  frictionner. 

frïm,  frime. 

fnmîis,  frimousse. 

fnpâ,  friper. 

frïpô,  fripon. 

frtpu,  j,  fripeur,  euse. 

fiir,  frire  :  e  fa  lûfârefrîr, 
il  faut  le  faire  (à)  frire. 

frïtur,  friture. 

frîyà,  t,  friand,  e. 

fnyàdïj,  friandise. 

frïyolu,j,  frileux,  euse. 

frïgà,  t,  fringant,  e. 

frïgel,  fringale. 

frigelâ ,  frin galet  :  ï  fngelo 
€Î  telmà,  ye  vofl!  je  fringale 
si  tellement,  j'avais  faim  ! 

frômâ,  fermer.  En  labou- 
rant, faire  prendre  à  la  char- 
rue un  sillon  plus  large. 

frôp,  frette. 

frôpA,  fretter. 

frô,  toupet  :  el  làii  e  dï  frô, 
stikil  elle  en  a  du  (front) 
toupet,  celle-ci  ! 

frôd,  fronde. 


134  fr^ 

frôdnâ,  fredonner;  —  imi- 
ter le  bruit  du  bourdon  par 
la  rapidité  du  mouvement, 
ainsi  que  le  fait  une  roue, 
par  exemple.  —  Marcher  très 
vite. 

frôdd  ou  brôdô,  frelon  ;  — 
flocon  de  neige;  quand  il 
neige,  on  dit  que  bettyô  e  lâUÎ 
se  hrôdô,  Batillon  a  lâché  ses 
bourdons.  —  Cri-cri  consis- 
tant en  un  os  de  pied  de 
mouton  percé  au  milieu  et 
auquel  on  imprime  un  mou- 
vement de  rotation  alterna- 
tivement à  droite  et  à  gauche 
au  moyen  d'une  ficelle  ou 
d'une  corde  de  laine. 

frôsi,  froncer. 

frôsd,  anus. 

f rôtir,  frontière. 

fru,  fruit,  Voy.  frut. 

frumedj,  fromage. 

frut,  nf.,  fruit;  s'emploie 
le  plus  souvent  au  pluriel 
pour  désigner  l'ensemble  des 
fruits  d'un  verger  ou  d'un 
jardin  :  à  vwele  yân  d  vôrdji 
là  ye  de  bel  frut,  en  voilà  un 
de  verger  (qu'il)  où  il  y  a 
des  (belles)  beaux  fruits.  — 


fur 

le  frut  n  veyà  rà  s  tànâ,  el  65 
àvuj,  les  fruits  ne  valent  rien 
cette  année,  (elles)  ils  sont 
(aqueuses)  aqueux. 

fruit,  y,  fruitier,  ière. 

frû-frû,  frou-frou. 

frûgô,  fourgon. 

fnujnâ,  fourgonner.  — Ni- 
chée. —  Troupe  remuante 
d'enfants  ou  d'insectes. 

frùmedjô  (  diminutif  de 
fromage),  nm.,  mauve;  ain- 
si nommée  à  cause  de  ses 
fruits  qui  ressemblent  en  ef- 
fet à  de  petits  fromages. 

friitâ,  frotter. 

frûtâ ,  frottée  :  n  frniâ  de 
là,  une  frottée  de  lard,  petite 
portion  de  lard  avec  laquelle 
on  frotte  son  pain. 

frûtu,  j,  frotteur,  euse. 

frtuhi,  froisser. 

///.,  fût. 

fuksyà  ow  fluksyô,  fluxion. 

fur  (fuir),  courir  .  c  fu  ta 
kc  po,  e  vo  bïto  etr  ïkl,  il  (fuit) 
court  tant  qu'il  peut,  il  veut 
bientôt  être  ici. 

furé  ou  furér,  fureur. 

furt,  furie. 

furyœ,  :(,  furieux,  euse. 


fûn 

fute,  nm.,  futaie. 

fu'^i,  fusil. 

fu:^yâd,  fusillade. 

/m;()7  oxifuT^yâ,  fusiller. 

fû,  four  :  an  î  vive  a-eî  liyâ 
k  dà  î  fû  :  on  y  voit  aussi 
clair  que  dans  un  four,  on 
n'y  voit  pas  clair  du  tout 

fû-eî,  forcer. 

fîleô,  t,  diminutif  de  fort,  e. 

fûdjir,  fougère. 

fûdr,  foudre. 

fûdrweyî,  foudroyer. 

fitl,  foule. 

Jùlâ,  fouler. 

fnlâr,  foulard. 

fûltô,  nm.,  tourbillon  qui 
se  forme  sur  les  chemins  à 
l'approche  de  l'orage  :  lu  ta 
ve  tmdjî,  î  ye  defilltô  tu  hï  lô 
de  vt ,  le  temps  va  changer, 
il  y  a  des  tourbillons  tout  le 
long  des  voies. 

fûlîir,  foulure. 

fûne,  haut-fourneau.  — Tas 
de  bois  préparé  par  le  char- 
bonnier pour  faire  le  char- 
bon. —  Amas  de  gazon  que 
l'ont  fait  brûler  pour  le  faire 
servir  ensuite  comme  un  vé- 
ritable engrais. 


filr  135 

ftinâ,  fournée.  —  Nichée. 

fnnô,  poêle. 

fûrbUur,  fourbure;  —  rmed 
d  le  fûrbieur,  remède  de  la 
fourbure,  lequel  consiste  en 
un  jaune  d'œuf  délayé  dans 
un  demi-verre  de  vinaigre 
et  que  la  personne  fourbue 
avale  d'un  trait;  ce  remède 
est  souverain,  paraît-il. 

fûrbu,  u,  fourbu,  e. 

fûredj,  fourrage. 

fûredji,  fourrager. 

fûrâ,  fourrer. 

fûrâ,  fourré,  e. 

fnri,  fourrier. 

fûrïr,  fourrière  :  lu  gâdj  e 
mnâ  te  vet-e  à  fnrir,  le  garde 
a  emmené  ta  vache  en  four- 
rière. 

fûrm,  forme;  —  nf.  pi., 
lutrin. 

fur  ma,  former. 

fnrnâj,  fournaise. 

furnï,  fournir. 

fûrm,  i,  fourni,  e. 

fûrnîmà,  fourniment, 

fûrnhér,  fournisseur. 

fûnûtnr,  fourniture. 

fûrb,  fourreau. 

fûrt€,  fourche. 


136  fiij 

fiirtee,  nm.,  pièce  du  char 
en  forme  de  fourche  et  qui, 
fixé  sur  \3.pènôt,  relie  le  train 
de  derrière  d'un  char  avec  le 
train  de  devant. 

fûrteèrâ  ou  fûrteèlâ,  four- 
chée.  —  Fourchettée. 

fiirt£et,  fourchette. 

fûrtéeyt,  v.,  travailler  avec 
la  fourche. 

fur  tel,  fourcher. 

jurUi,  trident. 

fiuteôt,  diminutif  de  four- 
che ;  —  vrilles  de  la  vigne  ; 
—  nf.,  perce-oreille,  ainsi 
nommée  à  cause  de  la  petite 
fourche  qu'elle  porte  à  l'ex- 
trémité de  l'abdomen. 

fûrt€ur ,  endroit  où  les 
branches  primaires  prennent 
naissance  sur  la  tige  d'un 
arbre  en  se  séparant  en  four- 
che. —  Naissance  des  jambes 
sur  le  tronc. 

fûrur,  fourrure. 

fîirweyt,  fourvoyer. 

fîitr ,  foutre;  s'emploie 
presque  toujours  à  la  place  de 
donner.  —  Juron  familier. 

fûyî,  fouilli. 

fàjô,  foison  :  e  yàn  e  n  féjô, 


fwe 
il  y  en  a  une  foison. 

jtir,  foire.  Voy.  tris. 

fera,  foirer.  —  S'ébouler. 

féru,j,  foireux,  euse  :  nôt 
Ue  e  /!;(  œy  fttrii,  notre  chat  a 
les  yeux  foireux  (chassieux). 

fûy,  fouille. 

féyi,  fouiller. 

fuQ,  foin. 

fwlmdj,  fanage. 

fiueries,  nf.,  terme  général 
pour  désigner  les  bromes, 
les  houques,  l'avoine  fro- 
mentée,  la  fétuque  des  prés, 
etc. 

fzi'èin,  marcher  en  boitant 
par  suite  d'une  blessure  dou- 
loureuse à  un  pied.  Se  dit 
surtout  en  parlant  des  ani- 
maux. 

fiucnijô,  fenaison  :  î  :(i  60 
evu  sièfweuijô,  j'y  ai  été  cette 
fenaison,  pendant  cette  fenai- 
son. 

fiuenu,  j,  faneur,  euse. 

fwe,  foi;  —  fois. 

fwejnâ,  foisonner. 

fu'hiâ,  fimer.  —  Remuer 
quelque  chose  comme  s'il 
s'agissait  de  faire  sécher  du 
foin. 


fyè 

fwereyu,  j,  personne  qui 
va  souvent  à  la  foire. 

fwh,  nf.,  pain  blanc.  — 
Il  y  a  trente  ans,  le  pain  blanc 
était  presque  inconnu  à  Bour- 
nois,  et  quand,  par  un  heu- 
reux hasard ,  la  dent  enfan- 
tine pouvait  y  mordre,  c'était 
goûter  à  une  véritable  frian- 
dise. 

fwetâ,  fouettée. 

fiuetâ,  fouetter. 

fiueîu,  j,  fouetteur,  euse. 

fweyà5,(a.ïenct. 

fiveyi,  foyer. 

fiueyôt,  brebis.  Sobriquet. 

fioâ,  foie.  Sobriquet. 

fîvâyî,  fouailler. 

fwî,  nm,,  le  fouin  et  la 
fouine. 

fwïfnâ  (onomatopée),  bruit 
produit  par  tout  ce  qui  cuit 
dans  la  graisse. 

fwlna,  V.,  se  dit  d'un  champ 
de  blé,  par  exemple,  qui  était 
beau  à  l'automne ,  mais  qui 
se  perd  par  endroits  au  prin- 
temps ou  qui  pousse  en  lan- 
guissant. 

fyàbâ,  flambé,  e. 

fyàkâ,  flanquer. 


fyî  137 

fyàt,  fiente. 

fyè,  fleur.  Masculin  dans 
l'expression  :  sa  i  fyè-  d  tm, 
c'est  un  (une)  fleur  de  champ, 
c'est  un  champ  de  première 
quaUté. 

fyé  d  sa,  flux  de  sang. 

fyéret  ou  fiêret ,  employé 
seulement  dans  conter  fleu- 
rette. 

fyérijô,  floraison. 

fyènur,  nf.,  flan. 

fyênâ,  étendre  de  h  fyènur 
sur  un  gâteau;  —  toucher 
légèrement  en  passant  avec 
vitesse  :  wl  bol  e  fyênâ  legèy, 
ma  boule  a  touché  légère- 
ment la  quille. 

fyœri,  fleurir. 

fyœrî,  î,  fleuri,  e,  ■ —  Nom 
de  bœuf  et  de  vache  tache- 
tés. 

fyâ'ri,  nm.,  drap  dans  le- 
quel on  enferme  de  la  cendre 
et  que  l'on  pose  ainsi  sur  le 
linge  que  l'on  veut  couler. 

fyœU,  adj.,  état  d'une  tige 
herbacée  qui  a  perdu  toute 
rigidité  en  arrivant  à  matu- 
rité ,  et  cela  à  cause  d'une 
sécheresse  ou  de  la  pauvreté 


138  fyô 

fyhkô,  fiasco. 

fyet€i,  fléchir. 

fyetà  (s),  se  flatter,  dans 
le  sens  de  se  vanter.  Vo}'. 
fyeti. 

fyett,  flatter,  dans  le  sens 
de  caresser. 

fyelôt  (de  fyet)') ,  mot  du 
langage  enfantin  qui  désigne 
la  caresse  que  fait  l'enfant  en 
passant  doucement  sa  petite 
main  sur  la  figure  de  quel- 
qu'un. On  dit  :  fâr  fyetôt , 
faire  fyetôt. 

fyet  ri,  flatterie. 

fyetu,  y,  flatteur,  euse. 

fyâ,  fier.  —  Confier. 

fyâm,  flamme. 

fyâr,  fuyard. 

fyâtrî,  flétrir. 

fyôke,  nm.,  quantité  d'eau 
qui  s'échappe  d'un  vase  que 
l'on  secoue,  par  exemple 
d'une  seille  pleine  d'eau  por- 
tée sur  la  tête  par  quelqu'un 
qui  n'en  a  pas  l'habitude, 

fyôkâ  (onomatopée),  v., 
bruit  produit  par  un  liquide 
enfermé  dans  quelque  chose 
que  l'on  secoue.  L'eau  fyôk 
dans  un  tonneau   que  l'on 


fyo 
rince;  on  entend  fyôkâ  dans 
le  ventre  des  bestiaux  qui 
courent  dans  une  descente; 
une  personne  entend  sou- 
vent ^vM  dans  son  estomac 
si  elle  court  après  le  repas. 

fyo,  I,  filleul,  e, 

fyo],  fiole;  —  filleule. 

fyolôt ,  diminutif  de  fiole. 

fyot ,  flûte  que  se  fabri- 
quent les  bergers  avec  l'é- 
corce  d'une  branche  d'églan- 
tier bien  droite. 

fyotâ,  siffler;  avec  siffler, 
courir,  manger  et  quelques 
autres  verbes,  on  fait  une 
etrepâl  aux  enfants  dont  voici 
les  termes,  il  n'y  a  que  le 
verbe  qui  change  dans  les 
différents  cas  :  sifflerais-tu 
bien  tout  partout  ?  dit-on 
à  un  enfant;  si  celui-ci  n'a 
pas  encore  été  attrapé,  il  ré- 
pond oui;  alors  le  malin 
ajoute  :  e  bi  fyôt  à  ptsu  d  tnô 
ku  !  —  Ne  pas  fyotâ  sa  plus 
belle,  c'est  être  dans  une  si- 
tuation extrêmement  embar- 
rassante. 

fyoiô ,  sifflet.  —  Couper 
quelque  chose  en  fyôtô,   le 


fyo 
du  terrain;  les  avoines  qui 
sont  dans  ce  cas  sont  très 
difficiles  à  faucher. 

fyhk,  flasque. 
couper  en  forme  de  lan- 
guette. —  En  parlant  de  per- 
sonnes ou  d'animaux  ayant 
le  ventre  vide,  on  dit  sou- 
vent :  no\^  à  (ou  H  a)  In  vàtr 
àd  va  ki  fyotô,  nous  avons 
(ou  ils  ont)  le  ventre  aussi 
vide  qu'un  sifflet.  —  En  fa- 
bricant un  sifflet,  l'enfant  ne 
croirait  pas  pouvoir  réussir 
à  enlever  l'écorce  nécessaire 
s'il  ne  chantait  les  deux 
chansons  suivantes  :  i°  levé, 
levé  niô  fyotô  €U  lu  pô  de  djà- 
djekô,  kà  djà-djekô  6ère  krévâ, 
mô  fyotô  5ère  leva,  lève,  lève 
mon  sifflet  sur  le  pont  de 
Jean-Jacques,  quand  Jean- 
Jacques  sera  crevé,  mon  sif- 
flet sera  levé.  (Mon  sifflet 
sera  levé,  c'est-à-dire  l'écorce 
qui  doit  servir  à  faire  mon 


fyu  139 

sifflet  sera  enlevée.)  2°  djà- 
djekô  e  prl  se  fàn  pe  t  pi,  pe  ïn 
urey,  e  le  mnâ  kôfesâ  dà  letÙU 
di  rend,  e  ye  (e)€tâ  1-  bc  kiitïyô 
bodjâ  detrô,  trô,  trô,  trô,  fur 
tô  nà  dà  ïn  etrôl  Jean-Jacques 
a  pris  sa  femme  par  un  pied, 
par  une  oreille,  il  l'a  menée 
confesser  dans  l'étable  du  re- 
nard, il  lui  a  acheté  un  beau 
cotillon  bordé  d'étrons,  tron, 
tron,  tron,  fourre  ton  nez 
dans  un  étron! 

fyotu,  y,  siffleur,  euse. 

fyôdji  (onomatopée),  v., 
se  dit  de  tout  corps  impré- 
gné d'eau  et  qui  produit  un 
bruit  particulier  sous  l'action 
d'une  pression  ;  quand  on 
marche  dans  un  pré  dont  le 
sol  est  mouvant,  on  entend 
l'eau  c\Vi\fyôdj  sous  ses  pas; 
on  fait  aussi  fyôdji  l'eau  en 
tordant  du  linge  mouillé. 

f\âby,  faisable. 

f^u,  j,  faiseur,  euse. 


gâd 

gàbtyo ,  pou. 

gâd,  gaudes  :  yâ  mâdjî  dû 
trà  gâd,  j'ai  mangé  deux  ou 
trois  gaudes,  c'est-à-dire  peu 
de  gaudes,  une  assiettée,  par 
ex.  Les  gaudes  constituent 
le  principal  blanc-manger  à 
Bournois,  on  en  mange  à 
peu  près  tous  les  matins,  de- 
puis novembre  jusqu'à  juin. 
Il  est  difficile  de  dire  avec 
quel  bonheur  les  petits  ber- 
gers courent,  en  rentrant, 
prendre  leur  petite  soupière 
de  gaudes  que  la  maman  a 
cachées  dans  son  lit  pour  les 
tenir  chaudes.  —  l-fi  mil  de 
gâd,  le  moulin  des  gaudes, 
l'anus. 

gàdu ,  j,  celui,  celle  qui 


ghl 
aime  beaucoup  les  gaudes  :  ï 
n  60  pè  ï  grà  gâdu,  je  ne  suis 
pas    un   grand  gaudeur,  un 
grand  mangeur  de  gaudes. 

gâfr,  gaufre. 

gâfn,  gaufrier. 

gâl,  gale.  — Maladie  ulcé- 
reuse qui  affecte  les  chevaux 
et  les  moutons  ;  —  gourme 
des  enfants  ;  dans  ce  dernier 
cas,  gâl  s'emploie  générale- 
ment au  pluriel  :  cl  c  de  gai 
pye  le  tet,  il  a  des  gales  plein 
la  tête.  La  gale  est  regardée 
comme  une  maladie  désho- 
norante. On  fuit  le  galeux 
non  seulement  parce  qu'il 
est  dangereux  de  le  fréquen- 
ter, mais  parce  qu'on  le  mé- 
prise. 


gèl 

gàlu,  j,  galeux,  euse. 

gâpâ,   affubler. 

gcîpâ,  affublé,  e. 

gat€,  gauche  :  e  me  gât-e,  à 
main  gauche,  à  gauche. 

gâtsi,  r,  gaucher,  ère. 

gàUmà,  gauchement. 

gà:(fiâ ,  même  sens  que 
bèknâdâ. 

gà,  gant. 

gâgltyô,  ganglion. 

gcî:yâ,  jars.  — -  Gx:mà.gi\â, 
homme  ayant  de  très  gran- 
des jambes  et  une  mauvaise 
tournure.  Selon  Fallo  (Patois 
de  Montbèliard),  Plin  se  ser- 
vait du  mot  ganza  {gâ/^â) 
pour  désigner  une  oie.  Voy. 
âuâ. 

gèl,  gueule  :  le  gél  yà  top, 
la  gueule  lui  en  tape  (éclate), 
il  meurt  d'envie  d'en  man- 
ger. —  Gueules  noires.  On 
appelle  ainsi  les  ouvriers  du 
fourneau  de  Fallon,  parce 
qu'ils  ont  la  figure  noire  en 
sortant  de  leur  pénible  tra- 
vail. 

gélôt ,  diminutif  de  gèl, 
terme  de  gentillesse  de  la 
maman  à  son  enfant. 


gèy  141 

gèlâ,  gueuler. 

gèlârd,  d,  gueulard,  e. 

gên,  guigne.  —  Bosse  que 
produit,  sur  la  tète  princi- 
palement, un  coup  violent; 
—  les  gén  se  produisent  éga- 
lement sur  des  corps  faciles 
à  déformer  par  le  choc ,  tels 
que  les  ustensiles  en  fer- 
blanc,  dans  ce  cas  la  bosse 
est  le  plus  souvent  à  l'inté- 
rieur. 

gém,  produire  des  gén  sur 
quelque  chose.  —  Se  gènt , 
se  heurter  la  tête  contre  un 
corps  dur  en  marchant  prin- 
cipalement dans  l'obscurité. 
Voy.  s  bèrâ. 

gèy,  quille;  —  guille.  — 
Exclamation ,  synonyme  de 
merde  ! 

gèy-dân,  sortes  de  grosses 
nouilles  dont  chacune  est 
formée  par  une  demi-cuille- 
rée de  pâte  préparée  avec  de 
la  farine,  du  lait  et  des  œufs. 
Voy.  knef. 

gêyi,  faire  des  guilles.  Voy. 
à  gèy  t. 

gèyôt,  diminutif  de  quille 
et  de  guille;  —  reste  d'un 


142  gèy 

morceau  de  savon  :  ne  gèyôt 
de  6ÔVÔ,  une  guillette  de  sa- 
von. —  djà  d  gèyôt,  jeu  de 
gèyôt.  C'est  le  jeu  de  quilles 
que  l'on  voit  aux  fêtes  fo- 
raines parisiennes,  avec  cette 
différence  que  la  boule  d'i- 
voire est  lancée,  non  avec 
une  queue  de  billard,  mais 
délicatement  à  la  main,  et 
ne  pénètre  dans  le  jeu  qu'a- 
près en  avoir  fait  le  tour. 

gèyre,  t,  guilleret,  ette. 

gèyn-bûiô  (litt.  guilleret- 
bouton),  gratte-cul.  La  dé- 
nomination de  ce  fruit  en 
patois  est  sinon  plus  vraie, 
du  moins  plus  gracieuse 
qu'en  français.  Rien,  en  ef- 
fet, n'est  plus  guilleret,  plus 
agréable  à  voir  au  milieu 
d'une  haie  défeuillée  qu'un 
églantier  chargé  de  ses  fruits 
gracieux  et  éclatants.  Les 
gèynhûtô  servent  souvent  à 
amuser  les  fillettes,  elles  s'en 
font  des  pendants  d'oreilles. 
Lorsque  la  gelée  a  passé  sur 
ces  fruits)  ils  seraient  très 
agréables  à  manger,  n'étaient 
les  poils  piquants  qu'ils  ren- 


ged 
ferment. 

gèyii,  j,  celui,  celle  qui  fait 
des  guilles. 

gè,  gain. 

gèn,  gaine. 

gcncl,  t,  gagnant,  e. 

gè}u,  gagner. 

gèij-pè,  gagne-pain. 

gènii ,  j,  celui,   celle    qui 
gagne. 

gd',  ^,  gueux,  euse. 

f;^>  gaij  e. 

gemâ,  gaiement. 

ger,  guerre. 

gètè,  gaieté.  —  Sobriquet. 

gebjî,  gabegie. 

geeô,  garçon. 

gc€nô ,  garçonnet.  Voy. 
gmiôt. 

ghnôt,  féminin  de  garçon 
net  :eleï  bùb,  1  htihô,  ne  jèy  % 
pb  n  geenôt,  il  a  un  grand  gar- 
çon, un  garçonnet,  une  fille 
et  une  garçonnette  (fillette). 

geeôt,  féminin  de  garçon  ; 
vieux  fr.  garcette. 

gcdj,  gage. 

gcdjô ,  nm.,  quantité  de 
laine  cardée  et  ayant  la  forme 
rectangulaire  des  cardes.  — 
Pour  foire  une  couverture, 


par  exemple,  on  emploie  la 
laine  en  gedjô. 

gedjâ,  carder.  —  Garder, 
dans  plusieurs  villages  au 
sud-ouest  de  Bournois. 

gedjî,  gager,  dans  le  sens 
de  parier. 

gedîi,  nm.,  gadoue. 

gegel^  crotte  de  chèvre,  de 
brebis,  de  lapin,  etc.;  —  fil- 
lette mignonne.  —  Pour 
faire  mener  les  bœufs  aux 
vaches,  on  leur  fait  manger 
des  gegel  de  lièvre  mélangées 
avec  de  l'avoine;  on  prétend 
que  cela  les  échauffe  beau- 
coup et  vite. 

gcglâ,  faire  des  gegel. 

geglôt,  diminutif  de  gegel. 

geglu,  j,  celui,  celle  qui 
fait  des  gegel. 

gelàdur,  galandure. 

gelèt,  galette. 

gelïn,  petite  quille  servant 
pour  le  jeu  de  bouchon.  — 
Jeune  fillette  mignonne. 

gelô,  galop. 

gelô,  galon. 

gelrî,  galerie. 

geltâ,  courir  en  se  sauvant 
comme  au  jeu  de  la  gelt , 


ger  143 

c'est-à-dire  aussi  vite  que 
possible. 

gelûnâ,  galonner. 

gelûpâ,  galoper. 

gehlpl,  galopin. 

gelvâdâ,  galvauder. 

gelvadu,j,  galvaudeur,  euse 

gemî,  n,  gamin,  ine. 

ghnïnri,  gaminerie. 

gerâiï,  garantir. 

gergèlôt ,  trachée  artère  , 
mais  plus  spécialement  la 
pomme  d'Adam. 

gergôt ,  gargote.  —  Mau- 
vaise cuisine. 

gergûtâ,  gargoter. 

gergûtt,  r,  gargotier,  ière. 

gerî,  guérir. 

gerî,  î,  guéri,  e. 

gertjô,  guérison. 

gemî,  garnir;  — ■  enceinter. 

gemî,  î,  garnie,  e  :  el  la 
gerni,  elle  est  garnie,  elle  est 
enceinte. 

gernîeedj,  garnissage. 

gernîjô  ou  gernï^p,  garnison 

geryô ,  nm.,  écureuil.  — 
Personne  qui  a  les  cheveux 
très  roux  :  el  a  {a)eî  rwcdj  kî 
geryô,  il  est  aussi  rouge  qu'un 
écureuil. 


144  S'^d 

ghpîyedj,  gaspillage. 

gespïyi,  gaspiller. 

get ,  guêtre.  —  Bas  :  el  a 
tédj  derî  megt't,  il  est  toujours 
derrière  mes  guêtres,  il  me 
suit  partout.  —  trèn-get,  ce- 
lui ,  celle  dont  les  bas  traî- 
nent sur  les  chaussures  faute 
de  jarretières.  —  Enfant  lam- 
bin en  marchant. 

getâ,  guêtrer.  —  Guetter. 
—  5  getâ,  se  guêtrer,  mettre 
ses  bas. 

geyâr,  d,  gaillard,  e. 

geyô,  cochon. 

gâdj ,  carde.  —  Garde  :  e 
le  gâdj  d  du ,  à  la  garde  de 
Dieu. 

gâdj,  nm.,  garde. 

câdj  ou  gerd,  nf.,  garde. 

gâm,  gamme. 

gâr,  guère;  —  gare. 

gâreyi,  contrarier.  —  Aga- 
cer. 

gâta,  gâter. 

gâ:(^,  gaz.  —  Pétrole. 

gâ:(et,  gazette.  —  Femme 
bavarde. 

gâ:(ô,  gazon. 

gïd,  guide  ou  cicérone. 

gïd,  lanière  de  cuir. 


glï 

gîdâ,  guider. 

gïgî,  chèvre,  en  langage 
enfantin. 

gïliô,  guignon. 

gînûlà,  guignonnant. 

gïpur,  guipure. 

gîrlâd,  guirlande. 

glg,  nf.,  orgue  de  Barbarie. 
—  Fille  négligente,  étourdie. 

glgâ,  jouer  de  la  gig  :  ninâ 
le  glg,  mener  la  gig,  jouer  de 
la  gig. 

glgl,  pois  ou  haricots,  dans 
le  langage  des  enfants. 

gigii,  j,  celui  ou  celle  qui 
joue  de  la  gJg. 

gïp,  guimpe. 

ç~ipâ,  affubler. 

glpâ  (de  c^p^,  affublé,  e. 

glâglà,  ganglion.  —  Gland 
artificiel  ou  toute  chose  res- 
semblante et  servant  à  l'or- 
nementation. 

gltglt ,  doigt  auriculaire  : 
ôà  mô  gltglt  ké  m  le  dt ,  c'est 
mon  petit  doigt  qui  me  l'a 
dit,  dit-on  mystérieusement 
à  quelqu'un ,  surtout  aux 
enflints,  dont  on  a  surpris 
les  secrets  ou  découvert  la 
culpabilité. 


gôl 

glodô,  Claude.  Voy.  yad. 

glodôt.  Voy.  yadôt. 

glôrïfyà,  glorifier. 

glôryé,yuj,  glorieux,  euse. 

glôryol,  gloriole. 

gluâ,  t,  gluant,  e. 

gluâ,  gluer. 

glwâr,  gloire. 

ghïghï,  glouglou. 

gnéy,  guenille. 

gnèyôt,  diminutif  de  ^"«Z)'; 
—  nf.,  voile  que  l'on  met 
sur  la  tête  des  mariés  age- 
nouillés au  pied  de  l'autel. 

gnêyu,  j,  guenilleux,  euse. 

gne,  noyau. 

gm,  grener. 

gnt,  grenier. 

gnôt,  grenaille  de  céréales. 

gnô,  guenon. 

gôberdji,  goberger  :  kà  î  li\ 
à  hï  evu  gôberdji,  e  s  sa  fi)  tu  d 
miue,  quand  je  les  ai  eu  bien 
gobergés,  ils  se  sont  foutus 
de  moi.  —  s  gôberdji,  se  go- 
berger. 

gôbâ  (gober),  croire  faci- 
lement une  chose.  —  S'em- 
parer de  quelque  chose  à  la 
dérobée. 
gôlà  (litt.  galant),  amou- 

RofsSEY.  —   Glossaire. 


Sô  M5 

reux.  —  Fiancé. 

gôler,  galère. 

gôlèryè,  n.,  galérien,  enne. 

gôm,  gomme. 

gôrgïveyi,  gargouiller. 

^or^ztéj'fm?,  gargouillement 

gôrgweyu,  j,  gargouilleur, 
euse. 

gôrjéret,  gorgerette. 

gôteyî,  chatouiller. 

gôteyu  ,  /  ,  chatouilleur , 
euse. 

gôvweyi  (onomatopée),  agi- 
ter l'eau  avec  la  main  ou 
avec  un  bâton.  Les  enfants 
sont  heureux  de  gôvweyî. 

godâyt,  godailler. 

godâyu,  godailleur. 

goget,  goguette. 

gogo  (d'),  à  gogo  :  ànîfâ  tu 
■se  gogo,  on  lui  fait  tous  ses 
gogos,  toutes  ses  volontés. 

gond,  qui  est  dans  un  état 
déplorable  au  point  de  vue 
de  la  propreté;  les  bergers 
sont  souvent  gond.  —  Abî- 
mé ;  les  bêtes  gon  un  champ 
de  blé  en  y  pénétrant. 

gordj,  gorge. 

go:^,  gosier. 

gô,  gond. 


146  (;ô(; 

gôfy,  gonflé,  e.  Les  paysans 
savent  que  le  trèfle  ou  la  lu- 
zerne peuvent  faire  gonfler 
les  bestiaux,  mais  ils  croient 
à  tort  qu'un  animal  devient 
fatalement  (;ôfy  s'il  a  eu  le 
malheur  d'avaler  un  limaçon 
ou  de  manger  quelques  feuil- 
les de  pourpier. 

Pour  faire  dégonfler  les 
bètes  ,  on  emploie  encore 
quelques  vieux  remèdes  très 
curieux  :  c'est  une  grenouille 
vivante  qu'on  indroduit  aussi 
avant  que  possible  dans  le 
gosier  de  l'animal;  —  des 
frictions  de  bouse  sur  le  mu- 
seau ;  —  des  chatouillements 
pratiqués  à  Tanus  de  la  bète 
pour  l'exciter  à  bouser;  — 
enfin,  comme  dernière  res- 
source, on  perce  l'estomac 
avec  un  long  couteau. 

gôfyâ,  gonfler.  Un  des  amu- 
sements aussi  barbares  que 
favoris  des  bergers,  en  au- 
tomne, est  d'attraperdes  gre- 
nouilles et  de  les  gonfler  en 
leur  introduisant  un  chalu- 
meau dans  l'anus. 

gôgiiâ  (onomatopée),  nt., 


gra 
quantité  d'eau   qu'avale  en 
une  fois  un  bœuf  en  buvant 
avidement.  —  Par  compa- 
raison, ce  qu'un  fumeur  as- 
pire d'un  coup  en  fumant 
vite.  Dans  les  deux  cas,  on 
dit  tirer  des  gôgnâ. 
giirdp,  gorgée. 
grà,  grand,  q  \  ià  n  bel grà 
fty,  c'est  une  belle  grande  fille. 
grade,  grandeur. 
gràdî,  grandir. 
gràdj,  grange.  —  Ferme  : 
le  grâdj  d  varœU,  la  grange 
(ferme)  de  Vaureuche. 
gràgrèn,  gangrène. 
gnliiiâ,  grandement  :  e  yân 
t'  grànui  pru,  il  y  en  a  gran- 
dement prou  (assez). 

gràmer  ou  grenier,  gram- 
maire. 

grà  mer,  grand'mère  :  far 
e  vor  se  grà  mer,  faire  (à)  voir 
sa  grand'mère.  Ceci  est  une 
attrape  qui  n'est  pas  toujours 
du  goût  des  enfants.  Pour 
leur  faire  (à)voir  leur  grand' 
mère,  on  les  enlève  par  les 
oreilles  tout  en  leur  serrant 
la  tête  entre  les  mains.  Voy. 
nièiiie. 


gré 

grâinô,  Grammont. 

gràmweni ,  r,  celui ,  celle 
qui  est  de  Grammont. 

grâ-per,  grand-père.  Voy. 
pepe. 

gràvôlô,  gros  bourdon  qui 
fait  beaucoup  de  bruit  en  vo- 
lant; ce  bruit  fait  bè:(^yî  les 
bêtes  qui  sont  aux  champs. 
Voy.  bè^^  et  bé:<^yô. 

grâ'jel,  groseille.  —  Petite 
fille  mignonne. 

grœjelî,  groseillier. 

grœjelôt,  diminutif  de  gro- 
seille. 

grâz^  Çt€ert€i) ,  chercher 
noise. 

grêbî,  foison  :  e  y  an  e  in  lï 
grèbï,  il  y  en  a  à  foison» 

grèdû-e,  poux,  en  langage 
burlesque. 

grèliita,  grelotter. 

préw^/ (onomatopée),  nf., 
cartilage  qui  grùni  (croque) 
sous  la  dent. 

grèmâ  (onomatopée),  cro- 
quer de  la  Çgrèmâl)  ;  les  ani- 
maux, les  chevaux  surtout, 
gré  m  en  mangeant  des  four- 
rages bien  secs  et  grossiers, 
comme  de   la  luzerne,   par 


grë  147 

exemple. 

grcmôt,  nf,,  grumeau. 

grcinu,  y,  celui  ou  celle  qui 
gréin. 

grénedi,  grenadier.  —  Pou. 

grènûtî,  r,  grainetier,  ière. 

grèy,  nf.,  grille.  —  Gril. 

grèyâdj,  grillade. 

grèyi,  griller.  —  Sonner 
avec  un  grelot  ou  une  son- 
nette. 

grèyu,  j,  celui  ou  celle  qui 
grille  quelque  chose  ou  qui 
fait  sonner  des  grelots ,  des 
clochettes. 

grèz},  grésil. 

grl  dordj  (litt.  grain  d'orge), 
anchilops.  Quand  quelqu'un 
a  un  anchilops,  on  dit  que 
c'est  parce  qu'il  a  tu  (chié) 
dans  un  chemin. 

gren,  graine.  — Terme  gé- 
néral pour  désigner  toutes 
les  céréales  sur  pied  :  le  grèn 
50  bi  bel,  s  lu  bô  du  le  kôserv, 
t'I  î  vo  t'vwe  n  biuèn  ànâ ,  les 
graines  (récoltes),  sont  bien 
belles;  si  le  bon  Dieu  les 
conserve,  il  veut  y  avoir  une 
bonne  année. 

gre ,  nm.,  petite  corbeille 


M  8  9''^ 

d'osier  dans  laquelle  on  met 

lever  la  pâte.  —  Cupule  du 

gland. 

grè,  craie.  —  Gré  :  bô  grc 
inâgre,  bon  gré  mal  gré, 

grebèâ,  écrevisse  :  el  à  £î 
(mis  pour  rt^?)  rwedj  kèngrebès, 
il  est  aussi  rouge  qu'une  écre- 
visse. 

grcbu£,  grabuge. 

grebus,  voy.  pus. 

grm,  graisser. 

grhô,  t,  grasset,  ette. 

gref,nL,  greffe. 

grefâ,  greffer, 

grep,  greffier. 

grefnâ,  égratigner.  —  Voy. 
egrefnâ. 

grelâ,  nf.,  le  contenu  d'un 
grè. 


grem, 


sramme. 


grep,  grappe.  —  Sorte  de 
crampon  servant  à  assujettir 
la  faux  sur  le  rètîô. 

grepï,  grimper. 

grepî€à,  t,  grimpant,  e. 

grepi€u,j,  grimpeur,  eu  se. 

grepïyh  grappiller. 

grepï,  nm.,  grande  four- 
chette dont  se  servent  les 
cuisinières. 


grepôt,  diminutif  de  grep. 

grt'tedj,  grattage. 

gretâ,  gratter. 

gretu,  j,  celui,  celle  qui 
gratte. 

grevel,  petite  crevette  qui 
vit  dans  les  fontaines,  re- 
gardée comme  étant  très 
dangereuse,  parce  que,  dit- 
on,  elle  continue  à  vivre  dans 
l'estomac  de  celui  qui  a  eu  le 
malheur  de  l'avaler  et  y  gros- 
sit tellement  qu'elle  finit  par 
causer  la  mort. 

grevât,  cravate.  —  Collier 
du  bœuf. 

grevûtâ,  cravater. 

greyô,  crayon. 

grâ,  €,  gras,  asse. 

grâ£,  graisse.  —  Grasse. 

grâeeyi,  grasseyer. 

grâ^mà,  grassement. 

grâd,  grade, 

grâdâ,  grader. 

grâ-diiby,  gras-double, 

gras,  grâce. 

grâsyâ,  gracier. 

grâsyu  ,  j  ou  grâsyœ ,  ;;; , 
gracieux,  euse. 

grâsyct'intà,  gracieusement. 

grâsyd^tc ,  gracieuseté. 


grâfifikâsyô,  gratification. 

gratis,  gratis. 

grâtivit,  gratuit,  e. 

grâtiùitmâ,  gratuitement. 

grâv,  grave. 

grâvmà,  gravement. 

grâyô,  graillon. 

grl ,  brouillards  qui  obs- 
curcissent le  ciel  par  une  bise 
froide  au  printemps.  —  Nom 
donné  à  un  animal  grisâtre. 
—  Sobriquet. 

grlj,  gris,  e  :  c  yànefâ  c 
vor  de  grlj,  il  lui  en  a  fait  (à) 
voir  des  grises,  de  toutes  les 
couleurs. 

gnhweyedj,  gribou i liage . 

grïbiveyî,  gribouiller. 

gnf,_  griffe. 

grîfâ,  griffer. 

grïfu,  j,  celui,  celle  qui  a 
l'habitude  de  griffer. 

gnfivènedj,  griffonnage. 

grîfwênâ,  griffonner. 

gnjcyi,  grisonner. 

grïji,  mettre  du  ç/7yV>  à  Tin- 
térieur  des  gre  pour  que  la 
pâte  ne  s'y  colle  pas.  -  Gri- 
ser. 

grïjô,  griot. 

grïjô,  t,  grisâtre. 


grô  149 

grïiiiô,  chiendent. 

grïp  Qtr  a),  être  en  grippe. 

grtv,  grive. 

grive  ^  qui  est  grivelé;  — 
nom  d'un  bœuf  grivelé;  — 
celui  qui  a  la  figure  tachetée. 

grlvel ,  féminin  de  grive; 
If'grïvel  efâ  In  vt'lô,  la  grivelle 
(grivelée)  a  fait  le  veau. 

grîvlâ,  grivelé,  e. 

grî  (e  ma) ,  il  m'est  gri  : 
j'ai  la  nostalgie.  Voy.  gruyôs. 

grimes,  grimace  :  s  iiâ pe  e 
vèy  s'idj  kân  eprâ  efâr  legrlinh, 
ce  n'est  pas  aux  vieux  singes 
qu'on  apprend  à  faire  les  gri- 
maces. 

grlmhi ,  r  ou  grhnesii ,  j, 
grimacier,  ière.  Voy.  nil- 
mwet£. 

(;;7w^jn,"grimaceries. 

grimwènâ,  bougonner. 

gruniucnu ,  j,  celui,  celle 
qui  a  l'habitude  de  bougon- 
ner. 

grhi,  grincer. 

grlsu,j,  grinceur,  euse. 

grôbô,  nm.  pi.,  résidu  de 
la  panne  coupée  en  petits 
morceaux  et  fondue.  —  Ru- 
gosité, 


150  grû 

grô-bôk,  gros-bec. 

grôbwcnâ ,  rugueux,  cusc. 

grôhueuu,  y,  qui  est  ru- 
gueux ou  sujet  à  le  devenir. 

grôl,  grcle  :  t'  krc  sô  per  hnà 
legrôl,  il  craint  son  père  com- 
me la  grêle,  il  tremble  devant 
lui. 

grôlâ,  grêler.  Voy.  egrôlâ. 

grôlô,  grêlon. 

gro ,  5,  gros ,  sse  :  etr  gros , 
être  grosse,  être  enceinte. 

giô-ko  (litt.  gros-cou), 
goitre. 

grbses,  grossesse. 

grosieà,  t ,  grossissant,  e. 

grost,  grossir. 

grost,  r,  grossier,  ière. 

grosirû,  grossièreté. 

grôdâ,  gronder. 

grôdu,  j,  grondeur,  euse. 

gru,  gruau.  —  Bouillie 
faite  avec  des  gruaux. 

gnilâ,  trembler  de  froid. 

grusc ,  nm.,  bouillie  déli- 
cieuse faite  avec  du  blé  nou- 
veau torréfié  et  moulu  gros- 
sièrement. —  Lieu  dit,  àgrusè. 

gruyôs  (de  _çn),  nostalgie. 

griimâ  ,  d  ou  giinnà ,  d , 
gourmand,  e. 


gîim 

grwnàdïj  ou  giinnàdlj , 
gourmandise, 

gnip,  groupe. 

grfipâ,  grouper. 

gnue^,  groise. 

gugu,  Auguste. 

gfi ,  goût.  —  Odeur.  — 
Oter  le  goût  du  pain  à  quel- 
qu'un, l'étrangler. 

gfidj,  gouge.  —  Courge. 

gîidjâ,  goujat. 

giidrô,  goudron. 

giidninâ,  goudronner. 

gfifr,  gouffre. 

gidâ,  goulée  :  î  nâ  pè  etrayî 
Il  g-ûlâ  d  pè  dœ  37,  je  n'ai  pas 
étranglé  une  goulée  de  pain 
depuis  hier.  On  commence 
à  trouver  ce  mot  un  peu 
grossier,  et  plusieurs  le  dé- 
laissent pour  bouchée. 

giilô,  goulot. 

gi'tlû,],  goulu,  e. 

giimâ ,  s'imprégner  d'eau 
lentement  en  séjournant 
dans  ce  liquide.  —  Les  la- 
veuses mettent  gûiiiâ  le  linge 
afin  qu'il  soit  plus  facile  à 
laver.  —  Par  comparaison  , 
on  dit  Jû  ta  giiiii ,  le  temps 
gidii,  il  se  charge  d'eau,  il  se 


c,uv 
prépare  à  la  pluie. 

(j'iird'i,  gourdin. 

gùrmà,  voy.  ijrumà. 

gîirniàdlj.  Voy.  giiimàdij. 

g'fisc,  gousset. 

giit,  goutte. —  Eau-de-vie. 

giitâ,  goûter.  — Tomber 
goutte  à  goutte.  Voy.  dgiitâ. 

gûtrô  (vieux  fr.  goutterot), 
avant-toit. 

giivcniâ ,  gouverner.  — 
Abîmer.  —  Salir  :  rgcrdj  vor 
1  pÔ  kiiià  el  à  gnvernâ  s  po  le, 
regardez-voir  un  peu  com- 
ment il  est  gouverné  (sali) 


già  151 

ce  porc-là  ! 

gùyà ,  buveur  paresseux; 
s'emploie  presque  toujours 
avec  grand  :  sa  i  grâ  gnyà , 
c'est  un  grand  gûyâ. 

gtiyàdà,  faire  le  gûyà. 

givey ,  nf.  ,  petit  chiffon 
mouillé. 

givtyôt ,  diminutifde giuty . 

givâyt,  gouailler. 

gwâyn,j,  gouailleur,  euse. 

giuïjr,  goinfre. 

gwïfrâ,  goinfrer. 

gxpr,  czar. 


ilu 

îdèj  idée;  —  est  masculin 
dans  certains  cas  assez  peu 
déterminés  :  el  a  ïptèt  tdé  trû 
yâ,  il  est  un  petit  idée  trop 
haut,  un  peu  trop  haut;  sa 
in  ïde  hnà  in  air,  c'est  un 
idée  comme  un  autre.  Dans 
cette  dernière  phrase ,  les 
jeunes,  les  lettrés  disent  une 
idée. 

ïdropik,  hydropique. 

î|)'d,  /,  idiot,  e. 

ikl  ou  hi,  ici  Le  premier 
/  s'élide  souvent  :  vni  kl,  ve- 
nez ici  ;  vl  M,  viens  ici  ;  ^/  a 
bl  kl,  il  est  bien  ici. 

il,  île. 

ïîuuihiâ,  illuminer. 

Uiwûmisyô,   illumination . 

ïlustr,  illustre. 


ïvr 

îluslrâ,  illustrer. 

llusyô.  Illusion. 

Uu^^yûnâ,  illusionner. 

Imàs,  immense. 

Iregid'i,  r,  irrégulier,  ière. 

ïreperâby,  irréparable. 

ïntâ,  irriter. 

irîtâsyô,  irritation. 

ïrôdcl ,  hirondelle.  Voy. 
ôlôdr. 

htivâr,  histoire. 

Ivriuèn,  ivrogne.  Voici  une 
petite  chansonnette  sur  les 
ivrognes  : 

Chien  d'ivrogne  t'en  vicn- 
[dras-tu  ? 
N'as-tu  donc  pas  assez  bu  ? 
Depuis  les  quatre  heures  du 
I  matin 
Tu  ne  fais  que  d'avalcrdu  vin. 


ïdï 
— J'ai  de  l'argent,  pas  de  cré- 

Je  boirai  jusqu'à  minuit. 
Avoir  du  crédit,  dans  notre 
patois,  signifie  avoir  des  det- 
tes. 

ïvîuâr,  ivoire. 

^ôlâ,  isoler. 

:by,  hieble  :  sa  l  bo  teà,  c 
:(i  vl  d£-x_  tby,  c'est  un  bon 
champ,  il  y  vient  des  hiebles. 
L'hieble  ne  croît  que  dans 
les  terrains  de  premier  choix. 


l,  un,  adj.  indéf.Voy.  yùii. 
îbcsîl,  imbécile. 
îbhïlïte,  imbécillité. 
îbîbâ,  imbiber. 
îdèfïnî,  i,  indéfini,  e. 
Idèpnîmâ,  indéfiniment. 
ïdepàdà,  t,  indépendant,  e. 
îdèpâdàs,  indépendance. 
ïderhnâby ,   indéracinable. 
tdhî,  i,  indécis,  ise. 
tdèmnîte,  indenmité. 
Idemnîzi,  indemniser. 
îdïdjà,  t  ou  Idîjà,  t,  indi- 
gent, e. 

ïdïjest,  indigeste. 


Ife  153 

Idîjcsyô,  indigestion  :  sa  Ie:{ 
'tdljcsyô  dâv  le  pu  iiièuàt,  c'est 
les  indigestions  d'eau  qui 
sont  les  plus  mauvaises. 

îdîk,  nf.,  indigo. 

ïdîkâ,  indiquer.  —  Passer 
du  linge  à  l'indigo. 

idïkâsyô,  indication. 

Idhj,  indigne. 

Idlrt'kt,  indirect,  e. 

Idïrckti'iiià,  indirectement. 

Idis,  nf.,  indice. 

Idïskutâby,  indiscutable. 

tdîspàsâby,    indispensable. 

îdïsposâ,  indisposé,  e. 

ldîspÔ:yîsyà ,    indisposition. 

Idivldu,  individu. 

Idjitr,  injures. 

Iduldjàs  ou  Iduljàs,  indul- 
gences. 

Iduldjàsyâ  ou  ïduljàsyâ,  in- 
dulgencié,  e  :  md  i€eplô  a 
Iduldjàsyâ,  mon  chapelet  est 
indulgencié. 

uiustri,  industrie. 

/(/3'é,  ;/ ,  indien,  enne. 
S'emploie  comme  injure. 

Ifàtïgâby,  inflitigable. 

'ifàtrî,  infanterie. 

Ift'ksyô,  infection. 

Ifektâ,  infecter. 


134  '^'' 

Iferiiel,  infernal,  aie,  aux. 

Ifâni,  infâme. 

IfidcUle,  infidélité. 

Ifïdel,  infidèle. 

Ifiltrâ,  infiltrer. 

Ifînl,  1,  infini,  e. 

Ifîiûmà,  infiniment. 

IJînïte,  infinité. 

Ifinn,  infirme. 

Ifïriiièri,  infirmerie. 

Ifluà,  t,  infîuent,  e. 

Ifliiyàs,  influence. 

'ifu:^â,  infuser. 

'tfuiyô,  infusion. 

Ifûrmâ,  informer. 

Ifi'irmâsyô,  information . 

IgerUâby,  inguérissable. 

Igredyàs  ou  Igredyà,  ingré- 
dient. 

Igre,  /,  ingrat,  e. 

igretïtud,  ingratitude. 

Ijèiiêr,  ingénieur. 

y'mt,  injuste. 

yiislêmà,  injustement. 

îjustïs,  injustice. 

ikt'pâby,  incapable. 

iJârnâ,  incarner. 

Ikî:(isy5,  inquisition. 

iJcî,  t,  inquiet,  ète. 

Ikità,  l,  inquiétant,  e. 

îk'itâ,  inquiéter. 


hiin 

Ikilud,  inquiétude. 

Iktnodïte,  incommodité. 

Ikôdnt,  inconduitc. 

Ikôpcrâby,  incomparable. 

Ikôpreâstby,  incompréhen- 
sible. 

Ikôndjlby,  incorrigible. 

tkÔ5vâby,  inconcevable. 

Ikredul,  incrédule. 

Ikreyâby,  incroyable  ;  peu 
employé,  on  dit  plutôt  :  cela 
n'est  pas  croyable. 

Iknisln,  incruster. 

Ikull,  inculte. 

Ihuênu,  û,  inconnu,  e. 

Imâdj,  image.  —  Tache 
de  caca  au  pan  de  la  chemise 
d'un  enflmt.  Voy.  kôb  Umedj. 

Iviâdj'î,  r,  imagier,  ère. 

hnâdjlnâ,  imaginer  :  unâ- 
djuià  vo  vor  1  po,  imaginez- 
vous  voir  un  peu. 

Imâdjïnâby,  imaginable. 

uiiâdjïnâsyô,   imagination . 

hiiâkâby,  immanquable. 

unàkâbyènui ,  immanqua- 
blement. 

luuiâ,  imiter. 

hnïtâsyô,  imitation. 

hnn,  nf.,  hymne  (chant 
d'église). 


tpb 

Imôrû'I,  immortel,  clic. 

tnebràlâby,     inébranlable . 

mektïf,  inactif,  ive. 

hûpujâby,  inépuisable. 

inhpyûâhy ,  inexplicable. 

nievltâhy,  inévitable. 

hievïtâbyêiitâ ,  inévitable- 
ment. 

Inôdâ,  inonder. 

ïnôdâsyô,  inondation. 

hiôkiipâ,  inoccupé,  e. 

hiôsà,  t,  innocent,  e.  — 
Fou,  folle  sans  méchanceté  : 
el  à  Inôsà,  il  est  innocent,  il 
a  perdu  la  raison. 

ïnuîïl,  inutile. 

mutïlmà,  inutilement. 

ïnûrà,  t,  ignorant,  e. 

ïnûrâ,  ignorer  :  t  nàn  imir 
pe,  tu  n'en  ignore  pas. 

ïperyel,  impérial. 

iperfe,  imparfait. 

îpcyâby,  impayable. 

ïpâsyàs,  impatience. 

îpâsyàtâ,  impatienter. 

/p/,  impie. 

Ipôlï,  î,  impoli,  e. 

ïpôlîth,  impolitesse. 

îposiby,  impossible  :  siile 
yâ  £1  Iposïby  k  lu  pâter  e^  an, 
cela  lui  est  aussi  impossible 


tse  155 

que  le  Pater  aux  ânes. 

^po:((i,  imposer. 

lpo:(isyÔ,  imposition. 

Iprênâby,  imprenable. 

Iprcvu,  il,  imprévu,  e. 

Iprh'iutyà,  t,  imprévoyant,  e 

Iprcsyîinâ,    impressionner. 

Iprhyiinnby ,  impression- 
nable. 

Iprïmâ,  imprimer. 

Iprïnin,  imprimerie. 

'iprïmu  ,  j  ,  imprimeur  , 
eu  se. 

Ipnidà,  t,  imprudente. 

Iprudàs,  imprudence. 

IpilUà,  t,  important,  e. 

îpût€â6,  importance. 

ipfiteunâ,  importuner. 

ipût-eù,  n,  importun,  e  :  te 
In  ~iputm,  t  manu,  tu  m'en- 
nuie. 

hàfiyâ,  incendier. 

Isàdi,  incendie  :  ke  gros 
isâdï  eyeve!  quel  grosse  (quel 
gros)  incendie  il  y  avait  ! 

îsàse,  insensé,  e. 

ïsàsîby,  insensible. 

lsâsïbyémâ,'msensihlemQnt. 

htperâby,  inséparable. 

Isekt,  insecte. 

hertè,  n,  incertain,  e. 


156 


ISil 


151,  ainsi. 

Isitt'i,  inciter. 

hïslâ,  insister. 

hkrîr,  inscrire. 

hîilâ  ou  hôIâ,  t,  insolent,  e. 

hîîlâs  ou  Isolas,  insolence. 

hpt'ktér,  inspecteur. 

hpïrâsyô,  inspiration. 

hpektâ,  inspecter. 

Istâ,  instant.  Peu  employé, 
on  dit  mo)nâ  de  préférence. 

htelâ,  installer. 

htelhyô,  installation. 

Istï ,  instinct,  s'applique 
aux  personnes  comme  aux 
animaux. 

Istru,  t,  ou  Islribi,  /,  ins- 
truit, e. 

hirumâ,  instrument. 

Isîrur  ou  Istninr,  instruire. 

Istruksyô,  instruction. 

Istriiktïf,  IV,  instructif, 
ive. 

Isufïjà,  t,  insuffisant,  e. 

huit,  insulte. 

Isultâ,  insulter. 

Isupîiteâby  ou  Isupôrtâby, 
insupportable. 

Isurjc,  insurgé. 

hiisyà,  1,  insouciant,  c. 


ÎVW 

Isûsyàs,  insouciance. 

Itâsyô,  intention. 

Itâsyunâ,    intentionné,    e. 

Itt'kt,  intact. 

Itèlidjâ,  t,  intelligent,  e. 

llelîdjâs,  intelligence. 

'iterdî,  interdir. 

Itère,  intérêt. 

îterest,  intéressé,  e. 

itercsi,  intéresser. 

Iterminâby ,    interminable. 

Iteriidjf,  interroger. 

Itervcl,  intervalle. 

Itervènï,  intervenir. 

Iteryèr,  intérieur. 

Iteryênnà,  intérieurement. 

Itlm,  intime. 

Itrepïd,  intrépide. 

Ivàsyô,  invention. 

Ivâtâ,  inventer. 

Ivâtu,  /,  inventeur,  euse. 

Ivelïd,  invalide. 

Ivïtâ,  inviter. 

Ivïtâsyô,  invitation. 

ïvî^îby,  invisible. 

Ivivenà,  petit  cochon  qu'on 
hiberne. 

ivwènedj,  hibernage. 

hiuènâ,  hiberner,  hiver- 
ner. 


jol 

jâk  (Jâr  so),  faire  son  Jac- 
ques, se  dit  d'un  entant  qui, 
tout  en  pleurant,  fait  des  ef- 
forts pour  ne  pas  éclater  de 
rire  :  e  fâ  sô  jâk. 

jâ  ou  jo ,  traduit  le  mot 
Jésus  dans  les  phrases  excla- 
matives  :  jœ  k  te  bet  !  Jésus 
que  tu  es  bête  ! 

jeâ  ou  djèâ,  géant. 

jht,  geste. 

jesttkulâ,  gesticuler. 

jîfy  ou  jîfi,  gifle. 

jïfyâ  ou  djïfyâ,  gifler. 

jocjuji,  géographie. 

joïï-hve ,  joli-bois,  bois- 
joU.  On  se  sert  de  l'écorce 
du  bois-joli  pour  lier  les  ver- 
rues   du    bétail  afin  de    les 


faire  tomber  et  guérir  rapi- 
dement. 

jiiskè  ou  âjùskè,  jusque. 

jôs  nieryâ,  Jésus  Maria  : 
jôs,  meryâ,  k  le  pur  djà  à  d  ma! 
Jésus  Maria,  que  les  pauvres 
gens  ont  de  mal  ! 

just,  juste.  —  npr.  Juste. 

justèiiià,  justement. 

ju6tîs  ou  djustïs,  justice, 

jùbèr,  Humbert. 

jyômetn,  géométrie. 

jyômâtr,  géomètre,  syno- 
nyme de  savant  :  e  ne  pe  d 
hê~t'  d  ta  ôlâ  t'  lekôl,  no  nâ  zyà 
pe  fâr  ï  jyômâtr,  il  n'a  pas 
(de)  besoin  de  tant  aller  à 
l'école,  nous  n'en  voulons 
pas  faire  un  géomètre. 


kàb 

kàtt'kshn  ou  kâthh ,  catè- 
chisme.  —  Le  premier  est 
employé  par  les  vieilles  per- 
sonnes seulement, 

kàbœn,  nf.,  fente  ou  trou 
profond  dans  les  rochers  et 
où  les  renards  aiment  à  se 
cacher.  —  Trou  que  les  en- 
fants font  dans  la  paille  pour 
jouer  à  cache-cache.  —  Mai- 
son où  se  tient  presque  tou- 
jours enfermée  une  vieille 
personne,  (un  vieux  renard), 
qui  évite  toute  fréquentation 
avec  ses  voisins. 

kàbœnâ  {/)  (de  ktihaii),  se 
creuser  à  l'intérieur  en  viel- 
lissant,  exemple,  le  saule. 

kàbœnà,  adj.,  creux  à  l'in- 


ktû 
térieur ,    comme    les    vieux 
saules,  les  radis,  les  pommes 
de  terre,  etc. 

ktiju,  quasi. 

kàjiimà,  quasiment. 

kàkel,  petite  cocotte  mu- 
nie de  pieds,  servant  surtout 
pour  faire  cuire  les  œuts. 
—  Mettre  cuire  un  œut  à 
côté  de  la  kakcl,  n'en  pas 
mettre  cuire  du  tout.  On  dit 
aux  enfants  et  pour  les  at- 
traper :  si  tu  es  bien  sage, 
on  te  mettra  cuire  un  œuf 
h  lôd  II'  kâkcl,  au  long  (à  côté) 
de  la  kakcl.  —  Tète  d'une 
personne. 

kiîkh'i,  nf. ,  contenu  d'une 
kâktl. 


kât 

hàhâ,  chanter  à  la  ma- 
nière de  la  poule  qui  se  pré- 
pare à  pondre  un  œuf. 

kàl,  nf.,  bonnet  de  femme 
ou  bonnet  de  coton  pour 
homme. 

kàlôt ,  diminutif  de  kàl 
(bonnet). 

hàsà,  t,  cassant,  e. 

kàsèdj,  cassage. 

kâsâ,  casser. 

kâsko,  casse-cou. 

kàs-mût  (de  kcisâ,  casser  et 
de  /;/■///,  motte),  brise-mottes. 

kàs-)id\ùy,    casse-noisette. 

kàsô  (de  kàsa),  coup  sec 
appliqué  surtout  sur  la  tète 
et  assez  fort  pour  risquer  de 
la  casser. 

kâsiir,  cassure. 

kâsyô,  caution. 

kàsyûnâ,  cautionner. 

kàsyûnmà,  cautionnement. 

kàtïn,  femme  bavarde  qui 
s'arrête  tout  le  long  de  son 
chemin  à  chaque  rencontre, 
pour  causer  de  choses  insi- 
gnifiantes. 

kàinâ,  bavarder.  S'applique 
particulièrement  aux  fem- 
mes. 


kàh  159 

ktvvœ,  d,  creux,  euse.  Voy. 
kàhœuâ. 

kti:^,  cause  :  /  nà  60  pe  le 
kà^,  je  n'en  suis  pas  la  cause, 
je  n'en  suis  pas  cause. 

M:(J,  t,  causant,  e  :  sa  n 
djà  In  kà^àty  c'est  une  gens 
bien  causante,  bien  aimable. 

ka::^î,  causer.  —  ka^i  le 
fèy^  causer  les  filles,  leur 
faire  la  cour. 

kâ:(ii,j,  causeur,  euse. 

kâ^uel,  casuel  du  curé  de 
la  paroisse.  —  Fragile  :  /(\ 
hit  d  piirsèlèn  sô  trû  kà:(iâl, 
les  assiettes  de  porcelaine 
sont  trop  casuelles  (fragiles). 

kà,  camp. 

kà,  quand  :  kà  le  keb  vira  e 
tfâ,  t  sûre  lu  prèmi  bnkô  dvà, 
quand  les  chèvres  iront  aux 
champs,  tu  seras  le  premier 
bouc  devant.  C'est  par  ces 
paroles  qu'on  se  débarrasse 
d'un  enfant  qui  assomme  de 
questions  pour  savoir  quand 
arrivera  une  chose  qui  l'in- 
téresse vivement. 

kàhâ,  enjambée. 

kàhâ,  enjamber.  —  kàhâ 
un  enfant,  le  prendre  dans 


i6o  kàp 

ses  bras  pour  le  déposer  de 
l'autre  côté  d'une  marc  ou 
d'un  ruisseau  en  écartant 
soi-même  les  jambes  de  ma- 
nière à  placer  un  pied  sur 
chaque  bord. 

kâbrâ,  cambrer. 

kàbw^,  cambuse. 

kâbwî,  cambouis. 

kâdî,  candi. 

kâdidCi  candidat. 

kâdïdâtur,  candidature. 

kàdïretô,   qu'en-dira-t-on. 

kàfr,  camphre. 

kâkâ,  cancan  :  sa  le  kàkà 
k  c;âfâ  le  nièncdj,  c'est  les 
cancans  qui  gâtent  les  mé- 
nages. 

kâkenâ,  cancaner. 

kâkweyôt,  plus  soiwenifni- 
medjir,  nf.,  sorte  de  déli- 
cieux fromage  franc-comtois. 
Vo}'.  frîinit'djir. 

kàkwâr,  nf.,  hanneton.  — 
Jeune  fille  peu  sérieuse  : 
biigrù  dé  grâ  kàkwâr. 

kàpèn,  nf.,  gros  grelot  qui 
s'attache  au  cou  des  vaches 
en  pâturage  ou  après  le  biire 
des  chevaux  de  meuniers,  de 
voituriers. 


kàt 

kàpcij,  campagne.  — 
Champ  d'une  très  grande 
surface.  —  Résultat  des  af- 
faires d'un  cultivateur  pen- 
dant l'année  :  yâ  fâ  n  biuen 
kàphj  6t  ânâ,  j'ai  fait  une 
bonne  campagne  cette  an- 
née, j'ai  réalisé  des  béné- 
fices satisfaisants.  —  Année  : 
î  vo  âkii  vodjâ  me  bîi  n  kàpcn, 
je  veux  encore  garder  mes 
bœufs  une  campagne,  une 
année. 

kàpcncrd,  campagnarde. 

kàphjâr,  campagnard. 

kàpâ ,  camper;  —  établir 
une  chose  dans  un  certain 
endroit  généralement  défa- 
vorable :  ke  Ibhïl,  Icvû  cl  olâ 
kàpâ  se  })iàjô!  quel  imbécile, 
où  il  est  allé  camper  (bâtir) 
sa  maison  ! 

kâtïk,  cantique. 

kàfin^  cantine. 

kàtïnf,  r,  cantinier,  ière. 

kiltite,  quantité. 

kàtôncl,  cantonal. 

kàlôiu,  cantonnier.  On  tait 
aux  cantonniers  une  réputa- 
tion de  paresseux,  aussi  dit- 
on  souvent,  en  parlant  d'une 


kèn 
chose    extrêmement    rare  , 
qu'elle  est  aussi  rare  à  trou- 
ver que  la  sueur  de  canton- 
nier. 

kâtô,  canton  ;  —  grand  es- 
pace de  terrain  comprenant 
plusieurs  champs. 

kâtîïnâ,  cantonner. 

ké,  que. 

kè€ir,  pièce  de  toile  très 
solide  qui  sert  à  racommo- 
der  la  cuisse  d'un  pantalon 
de  travail  en  la  recouvrant 
entièrement. 

kèdr,  cueillir. 

kékè,  nm.,  soupe,  dans  le 
langage  enfantin.  —  Bègue. 

kêmnâ ,  terrain  apparte- 
nant à  la  commune,  sans 
affectation  particulière  et 
dont  chacun  jouit  à  peu 
près  à  son  gré. 

kèm,  cogner.  —  Mettre 
des  coins  à  un  outil,  par 
exemple. 

kênô,  coin  servant  à  fixer 
solidement  un  manche  dans 
un  outil.  —  Gros  morceau 
de  pain  coupé  en  forme  de 
coin.  —  Fausse  prune.  — 
Bâtard. 

RoussEY.  —  GlosmUc. 


kœe  I 6 I 

kùnôt ,  féminin  de  khjô  , 
dans  le  sens  de  bâtard. 

kèsnô,  petit  coussin  qu'on 
place  surtout  sous  le  cha- 
peau d'un  bœuf  qui  se  blesse 
en  travaillant. 

kèyrâ,  cueillerée. 

kéyrî,  petit  panier  servant 
à  serrer  les  cuillers  et  les 
fourchettes. 

kèyrôt,  diminutif  de  cuil- 
lerée. 

kèn,  nf.,  membre  viril  du 
chien. 

kènôt,  nf.,  trou  pratiqué 
dans  un  tas  de  foin,  de  bot- 
tes de  pailles  ou  de  gerbes 
et  où  les  enfants  vont  se 
cacher  en  jouant  el  a  kû  (à 
cache-cache.) 

kenôt  ou  khwt,  bardane. 

M,  t,  cuit,  e. 

kœe  ou  ké€,  cuisse  ;  le  pre- 
mier n'est  presque  plus  em- 
ployé ;  —  chacune  des  trois 
parties  qui  forment  un  betô 
de  chanvre. 

kâ'€Ôt  (diminutif  de  cuis- 
se), gousse  d'ail  ou  chacune 
des  quatre  parties  d'une 
noix. 


i62  là 

kœnâ,  dj,  sournois,  e. 

kdjà,  t,  cuisant,  e. 

Mlô,  nm.,  moelle  des  vé- 
gctnux,  particulièrement  du 
sureau. 

kœr,  cœur  ;  —  chœur  ;  — 
cuire;  —  tfàbr  dï  kœr  : 
chambre  du  cœur,  cavité 
thoracique. 

kœt,  cuite. 

kà'tur,  nf.,  résidu  qui  se 
produit  quand  on  fond  le 
beurre.  —  Sorte  de  couture 
qui  se  trouve  derrière  un 
bas. 

liâ'liiri  dfî,  quantité  de  fil 
qu'on  passe  en  une  fois  dans 
une  aiguille  pour  coudre. 

M;(2,  nm.,  anxiété.  — 
Souci;  jo5  tneryâ  klefân  à  d 
kè:(é!  Jésus  Maria  que  les 
femmes  ont  de  soucis  !  — 
niô  du  kl  so  à  kd'^è,  vivelc  lu 
rlàlj  k  son  le  minœ  epo  nol  uni 
k  nâpe  râlrâ!  mon  Dieu  que 
je  suis  anxieuse,  voilà  (le) 
l'horloge  qui  sonne  (les) 
minuit,  et  puis  (notre)  mon 
homme  qui  n'est  pas  ren- 
tré! 

ke  (/?),  laquelle.  Voy.  kH 


kPb 
kî'  est  le  mot  des  vieilles  per- 
sonnes. 

ke  (Jii),  lequel. 

kc,  quel,  quelle. 

lék,  quelque. 

keken ,    quelqu'une;    — 
quelques-unes. 

kekfwe,  quelquefois. 

kckil,  quelqu'un  ;  —  quel- 
ques-uns. 

kèl  (/«),  lequel. 

kèl  {le),  laquelle. 

kcpï,  képi. 

këb-mnt  (litt.  chèvre-mot- 
te), chèvre  sans  cornes. 

kcb,  chèvre.  —  Sorte  de 
billot  à  trois  pieds  sur  le- 
quel on  coupe  les  fagots  en 
menus  morceaux  pour  pou- 
voir les  introduire  facile- 
ment dans  le  fourneau.  Voy. 
trdt€ô. 

kebà,  caban. 

kcbûs  ou  kôbûs,  tète  d'une 
personne  ou  d'un  animal. 
Se  prend  toujours  en  mau- 
vaise part. 

kebâsi,  bosseler. 

kî'bùsd,  chou  d'une  mau- 
vaise espèce  et  qui  n'a  pas 
réussi  à  pommer. 


m 

kebe,  cabas;  —  cabri.  — 
Par  comparaison,  petit  bœuf 
délicat. 

M-bhr,  cabaret. 

kcberil,  r,  cabaretier,  ière. 

kcbân,  cabane. 

kèbïnè,  cabinet. 

kcbïyô,  diminutif  de  kt'be 
(chevreau).  Voyez  bïyô. 

kebôe,  caboche. 

kebrïyol,  cabriole. 

kebrîyolâ,  cabriolet. 

khè,  cachet. 

khne,  cache- nez. 

ke€Ô,  cachot. 

khfâ,  cacheter. 

kede,  î,  cadet,  ette. 

kedestr,  cadastre. 

kedâbr,  tempérament.  — ■ 
Farceur. 

kedâbr,  corps  humain  :  e 
ne  ràpîi  retmrâ  lûkehâbrkmà 
î  bô  vôr  d  VI,  il  n'y  a  rien 
pour  réchauffer  le  corps 
comme  un  bon  verre  de 
vin.  —  Type  :  ke  kedâbr! 
quel  type  ! 

kedj ,   cage.  —  Crinoline. 

kedjolâ,  cajoler. 

kèdjolu,  j,  cajoleur,  euse. 
hi,  cajoleries. 


kel  163 

ki'due,  cadenas. 

kedrà,  cadran. 

kedo,  cadeau. 

kedrîy,  quadrille. 

kt'fè,  café.  Voy.  bôtè. 

keflt,  cafetier. 

kefttr,  cafetière. 

kegô,  t,  cagot,  e. 

kijè,  estomac  du  che- 
vreau. 

kekè,  caca. 

keUniâyôt,  nf.,  petite  pierre 
ronde  servant  pour  le  jeu  du 
furet.  —  Le  jeu  lui-même. 

kelâbûr,  calembour. 

kelàdri,  calendrier.  —  Al- 
manach. 

kelh,  calèche. 

kelîbr,  calibre. 

kïlikô,  calicot. 

kelïte,  qualité. 

kelkiil,  calcul. 

kelkulâ,  calculer. 

kelkulu,j,  celui,  celle  qui 
calcule  beaucoup. 

kelm,  calme. 

kelnià,  t,  calmant,  e. 

kehnâ,  calmer. 

kelôt,  nf.,  coup  donné  sur 
la  tête  avec  la  main. 

kel  pi  ou  kelpè,  calepin. 


164 


}âm 


kelsinâ,  calciner. 

Tékim,  canonnier.  Autre- 
fois les  jeunes  gens  obligés 
de  satisfaire  à  la  loi  militaire 
étaient  en  petit  nombre  et 
le  retour  du  soldat  était  un 
véritable  événement;  toute 
sa  vie  le  militaire  conser- 
vait le  nom  de  son  arme  ou 
de  son  grade.  Ainsi  il  y 
avait  chez  le  capitaine,  le 
sergent,  le  caporal,  le  dra- 
gon, le  canonnier,  l'artil- 
leur, le  chasseur,  le  marin, 
le  zouave.  Tous  ces  mots 
remplaçaient  absolument  les 
noms  de  famille.  Depuis  la 
nouvelle' loi  cet  usage  court 
grand  risque  de  se  perdre,  à 
moins  que  tous  les  noms  de 
famille  ne  soient  remplacés 
par  une  nomenclature  mili- 
taire. 

khnhnî,  camomille  :  c  nt' 
rà  pu  fâr  e  €wâ  kmà  le  keme- 
ini,  il  n'y  a  rien  pour  faire 
(à)  suer  (comment)  comme 
la  camomille. 

kemerâd,  camarade. 

kemey,  camail. 

ki'Diâ,  troupe  d'entants;  — 


kèn 
famille  nombreuse. 

kemïjbl,  camisole. 

kcinlïii,  camélinc.  On  parle 
rarement  de  caméline  sans 
raconter  l'anecdote  suivante  : 
Un  jour,  pendant  la  proces- 
sion des  rogations,  les  chan- 
tres, en  invoquant  les  saints, 
arrivèrent  à  dire  : 

Sancte  Pierre  Vâdré, 
bénissez  nos  prés, 
lorsqu'un  bon  vieux  qui 
n'avait  pas  de  prés,  mais  un 
champ  de  caméline,  ajouta 
ces  mots  en  chantant  du 
fond  de  son  âme  :  c  me  khnè- 
l\n  âtû  !  et  ma  caméline  aus- 
si ! 

kemyd,  camion. 

khnyûnt'dj ,     camionnage. 

khi,  cane,  voy.  bûrôt  ;  — 
canne. 

kenel,  canal;  —  canclle; 
—  Robinet. 

kenepè,  canapé. 

kenerî,  canari. 

Jii'nct,  canette. 

khiâr,  canard. 

Jétiây,  canaille. 

kenïfy,  canif. 

khiikul,  canicule. 


ker 

khute  ou  khfie,  caniche. 

hhiô,  canon. 

kensô,  caleçon. 

lâmmâd,  canonnade. 

lân,  jeune  chienne.  — 
Sobriquet. 

key£,  jeune  chien  mâle. — 
Sobriquet. 

khjo  ou  niêUelô,  gros  pain 
de  pâtisserie  fait  de  fiarine, 
de  lait,  d'œufs  et  que  l'on 
surmonte  d'une  tête  égale- 
ment en  pâte. 

khjôt,  bardane. 

kcpâby,  capable. 

kcpitcl ,  capital ,  aux  ;  — 
nf.,  capitale. 

kt'pïièn,  capitaine. 

kcpitulâ,  capituler. 

kt'plln,  capeline. 

kepôrel,  caporal,  aux. 

kepôt,  capote. 

kèprïs,  caprice. 

keprhyu  ,  j ,  capricieux  , 
euse. 

kepml,  capsule. 

keptur,  capture. 

kepu£Ô,  capuchon. 

kepusi,   capucin.  —  Pou. 

kerà,  carreau. 

kh'àty  quarante. 


ker 


165 


kcràthi,  quarantaine. 

kcràtim,  quarantième. 

kerdînel,  cardinal,  aux. 

kcre,  cube  formé  par  une 
chambre  située  au  premier 
étage  dans  une  maison  de 
cultivateur  et  sur  lequel  on 
peut  héberger.  Voy.  pyàta. 

kerebïn,  carabine. 

khrblm,  carabinier. 

khrf,  carafe. 

khifô,  carafon. 

kèrèkô,  caraco. 

kèrekter,  caractère. 

kcrh,  caresse. 

kerhà,  /,  caressant,  e. 

kerhï,  caresser.  A  la  place 
de  caresser,  on  emploie  de 
préférence  ^/y^/L 

kh'fûr,  lieu  très  sombre  et 
retiré  dans  une  maison. 

kerïkàtîir,  caricature. 

kerir,  carrière,  cours  de  la 
vie.  —  Profession.  Voy.  pé- 
rir. 

kerkà,  vieux  cheval. 

kerkèlï,  croquignole. 

kerîï ,  camard  :  nâ  kîrlt , 
nez  camard. 

kennenol,  carmagnole.  — 
Nom     injurieux    que    l'on 


i66  kh 

donne  à  une  jeune  fille  par 
trop  délurée  :  grâ  kermc]}bL 
kern,  mauvaise  viande.  — 
Terme   injurieux.  Dans   ce 
cas  on    le  fait  précéder  de 
l'adj.  vieux  :  vey  kern. 
lârne,  carnet. 
làrôt,   carotte.  —  En  gé- 
néral toutes  les  ombellifères. 
—  Comme  les  carottes  res- 
tent longtemps  avant  de  ger- 
mer, on  dit  qu'elles  vont  six 
fois  en  enfer  avant  de  sortir 
de  terre.  —  Gros  rouleau  de 
tabac  à  priser  non  râpé, 

kerodedj,  carrelage  ;  — 
nm.,  pierre  servant  au  carre- 
lage. 

khiî ,  quartier,  dans  le 
sens  de  lieu.  Vo}'.  kôl€J. 

kh't,  carte  géographique. 
Voy.  kât€. 

kertîi-eir,  cartouchière. 

kerlu£,  cartouche.  S'em- 
ploie comme  injure. 

kerÛ5,  nf.,  carrosse. 

kerûtî,  r,  carottier,  ière. 

kèryol ,  petite  voiture. — 
Mauvaise  voiture. 

khîn,  cassine. 

khk,  casque. 


ket 

ki'skct,  casquette. 
khketi,  r,  celui,  celle  qui 
fait    ou    qui   vend  des  cas- 
quettes. 

kî'sJiyô,  question. 
kcsiiyûnâ,  questionner. 
kesJéyuiHi,    j,    celui,    celle 
qui  questionne. 
khrol,  casserole. 
kesrôlâ,  casserolée. 
khiôr  (castor),  vieux  cha- 
peau. —  Terme  injurieux  : 
vey  khtôr,  vieux  castor. 
kestunâd,  cassonade. 
ket,  quête. 
keteal,  cache. 
ketei,  cacher. 
kt'Umîr,  cachemire. 
ket€Ô,  étui  à  aiguilles. 
kî'tebj,  quatorze. 
ketebjen,  quatorzainc. 
keteôjim  ou  ket£ojuu,  qua- 
torzième. 

ket€ôt,  cachette. 
ketœz^   (jsœf),    sœur    quê- 
teuse. 

ket€ntrïy  cachotterie. 
kei€utt,  r,  cachottier,  ière. 
ketcdrel,  cathédrale. 
ketecfin,  catégorie. 
kèlepyâin,  cataplasme. 


hir 

ktiâ,  quêter. — Chercher. 

kctl,  poupée. 

ketr,  quatre. 

ketrèn,  quatraine. 

M't  6û ,  quatre  sous.  — 
Seins  d'un  homme  ou  d'une 
jeune  fille  adolescente.  — 
Sobriquet.  Voy.  djâyàd. 

ktiiijj,  quêteur,  euse.  — 
Chercheur,  euse. 

kcûUû,  caoutchouc. 

heveJi,  cavalier. 

kf'veln,  cavalerie. 

kh'o,  caveau. 

keye,  cahier. 

kcyô,  caillou,  x. 

ke:<^ekl,  le  derrière  d'une 
personne. 

ki'ièni,  caserne. 

keT^rnâ,  caserner. 

kâ,  cas. 

kâbrâ  (j),  se  cabrer.  — 
Se  mettre  dans  une  attitude 
inconvenante. 

kâdr,  cadre. 

kâdrâ,  cadrer. 

kâl,  cale. 

kâlâ,  caler. 

kâlîs,  calice. 

kàr,  quart.  —  Petit  coin 
de  terre. 


hk  iG-j 

kârc,  carré. 

kârciiià,  carrément. 

kârô,  diminutif  de  kâr. 

kânir,  carrure. 

kâs,  caisse. 

kâsls,  cassis. 

kât£,  carte  à  jouer.  —  Me- 
sure de  surface  valant  8  ares 
88  centiares. 

kâtrâ  (s),  se  placer  devant 
quelqu'un  ou  quelque  chose 
en  écartant  les  jambes. 

kâtrô,  homme  qui  marche 
en  écartant  les  jambes. 

kâv,  cave. 

kâvht,  caviste. 

kây,  caille  :  el  à  a£Î  tea  k 
de  kây,  ils  ont  aussi  chaud 
que  des  cailles,  dit-on  en 
parlant  de  petits  entants  bien 
couchés  dans  un  bon  lit. 

kâyî,  caillé;  ne  se  dit  que 
pour  le  sang.  Voy.  prï. 

kâyô,  caillot. 

kâ7:eni,  r,  casanier,  ière. 

kï  vïv,  qui  vive. 

kïdvà,  dehors  de  la  mai- 
son, dans  la  rue  :  le:^  art'  sô 
iédj  kïdvà. 

kîkâbol,  culbute  que  font 
les  enfants  en  se  roulant  sur 


i68  hïs 

un  terrain  rapide. 

kikâbblâ,  faire  la  kïkàhoL 
Voy.  ce  mot. 

Mo,  kilo. 

kïlumâtr,  kilomètre. 

kîn,  quine. 

kînà,  quiner,  au  jeu  de 
lotos. 

kîr€,  kirsch. 

kîryc,  kyrie.  —  Vieux  che- 
val. C'est  insulter  un  char- 
retier que  de  chanter  les 
kyrie  quand  il  passe  avec  un 
mauvais  cheval. 

kîrlûîki  (onomatopée), 
chant  du  coq.  —  Le  coq  lui- 
même.  —  Quand  le  coq 
chante  d'une  façon  inusitée 
pendant  le  jour,  on  inter- 
prète son  chant  par  les  mots 
suivants  :  ///  t'  Iota,  tiens-toi 
au  logis,  sous-entendu,  car 
il  pleuvra. 

kïryel,  kyrielle. 

kïsï,  jaillir.  —  Faire  jail- 
lir :  dï  po  pu  e  yerc  kïsf  In  ay 
devn  5Î'  fîirt-ect,  (d')un  peu 
plus  il  lui  aurait  jailli  (cre- 
vé) un  œil  (d')avec  sa  four- 
chette. Voir  le  dérivé  eklsL 

kîsîir  (de  kïsï),  clifoire. 


klk 

kit,  quitte  :  kïtekït,  quitte 
à  quitte.  Situation  de  deux 
joueurs  qui  ne  se  doivent 
rien  après  avoir  joué  pen- 
dant un  certain  temps  :  c  sô 
ht  e  kit,  ils  sont  quitte  à 
quitte,  ils  ne  se  sont  rien 
gagné. 

kïtâs,  quittance. 

kïtâ,  quitter.  —  Déserter, 
en  parlant  des  oiseaux  qui 
ont  un  nid.  Le  père  et  la 
mèrequittent(abandonnent) 
leur  nid,  lors  même  qu'il  y 
a  des  œufs,  quand  on  va 
trop  souvent  les  tracasser. 

klkâyt,  r,  quincaillier,  ière. 

klkâyr'i,  quincaillerie.  — 
Masse  de  choses  de  peu  de 
valeur. 

klkiih',  quinquina. 

klkrè ,  petit  moucheron 
très  commun  vers  le  mois 
de  mai  et  qui  incommode 
fort  les  bœufs  et  le  labou- 
reur en  cherchant  à  se  poser 
autour  des  yeux.  —  Par 
comparaison ,  les  jeunes 
bœufs  nouvellement  mis 
sous  le  joug.  —  Petit  en- 
fant courageux  au  travail  : 


hmn 
e  sâpïk  Jcinà  1  klkrc,  il  s'em- 
pique  (il  mord  à  la  besogne) 
comme  un  Jàkre. 

km,  cri  aigu  qu'on  pousse 
dans  un  moment  de  détresse  : 
lé  bitgr  dârc  e  beyâ  de  khô  k 
mesûdjcyà,  quels  bougres  de 
mioches,  ils  baillent  des  khô 
qui  m'assourdissent.  Voy. 
khnâ. 

k\,  quinze. 

kl:^n,  quinzaine. 

kï:(im  ou  kï7;im,  quinzième. 

klek,  claque. 

kûkâ,  claquer,  dans  le  sens 
de  mourir. 

klèrïkèl,  clérical,  aux. 

klerinet,  clarinette. 

klerô,  clairon. 

klîk,  clique. 

klhjè,  clergé. 

kmà,  comme;  —  com- 
ment. 

kmâd,  commande. 

kniâdù,  commandant. 

hnàdâ,  commander. 

kmàdu,j,  celui,  celle  qui 
a  l'habitude  de  commander 
les  autres  et  qui  en  abuse. 

ktnàsî,  commencer.  Voy. 
âkmàsî. 


kôf 


169 


kinôd,  commode. 

kiitôdllc,  commodité. 

kmlk,  à  profusion  :  î'  yâii 
e  kmik,  il  y  en  a  kniik. 

knày,  quenouille. 

kntiyôt  (litt.  petite  que- 
nouille), nf.,  fusain  dit  bon- 
net de  prêtre.  Tire  son  nom 
de  ce  que  ses  fruits  pendent 
à  la  manière  des  espèces  de 
glands  qui  ornent  générale- 
ment le  dessus  d'une  que- 
nouille. 

knûyî,  quenouillée. 

kô£,  coche.  On  dit  plus 
souvent  tru,  truie. 

kôd',  cocher. 

kôdr,  cochère. 

kô€Ônn,  cochonnerie. 

kôeô,  cochon.  —  Il  est  à 
remarquer  que  ce  mot  est 
beaucoup  plus  blessant  dit 
en  français  qu'en  patois  {po), 
lorsqu'il  s'adresse  sous  forme 
d'injure  à  une  personne. 
Voy.  vae. 

kôf,  crasse  qui  se  produit 
sur  la  tête  des  petits  enfants; 
c'est  à  tort  que  les  mamans 
prétendent  qu'il  est  dange- 
reux de  la  faire  disparaître. 


170 


m 


—  Au  figuré,  synonyme  de 
pouvoir  :  il  n'en  a  pas  la  kôf, 
il  lui  est  impossible  de  faire 
cela. 

kôhî,  n,  coquin,  ine. 

Jcôkll,  tourteau.  Les  en- 
fants sont  très  friands  du 
kôklî  de  noix, 

Jcdkô,  coco,  —  Œuf,  dans 
le  langage  enfantin.  — -  So- 
briquet. 

kôkôt ,  poule,  en  langage 
enfantin. 

kokii,  colchique.  On  se  sert 
de  la  racine  du  kôkù  pour 
teindre  les  œufs  à  Pâques. 
Voy.  yâ-yâ. 

kôl'ëj,  collège. 

kôlèjyê,  collégien. 

kôlère,  choléra. 

kôlïdor,  corridor. 

kôlniole,  nf.,  rhimie  de 
cerveau. 

kôlôncl,  colonel. 

kôlôSy  colosse,  est  mas.  ou 
fém.,  selon  qu'il  s'agit  d'un 
homme  ou  d'une  femme. 

kôlpôrtèr,  colporteur. 

kôluve,  nm.,  sorte  de  poire 
qui  mûrit  très  tard  en  au- 
tomne et  n'est  véritablement 


kor 
bonne   à   manger  que   pen- 
dant   l'hiver.  —  Arbre  qui 
donne  le  kôluve. 

kôlxà,  colza. 

kôuiedi,  comédie. 

kôme/iyè ,  n,  comédien, 
ienne. 

kôinhjl  Q),  loc,  manière 
de  porter  quelqu'un  derrière 
son  dos  en  lui  tenant  les 
jambes. 

kôiiiers,  commerce. 

kômersâ,  t,  commerçant,  e. 

kôinet,  comète. 

komiin,  commune. 

kôiiiu7iel  (ekèl),  école  com- 
munale. 

kôm unîkâ,  communiquer. 

kômunîkâsyô,  com m u n ica- 
tion. 

komiinâ,  communier. 

koiiiuijà,  communion  :  le 
prùunr  koniuuô  sa  Jn  pu  be  djû 
d  le  vi,  la  première  commu- 
nion c'est  le  plus  beau  jour 
de  la  vie. 

kônt'k,  cognac. 

kôpyâ,  copier. 

kôr,  cor,  durillon. 

kordône,  cordon  net . 

kordô,  cordon  de  laine  ou 


hôs 

de  soie.  Voy.  hiirdjô. 

kôrïdj'i,  corriger. 

kôrlôt ,  nf. ,  cime  d'un 
arbre.  —  Dessus  de  la  tête 
d'une  personne. 

kôrnîw,  cornichon. 

kôrô,  nm.,  brique.  —  Lieu 
dit  :  e  siueyà  î  kôrô,  ils  fau- 
chent au  kôrô.  D'après  M. 
Gauthier  on  a  trouvé  en  ce 
lieu  des  tuileaux  datant  de 
l'époque  gallo-romaine. 

kôrvâ  ou  kôrve ,  corvée. 
Voy.  krûvâ. 

kôs,  courge.  —  Par  com- 
paraison, tête  d'une  per- 
sonne. 

kôsek,  cosaque.  —  Terme 
injurieux  très  familier.  Dans 
ce  cas  est  synonyme  de  mal- 
propre, aussi  dit-on  toujours 
6âl  kô^ek,  sale  cosaque.  Cette 
expression  date  certainement 
de  l'invasion  des  AUiés  après 
la  retraite  de  Russie  ;  les 
vieilles  personnes  ne  ces- 
saient de  nous  raconter,  pen- 
dant les  veillées,  combien  le 
genre  de  vie  de  ces  hommes 
était  répugnant.  (V.  Les  deux 
invasions,  Patel,  Pontarlier.) 


kof  171 

'  kô5t,  nm.,  tige  rampante 
de  la  courge. 

kôUïrô,  nm.,  certaine 
quantité  d'aiguilles  ou  d'é- 
pingles piquées  dans  un  mor- 
ceau de  papier  :  /  kôteïrô  dé- 
plu, un /co/^ïrô  d'épingles. 

kôteî,  quartier,  morceau 
quelconque  d'une  chose. 

kôt^Iâ  (de  kôtft),  couper  en 
gros  morceaux  des  pommes 
de  terre,  des  pommes,  des 
betteraves,  des  carottes,  ou 
toutes  choses  de  même  na- 
ture. 

kôteô  ou  khiô,  carton. 

kosîitm,  costume. 

ko,  col.  —  Cou.  —  Tuyau: 
lu  kodîfûnô,  le  col  du  four- 
neau. —  Homme  un  peu 
casse-cou.  —  Coup. 

ko-d-kii(\ixi.  coup  de  cul), 
nm.,  rampe  très  rapide  sur 
une  route  et  où  un  attelage 
est  obligé  de  faire  tous  ses 
efforts  pour  marcher  en 
avant. 

kodl pi  (litt.  cou-du-picd), 
cou-de-pied. 

kodj,  corde. 

kofr,  coffre. 


172 


hbl 


kofrâ,  coffrer. 

kôhâdj,  cocarde  :  œ  lu  hô 
vl,  î'  îôp  €11  le  kokâdj,  vc  !  heu 
le  bon  vin,  il  tape  sur  la  co- 
carde, va  !  —  Oreilles  :  età, 
biicjr  dîirnâ,  7/  vct  Un  le  ko- 
Mdj,  attends,  bougre  de  ga- 
min, je  vais  te  tirer  les  co- 
cardes (oreilles),  va. 

hbkrœy,  coquille  de  coli- 
maçon ou  de  mollusque. 
Voy.  krœU. 

kol,  colle. 

kola,  t,  collant,  e. 

kolt'dj,  collage. 

kola,  coller.  —  A  défaut 
de  colle  j'ai  vu  maintes  fois 
des  femmes  frotter  avec  une 
gousse  d'ail  des  objets  déli- 
cats qu'elles  voulaient  foire 
tenir  ensemble. 

kolîk,  colique.  Quand  on 
a  de  fortes  coliques,  c'est 
parce  que  les  intestins  se 
tordent.  On  rit  plutôt  de 
ce  mal  qu'on  ne  le  plaint, 
aussi  dit-on  souvent  en 
guise  de  consolation  i\  celui 
qui  souffre  :  îe  ma  î  vâtr?  sa 
le  medj  ko  detrâp,  tu  as  mal 
au  ventre  ?   c'est   la  merde 


kot 

qui  détrempe,  qui  fermente, 
autrement  dit  :  ce  n'est  pas 
dangereux,  en  allant  à  la 
selle  tu  seras  guéri. 

kolu,  j,  colleur,  euse. 

kbm,  couenne. 

komè,  nm.,  première  ou 
dernière  planche  qu'on  fait 
dans  un  arbre. —  Gros  bœuf 
maigre  et  déjà  âgé. 

kbn,  nf.,  corne  mise  en 
usage.  —  Fichu  de  coton 
ou  d'indienne.  —  Champ 
qui  a  la  forme  d'un  fichu 
plié  en  triangle. 

kopedj,  coupage. 

kopâ,  couper.  —  Castrer. 
—  kopâ  rôpu,  coupé  rompu  : 
c  ye  tu  bey'i  copâ  rôpu,  il  lui  a 
tout  donné  coupé  rompu, 
c'est-à-dire  donné  par  acte 
authentique  et  définitif. 

kop!i,j,  coupeur,  euse.  — 
Charbonnier,  ière. 

kopur,  coupure. 

kot,  côte  :  sa  1  perà  d  le  kot 
dâdà,  c'est  un  parent  de  la 
côte  d'Adam,  c'est  parent  A 
un  degré  très  éloigné.  —  de 
kot,  vers,  à  côté  de  :  e  ve  d 
ko  lei  âtr,  et  à  d  kôt  /q  âtr, 


hôb 

il  va  de  côte  (vers)  les  autres, 
il  est  de  côte  (à  côté  de)  les 
autres.  On  dit  d'un  ouvrier 
paresseux  qui  craint  de  se 
baisser  dans  les  travaux  des 
champs  :  el  a  hnà  le  lu,  el  e 
le  kot  à  là,  il  est  comme  les 
loups,  il  a  les  côtes  en  long, 
placées  de  façon  qu'il  ne 
peut  se  baisser. 

koû,  celui  qui  habite,  à 
Bournois,  dans  la  partie  du 
village  située  sur  la  côte.  — 
Bâton  sur  lequel  on  peut  le- 
ver des  côtes  pour  foire  des 
paniers. 

kotir,  féminin  de  koti. 

kotô,  rejet.  —  Grosse  tige 
dure  d'une  plante  herbacée. 

kôb,  combe.  —  Ce  mot 
entre  dans  la  composition  de 
plusieurs  lieux-dits.  La  liste 
suivante  suffit  pour  donner 
une  idée  de  la  configuration 
du  sol  de  Bournois,  pour 
montrer  combien  il  est  acci- 
denté :  kôb  de  grâ  vèn,  Com- 
be-des-grandes- Vignes  ;  — 
kôb  djà  pi),  Combe-Jean-Pe- 
tit; —  kôb  bûteu,  Combe- 
Bouchue  ;  —  kôb  le  ketl,  Com- 


kôb  173 

be-la-Catin;  —  kôb  le  vête, 
Combe-la-Vache;  —  kôb  dû. 
iiiènvà  ,  Combe  -  de  -  Mené  - 
vaux  ;  —  lé  de  kôb,  Bas-des- 
Combes  ;  —  kôb  tïnûdj,  Com- 
be-l'Image;  dans  tous  les 
autres  cas  image  se  dit  îmâdj 
dans  notre  patois  ;  —  kôb 
hèlse ,  Combe-Benecey  ;  — 
kôb  lovete,  Combe-Lovache  ; 

—  kôb  de  nûyœ,  Combe-des- 
Mailleux  ;  —  kôb  koll,  Com- 
be-Colin; — -  kôb  pyéin  ku, 
Combe-Plume-cul  ;  —  kôb 
dârôs,  Combe-d'Auronce;  — 
kôb  le  UuUet,  Combe-la-Cou- 
chette;  —  kôb  de  ta  nâlô, 
Combe-des-Champs-Nolot  ; 

—  kôbôt  brènâ ,  Combotte 
Brignard  ;  —  kôb  port,  Com- 
be-Porrey  ;  —  kôb  satâbl, 
Combe-Satambin;  —  kôb  à 
lekey,  Combe-belle-Ecuelle  ; 

—  kôb  à  keble.  Combe -au - 
Cabelé  ;  —  kôb  a  brèmlo , 
Combe-au-Brecholo;  —  kôb 
a  pïgè,    Combe-au-Pigue}^; 

—  à  le  kôbôt,  en  la  Combotte  ; 

—  kôbbete,  Combe-Berthe; 

—  kôb  kiïlâ,  Combe-Cou- 
leau  ;  —  kôb  6ev'ure,  Combe- 


174  i^ôf 

Savurey  ;  —  hôh  le  hUn,  Com- 
be-la-Beline;  —  hôh  d1  fo, 
Combe-du-Fol  ;  —  kôb  îeiha, 
Combc-Chunbcaud  ;  —  hôh 
à   lèvre,   Combc-au-Levret; 

—  kôb  gèm,  Combe-Grenier  ; 

—  kôb  pweyôt,  Combe-Poil- 
lotte  ;  —  hôb  mercjô,  Combe- 
Margot. 

kôbt',  combat. 

kôbetr,  combattre. 

kôbiîiâ,  combiner. 

kôbïnâjd,  combinaison. 

kôbregâsyô ,    congrégation. 

kôhyâ,  combler. 

kôdânâ,  condamner. 

kôdânhyô,  condamnation. 

kôdïsyÔ,  condition. 

kôdisynuâ,  conditionner. 

kôdp,  congé. 

kôdjugâ  ou  kôjugâ,  conju- 
guer. 

kôdu,  conduit. 

kôdii,  /,  conduit,  c. 

kôduktêr,  conducteur. 

kôdur,  conduire. 

kôduty  conduite. 

kôfesyô,  confession. 

kôfesyimel,   confessionnal . 

kôfîrmâ ,  confirmer.  — 
Rosser  d'importance  :  ïl  la 


kôm 
kôjlrmà  sa  paré,  ve,  In  po,  je 
te  l'ai  confirmé  sans  parrain, 
va,  le  porc. 

hàfïrmâsyô,   confirmation. 

hôfïleôr,  confitcor. 

kôjîtur,  confiture.  Voy. 
mtis. 

kôfrâs ,  conférence  reli- 
"ieuse.  Entre  la  messe  et  les 
vêpres,  les  femmes  et  les 
jeunes  filles  se  réunissent  à 
l'église  pour  réciter  des 
prières  et  chanter  des  can- 
tiques, c'est  la  conférence. 

kôfrerî,  confrérie. 

kôfsâ.  Voy.  kômsâ. 

kôfuieruj,  fête  que  l'on  fait 
à  l'occasion  du  premier  mai. 
C'est  surtout  la  fcte  des  ber- 
gers, lesquels  se  divertissent 
en  prenant  au  milieu  des 
champs  un  repas  composé 
principalement  d'œufs. 

kôfyâs,  confiance. 

kôfyâ,  confier. 

kôjec;yâ,  congédier. 

kôjesyô,  congestion. 

kôjîigâ^ô,  conjugaison . 

kôkèt,  conquête. 

kôkurââ,  concurrence. 

kôiiisâ,  plus  rarement  kôfsâ, 


Jiflp 

confesser. 

kômsu  ou  kôfsu,  confes- 
seur. 

kôpàr,  comprendre. 

kôpàsâ,  compenser. 

kôpâsâsyô,    compensation. 

kôpcij,  compagne. 

Jcdpt'i/t,  compagnie  :  bôdj'ù 
djo:(e  e  le  kôpenî,  bonjour  Jo- 
seph et  la  compagnie.  On 
salue  ainsi  une  personne  à 
qui  l'on  s'adresse  directe- 
ment et  qui  est  accompagnée 
d'étrangers.  —  Troupe  de 
perdreaux. 

kôpènô,  compagnon. 

kôpetàs,  compétence. 

hdpcr\û,  comparaison. 

kôpt'râby,  comparable. 

kôpcrâ,  comparer. 

kôpâ,  compas. 

kôpàr,  compère. 

kàpâsyô,  compassion. 

kôplî,  compiles. 

kôplô,  complot. 

kôplôtâ,  comploter. 

kôpo^hyô,  composition. 

kôpoifL,  composé,  e. 

kôprâtur,  faculté  de  com- 
prendre :  e  ne  pe  pu  d  kôprâ- 
tur k  n  weyôt,  il  n'a  pas  plus 


kàr  175 

de  comprenture  qu'une  oie, 
il  ne  comprend  pas  plus  fii- 
cilement  qu'une  oie. 

koprt'S,  compresse. 

kôprï,  /,  compris,  e. 

kôprûmetr,  compromettre . 

kôprûmctâ  ,  compromet- 
tant. 

kôprninï,  j,  compromis,  e. 

ko  pût  £  à  (i),  se  comporter. 

kôpyen,  complainte. 

kôpyc,  t,  complet,  ète. 

kôpycjàs,  complaisance . 

kôpyetâ,  compléter. 

kàpytiiiià,    complètement. 

kûpyïkâ,  compliquer. 

kôpyïkâsyô,    complication . 

kôpyînià,  compliment. 

kôpyïmàtâ,  complimenter. 

kôpyîs,  complice. 

kôr,  coudre  :  ne  kôr,  une 
coudre. 

kôre,  nm.,  eau  servant  à 
rincer  les  tonneaux  et  dans 
laquelle  on  a  fait  bouillir 
des  feuilles  de  noyer  ou  de 
pêcher. 

kôrèyt,  v.,  action  fortifiante 
du  soleil  sur  les  animaux 
qui  paissent  au  grand  air. 
Ne  s'applique   aux   plantes 


176  kÔ5 

que  dans  le  cas  suivant  :  il 
y  a  une  vingtaine  d'années, 
on  liait  le  plus  souvent  les 
gerbes  avec  des  liens  de  bois 
vert,  avant  de  s'en  servir  on 
lesexposait  pendant  quelques 
heures  au  soleil,  ce  qui  avait 
pour  effet  de  les  rendre  plus 
résistants. 

kôri,  coudrier. 

kôsâtâ,  t,  consentant,  e. 

kôsàtï,  consentir. 

kôsâîmà,  consentement. 

kôsernây  concerner. 

Ivôsekàs,  conséquence. 

kôsekrâ,  consacrer. 

kôsepsyô  (inûkule).  Imma- 
culée Conception. 

kôservâ,  conserver. 

kôsesyô,  concession. 

kôsey,  conseil. 

kôseyiy  conseiller. 

kdseyu,  j,  celui,  celle  qui 
donne  des  conseils. 

kôsîderâ,  considérer. 

kôsîderâby,  considérable. 

kôsïl,  concile. 

kôsïii,  consigne. 

kàskn,  conscrit.  —  Petit 
raisin  qui  pousse  au  haut 
d'un  pied  de  vigne  et  qui  ne 


kôt 
mûrit  que  très  rarement. 

kôspîri,  conspirer. 

kôskrîpsyô,  conscription. 

kôstetâ,  constater. 

kûstipâ,  constiper. 

kôslïpâsyô,  constipation, 

kôstruksyô,  construction. 

kôstrur,  construire. 

kôsultâ,  consulter. 

kôsultâsyô ,  consultation. 

kôsulâhy,  consolable. 

kôswnà ,  consommer  et 
consumer. 

kôsûmâsyô,  co  n  so  m  m  a  t  i  o  n . 

kôsvâby,  concevable. 

kôsive,  concevoir. 

kàsyàs,  conscience. 

kôt,  conte.  —  Compte.  — 
Comte,  duand  on  veut  cou- 
per court  aux  obsessions 
d'un  enfant  qui  réclamme 
un  conte,  on  lui  dit  le  sui- 
vant :  kôlJ,  kôtô,  fur  tô  nâ  dâ 
mô  pâtô  :  kôtl ,  petit  conte, 
fourre  ton  nez  dans  mon 
pantct. 

kôlcl,  comptant. 

kôlâ,  t,  content,  e  :  t  ne  pè 
kôlâ  ?  c  In  vtr  tô  ku  a  va,  tu 
n'es  pas  content?  eh  bien 
vire  ton   derrière   au   vent, 


kôt 

répond-on  souvent  à  une 
personne  qui  fait  des  re- 
proclies,  mais  que  l'on  ne 
craint  pas. 

kôtâpyâ,  contempler. 

kôlàtâ,  contenter. 

kôtàtinà,  contentement. 

kôtejyœ,  ^,  contagieux,  euse. 

kôth,  comtesse. 

kôtestâ,  contester. 

kôtestâsyô,  contestations. 

kôtâ,  compter.  —  Conter. 
Presque  tous  les  contes,  les 
récits  de  la  conversation 
commencent  par  :  e  va  fa 
kôtâ  k,  il  vous  faut  conter 
que,  etc. 

kôtâby,  comptable. 

kôtâjyô,  contagion.  Voy. 
léjôn. 

kôtïdjâ,  contingent. 

kdtîniuel,   continuel,    elle. 

kôtînïOâ,  continuer. 

kôthjwlmà ,  continuelle- 
ment. 

kôtnî,  contenir.  —  Se  con- 
tenir, retenir  ses  vents  :  sâl 
po,  t  n  po  pè  t  kôtni  !  sale  porc, 
tu  ne  peux  pas  te  contenir! 

kôtnu,  Û,  contenu,  e. 

kôtnâs,  contenance. 

RoussEY.  —  Glossaire. 


kôt  177 

kôlôrsyô,  contorsions. 

kôtr ,  contre;  s'emploie 
souvent  précédé  de  la  pré- 
position de  :  cl  à  d  kôtr  hû 
iiiiirô,  il  est  de  contre  (con- 
tre) le  mur. 

kôlrùhàâ,  contrebande. 

kôtrùbàd'ï ,  r,  contreban- 
dier, ière. 

kôtrèdàs,  contredanse. 

kôtrédïr,  contredire. 

kôtrêfor,  contrefort. 

kôtrêkœr  (^),  à  contre- 
cœur. 

kôtrè-ko,  contre-coup. 

kôtrémàdâ,  contremander. 

kôtrètà,  contre-temps. 

kôtre,  contrée. 

kôtâ,  contrat. 

kôtrevàsyô,  contravention . 

kôtrtyà,  t,  contrariant,  e. 

kôtnyi ,  contrarier.  —  Ba- 
diner. 

kôtreyii,  j ,  celui,  celle  qui 
contrarie. 

kôtrâr,  contraire. 

kôtrâritc,  contrariété. 

kôtiïhiisyô,   contributions. 

kôtrodr,  nf. ,  contre-ordre. 

kôtrolër,  contrôleur. 

kôtrolâ,  contrôler. 


178  hrà 

kôtu,  y,  compteur,  eiise. 

kôtiir,  contour. 

kàvàsyô,  convention. 

kàvèkr,  convaincre. 

kàvêku,  û,  convaincu,   c. 

kûversàsyô,    con versatio n . 

kàvt'rtî,  convertir. 

kàvertï,  t,  converti,  e. 

kôvnl,  convenir. 

kàviiàs,  convenance. 

kôviiâby,  convenable. 

kôvnâbyèmà ,  convenable- 
ment. 

kôvôkâ,  convoquer. 

kâi'ôkâsyô,  convocation'. 

kôvul:(y5,  convulsions. 

kôiive ,  convoi .  Quand 
quelqu'un  veut  se  faire  cons- 
tiuirc  ou  réparer  une  mai- 
son, et  qu'il  fliut  aller  cher- 
cher les  matériaux  dans  les 
villages  voisins,  il  fait  appel 
à  ses  amis;  ceux-ci  partent 
tous  ensemble  avec  leurs  at- 
telages, c'est  ce  qu'on  ap- 
pelle un  convoi.  Au  retour, 
un  copieux  et  gai  repas  est 
la  récompense  du  dérange- 
ment. 

krâ^à  (de  krâtr,  croître), 
nm.,  grosseur  qui  se  mani- 


krâ 
fcste    dans  les  articulations 
au  moment  de  la  croissance. 

—  Enflure  que  l'on  re- 
marque sur  le  dos  du  bétail 
à  la  suite  de  la  piqûre  de 
l'hypoderma  bovis .  Les 
paysans  ne  voient  là  que 
l'effet  d'une  bonne  nourri- 
ture, du  moment  que  la 
peau  se  soulève,  c'est  que 
l'animal  croit. 

kraeàs,  croissance. 

krânieyô  (diminutif  de  krà- 
mây^,  pissenlit;  ainsi  nom- 
mé parce  que  ses  feuilles 
dentelées  ressemblent  à  de 
petites  crémaillères. 

krài)iày,  nm.,  crémaillère. 
Donne  lieu  à  la  devinette 
suivante  :  kuskè  gris  le  dà 
âeïto  kân  àtr  dà  le  kujen  ?  — 
sa  lîi  krâmây,  qui  est-ce  qui 
grince  les  dents  aussitôt 
qu'on  entre  dans  la  cuisine  ? 

—  C'est  (le)  la  crémaillère. 
krâpàdu,  capendu. 
krâpe,  beignet.  On  appelle 

krâpc  principalement  les  bei- 
gnets que  les  enfants  font 
l'hiver  avec  des  pommes  de 
terre    coupées  en    tranches 


Krù 
minces  et  régulières.   Pour 
les  faire   cuire  ils  en  tapis- 
sent le  dessus  et  la  surtace 
latérale  du  poêle. 

krâpiilôt,  lupuline  ou  mi- 
nette dorée. 

krâlô,  nm.,  rampe  courte 
et  très  rapide  sur  une  route. 
Voy.  ko-d-ku. 

krâ,  cran.  Voy.  ùkràii. 

krânlâ,  créneléj  e. 

kràp,  crépi. 

kràpi,  crépir. 

krâpï,  i,  crépi,  e. 

hràpUeâj,  crépissage. 

kràpUu,  celui  qui  crépit. 

krè,  son  du  blé  ou  de 
toute  autre  céréale.  Les 
vieilles  personnes  racon- 
taient, du  temps  de  mon 
enfance ,  qu'elles  avaient 
mangé  de  la  bouillie  de  son 
pendant  les  dernières  années 
du  siècle  dernier.  Elles  par- 
laient surtout  des  cruelles 
privations  endurées  pendant 
«  l'année  de  misère  »  dont 
je  n'ai  pas  retenu  la  date 
exacte  (1816  ou  1817). 

krênoles,  l'une  des  grottes 
de  Bournois.  Voy.  bain. 


krè  179 

krcsï,  croquer.  Voy.  ekrèsî. 

krùsô ,  cresson;  —  nm., 
aspérités  qui  marquent  sur 
un  bâton  la  place  des  petits 
rameaux  ou  des  épines.  — 
Chicot. 

krùsyi ,  croquer.  —  Cra- 
quer. 

krêUt,  cracher. 

hrèteô,  nm.,  crochet.  — 
Petite  agrafe  employée  dans 
les  vêtements  de  femme. 

hrct€ô  ou  krét^lô,  crachat. 

krci^ii,  y,  crochu,  e. 

hrct€u,  /,  celui,  celle  qui 
a  l'habitude  de  cracher. 

krétentâ,  crachoter. 

krùtôn,  cretonne. 

krèv-kœr,  crève-cœur. 

krcvcn,  nf.  (de  krèvà,  cre- 
ver). Enfant  chétif  qui  a 
toujours  froid. 

k rêves,  crevasse. 

krévesi,  crevassé^  e. 

krùvâ,  crever.  —  Empê- 
cher un  joueur  de  continuer 
la  partie  au  jeu  de  bille  par 
ce  fait  qu'on  a  atteint  sa  bille. 
Un  joueur  est  encore  crevé 
ou  se  crève  lorsque  sa  bille 
s'arrête  dans  le  triangle  ou 


i8o  hrc 

le  carre.  —  Désirer  ardem- 
ment une  chose  :  c  krèv  de 
pt't€ï,  il   crève   de  sortir,  il 
crève  du  grand  désir  qu'il  a 
de  sortir.  —  crciï'r  de  faim 
de,   désirer  ardemment  une 
chose,  —  éprouver  un  grand 
besoin  :  /  krêv  dêfè  dy  ôJâ  :  je 
crève  de  faim  d'y  aller,  je 
meurs  d'envie  d'y  aller  :    / 
krê-v  de  fi  d  pïeî  c  po  d  teir,  je 
crève  de  faim  d'uriner  et  puis 
d'aller  à  la  selle,   je  meurs 
du    besoin     que    j'éprouve 
d'uriner  et  d'aller  à  la  selle. 
krèni,  crème  :  sti{  k  nicdj  le 
krèin   ta   lu  ter,    celui    qui 
mange    la    crème    chie    le 
beurre,  pour  dire  que  celui 
qui  mange  la  crème  ne  peut 
pas  en  avoir  le  beurre.  Cette 
expression     s'applique     en 
maintes    circonstances    aux 
gourmands     ou     aux    pro- 
digues. 

krèiiiu,  j,  crémeux,  euse. 

krer,  craindre,  s'emploie 
le  plus  souvent  avec  la  pré- 
position à  :  efàsfâ  èkrèr,  il 
faut  se  faire  (à)  craindre. 

krètif,  craintif,  ive. 


kre 

krct,  ~,  creux,  euse.  \'oy. 
krœyi. 

krdi€  ou  ekrœt€,  coquille 
de  noix  ou  d'œuf.  Je  n'ai 
entendu  ekrd't£  que  dans  une 
famille  dont  la  mère  est 
originaire  d'Etrappe,  village 
situé  à  une  lieue  et  demie 
à  l'est  de  Bournois. 

knvvl,  couvrir. 
krd'vi,  /,  couvert,  e. 
krdyedj,  creusage. 
krdyf,  creuser. 
krdy'i,  creux,  euse. 
krdyô,  nm.,  moitié  de  noix 
verte  enlevée  de  sa  coquille 
avec  un  couteau. 

kreâliir,  créature  :  â  le  piir 
kreâtur!  ah  la  pauvre  femme  ! 
kredàs,  crédence. 
kredl,  crédit  :  kredî  a  ino, 
crédit  est  mort,  réponse  à 
celui  à  qui  on.  refuse  de 
prêter.  —  Dette. 

kredb,  Credo.  —  Ronron 
du  chat  :  le  mik  dï  sa  kredb, 
la  chatte  dit  son  credo,  elle 
ronronne. 
krèâ,  créer. 
kmhyà,  création. 
krcâtêr,  créateur. 


M 
krèjJâ,  faire  tourner  une 
crécelle.  —  Chantonner,  en 
parlant  de  la  poule,  lors- 
qu'elle se  promène  quelques 
instants  avant  de  pondre  et 
en  chantant  d'une  façon  qui 
imite  assez  bien  le  bruit  de 
la  crécelle. 

kir j lot,  crécelle.  —  Cha- 
riot peu  solide  qui  crécelle 
sous  la  moindre  charge  en 
roulant. 

kreledj,  criblage  du  grain. 
krelâ,   nf.,  contenu   d'un 
crible. 

krelâ,  passer  au  crible. 
krelôt,   cuve  sur   laquelle 
on  place  un  crible  en  bois 
pour  écr.iser  ou  égrener  le 
raisin. 

krelu,  j,  celui,  celle  qui 
crible. 

krelur,  criblure. 
kretyè,  chrétien,  enne.  — 
Synonyme  de  solide,  exempt 
de  corruption;  on  dira,  par 
exemple,  qu'un  chevron 
n'est  pas  bien  chrétien  lors- 
qu'il menace  de  se  briser  soit 
par  suite  d'usure  ou  d'un 
défaut  quelconque.  —  S'em- 


krï  i8i 

ploie  égalementj  au  hguré 
pour  apprécier  la  solvabilité 
de  quelqu'un. 

kri'k,   crac.  —  Craqueric. 
krt'pa,  crapaud.  —  Caillou 
qui  reste  dans  la  chaux  vive 
quand  on  la  détrempe. 

krcptuij,   féminin   de   cra- 
paud. 

krcpid,  crapule. 
knr,  croire. 

kics, crasse;  —  nf.,  mâche- 
fer. 

krhi,  crasser.  —  Répandre 
du  mâchefer  sur  un  chemin. 
krhœ,   ;(,  crasseux,   euse. 
—  Ingrat,  e. 

kreyâby,  croyable. 
krân,  crâne  :  e  fâ  sô  krân, 
il  fait  (son)  le  kraiie. 
krâp,  crêpe. 

kn,  quérir;  —  cri;  —  cric. 
knâdj,  criarde. 
krlâr,  criard. 
krij,  crise. 

krlk,  nf.,  vieux  cheval. 
krll,  crible. 
kruii,  crime. 

kniHïiiel,    criminel,    elle. 
krïjiolhi   ou   knnôJhi,  cri- 
noline. 


i82  krb 

krîst,  Christ. 

krislH,  cristal. 

krîyàt,  nf.  pi.,  criblurcs. 

krîyâ,  crier. 

krt,  crin. 

kiîmî  {s),  se  battre  en  se 
prenant  aux  cheveux;  ne 
s'applique   qu'aux   femmes. 

hrliûr,  crinière. 

hrô,  croc. 

krôkà,  l,  croquant,  e. 

krôhâ,  croquer.  —  Cra- 
quer. 

krôkmâ,  craquement. 

krdkniïtè)i ,  croquc-mna'mc. 

kroku,  j,  croqueur,  euse. 

krôt,  crotte. 

krôtiij ,  sorte  de  petites 
pommes  verdâtres  à  peau 
un  peu  rugueuse. 

kro  dî  bre  (litt.  creux  du 
bras),  aisselle. 

krolâ,  crouler.  —  Branler  : 
sèdâkrolà,  ses  dents  croulent 
(branlent). 

krolôt  (fàr),  faire  kiôlot, 
se  dit  d'une  quille  qui,  légè- 
rement atteinte  par  la  boule, 
oscille  mais  ne  tombe  pas. 
Voy.  hôkôt. 

krpt,  croûte. 


km 

krotà,  crotter. 

krolôt,  diminutif  de  krot, 
nf.,  morceau  de  brioche  ou  de 
gâteau  qu'on  rapporte  de  la 
fête  pour  ceux  qui  n'ont  pas 
eu  le  bonheur  d'y  aller.  Sou- 
vent les  poches  sont  si  adroi- 
tement bourrées  de  krolôt  que 
l'amphitryon  constate,  non 
sans  regret,  que  sa  pâtisserie 
a  disparu  comme  par  enchan- 
tement. 

kru,  H,  cru,  e. 

kru€,  cruche. 

krufô,  cruchon. 

kriicl,  cruel,  elle. 

kriib,  nm.  et  adj.,  courbe. 

kriibâ,  courber. 

kr-nhâ,  courbé,  e. 

krubcy,  corbeille. 

kr-ûbeyi,  corbeillée. 

knijlyô,  croisillon. 

knipï.  croupir. 

knis,  crosse.  —  Courbe 
d'un  champ  :  e  ve  c  knis,  il 
va  aux  crosses,  il  marche 
avec  dts  crosses. 

knistiyâ,  t,  croustillant,  e. 

krfistïyf,  croustiller. 

kriipxô,  croupion. 

knivcu  nf. ,  travail  long  et 


lui 
pénible  que  l'on  fait  sans  dé- 
semparer. —  Plusieurs  pièces 
de  terre  se  touchant  et  appar- 
tenant au  môme  propriétaire. 

kriiji ,  bifurcation  d'une 
route  :  î  la  ràkôtrâ  e  le  krûjî 
d  le  riit,  je  l'ai  rencontré  à  la 
(croisée)  bifurcation  de  la 
route. 

krtijt,  croiser. 

krtijôt,  croisette.  Le  jour 
de  la  fête  de  la  Sainte-Croix, 
les  cultivateurs  font  autant 
de  croisettes  qu'ils  ont  de 
champs  de  blé,  d'avoine  et 
de  seigle  ;  ils  les  portent  à  la 
messe  pour  les  faire  bénir, 
puis,  après  avoir  passé  dans 
le  croisillon  un  brin  de  buis 
provenant  du  jour  des  Ra- 
meaux, ils  vont  en  planter 
une  dans  chaque  champ  en 
récitant  à  chaque  fois  une 
prière. 

krûk,  grosse  cruche  ser- 
vant à  porter  de  l'eau  aux 
ouvriers  dans   les   champs. 

knue,  croix. 

h€Î,  jardin. 

ktەlo,   diminutif  de  kt^L 

ku,  cul,  —  Qui. 


kud  183 

ku-rivedj  (litt.  cul-rouge), 
enfant  qui  prend  des  oiseaux 
au  nid  avant  qu'ils  aient  de 
la  plume. 

kiib,  cube. 

kiihâ,  cuber. 

kiil'KS,  qui  bus.  —  Quan- 
tité de  choses  généralement 
encombrantes. 

kubyà,  cul-blanc. 

kud,  mauvaise  spéculation. 

ktid-d-jet,  cul-de-jatte. 

ku-d-t€i  lit.  cul-de-chien;, 
nèfle  ou  néflier. 

ku-d-pidô  (litt.  cul-de-coq\ 
nm.,  sorte  de  prune  qui 
ressemble  un  peu  au  pru- 
neau. —  Faire  le  ku  d  pûlô, 
serrer  les  doigts  autour  du 
pouce  et  en  les  tenant  allon- 
gés le  plus  possible.  Ce  grou- 
pement est  impossible  quand 
on  a  froid,  aussi  dit-on  :  yâ 
€l  fre  khi  pÔ  pc  far  lu  ku-d- 
piilô,  j'ai  si  froid  que  je  ne 
peux  pas  faire  le  cul-de-coq. 

kudô,  homme  qui  se  ruine 
de  sa  faute  par  des  spécu- 
lations évidemment  mau- 
vaises,  en   faisant  des  kud. 

kudôt,  féminin  de  kudô. 


184  ^uv 

knjèii,  cuisine.  Se  dit  ku:;;ên 
et  M':;dn  dans  plusieurs  villa- 
ges au  sud-ouest  de  Bournois. 

kujnâ,  cuisiner. 

hijni,  r,   cuisinier,    ière. 

kidbut,  culbute. 

kulbutâ,  culbuter. 

kulir,  culière. 

kulô,  culot. 

kuJôt,  culotte. 

kiilôtedj,  culottage. 

kulôîâ,  culotter. 

kult,  culte. 

kultïvâ,  cultiver. 

kultivâtèr,  cultivateur. 

kultur,  culture. 

kur,  cure. 

kurî,  curé.  —  Curygaster 
maurus,  ainsi  nommé  à  cause 
de  la  ressemblance  de  son 
dos  avec  une  chasuble. 

kiiryâ,  ;{,   curieux,   euse. 

kuryo:(iû,  curiosité. 

kurh,  cuirasse.  —  Nom 
de  la  femme  dont  le  mari 
s'appelle  curé,  par  sobriquet. 

kuresî,  cuirassier.  En  lan- 
gue burlesque  :  kiikrhi,  cul- 
crassé. 

kuv,  cuve. 

kiive,  nm.,  grande  cuve. 


knk 
—  Cuvier. 
kuvet,  cuvette. 

kuvlâ,  contenu  d'une  cuve. 

kuvldt,  diminutif  de  cuve. 

kuyâ,  quia  :  el  e  dmwcrà  e 
knyâ,  il  est  demeuré  à  quia, 
il  n'a  plus  su  quoi  dire. 

kii,  cuir.  —  Cœur,  l'une 
des  couleurs  des  cartes  à 
jouer. 

kû,  cour.  —  Court.  — 
Caché. 

kîidjèm,  cordonnier.  V03'. 
6yôrfâr. 

kûdjènir,  femme  du  cor- 
donnier. 

kûdje,  cordeau. 

kîidjâ,  corder. 

kiidj'î,  cordier. 

kiidjîr,  cordelière,  lieu-dit. 

kiidjJô  (diminutif  de  cor- 
deau), cordeau  sur  lequel  on 
étend  le  linge  mouillé  pour 
le  faire  sécher. 

kndr,  coudre. 

kûf,  cosse  de  légumineuse. 

kiik,  nm.,  mente  coq. 

kîikû,  coucou .  La  première 
fois  que  l'on  entend  chanter 
le  coucou,  vite  on  cherche 
sa  bourse,  si  elle  contient  de 


hftl 

l'argent  on  est  sûr  de  n'en 
pas  manquer  de  l'année. 

kûkîitâ  (de  kiihtt),  manger 
un  œuf  crû  à  la  manière  du 
coucou,  c'est-à-dire  en  fai- 
sant un  petit  trou  à  chaque 
bout  pour  en  aspirer  le 
contenu. 

kùkûtt,  r,  coquetier,  ière. 

Mîâ,  Nicolas. 

Mlà,  t,  coulant,  e. 

Mlà,  Accolans. 

kîllèr,  colère. 

kûlè,  collet.  —  Col  d'un 
habit,  d'une  chemise. 

knledj,  coulage. 

kûlâ,  couler. 

knlâ,  np.,  Nicolas.  Voy. 
bèrnik  et  nïkîilâ. 

knlâsyô,  collation. 

kûlâsynnâ,  collationner. 

kûlï,  Nicolas. 

kûlîs,  tresse. 

kîili,  collier. 

kûlôn,  colonne. 

kûlôni,  r,  qui  est  d'Acco- 
lans. 

kiilônôt,    nf.,    arc-en-ciel. 
On  dit  que  : 
kùlônôt  dî  metï 
fâ  ôlâ  le  mil, 


kîir  185 

kùlônôt  dî  5zue 

fâ  egrèlî  le  tiue, 
arc-en-ciel  du  matin 
fait  aller  les  moulins, 
arc-en-ciel  du  soir 
fait  ébarouir  les  toits. 
Souvent   on  voit  en  même 
temps  deux  arcs-en-ciel  :  le 
plus  lumineux,  le  mieux  fait 
est  celui  du  bon  Dieu  ;  l'autre 
est  celui  du  diable. 

k-ûlii,  nm.,  couloire. 

kûnierè,  repas  joyeux  à 
l'occasion  d'un  baptême. 

kûmeredj,  commérage, 

kumâr,  commère. 

kûmî  ou  kômï,  commis. 

kûmhâr,  commissaire. 

kûnïîsyd,  commission. 

kûmtl,  n,  commun,  e.  — 
Au  masculin,  lieux  d'ai- 
sances. 

kûney,  corneille. — Grande 
femme  noire  et  malpropre  : 
grâ  kûney,  grande  corneille. 

kîinâ,  corner.  —  Dans 
plusieurs  villages  des  envi- 
rons, donner  des  coups  de 
cornes.  Voy.  térâ 

kûnô,  cornet. 

kwm,  y,   celui,   celle  qui 


i8é 


hîip 


corne. 

hnp,  coupe.  —  Ancienne 
mesure  de  surface  valant 
37  centiares.  Voy.  hipô.  — 
Ancienne  mesure  de  capacité 
correspondant  exactement  à 
I  litre  I  II. 

hiipà  (de  kûp^,  prendre  un 
certain  nombre  de  mesures 
de  grain  comme  payement 
pour  le  battage  ou  la  mou- 
ture du  grain.  Pour  le  battage 
on  prend  le  vingtième  du 
grain  produit;  les  meuniers 
se  servent  comme  ils  veulent, 
aussi  ils  ont  une  réputation 
de  voleurs.  —  .5  kiipâ,  se  dit 
d'une  pièce  de  bois,  surtout 
d'une  planche,  qui  se  dé- 
forme sous  l'action  d'une 
charge  trop  lourde  ou  de  la 
chaleur. 

kûpâby,  coupable. 

kiipô,  boisseau.  —  Le  bois- 
seau vaut  13  litres  333.  — 
Mesure  de  surface  équivalant 
à  4  ares  44.  Il  y  a  une  rela- 
tion directe  entre  ces  deux 
sortes  de  mesures  en  ce  sens 
qu'on  a  Thabitudc  de  mettre 
un  kiipo  de  blé  ou  13  1.  333 


hit 
pour  ensemencer  4  ares  44; 
la  deuxième  acception  vient 
donc  de  la  première.  Il  en  est 
de  même  pour  la  kât€  et  la 
kfip.  Voy.  ces  mots. 

kiipot  dl  djnny,  Mpôt  du 
genou,  rotule. 

hûpô,  coupon. 

kiipye,  couplet. 

kûrbet,  courbette. 

knrdjô,  cordon  de  cuir. 

kiirt'dj,  courage. 

kiiredju,  j,  ou  kfirejcè,  ^, 
courageux,  euse. 

kiiniâr,  mouton  qui  a  des 
eornes.  —  Bœuf  ou  vache 
qui  a  des  cornes  un  peu  tor- 
dues comme  celles  du  bélier. 

kiuiiïte,  corniche. 

hlrônâ,  couronner. 

kiirb,  courroie. 

kitrôn,  couronne. 

kiirs,  course. 

knrse,  corset.  —  Gilet. 

kiirsedj,  corsage. 

kiirlêpwèt,  courtepointe. 

kiirti:^,  courtiser. 

kùt,  pierre  que  l'on  met 
sous  la  roue  d'une  voiture 
s'arrètant  dans  un  chemin 
rapide  pour   l'empêcher  de 


kûv 
reculer.  —  Poutre  servant  à 
soutenir,  par  exemple,  la 
partie  d'une  charpente  qui 
tend  à  s'écrouler.  —  Abré- 
viation de  écoute  :  kfll,  à  Itx 
àtà  !  écoute,  on  les  entend  ! 

kûtâ,  caller.  —  Buter  :  /■// 
t€c  hiit  kôtrù  n  gros  pîr,  le  char 
bute  contre  une  grosse  pierre. 

k{it£,  courte. 

kïtt€mà,  courtement. 

hnt£Ô,  t,  court,  e.  —  Cour- 
taud, e. 

kùtè,  couteau.  —  Sllique. 

kiUîyô,  cotillon. 

Mtlî,  r,  coutelier,  ière. 

Mtô,  coton. 

hltr,  coude.  —  Contre  de 
charrue. 

kûtur,  couture. 

hiturtr,  couturière. 

kîivâ,  couvent. 

hûvàl,  couveuse.  Quand 
une  ménagère  veut  empêcher 
une  poule  de  couver,  elle 
l'attrape  de  temps  en  temps 
ît  lui  trempe  le  derrière  dans 
i'eau  fraîche. 

hiivœ  (litt.  couveux),  tas 
de  mottes  de  gazon  bien  sec 
au  milieu  duquel  on  met  le 


hti  187 

feu  ;  ce  gazon  reste  allumé 
pendant  plusieurs  jours,  le 
feu  y  couve,  d'où  le  nom  de 
hiivœ.  Yoy.  finie. 

knvâ,  couver.  —  biivâ  le 
sèr,  couver  les  cendres,  pas- 
ser son  temps  autour  du  feu 
quand  on  devrait  aller  tra- 
vailler. 

kfivt,  sorte  de  vase  en  bois 
ou  en  fer  que  le  faucheur 
accroche  à  sa  ceinture  et 
dans  lequel  il  met  un  peu 
d'eau  ainsi  que  sa  pierre  à 
aiguiser. 

hûviij ,  couveuse.  Voy. 
kûvàl. 

kfc^ïnâ,  cousiner. 

kiik,  nm.,  menthe  coq. 

bitâ,  mettre  une  pierre 
sous  la  roue  d'une  voiture 
montant  un  chemin  rapide 
pour  permettre  à  l'attelage 
de  se  reposer.  —  Buter 
contre  un  obstacle  quel- 
conque. 

kuvâ,  couvée.  Voy.  nâ. 

ku,  queue  :  e  6 an  a  rôlâ  le 
kn  kœt,  il  s'en  est  rallé  (re- 
tourné) la  queue  cuite,  c'est- 
à-dire  attrapé,  déçu. 


i8S  kv 

^fi-J-/^f',  queue-de-chat. — 
Prêle. 

kvet€^  couverture.  — Toi- 
son épaisse  sur  Je  dos  du 
mouton. 

kiuè,  coing.  —  Cognassier. 

kwênà€â6,  connaissance. 

huenaeu,  j,  connaisseur, 
euse. 

hwènàtr,  connaître  ;  à  Fal- 
lon  on  dit  kunalr. 

kzuênir,  cognée. 

kwhju,  à,  connu,  e, 

kwe,  quoi  ;  s'emploie  avec 
la  préposition  de  à  la  voix 
interrogative  :  d  kwe,  (de) 
quoi  ? 

kivefâ,  coiffer. 

kwefur,  coiffure. 

kwejî  (j) ,  se  taire.  —  Se 
tenir  coi. 

kii'erèni,  nm.,  carême.  — 
Nf.  époque  pendant  laquelle 
on  fait  les  semailles  d'a- 
voine; cette  époque  con- 
corde généralement  avec  le 
carême.  —  Au  pluriel,  kiw- 
rem  désigne  les  avoines  elles- 
mêmes,  mais  surtout  quand 
elles  sont  jeunes. 

kwet€,  couche. 


kye 
kzvet^âî,  nf.,  lieu  battu  et 
caché  où  une  bête  sauvage, 
un  lièvre  par  exemple,  a 
l'habitude  de  se  retirer  pour 
se  coucher. 

kiut'l^it,  couchant, 
kweteî,  coucher. 
kiuheô,  coq.  Ce  mot  est 
peu  employé  et  a  été  apporté 
à  Bournois  par  des  gens  ve- 
nant de  la  haute  montagne. 
kwet€ôl,  couchette. 
kweynà,  couillonner  :  e  dî 
s-file  pu  no  kiueynâ,  il  dit  cela 
pour  nous  couillonner,  pour 
nous  taquiner. 

kweynu,  j,  celui,  celle  qui 
couillonne. 
kÏL'istr,  cuistre. 
kil'ivr,  cuivre. 
ku'hiâ,  crier,    en  parlant 
du  cochon  ;  —  saigner   un 
cochon;  —   par  comparai- 
son,  saigner  une  personne 
ou  couper  un  fruit  avec  le 
couteau  ;  —  crier  comme  un 
cochon  que  l'on  saigne;  — 
pleurnicher. 

kxh'lâ,  chicorée  sauvage. 
—  Maladie  ulcéreuse  de  la 
peau    du   cochon  et  qui   se 


guérit  en  le  frictionnant  avec 
de  la  chicorée  sauvage. 


Il 


kyervà,  Clcrval. 

livu,  j,  tueur,  euse. 

Jiwâ,  t,  tuant,   e. 

Jîû'â,  tuer  :  stiik  In  n  si'irpâ 
fû  son  t'iiiin,  celui  qui  tue 
une  (un)  serpent  tue  son 
ennemi. 

Mya,  mot  pour  appeler  les 
bœufs  ou  les  vaches  ou  pour 
chercher  à  les  apaiser  :  Jcyâ 
ro:^,  llyà. 

Jîyèie,  cloche.  Voy.  liyùUôt. 

Ryètei,  n.  et  v.,  clocher. 

liyèt€Ôt,  clochette. — Pseu- 
do-narcisus.  —  Jeu  très  dan- 
gereux auquel  se  livrent  les 
bergers.  Un  bâton,  d'un  mè- 
tre environ,  est  lichc  dans 
le  sol  ;  ;i  sa  partie  supé- 
rieure on  accroche  une  coif- 
fure de  façon  que  le  moindre 
frôlement  suffise  pour  la 
faire  tomber.  Placés  à  quinze 
ou  vingt  pas,  les  sauteurs 
s'élancent  à  tour  de  rôle  pour 
sauter  le  bâton.  Le  premier 


kyâ  189 

qui  fait  tomber  la  coiffure 
se  retire  du  jeu  et  se  place  à 
quatre  pattes  par  terre,  c'est 
la  cloche'.  Le  deuxième  qui 
saute  mal  est  le  haltant,  alors 
deux  ou  quatre  des  plus 
forts  joueurs  le  saisissent 
par  les  pieds  et  par  les 
mains,  puis,  après  deux  ba- 
lancements, lui  lancent  le 
derrière  le  plus  vigoureuse- 
ment possible  contre  le  der- 
rière de  la  cloche  qui  roule 
à  chaque  coup,  à  la  grande 
joie  des  camarades. 

liyevôt,  clavette. 

y^3'è;ï4  pencher  légèrement. 

Jcyerè  (w),  vin  clairet. 

lïyâ,  clef.  —  Claie.  —  Clair. 

Jcyâ,  r,  clair,  e. 

/é^wu  (litt.  clairer),  éclairer. 

—  Flamber  :  /*//  fœ  lîyâr,  le 
feu  claire,  c'est-à-dire  flambe. 

—  lîyârt  le  bct ,  clairer  les 
bêtes,  faire  un  tour  à  l'écu- 
rie avec  une  lanterne  le  soir, 
avant  de  se  coucher,  afin  de 
s'assurer  si  tout  va  bien.  — 
Examiner  sérieusement  :  efa 
lîyâri  te  bct  dcvà  hc  d  Ic:^  cet  à, 
il  faut  clairer  (examiner)  les 


1 90  kyï 

bètes  devant  que  (avant  de) 

de  les  acheter, 

liyârmà,  clairement. 

kyârà ,  nm.,  broutilles 
qu'on  allume  devant  l'àtre 
d'un  four  pour  pouvoir  en- 
fourner et  surveiller  la  cuis- 
son. —  S'emploie  également 
au  singulier. 

liyâriè,  clarté. 

Jîyâru,  J,  celui,  celle  qui 
éclaire. 

Jiyâs ,  classe,  contingent 
militaire. 

kyâsî,  classer. 

Jîyâsmâ,  classement. 

Jîyâtr,  crête  d'un  gallinacé. 

Jiyî  ou  Myè,  mot  servant  à 
appeler    ou  apaiser  les   co- 


kyiu 
chons  :  lîyî  retô  (petit  rat), 
Uyï.  Voy.  liyà. 

Hylinè  ou  klïme,  climat. 

Icyl-ddy,  clin-d'œil. 

kyo,  clou.  — kyo  d  djîro, 
clou  de  girofle.  —  Claie. 

lîyo,  t,  clos,  e. 

liyotur,  clôture. 

kyûledj,  clouage. 

kynlâ,  clouer. 

Jiyîilô,  diminutif  de  clou. 

Jlyûlu,  y,  celui,  celle  qui 
cloue. 

lîyiitî,  r,  cloutier,  ière. 

Hyfitn,  clouterie. 

Hyïâeyù,  nm.,  petite  nappe 
servant  à  couvrir  le  panier 
dans  lequel  on  porte  les 
repas  aux  champs. 


làt 

làmo,  contraction  de  la- 
mwe  avec  c  (oui),  c'est  donc 
litt.  hélas-moi-oui,  a  tou- 
jours un  sens  affirmatif  :  c 
no  fâ  far  dîne phke  ne  pe  nnue- 
yl  d  far  atremà.  —  làmo!  il 
nous  faut  faire  comme  cela 
puisqu'il  n'y  a  pas  moyen 
de  faire  autrement.  —  Hé- 
las-moi-oui ! 

làmiue  ou  làmvJe  !  hélas 
moi  !  exclamation  très  usi- 
tée. Voy.  làmo. 

làu,  r\î.,  nom  collectif 
d'une  quantité  de  plantes 
ayant  de  larges  feuilles.  — • 
Mince  tranche  de  pain  des- 
tinée à  tremper  la  soupe  :  ne 
làu  de  pè,  une  mince  tranche 
de  pain. 


Un 

bàt€ôt,  diminutif  de  late. 

lâg,  langue  :  le  lâg  mefûr- 
Ui  :  la  langue  m'a  fourché, 
j'ai  dit  sans  le  vouloir  une 
chose  que  je  tenais  à  taire. 

làgedj,  langage. 

làgï,  languir, 

làgôt,  diminutif  de  langue. 
—  Patte  servant  à  serrer  le 
pantalon. 

lâbri,  lambris. 

l abritai,  lambrisser. 

làlo,  Jean-Claude. 

làs,  lance. 

lâset,  lancette. 

Icw,  lancier.  —  Lancer, 

làten,  lanterne.  —  Gros 
bœuf  maigre, 

lâternâ,  lanterner, 

hu,  nm.,  eau  chaude  qui 


192  Un 

sert  à  couler  la  lessive.  Voy. 

bu. 

lù,  nm .,  ivraie.  On  attribue 
à  l'ivraie  le  brœlko  qu'occa- 
sionne le  mauvais  pain. 

Uâjâby,  logeable. 

lèdjî,  loger. 

lèdjmà,  logement. 

lèdju,  /,  logeur,  euse. 

1er,  solives  sur  lesquelles 
repose  le  plancher  d'une  salle 
au  rez-de-chaussée. 

Urdjàl,  glissade. 

lêi'djâ,  t,  glissant,  e. 

lêrdjt,  glisser.  —  liirdji,  à 
Grammont  et  dans  plusieurs 
villages  des  environs. 

lèrdju,  y,  celui,  celle  qui 
glisse. 

lêvrâ,  levreau. 

lên,  lune.  —  Partie  vide 
qui  se  remarque  sur  un  œuf 
cuit  dur  :  ce  vide  est  dû  à  ce 
que  la  Ste-Vierge  a  pris  d'a- 
bord sa  part  de  l'œuf.  —  Le 
derrière  d'une  personne. 

/t'y,  ligne.  A  Accolans,  hUj. 

lên,  laine. 

Jènâ,  laine,  é.  —  Ruiné,  e 
au  jeu.  —  Mort,  e. 

lî'iiu,  y,  laineux,  euse. 


lèn 

Je,  t,  lu,  e.  —  Trié,  e. 

le,  les.  —  Lit. 

lèdjîtîm,  légitime. 

Iegelï:{t,  légaliser. 

lèju,  j,  liseur,  euse,  — 
Trieur,  euse.  — Celui,  celle 
qui  cherche  la  meilleure 
portion  dans  un  plat. 

Icpr,  lèpre. 

leprâ,  lépreux. 

1er,  lire.  —  Trier.  On  dit 
par  ironie  :  el  a  icvà,  e  se 
dedje  1er  de  fevyol!  il  est  sa- 
vant, il  sait  déjà  lire  des  ha- 
ricots ! 

letù,  laitue. 

le,  la;  —  là.  —  Précède 
les  noms  propres  employés 
à  la  troisième  personne  :  le 
giislln,  la  Augustinc. 

lek,  lac. 

lektur,  lecture. 

leli ,  Eulalie. 

leiuè  (litt.  la-nuit),  nm., 
celui  qui  a  l'habitude  de  sor- 
tir la  nuit  pour  commettre 
des  actes  d'indélicatesse.  Il 
n'y  a  pas  de  plus  grave  in- 
sulte que  de  dire  à  quel- 
qu'un :  te  1  Iciid',  tu  es  un  la- 
nuit. 


lev 

Icpï,  II,  lapin,  ine.  —  Gail- 
lard, e. 

lennt,  soupirail. 

lèse,  lait.  —  lèse  prî ,  lait 
caillé.  —  lesè  frâ,  lait  frais. 
—  In  lèse  eu  lu  vï  sa  dï  vlï, 
lu  vï  £u  lu  lest  sa  le  sàte  :  le 
lait  sur  le  vin  c'est  du  venin, 
le  vin  sur  le  lait  c'est  la  santé. 

lest,  lacer. 

/«/o  (diminutif  de  lese^,  suc 
laiteux  de  certaines  plantes. 

leslu,j,  laiteux,  euse. 

Ihô,  lacet. 

lest,  leste  :  H  a  lest  kiiul  1 
krepà  ddâ  d  le  mêles,  il  est  leste 
comme  un  crapaud  dedans 
de  la  mélasse. 

lestèmâ,  lestement. 

let,  laite. 

letâ,  latter. 

lelr,  lettre. 

levedj,  lavage. 

levés,  lavasse. 

leva,  laver. 

levmâ,  lavement- 

levr,  lèvre.  Voy.  hôlifr. 

levu,  j,  laveur,  euse. 

leuû,  où  :  ûvû  sk  te  cvn  1 
où  est-ce  que  tu  as  été  ? 

lèviuer,  lavoir. 

RoussEï.  —  Glossaire. 


lâr 


193 


leyï,  laisser. 


le:(_nA 


boue,  de  la  peinture  ou  des 
aliments  :  le  bôrdjî  à  tudj 
yœ  pàtclô  te^iiâ,  les  bergers 
ont  toujours  leurs  pantalons 
le:{}iâ,  c'est-à-dire  couverts 
de  boue  et  de  bouse. 

la,  lard  :  nfrûtâ  d  la,  une 
frottée  de  lard,  ce  qu'il  faut 
de  lard  pour  frotter  son  pain. 

lâ€,  lâche.  —  Paresseux  : 
les  bœufs  deviennent  lâches 
à  mesure  qu'ils  engraissent. 

laite,  lâcheté. 

lâiii,  lame.    Voy.    âlmel. 

lâmâtâ  (s),  se    lamenter. 

lapida,  lapider  ;  ennuyer 
quelqu'un  sans  relâche. 

lârdj,  large  :  H  a  lârdj,  me 
sa  de:{^epàl,  il  est  large,  mais 
c'est  des  épaules,  autrement 
dit  c'est  un  avare. 

lârdjê,  largeur. 

làrdjùmâ,  largement. 

lârdjôt,  nf.,  laiteron. 

lann,  larme.  —  Petite  ra- 
tion d'eau-de-vie.  —  t€àpA 
de  lâr  m  dâj  :  jeter  des  larmes 
d'aise,  verser  des  larmes  de 

crocodile. 

13 


1 94  ^'^ 

lârmôt,  diminutif  Je  larme. 

M/^l,  lâcher. 

lâv,  lave.  Autrefois  les 
maisons  étaient  couvertes  de 
lave  ou  de  paille.  La  der- 
nière toiture  complètement 
en  laves  a  été  celle  de  l'é- 
glise. Il  y  a  environ  vingt- 
cinq  ans,  le  monument  a  été 
restauré  et  les  tuiles  ont  tait 
passer  pour  jamais  les  laves 
à  l'oubli. 

lâvâ,  là-bas  :  iii  lâvù,  tout 
là-bas. 

liberté,  liberté. 

lîbcrthit'dj,  libertinage. 

lîbertl,  n,  libertin,  e. 

lïbrâr,  libraire. 

lîkér,  liqueur  des  dragées. 

îïli,  soulier  en  langage  en- 
fantin. 

lIiHït,  limite. 

llimiâ,  limiter. 

lîmûnâd  ou  lîmônâd,  limo- 
nade. 

lîmô,  nm.,  limonière. 

Iî5,  lis. 

Iï6t,  liste. 

îlte,  liteau. 

lïthii,  litanies. 

lilr,  litre. 


liv 

lîtri,  literie. 

lïtrô,  diminutif  de  litre. 

livr,  livre.  —  Pis  de  la 
vache,  de  la  chèvre  ou  du 
mouton. 

livre,  livret. 

livra,  livrer. 

lî:^rn  ou  lii::;ern,  luzerne. 

li:;âdj,  nf.,  lézard. 

//,  elle;  —  lie;  —  lieue, 
la  lieue  ne  désigne  pas  quatre 
kilomètres,  mais  le  chemin 
qu'on  peut  parcourir  dans 
une  heure.  —  né  vey  li  :  une 
vieille  lieue,  une  grosse  lieue. 

livr,  lièvre  :  fâr  1  livr, 
faire  un  lièvre.  Quand  un 
jeune  homme  n'a  pas  d'ar- 
gent pour  s'amuser  le  di- 
manche, il  s'en  procure  en 
faisant  un  lièvre,  c'est-à-dire 
en  prenant  du  blé  à  ses  pa- 
rents pour  aller  le  vendre  à 
un  receleur  ou  au  marché. 
Ce  larcin  réclame  à  la  fois 
beaucoup  de  ruse,  d'adresse 
et  surtout  de  vitesse.  Si  l'o- 
pérateur est  dérangé,  c'est 
dans  la  vitesse  de  ses  jambes 
qu'il  trouve  son  salut.  Si,  au 
contraire,   il   est  parvenu   à 


hue 
remplir  un  sac  de  blé,  c'est 
toujours  très  rapidement 
qu'il  le  fait  parvenir  à  des- 
tination ;  mais  comme ,  en 
cette  affaire,  le  principal  est 
de  n'être  vu  de  personne,  le 
liévreur  est  souvent  obligé 
de  faire  de  grands  détours  et 
de  fuir  comme  un  lièvre  au 
moindre  bruit. 

livra,  faire  un  lièvre.  Voy. 
livr. 

//,  lin;  —  lien.  —  //-//, 
petit  veau.  Sobriquet. 

lldj,  linge. 

Ugr,  fluet,  ette. 

lujrô,  t,  diminutifs  de  lîcjr. 

Uni,  lime. 

Umâ,  limer  :  Umà  le  dà, 
limer  les  dents,  grincer  les 
dents  avec  colère  en  les  fai- 
sant craquer.  —  Grincer  les 
dents  sous  l'action  de  la 
souôrance  ou  en  réunissant 
toutes  ses  forces  pour  faire 
un  effort  physique. 

hmu,j,  limeur,  euse. 

hues,  limace  :  el  a  aeï  vï 
kèn  lèmh  (ou  hnè  Inâs),  il 
est  aussi  vif  qu'une  limace; 
le  Imt'S  trènâ,  e  :(ï  vo  pyor,  les 


lok  195 

limaces  traînent  (se  pro- 
mènent), il  y  veut  pleuvoir. 
Ce  signe  de  changement  de 
temps  laisse  bien  loin  les 
meilleurs  baromètres. 

Imesô,  limaçon.  On  pré- 
tend que  le  bétail  gonfle  de 
suite  quand  il  avale  des  li- 
maçons en  paissant. 

Imesur,  inflammation  qui 
se  produit  entre  les  ongles 
des  ruminants  et  que  Ton 
guérit  en  entourant  le  pied 
de  la  bête  avec  une  emplâtre 
de  sulfate  de  fer  ou  de  cuivre. 
—  Par  comparaison,  toute 
inflammation  qui  se  produit 
entre  les  doigts  de  pied  d'une 
personne. 

InÔ,  ligneul.    —  gros  fil. 

lôbiueredj  ou  rôbweredj,  la- 
bourage; —  le  deuxième  est 
employé  par  les  illettrés. 

lôhiverâ  ou  rôhuerâ,  labou- 
rer. 

lôbtuhi,  r  ou  rôhweri ,  r, 
laboureur,  euse. 

lôbzueni,  j  ou  rôbiueru,  j, 
celui,  celle  qui  est  en  train 
de  labourer. 

lôlâ,  loquet. 


196  Ibv 

lôkelUe,  localité. 

lôkà  (onomatopée),  v., 
bruit  que  produit  un  corps 
dur  mal  assujetti  dans  un 
autre. 

lôkâlâr,  locataire. 

^ôkôiiwlïv,  locomotive. 

!ôpâ,  laper.  —  Boire  com- 
me un  ivrogne.  Voy.  lôtnâ. 

lôpiiyj,  celui,  celle  qui  lape. 

la,  lot. 

lôfr,  grosse  entaille  taite 
dans  la  chair. 

lôryô,  loriot  :  e  leàt  JciiiÙ  1 
îôryô,  il  chante  comme  un 
loriot,  c'est-à-dire  gaiement 
et  sans  cesse. 

lôio,  loto. 

ïôtrl,  loterie. 

lôvô,  nm.,  l'une  des  deux 
planches  que  l'on  met  latéra- 
lement sur  la  voiture  quand 
on  la  prépare  pour  conduire 
le  fumier,  par  exemple. 

lobivcrô  ou  rôhwerô,  dimi- 
nutif de  laboureur. 

loviuenô,  nm.,  diminutif 
de  lôvô.  Petite  planche  qu'on 
place  sur  les  terrines  pour 
pouvoir  les  étager  l'une  sur 
l'autre. 


lot 

lôil,  laudes. 

loi}iâ ,  boire  avec  excès 
comme  un  ivrogne. 

loiiin,  /,  celui,  celle  qui 
lôiii. 

loii,  femme  bavarde.  — 
Radoteuse. 

lôm'i,  bavarder.  —  Rado- 
ta'. 

Ibiiit,  j,  bavard,  e.  —  Ra- 
doteur, euse. 

lopi,  lopin. 

love,  Lorrain. 

Ibrcn,  Lorraine.  Voy.  lo- 
rct€. 

Ibrete,  nf.,  vent  très  froid 
qui  vient  du  côté  de  la  Lor- 
raine :  sa  le  IbreU  s  iiietï,  c'est 
le  vent  qui  vient  de  la  Lor- 
raine ce  matin. 

Ibrî,  laurier.  —  Le  plus 
haut  numéro  au  tirage  au 
sort.  —  Le  conscrit  qui  a 
amené  le  laurier  orne  son 
chapeau  d'un  bouquet  parti- 
culier de  même  que  tous 
ceux  qui  ont  de  bons  numé- 
ros, ceux  qui  sont  tombés 
au  sort  portent  des  plumets 
tricolores,  ^''oy.  bïdc. 

Ibtà ,  logis  :  cl  à  ta  mâjâ 


lus 
d   ràtrâ  e  loin,  il   est  temps 
bientôt  de  rentrer  au  logis. 

lovrà,  veillée. 

lovrôt,  nf.,  colchique  d'au- 
tomne. 

lô,  dj,  long,  longue  :  5-idc 
à  â^l  lô  kl  djû  sa  pè,  cela  est 
aussi  long  qu'un  jour  sans 
pain. 

lôdjé,  longueur. 

lôdjt,  longer. 

hu,  drap  de  lit. 

lu,  lui.  —  A  Grammont, 
lui,  eux,  leur. 

lubt,  lubie. 

luks,  luxe. 

liiimr,  lumière. 

liimro,  numéro  :  fô  lumrb 
cl  kiuenu,  ton  numéro  est 
connu,  on  te  connaît. 

lumrotâ,  numéroter. 

lunet,  lunette;  —  linotte. 

lunâtik,  lunatique. 

lurô,  luron. 

luron,  luronne. 

lusîfer,  Lucifer.  —  Enfant 
très  turbulent. 

lustr,  lustre. 

lustra,  rendre  brillant.  — 
Discipliner,  éduquer,  surtout 
en  parlant  des  jeunes  bœufs. 


Ivè  197 

lustrhi,  lustrine. 

lut,  lutte. 

lu  ta,  lutter. 

lutiî,  lutrin. 

/«,  le;  —  loup  :  être  loup, 
être  égoïste,  se  dit  surtout 
en  parlant  des  enfants. 

hfidjè ,  celui  ,  celle  qui  a 
l'ouïe  dure.  Cette  infirmité, 
comme  toutes  les  autres 
d'ailleurs,  est  pour  ainsi  dire 
déshonorante. 

In  geril,  loup-garou  ;  — 
égoïste.  —  Pour  les  enfants, 
le  loup-garou  est  un  loup 
très  redoutable  dont  les  dents 
supérieures  sont  accrochées 
aux  dents  inférieures  ,  de 
telle  sorte  qu'il  ne  peut  ou- 
vrir la  gueule  qu'après  avoir 
frappé  vigoureusement  son 
museau  sur  le  sol. 

lût 5,  laiton. 

lûv,  louve. 

lûvâdj,  nf.,  ixode du  mou- 
ton. 

Itijô,  épidémie  peu  dange- 
reuse, mais  qui  frappe  beau- 
coup de  monde  :  l'influenza 
est  une  Ittjà. 

Ivè,  levain. 


198  hw 

h'â,  lever.  —  Enlever  les 
récoltes  du  champ  pour  les 
rentrer  à  la  maison.  —  Nf., 
espace  libre  attenant  à  une 
maison  et  devant  la  porte  de 
la  grange. 

Ivâ,  levée. 

hvâdj,  louange. 

Iwàdji,  louanger. 

Iwe,  loin  ;  —  parti,  e  :  el  a 
hve  dâ  lu  medï,  il  est  loin 
(parti,  sorti)  depuis  (le)  midi. 

hue,  loi. 

huedj'î,  r,  léger,  ère. 

hveUi,  lécher.  —  huet€t  se 
rvènu,  lécher  ses  revenus, 
manger  sa  morve.  —  Iwt'U 
te  krof,  lèche  tes  croûtes,  dit- 
on,  le  plus  souvent  d'un  ton 
narquois  ou  de  reproche,  à 


lyà 
un  enfant  qui  vient  de  rece- 
voir une  correction  bien  mé- 
ritée. 

kvt'Uù ,  nm.,  graine  ou 
racine  qu'on  donne  au  bétail 
lorsqu'il  vient  de  boire,  c'est 
son  friand  dessert. 

Iweyâr,  lieur.  Voy.  hueyu. 

hveyi,  lier. 

lu-eyu,  j,  lieur,  euse. 

huâ,  louer. 

lîvâby,  louable. 

huïdo,  louis  d'or  :  1  hvldo 
d  dï  frâ,  d  ve  frà,  un  louis 
(d'or)  de  dix  francs,  de  vingt 
francs;  —  sfiJea  a  djtiu  h  de 
hui  do,  cela  est  aussi  jaune 
que  des  louis  d'or. 

lyôrûy  Léonie. 

lyd,  lion. 


m 


m  ah 

ma,  mal,  maux  :  Icpùr  djâ 
à  In  de  ma,  les  pauvres  gens 
ont  bien  des  maux. 

màdï,  maudir. 

màd"i,  t,  maudit,  e  :  œ  nit'Jî 
gne  peUîret  dï  hu  d  nôt  àdrc  ! 
On  attribue  ces  mots  à  une 
bonne  femme,  morte  depuis 
environ  quarante  ans,  qui  se 
lamentait  devant  son  enfant 
constipé  pour  avoir  mangé 
trop  de  cerises. 

màeviji  ou  mî'lh'lp,  mala- 
visé, e. 

màgre,  malgré. 

màjnôt,  maisonnette. 

mâjô,  maison. 

mâkâduk,  mal  caduc;  l£or 
dî  ma  kâdiik. 

mâkôtà,  t,  mécontent,  e. 

mâkdtâtâ,  mécontenter. 


nuld 

1)1  a  la,  mêler.  Voy.  hiuedju 

mâlâ,  mêlé,  e. 

7nahl,  mélange. 

màmnâ,  malmener. 

Diâijnnià,  maniement.  — 
Articulation  d'un  membre. 

manibâ,  manier.  —  Avoir 
habituellement  en  sa  posses- 
sion telle  ou  telle  chose. 

màpopr  ou  mt'lprdpr,  mal- 
propre. 

mapyejà,  t,  malplaisant,  e. 

inârli ,  r,  chétif,  ive.  So- 
briquet. 

mâhr,  membre.  Sobriquet 
d'un  homme  très  fort. 

màhrâ,  membre,  e. 

màde,  mandat. 

màdj,  nm.,  manche  d'un 
outil;  — ■  nf.,  manche  d'un 
habit. 


200  mùh 

iiuidjôt,  petite  manche.  — 
Petit  sac  fliit  avec  la  manche 
d'un  vieil  habit  et  servant  à 
ramasser  des  noisettes  ou 
des  noix. 

mâdmà,  mandement. 

màdn  (litt.  mandrin),  sy- 
non3-me  de  faible,  de  chétif. 

■iiiàdrln,  mandrine,  fémi- 
nin de  mandrin. 

fuàcjyà,  t,  mendiant,  e. 

mâ^yâ,  mendier. 

màkâ,  manquer. 

mâmâ,  maman. 

mâserd,  mansarde. 

màserdâ,  mansarder, 

mâôerdâ,  mansardé,  e. 

mât,  nf.,  mensonge;  — 
menthe  :ènfâ  rà  k  d  dlr  de 
mât,  il  ne  fait  rien  que  (de) 
dire  des  mensonges. 

mate,  manteau. 

màtï,  mentir. 

màUd,  t,  manchot,  otte. 

mâtu,  j,  menteur,  euse. 

màUô,  manchon. 

mt,  me  ;  —  mieux.  V.  /;//). 

mèhy,  meuble. 
mêbyà,  t,  meublant,  e. 
mùhyây  meubler, 
mùbyâ,  meuble,  e. 


mes 
mèlse,   Melcey  :   le  mèlsty 
les  habitants  de  Melcey. 

mènki,  mannequin. — Vil- 
lebrequin. 

mènve,  nm.,  petite  gerbe 
de  chanvre  :  el  a  blto  a  bu  d  sô 
mènve,  il  est  bientôt  au  bout 
de  son  mènve,  il  est  bientôt 
au  bout  de  sa  carrière. 
mènvel,  manivelle. 
mènô,  mignon. 
ménôt,  féminin  de  mignon. 
mènin,  diminutif  de  main. 
mèrà,  t,  mourant,  e. 
mèrdp,  gros  tas  de  pierres 
situé  au  milieu  des  champs 
(v.    fr.  murgier)  :  Je  p'ir  va 
itidj  à    mèrdji ,    les    pierres 
vont  toujours  au  mèrdji,  la 
fortune  va  toujours  à  la  for- 
tune, un  malheur  est  tou- 
jours suivi  d'un  autre. 

mèrdjèrô ,  diminutif  de 
nièrdjt. 

nièrï,  mourir;  se  terminer 
en  pointe,  en  parlant  d'un 
champ,  par  ex. 

mes),  musser  :  lu  surey  à 
mèsl,  le  soleil  est  mussi,  le 
soleil  est  couché  ;  —  s  mes), 
se  mussir. 


vien 

mèsh'ô,  mousseron. 

mêsô,  t  (de  mèsT),  syno- 
nyme de  sournois,  e. 

mèUôt,  diminutif  de  mi- 
che. 

mètn,  meurtrir. 

inètrï,  /,  meurtri,  e. 

mètrUur,  meurtrissure. 

mét-e,  miche. 

77iêye,  t,  moulu,  e. 

iiiè,  main;  —  mais;  — 
hormis  :  incdj  te  mè ,  t  leyre 
làtr  pn  dniè,  mange  ta  main, 
tu  laisseras  l'autre  pour  de- 
main, réponse  que  l'on  fait 
à  un  enfant  pleurnicheur 
qui  demande  à  manger;  M 
fâ  vàtr,  mè  k  yàtr,  tout  fait 
ventre,  hormis  ce  qui  y  entre. 

niè-dœvr,  main-d'œuvre. 

mèdjâby,  mangeable. 

mèdjây,  mangeaille. 

mèdj'i,  manger. 

mèdjî,  mangé,  e. 

mèdj-tû,  mange-tout. 

niêdju,  y,  mangeur,  euse, 

mèm,  même. 

memmà,  mêmement. 

menî'dj,  ménage. 

menedji ,  ménager.  Voy. 
reprâdji. 


med  201 

iiicnfdjimJ,  ménagement. 

incnt'djd  (diminutif  de  me- 
nî'dj), petit  ménage. 

Dh'l,  maint,  e. 

inctiià.  Voy.  mllnà. 

inetiû,  maintenir. 

niètnu,  H,  maintenu,  e. 

mœjï,  1,  moisi,  e.  —  Sy- 
nonyme de  gamin,  gamine. 

fiidjï,  moisir. 

mdjîir,  mesure. 

md'juredj,  mesurage. 

nuvjuri,  mesurer. 

ijiœjiin,  mesuré,  e. 

iiidjuni,  j,  mesureur,  euse. 

iiiœr,  nf.,  purin.  —  Li- 
quide sanguin  qui  se  trouve 
au  fond  du  saloir  :  snle  à  sôlâ 
hmà  d  le  mœr,  cela  est  salé 
comme  de  la  niœr. 

iiuvrôt  (diminutif  de  mœr), 
nf.,  mélange  de  jeune  crème 
et  de  vinaigre  qui  sert  d'as- 
saisonnement dans  la  salade 
de  laitue. 

me,  mes. 

medây,  médaille. 

■medâyô,  médaillon. 

medï,  midi  •.far  mail,  faire 
midi,  se  reposer  un  instant 
après  le  repas  de  midi  ;  el  a 


202  mcp 

Iwe  dœ  kl  nicdi,   il  est  loin 

(parti)  depuis  (le)  midi. 

medtbkr,  médiocre. 

imdïsinây  médiciner. 

medîsi,  médecin. 

medj,  excrément  de  per- 
sonnes. 

mefyâs,  méfiance. 

7ni'fyâ  (i),  se  méfier. 

megdji,  mercredi. 

tnekènïk ,  mécanique.  — 
Machine  à  battre  le  grain. 

mekhùkâ,  battre  le  grain 
avec  une  machine. 

mdkenïsyè,  mécanicien. 

niclàdj,  mélange.  Voy. 
huedj  et  malti. 

imlàdji,  mélanger.  Voy. 
bwedji. 

mêles,  mélasse. 

melhy  mélisse. 

même,  grand'mèrc  ;  s'em- 
ploie généralement  avec 
l'ad).  vieille  :  sa  n  vey  même, 
c'est  une  vieille  grand'mère. 

memwâr,  mémoire. 

mepàr  (J)  ou  meprâr,  se 
méprendre. 

meprï,  mépris. 

mcprïjà,  t,  méprisant,  e. 

meprïjâby,  méprisable. 


me 

meprej'i  ou  mèprïji,  mépri- 
ser. 

meprejî  ou  jnèprîjf,  mépri- 
sé, e. 

mer,  mère. 

mèrît,  mérite. 

vûrîtâ,  mériter. 

mesedj'ir,  messager,  ère. 

mes'i,  Messie  :  kashè  tetâ, 
le  vnù  dî  mesî?  qu'est-ce  que 
lu  attends  ,  la  venue  du 
Messie?  Se  dit  à  quelqu'un 
d'indécis  ou  qui  attend  pour 
agir  une  chose  qui  n'arrivera 
jamais. 

meli,  métier  :  e  ne  pive  d  sô 
vûti,  il  n'y  a  point  de  sot 
métier. 

met€â,  t,  méchant,  e; 
mauvais,  e. 

m},  ma;  —  mai.  —  Jeune 
sapin  que  les  conscrits  plan- 
tent au  milieu  du  village  pen- 
dant la  nuit  du  premier  mai. 
Indépendamment  de  cet  ar- 
bre, qui  est  planté  à  leur  in- 
tention, la  plupart  des  jeunes 
filles  trouvent  un  mai  à  la 
fenêtre  de  leur  chambre  à 
coucher  en  s'éveillant.  C'est, 
pour  celles  qui  sont  jolies  et 


mek 

par  conséquent  aimées,  une 
branche  de  laurier,  de  sapin 
ou  de  charmille.  Celles  qui 
ont  failli  trouvent  une  bran- 
che de  cerisier.  Les  intraita- 
bles ont  un  bouquet  d'hellé- 
bore, etc. 

nitrln,  machine. 

iiitrtôk,  m  as  toc. 

nit'dc  m  c ,  m  a  d  a  m  e  ;  ne 
s'emploie  qu'en  parlant  à 
une  femme  riche  ou  d'une 
femme  riche. 

vûdje,  étron.  —  S'emploie 
souvent  précédé  de  l'adj. 
gros  pour  désigner  une  per- 
sonne bien  portante  ou  un 
enfant  encore  à  la  mamelle 
et  d'une  santé  remarquable, 
dans  ce  dernier  cas,  grô  nicdje 
est  un  terme  de  gentillesse 
que  les  mamans  se  plaisent 
à  appliquer  à  leurs  enfants. 

megï,  nf.,  abréviation  de 
Marguerite.  —  Jeune  fille 
peu  intelligente. 

megnîfikef,  Magnificat. 

lucgô,  magot. 

mejcr,  majeur,  e. 

mejôrïte,  majorité. 

mekerônï,  macaroni. 


iiieni-  203 

iiû'khjô,  maquignon. 

inckhjiiiicdj ,  maquignon- 
nage. 

iiû'kïijiind,  taire  le  maqui- 
gnon. 

iiu'krô,  maquereau. 

niclcd,  malade. 

inclcdî  maladie. 

uiclcdrc,  f,  maladroit,  e. 

tiiclcdirfinà ,  maladroite- 
ment. 

iiu'lt'drôs,  maladresse , 

niclh-,  malheur. 

DuJêrd' ,  ^,  malheureux, 
euse. 

tMlèrœ:^}}!  à ,  m  a  1  h  e  u  r  e  u  se  - 
ment. 

iiu'Jt'prï,  y,  mal  appris,  e. 

Dicliinât  ou  7uclonâf,  mal- 
honnête. 

inel-itnâtmà  ou  iiûlôuâtmà, 
malhonnêtement. 

DieJnnâttc  ou  niclônâtte, 
malhonnêteté. 

iiicll,  11,  malin,  igné. 

meJprôpr.  Voy.  mapopr. 

iiicUrâÙ,  maltraiter. 

nicltrâti,  maltraité,  e. 

ijihiiel,  dent  en  bois  d'une 
roue  à  engrenage  pour  bat- 
toir. 


204  '"h^ 

mhiû,  timbrée.  Ce  nom, 
qui  se  donne  très  fréquem- 
ment aujourd'hui  à  une  fille 
étourdie,  était  celui  d'une 
femme  à  moitié  folle,  morte 
il  3'-  a  environ  cinquante  ans. 

menedj  ou  menej,  manège. 

mhiœvrâ,  manoeuvrer;  — 
manier. 

menœvr,  manœuvre. 

menîgâs,  manigance. 

mhiigàsi,  manigancer;  — 
enchevêtrer. 

nienîgâsi,  manigancé,  e; 
—  enchevêtré,  e. 

menir,  manière. 

mhiushï ,  manuscrit,  le 
livre  contenant  cinquante 
sortes  d'écritures  dans  lequel 
on  lisait  autrefois  à  l'école. 

jiieiïek,  maniaque. 

7neftïfîk,  magnifique. 

mefiî,  nm.,  crotte  qui  se 
remarque  dans  le  nez  d'un 
enfant  malpropre.  —  Réta- 
meur :  cl  à  a  sâl  hl  iiihjl,  il 
est  aussi  sale  qu'un  réta- 
meur. 

mhinâ,  travailler  comme 
un  nieiiï,  c'est-à-dire  raccom- 
moder des  objets,  des  outils. 


mer 
Voy.  mhù. 

iiicijnâ,  mal  arrangé,  e. 

mcnnu,  /,  celui^  celle  qui 
se  plaît  à  faire  des  raccom- 
modages. 

mcrà,  d,  lourd,  e,  qui  se 
meut  difficilement. 

mer  ad,  maraude. 

merâdâ,  marauder. 

meràdu  ,  j ,  maraudeur , 
euse. 

merâtr,  marâtre. 

merbr,  marbre. 

iiierbri,  r,  marbrier,  ère. 

merd-â-Ue  (litt.  merde- 
au-chat),  valériane. 

merè,  marais. 

mh'djel,  margelle. 

mh-hcl ,  maréchal ,  aux, 
grade  dans  l'armée. 

mî'rgùAt,  marguerite. 

imrg)y~i,  marguillier. 

}}iergo ,  matou  :  not  mik 
mon  le  mergo,  notre  chatte 
mène  les  matous.  Voy.  mnâ. 
—  Appeler  les  mergo,  tous- 
ser en  imitant  le  cri  du  ma- 
tou quand  il  court  la  nuit 
sur  les  toits. 

])iergfi\J,  margouilli. 

Hier),  mari. 


nier 

nierïtm,  maréchal,  aux, 
forgeron.  Voy.  nûreecl. 

menteàuà  (diminutif  de 
mmUa),  nm.,  coccinelle. 
Les  enfants  s'amusent  à  la 
faire  grimper  au  bout  du 
doigt  et,  pour  l'engager  à 
s'envoler,  lui  chantent  les 
mots  suivants  :  merïteàteà 
Vïil,  v-id,  t\  ï  frè  teà  dùniê, 
petit  maréchal  vole,  vole,  il 
y  fera  chaud  demain. 

nûrïnâ,  mariner. 

men,  marin. 

merkâ,  marquer. 

merkî,  ^,  marquis,  e. 

merkô,  palonnier.  —  Jar- 
rets d'un  animal. 

merkur,  mercure. 

merlï,  merlin. 

merlu,  marlou. 

mmnèlâd,  m arm elade . 

mennây,  marmaille. 

mennU,  marmite. 

nihït-eîilô ,  diminutif  de 
merlteâ. 

mer  mît  ou  niennïiâ ,  nf., 
contenu  d'une  marmite. 

merrnitâ.  Voy.  mhiiut. 

mermïtô,  enfant  qui  est 
toujours  autour  de  la  mar- 


mer  205 

mite  pour  voir  ce  qui  cuit 
dedans. 

nierinô,  marmot.  — tôkâ  lu 
mer  nid,  taquer  le  marmot, 
claquer  des  dents  sous  l'ac- 
tion du  froid. 

mermôt,  marmotte. 

mhmîîtâ,  marmotter. 

mer  util  tu,  j,  marmotteur, 
euse. 

mersènâ,  mercenaire. 

merst,  merci. 

mersèri,  mercerie. 

mhsi,  r,  mercier,  ière. 

mertîne,  martinet. 

mertsà,  d,  marchand,  e. 

merteàdedj,  marchandage. 

mert^àdâ,  marchander. 

meteàdu,  j,  marchandeur, 
euse. 

mh-5,  marron;  —  testicule. 

merta,  marcher;  — mar- 
ché. —  Battre  du  grain  au 
fléau,  mot  exotique  peu  em- 
ployé. Voy.  merlan. 

mert€u,j,  marcheur,  euse. 

iiihi€ii,  fléau  servant  à 
battre  le  grain. 

merûnâ,  marronner.  Voy. 
rôviuènâ. 

merûm,  marronnier. 


2o6  int't 

niervey,  merveille. 

niervt'yd',  :^,  merveilleux, 
euse. 

nûryeclj,  mariage. 

meryâby,  mariable. 

meryu,  j,   marieur,   euse. 

merymût,  marionnette. 

mes,  messe;  —  masse. 

mhènn,  maçonnerie. 

mhekr,  massacre. 

mhekrâ,  massacrer. 

mhekr â,  massacré,  e. 
.  mesi ,  crottée;  se  dit  de 
l'état  dans  lequel  se  trouve 
une  femme  dont  le  bas  des 
jupons  est  en  même  temps 
mouillé  et  crotté  par  suite 
d'une  averse  reçue  au  milieu 
des  champs  :  s  mtsi,  se  crot- 
ter. 

mhtfy  ïv,  massif,  ive, 

mïsk,  masque. 

meskâ,  masquer. 

iiu'sô,  maçon. 

mesnedj,  maçonnage. 

mhnâ,  maçonner. 

mesnu,  j,  celui,  celle  qui 
maçonne. 

metèn,  matines  :  aller  aux 
matines  chaudes,  se  coucher 
pendant  la  messe  de  minuit; 


mel 
par  contre,  on  va  aux  ma- 
tines froides  en  assistant  aux 
cérémonies  religieuses  de  la 
nuit.  Pendant  la  nuit  de 
Noël  les  animaux  parlent, 
mais  si  on  va  à  l'écurie  pour 
les  écouter  on  devient  muet 
sur-le-champ. 

melèryâ ,  matériel,  elle, 
aux.  —  Matériaux  :  â  vtvele 
dî  meîeiyâ!  en  voilà  du  ma- 
tériel ! 

mctir,  matière. 

mhl,  matin  :  sa  lu  met!  k 
bcy  levas,  c'est  le  matin  qui 
donne  (met  en)  l'avance. 

metnâ,  matinée  :  cl  ci  met- 
ih'i,  il  est  matinée,  il  est 
l'heure  à  laquelle  la  matinée 
prend  fin,  c'est-à-dire  à  peu 
près  dix  heures. 

mctm,  r,  mutineux,  euse. 

metlt',  matelas. 

nictaby,  mettable. 

metr,  mettre. 

mhu,j,  celui,  celle  qui  met. 

Dih,  adynamique. 

victmà,  adynamiquement  : 
si'tle  vc  bJ  mctmà,  cela  va  bien 
doucement,  en  parlant  d'un 
malade. 


mey 

intilô,  matelot. 

i)iet€c ,  marteau;  —  Mo- 
laire. 

inclà ,  Martin.  Ce  mot 
me  rappelle  comment  un  de 
mes  camarades  d'école  es- 
sa3-a  un  jour  de  parler  fran- 
çais. Ayant  à  se  plaindre  de 
Martin  qui  crachait  dans  ses 
mains,  il  dit  au  maître  :  se 
màei,  màec  kl  à  krèee  dà  se 
mè  pîir  mê  fer  e  rnàje,  c'est 
Martin  qui  a  craché  dans  ses 
mains  pour  me  faire  (à)  re- 
narder.  Il  y  a  à  remarquer 
dans  ces  mots  Thésitation 
pour  dire  Martin  et  rnâje 
qui,  en  vrai  patois,  se  dit 
rnedjn. 

tnetelô,  diminutif  de  mar- 
teau. 

mevu,  û,  mûr,  e. 

nievurô,  fruit  du  mance- 
nillier. 

inevim,  mûrir. 

7Heyô,  maillot;  —  maillet. 
—  Bâton  taillé  en  biseau  à 
un  bout  et  servant  à  nettoyer 
l'oreille  de  la  charrue.  On  dit 
de  quelqu'un  éprouvant  de 
grandes  difficultés  pour  ter- 


iiiaii  207 

miner  un  travail  conmiencé 
facilement  :  el  a  knuï  stiik  teye. 
le  nieyô,  sa  àhû  lu  gro  bu  ka  lu 
dm,  il  est  comme  celui  qui 
chiait  les  maillets,  c'est  en- 
core le  gros  bout  qui  est  le 
dernier. 

ma,  huche.  —  Mare  d'eau 
généralement  située  au  mi- 
lieu des  prés. 

inâdj,  mage. 

inâdjï,  mardi. 

niâgo,  juron  familier  des 
femmes. 

màc/r,  maigre. 

màgrcnià,  maigrement. 

uiâgn,  maigrir. 

niâgrî,  maigri,  e. 

niâjœ,  maintenant  :  e  n  an 
e  viâjœ  tûpye,  il  n'y  en  a 
maintenant  beaucoup,  c'est 
presque  épuisé,  terminé. 

inâji,  magie. 

mal ,  mâle;  —  femelle  du 
chanvre;  —  malle. 

mân,  marne;  —  argile. 

mâiiâ,  marner. 

uiâiiâ,  marné,  e  :  à  mân  le 
vi'y  vHe  pu  ke  n  kull  pu,  on 
marne  les  vieux  tonneaux 
pour  qu'ils  ne  coulent  plus. 


2o8  mât 

mâr,  maire;  —  mnre;  — 
mer. 

lîiâras,  femme  du  maire. 

mark,  marque. 

mârn,  mairie. 

mars,  mars. 

mârt€,  marche. 

màsc,  n,  malsain,  e. 

rnâsiik,  mastic. 

mâitikâ,  mastiquer. 

mâtr,  maître;  —  mètre  : 
ôlâ  e  mâtr,  aller  à  maître, 
aller  servir  de  domestique 
chez  les  autres.  —  Institu- 
teur. —  Vainqueur. 

mâtràs,  nom  que  l'on 
donne  quelquefois  à  l'insti- 
tutrice, mais  qui  désigne  le 
plus  souvent  la  femme  qu 
a  le  droit  de  commander 
dans  le  ménage  ou  celle  qu 
sort  victorieuse  d'une  lutte 

maires,  maîtresse.  Voy 
mâtrâs. 

mâtreyi  ou  mâfrïp,  maî- 
triser. 

mâtrijî.  Voy.  mâireyi. 

mâtris,  matrice. 

mât£iy  mâcher. 

jnâteô,  nm.,  quantité  de 
nourriture  que  la  mère  in- 


mig 
troduit  d'abord  dans  sa  bou- 
clie  pour  la  mastiquer  ou  la 
refroidir  avant  de  la  donner 
à  l'enfant  ;  —  faire  les  mâteô 
à  un  enfant,  lui  faire  toutes 
ses  volontés  ou  lui  éviter  les 
moindres  efforts,  le  gâter. 

mâtai,  j,  celui,  celle  qui 
mâche. 

màteûr,  mâchoire. 

mây,  maille. 

mây'i,  tordre  un  lien  de 
bois,  par  exemple,  pour  le 
rendre  plus  résistant,  s  mâyî, 
se  tordre  de  douleur  ou  avec 
effort. 

mâyi,  tordu,  e. 

iiiâyil,  nm.,  partie  bouclée 
et  tordue  d'un  lien  de  bois. 

mâ:;jir,  masure. 

m"hf,  lilas.  —  Personne 
dont  l'haleine  répand  habi- 
tuellement une  mauvaise 
odeur. 

mîgà,  viser;  —  loucher; 
—  convoiter. 

iiiïg-le-lèn  (litt.  vise-la- 
lune),  celui,  celle  qui  louche 
ou  qui  tient  habituellement 
un  œil  fermé  comme  s'il 
s'aii  issaitde  viser. 


mîn 

mîgrèn,  migraine. 
mïgu,  j,  celui,    celle   qui 
louche  ou  qui  vise. 

mîk,  chatte  ou  femelle  du 
nîergo;  —  femme  dont  le  mari 
s'appelle  inhiô  par  sobriquet. 
mîkmek,  micmac. 

mil,  mille. 

milïmâtr,  millimètre. 

mîltm,  millième 

mU-pèt€u,  mille-pertuis. 

milîtàr,  militaire. 

mîlyâr  milliard. 

mîlyô,  million. 

mîlyunâr,  millionnaire. 

mîne,  t,  minet,  ette. 

mînér,  mineur,  e. 

mînîstr,  ministre. 

mtnd ,  minon;  —  chaton 
du  saule.  —  Sobriquet. 

niînut,  minute. 

mînutâ,  minuter,  se  dit  du 
mouvement  et  du  bruit  que 
produit  à  chaque  oscillation 
le  pendule  d'une  horloge  : 
hl  rlèdj  ve,  ï  lâtà  mînutâ,  (le) 
l'horloge  va,  je  l'entends 
minuter.  Ce  mot  vient  de 
ce  que  les  ignorants  croient 
que  chaque  oscillation  mar- 
que la  durée  d'une  minute. 


mît  209 

mîr,  mire. 
nnrâbcl,  mirabelle. 
mïràbôlà,  t,  mirobolant,  e. 
mîrâHy,  miracle. 
niïri,  mirer  :   6  mïrî,   se 
mirer. 

mïrlïtd,  mirliton. 
mïru,  y,    celui,  celle  qui 
aime  à  se  mirer. 

mïrwe,  miroir.  —  Morceau 
de  glace  en  forme  de  miroir  : 
el  î  fâ  fre  s  nietJ,  e  ye  de  mï- 
rwe, il  y  fait  froid  ce  matin, 
il  y  a  des  miroirs. 
mïnuetâ,  miroiter. 
miTT^g,  nm.,  terme  géné- 
ral pour  désigner  une  bouil- 
lie épaisse  quelconque,  mais 
plus  spécialement  la  bouilHe 
de  pommes  de  terre  qui  se 
mange  le  matin  en  guise  de 
soupe;    —    par   extension, 
soupe  très  épaisse. 

mïsyô,  mission,   fête  reli- 
gieuse. 

mïsyûnAr,  missionnaire. 
înït,  sorte  de  mitaines  lais- 
sant le  bout  des  doigts  à  dé- 
couvert. 

mitrây,  mitraille. 
mîtrâyî,  mitrailler. 


RoussEY.   —  Glossaire. 


H 


210  mhn 

mîtrâyuj  ou  mitrâyâ'^,  mi- 
trailleuse. 

mïtwènâ,  mitonner. 

mîtwênâ,  mitonné,  e. 

mltweyè,n,  mitoyen,  enne. 

mï^er,  misère.  —  Sorte 
de  grand  râteau  que  l'on 
traîne  devant  les  faucheurs 
pour  remettre  dans  la  môme 
direction  les  blés  qui  ont  été 
enchevêtrés  par  le  vent,  l'o- 
rage, ou  lorsqu'ils  tombent 
également  de  tous  côtés  par 
suite  du  manque  de  rigidité 
de  la  tige ,  ce  qui  arrive 
quand  les  blés  ont  trop  souf- 
fert, dans  une  année  de  mi- 
sère, par  conséquent. 

imxr-âbyèmà ,  misérable- 
ment. 

mï:(erère,  Miserere. 

mïxerîkôrd,  miséricorde. 

mîxràby,  misérable. 

rm,  miel.  —  Résine  qui 
découle  du  cerisier  particu- 
lièrement. 

niïmwete,  femme  qui  fait 
des  manières  ridicules  par  ce 
fait  même  qu'elles  ne  sont 
pas  en  rapport  avec  sa  situa- 
tion. 


mna 

mhnweUrî,  manièresd'une 
mimwete.  Voy.  ce  mot. 

min,  mine  :  el  e  n  niln  d 
pcpi  mât€Î,  il  a  une  mine  de 
papier  mâché;  el  c  n  mm 
kmâ  lit  ku  dî  vèy  âm,  il  a  une 
mine  comme  le  derrière  d'un 
vieil  homme,  il  a  très  bonne 
mine. 

?nmâ,  minuit  :  el  à  Ivâ  dœ 
le  mïmi,  il  est  levé  depuis 
(les)  minuit. 

mhiâ,  miné,  e. 

jiilnâ,  miner. 

mlnu,  j,  celui,  celle  qui 
extrait  de  la  mine. 

metî,  maintien. 

mttnà  ou  7nctnà,  mainte- 
nant. 

mlï,  moulin  ;  mit  de  gâd, 
moulin  des  gaudes,  anus. 

mlô,  melon. 

?nnes,  menace. 

7nnhâ,  t,  menaçant,  e. 

innhi,  menacer. 

iiinâ,  nf.,  gros  tas  de  neige 
amoncelé  par  le  vent. 

iiniâ,  mener.  —  On  dit 
que  les  animaux  femelles 
mènent  lorsqu'ils  sont  suivis 
par  les  mâles  à  l'époque  du 


rut;  la  vache  mène  les  bœufs, 
etc. 

mtiânâ,  miauler.  —  Pleur- 
nicher. 

mnânu^j,  miauleur,  euse; 
—  pleurnicheur,  euse. 

mnïn,  main  d'un  enfant. 

mijô,  mignon. 

miiôt,  mignonnette. 

mnôt,  menotte.  —  Poi- 
gnée du  manche  d'une  faux. 

mno,  monnaie  :  nœs  pe  pÔ, 
î  t  vo  rbeyi  Je  mno  te  pis,  n'aie 
pas  peur,  je  te  veux  rendre 
la  monnaie  de  ta  pièce, 
c'est-à-dire  je  te  rendrai  avec 
usure  tout  le  mal  que  tu 
m'as  fait. 

mnu,  meneur,  euse. 

mnu,  u,  menu,  e. 

mnujî,  menuisier. 

mniijô,  petit  morceau  d'un 
aliment  quelconque. 

m'alita  ou  mnôtâ,  mignot- 
ter  :  sa  tûdj  le  teyàJè  k  5ô  le  pu 
mnûtâ,  c'est  toujours  les 
chienlits  (derniers-nés)  qui 
sont  les  plus  mignottés. 

mtiîltâ  ou  mijôtâ,  mignot- 
té,  e. 

miiûtuj,  ou  iniiôtu,j,  mi- 


mor 


211 


gnotteur,  euse. 

niôbîl  ou  inôhlô,  soldat  mo- 
bile. 

môblô.  Voy.  môbil. 

môblyt,  mobilier, 

mô£i,  Savoyard  ambulant 
vendant  de  la  mercerie. 

mô€ô,  méteil. 

model,  modèle. 

modéra,  modérer. 

modem,  moderne;  em- 
ployé dans  l'expression  belïvâ 
modem,  baliveau  moderne. 

môdh'â,  modérer. 

modéra,  modéré,  e. 

môdt'st,  modeste. 

môdestî,  modestie. 

môle,  mollet. 

jnôlâjî,  r,  malaisé,  e. 

môlâjimà,  malaisément. 

môlïs,  malice. 

môlïsyu  ou  môllsyœ,  mali- 
cieux. 

môlîsyuj  ou  môlï6yœ^ ,  ma- 
licieuse. 

mônerk,  monarque. 

mônereht,  monarchiste. 

mônerei,  monarchie. 

môrel,  nm.,  moral;  —  nf., 
morale. 

môrîUzi,  moraliser. 


212  uiôd 

môrelï:{i,  moralisé,  e. 

môrfôdr,  morfondre. 

môrfôdu,  e,  morfondu. 

mortel,  mortel,  elle. 

môrtifyâ,  mortifier. 

tnôrtuâr,  mortuaire. 

fnôru,  morue. 

môtïf,  motif. 

môtô  ou  màtô ,  menton. 
Voy.  rlév-î/mtô. 

tno,  mou.  —  Mort. 

tnod,  mode. 

modr,  mordre. 

mol,  meule.  —  Femme 
nonchalante. 

77iolès,  mollesse. 

mèmà.  Voy.  momô. 

momt,  momie. 

moDiô  ou  momâ,  moment. 

mor,  mors.  —  Moudre. 

mordîkus,  mordicus. 

motâdj  ou  miith'd,  mou- 
tarde. 

môt^,  mouche.  —  Morte. 

moteôt  (litt.  petite  mou- 
che), abeille. 

inot-€6e:{ô,  morte-saison. 

mô,  mon. 

môd,  monde  :  a  tu  posîby 
à  môd,  est-il  possible  au 
monde,  expression  très  fré- 


môt 
quemment  employée  avec  le 
même  sens  que  est-il  possible. 

mô-djœti ,  Mont-Justin  , 
village  de  la  Haute-Saône. 

môdur,  nf.,  synonyme  de 
vaurien.  S'applique  le  plus 
souvent  aux  femmes. 

môni,  meunier  :  mônî  sa 
Jerèn,  meunier  qui  manque 
d'ouvrage.  —  Synonyme  de 
cordonnier  mal  chaussé.  — 
Homme  dépourvu  de  toute 
ressource. 

mônir,  meunière  ;  —  tau- 
pinière. 

môse,  monceau. 

tnôstr,  monstre. 

mô6truâ,  ;(,  monstrueux, 
euse. 

niôtâ,  montant. 

môtà,  t,  montant,  e. 

môtâ,  montée  :  an  e  mî  de 
ph-  lût  e  le  môtà  d  le  vî,  on 
a  mis  des  pierres  tout  à  la 
montée  de  la  voie,  c'est-à- 
dire  tout  le  long  de  la  partie 
rapide  du  chemin. 

môtedj,  montage. 

môtâ,  monter. 

môtèii,  montagne. 

môtciiôt,  montagnarde. 


mut 

môtètîô,  montagnon. 

môthju,  j,  montagneux, 
euse. 

mot?-,  montre. 

môtrâ,  montrer. 

fnôtru,  j,  celui,  celle  qui 
montre. 

ftitèn,  mitaine.  —  Non- 
chalant, e. 

mufy,  mufle. 

mul,  mule. 

Diule,  mulet. 

mulâtr,  mulâtre. 

înultlpyâ,  multiplier. 

multîpyïkâsyô  ou  multïplï- 
Msyô,  multiplication. 

muni,  munir. 

muni,  i,  muni,  e. 

munîsîpâ,  municipal,  aux. 

munhïpel,  municipal,  e. 
Voy.  munisipà. 

munhyô,  munition. 

murây,  muraille. 

murî,  nf.,  chair  d'un  ani- 
mal mort  de  maladie.  — 
S'emploie  comme  terme  in- 
jurieux. 

muré,  mur. 

musk,  musc. 

muske,  muscat. 

muîïnâ  (j),  se  mutiner. 


mit-e  213 

mu:^'t,  muselière  pour  les 
bœufs. 

mu^à,  faire  la  moue,  le 
museau.  —  Réfléchir  dans 
un  état  de  colère. 

rnu^ïk,  musique. 

mw;^/^4fiiite  delà  musique. 

mu:^sye,  n,  musicien,  en  ne. 

mu:^Iâ,  museler. 

mti,  mieux,  n'est  plus  em- 
ployé que  par  quelques 
vieilles  personnes.  Voy.  mè. 

muku,  j,  moqueur,  euse. 

mû,  mot  :  dire  les  mots 
à  quelqu'un,  lui  souffler  ce 
qu'il  doit  dire;  cela  a  lieu 
surtout  à  l'école  entre  cama- 
rades. 

miiee,  morceau  :  U  e  kasa 
5Ô  ver  à  6â  mil  brïk  mnse,  il 
a  cassé  son  verre  en  cent 
mille  briques  (morceaux). 

mûeet,  nf.,  mouchoir  de 
poche  qu'on  attache  aux  ha- 
bits d'un  enfant  dans  la 
crainte  qu'il  ne  le  perde;  — 
mouchettes. 

mû-eâr,  mouchard. 

mîleèrdâ,  moucharder. 

mû-elâ,  morceler, 

nnUlô,  diminutif  de  mii-ee. 


214  fnût 

miUtâ€,  moustache. 

mndjà,  t,  mordant,  e. 

mîidje  ou  niûrdje ,  nm., 
grosse  morsure  ou  grosse 
bouchée. 

mûdjiir,  morsure. 

mûM  (i),  se  moquer. 

mûkri,  moquerie. 

nmku,j,  moqueur,  euse. 

mille,  ad) . ,  mollet  :inukœ 
mille,  un  œuf  cuit  mollet. 

mulet,  omelette, 

mîilâ  (de  mol),  aiguiser 
un  outil  sur  la  meule  ou  au 
moyen  d'une  pierre  à  faux; 
—  nf.,  surface  que  l'on  peut 
faucher  sans  aiguiser  de 
nouveau  la  fliux. 

mûr,  museau. 

mûrdjè,  nm.  Voy.  mûdje. 

mûrnîfy,  mornifle. 

mûrnîfyâ,  mornifler. 

mùrvœ,j,  morveux,  euse. 

mus,  mousse.  Sobriquet. 

mîls'i,  mousser. 

mmlin,  mousseline. 

milt,  nf.,  motte  :  le  miit 
de  grâmô  e  mï  se  kal,  t^^  î  vo 
pyor,  la  motte  de  Grammont 
a  mis  son  bonnet  (est  cou- 
verte de  brouillards),  il  veut 


mwl 
pleuvoir  :  e  yt  hl  de  djn  den 
le  nuit  de  grâniô,  il  y  a  bien 
des  jours  derrière  la  motte 
de  Grammont,  expression 
qu'on  emploie  pour  dire 
qu'on  est  encore  loin  de  la 
récolte,  qu'il  faut  économi- 
ser les  vivres  ou  une  chose 
qui  ne  sera  renouvelée  que 
dans  un  grand  nombre  de 
jours.  —  Chèvre  sans  cornes. 

jHîit,  adj.,  sans  cornes  :  «é 
keb  miii,  une  chèvre  sans 
cornes. 

mute,  nm.,  grosse  motte 
de  terre.  —  Nom  de  bœuf. 

mnterd.  Voy.  motàdj. 

mnta,  mortier. 

mnteâj,  mortaise. 

mûtô,  mouton.  —  Grosse 
quille  servant  à  un  jeu  parti- 
culier que  les  conscrits  orga- 
nisent le  jour  de  la  fête  pa- 
tronale et  dans  lequel  l'en- 
jeu est  un  mouton. 

nmvmà,  mouvement. 

mti,  moue. 

mtis,  confiture  faite  avec 
tout  fruit  autre  que  de  la 
groseille. 

mivèdr,  moindre. 


mzue 

nivuen,  moine  :  td  à  grâ 
kmà  1  miuèn ,  il  est  gras 
comme  un  moine. 

mweno ,  moineau.  Voy. 
Uirî. 

Wïfê^ô,  moignon. — Toute 
pierre  quasi  ronde  et  très  dure 

nivuc,  moi;  —  mois, 

mwe^nâ  (de  mweenâ,  mois- 
sonner) :  blé  coupé  à  la  fau- 
cille et  déposé  très  réguliè- 
rement en  andain.  Voy. 
6weyœ. 

mvJedîllâ  (de  mois  et  de 
août,  litt.  moisdaoûtler),  V., 
changer  subitement  d'état, 
en  parlant  du  temps  pendant 
le  mois  d'août.  Sans  atta- 
cher grande  importance  aux 
variations  du  temps  pendant 
le  mois  d'août  on  dit  :  s  na 
râ,  6â  lu  mv  do  k  i7iiuedûl, 
ce  n'est  rien,  c'est  le  mois 
d'août  qui  moisdaoûtle. 

miuer,  mûre  :  lu  ta  à  aei 
mue  kên  miuer ,  le  temps 
(ciel)  est  aussi  noir  qu'une 
mûre. 

mwet,  moite. 

mzuetà,  milieu. 

muieU,  mèche. 


mwe  215 

mwetei,  mouché,  e. 

niwheî,  moucher  :  muietei 
le  Uàdel,  moucher  la  chan- 
delle, couper  la  partie  char- 
bonneuse de  la  mèche  avec 
des  mouchettes  ou  avec  des 
ciseaux  ;  5  mweUi  devû  le  pe 
d  60  vàtr,  se  moucher  d'avec 
la  peau  de  son  ventre,  avoir 
le  ventre  vide  à  tel  point 
qu'on  pourrait  prendre  la 
peau  de  son  ventre  pour  se 
moucher.  —  Aux  champs, 
le  paysan  se  mouche  souvent 
avec  ses  doigts.  Si  quelque 
délicat  lui  fait  observer  que 
ce  n'est  pas  propre,  il  répond  : 
6â  lu  prèmt  mweleu  k  -me  7ner 
nâfâ,  sa  lu  mweyu,  ou  e  ^le 
ràk  le  sâl  k  meta  suie  dà  yœ 
tâte ,  c'est  le  premier  mou- 
choir que  ma  mère  m'a  fait, 
c'est  le  meilleur,  ou  il  n'y  a 
rien  que  les  sales  qui  mettent 
cela  dans  leurs  poches. 

mwet£u,  mouchoir  :  rnwet- 
£u-d-nâ,  mouchoir  de  nez, 
mouchoir  de  poche. 

mweteu,  j,  celui,  celle  qui 
se  mouche  souvent. 

mîveteû,  charbon  qui  s'ac- 


2i6  miuï 

cumule  au  bout  de  la  mèche 
d'une  lampe  ou  d'une  chan- 
delle. 

mwcté,  moiteur. 

mwett,  moitié. 

mwey,  eau  sale  qui  coule 
ou  qui  dort  le  long  des  rues, 

viiuey'i,  mouillé,  e. 

mîveyi,  mouiller. 

mweyi ,  moyen  :  e  na 
mzveyï,  il  n'est  moyen,  il  y 
a  moyen. 

niîveyînà,  moyennant. 

mweyinA,  moyenner  :  e  iic 
pè  mwey'i  d  miveylnâ,  il  n'y 
a  pas  moyen  de  moyenner, 
il  n'y  a  rien  à  faire. 

mweyô,  sauce  de  fricot. 

mweyû,  û,  meilleur,  e. 

miuâlô,  moellon. 

niivînâ,  pleurnicher.  Voy. 
hwinâ. 


myô 

mvjinu,  j,  celui,  celle  qui 
pleurniche. 

mye.  Voy.  myô. 

myâl,  nf.,  merle. 

myô  ou  mye,  millet. 

niyôe,  mioche. 

myol,  moelle  des  os.  Voy. 
kd'lô. 

myôt,  mie,  miette.  —  Ra- 
masser ses  miettes ,  jouir 
agréablement  des  derniers 
restes  d'une  chose.  Le  pa- 
resseux ramasse  ses  miettes 
quand  il  prolonge  de  quel- 
ques instants  son  séjour  au 
lit  après  son  réveil.  Un  en- 
fant ramasse  ses  miettes  sur 
une  balançoire  quand  il  y 
reste  jusqu'à  ce  qu'elle  s'ar- 
rête tout  à  fait  depuis  la  der- 
nière fois  qu'il  a  été  poussé. 


nèf 

nànàt,  nonante.  Peu  em- 
ployé, tend  à  disparaître. 

nàteyt,  nettoyer. 

nâteyi,  nettoyé,  e. 

nàûyur,  nettoyure  ;  —  nf. , 
délivre  d'un  animal  qui  met 
bas.  Les  vaches  sont  très 
friandes  de  leur  délivre  ;  on 
prétend  qu'elles  sont  comme 
empoisonnées  lorsqu'elles 
l'ont  mangé,  qu'elles  dépé- 
rissent à  vue  d'œil,  aussi  les 
sur\'eille-t-on  constamment 
lorsqu'elles  font  le  veau. 

ne,  ni  :  ne  lu  n  latr,  ni 
l'un  ni  l'autre;  né  fân,  une 
femme.  —  Une.  Voy.  en  et 
yen. 

néf  ou  nu,  neuf;  —  nm., 
la  neuvième  quille  d'un  jeu  ; 


nœt 
elle  est  située  au  centre  du 
jeu  et  est  généralement  plus 
lourde,  plus  difficile  à  abat- 
tre que  les  autres. 

nê^yî,  noisetier. 

nmî,  nani.  Les  jeunes 
gens  n'emploient  ce  mot 
qu'en  riant  et  pour  se  mo- 
quer du  langage  des  vieilles 
personnes  ;  nènî  est  remplacé 
par  nô. 

nœrï,  nourrir. 

nœrî,  i,  nourri,  e. 

nœrïtur,  nourriture. 

nœtreyt  (de  nœ- ,  nuit), 
troubler  le  sommeil  de  quel- 
qu'un pendant  la  nuit.  — 
5é  nœtreyt,  se  relever  souvent 
pendant  la  nuit  ;  —  être  nœ- 
treyt, être  réveillé  habituel- 


2 1 8  nh 

lement  plusieurs  fois  pendant 

la    nuit  (c'est  le  cas  de  la 

mère  qui  allaite  son  enfant), 

ou  se  lever  de  trop  bonne 

heure. 

jiœvèn,  neuvaine. 

nâvlm  ou  nàvim ,  neu- 
vième. Les  vieilles  personnes 
disent  tiuvîm. 

nœT^y,  noisette. 

nœ^yôt,  oseille  :  nœ-^yôt  d 
krepâ,  oseille  de  crapaud, 
oseille  sauvage. 

neâ,  néant. 

nœ,  nuit  :  el  ïfâ  n  nœ  kàn 
vwe  pe  60  dwe  dvà  lœy,  il  fait 
une  nuit  qu'on  ne  voit  pas 
son  doigt  devant  l'œil.  — 
Voy.  lenœ. 

ne^yîdjâ,  t,  négligent,  e. 

nè^yîdjt,  négliger. 

ne^yïdjî,  négligé,  e. 

nègôsyà,  négociant. 

negr,  nègre. 

negrh,  négresse. 

negrô,  t,  négrot,  négresse. 

nej'î,  rouir. 

nèjî,  t,  roui,  e. 

neshàry  nécessaire. 

neshârmà,  nécessairement. 

fieshîte,  nécessité. 


net 
nedj,  nage. 

naij'i,  nager  :  se  bu  nedjà 
dà  le  pey,  ses  bœufs  nagent 
dans  la  paille,  ils  ont  une 
litière  abondante  et  fraîche. 

nedju,j,  nageur,  euse. 

neîf,  naïf,  ve. 

fiekr,  nm.,  nacre, 

nenè,  agneau,  en  langage 
enfantin.  Les  grandes  per- 
sonnes se  servent  aussi  de 
ce  mot  pour  appeler  les  bre- 
bis :  Myê  nerièy  Hyè,  tiens, 
nenè,  tiens. 

nep,  nappe. 

nerf  ou  nef,  nef. 

nerf,  nerf.  —  Tendon. 

nergâ,  narguer. 

nerï,  nm.,  narine. 

ntrvœ,  ^,  nerveux,  euse. 

nhâs,  naissance. 

net,  net,  ette;  —  nf., 
natte. 

netel,  natal,  e. 

netmà,  nettement. 

netîl,  non  plus  :  mwe  miû, 
moi  non  plus,  netn  est  un 
mot  des  vieilles  personnes, 
les  jeunes  disent  no  pu. 

nt'tur,  nature.  —  Organe 
génitaux  d'une  femelle. 


nâ 

neturel,  naturel,  elle.  — 
Organes  génitaux  du  mâle. 

nelurelï^i,  naturaliser. 

neturelîz},  naturalisé,  e. 

neturelmà,  naturellement. 

nhJet ,  navette  du  tisse- 
rand ;  —  sorte  de  petit  vase 
métallique  dans  lequel  on 
met  l'encens  pour  les  céré- 
monies religieuses.  Voy.  nc- 
vôt. 

nevîgâ,  naviguer.  —  Cir- 
culer. 

nh'lgâby ,  navigable ,  en 
parlant  d'une  route,  d'un 
chemin. 

nevîgâsyô,  navigation.  — 
Circulation. 

nevîgâtêr,  navigateur. 

nevtgu,  j,  celui,  celle  qui 
navigue,  qui  circule. 

nevîr,  navire. 

râvôt,  navette  (plante). 

nâ,  nez  :  en  fa  pe  rgedjâ  pu 
Iwl  k  lu  bû  did  nâ,  il  ne  faut 
pas  regarder  plus  loin  que 
le  bout  de  son  nez  ;  nous  ne 
devons  pas  convoiter  le  bien 
d'autrui  ni  nous  efforcer 
d'obtenir  des  choses  qui  ne 
sont    pas    en   rapport    avec 


mn  219 

notre  situation. 

nâsyôno ,  nationaux.  Ce 
mot  date  de  1870. 

nâsyô,  nation.  —  Famille, 
race  :  ke  nâsyô  sa  d  se  djà  le  ! 
quelle  nation  c'est  de  (que) 
ces  gens  là  !  Dans  ce  dernier 
cas  se  prend  toujours  en 
mauvaise  part. 

nâsyûnel,  national,  e. 

nâtîf,  îv,  natif,  ive.  —  Les 
illettrés  n'emploient  que  la 
forme  masculine. 

nativité,  nativité. 

nâtr,  naître  ;  peu  employé, 
on  dit  de  préférence  venir 
au  monde. 

nîgô,  nigaud. 

nîk,  morve  :  el  e  le  nik,  il 
a  la  morve,  le  nez  sale. 

nïke,  nm.,  masse  de 
morve. 

nïkâ,  dj  (de  niï) ,  petit 
garçon,  petite  fille;  syno- 
nyme de  morveux,  eu  se. 

niks,  ail.  nicht. 

nini,  nm.,  nom  de  gen- 
tillesse donné  aux  petits  gar- 
çons ou  aux  petites  filles. 

nlni,  Virginie. 

nîp,  nippe. 


220  lïot 

nipâ,  nipper. 

nipâ,  nippé,  e. 

ms,  nièce. 

fiït£,  niche. 

nltet,  nicher. 

nît€Î,  niché,  e. 

7iïve,  niveau. 

nîvlâ,  niveler. 

7iîvlâ,  nivelé,  e. 

nîvélmà,  nivellement. 

nnâ.  Voy.  nô. 

nne.  Voy.  nô. 

nnpo  nnpru  (litt.  ni  peu  ni 
prou),  ni  peu  ni  trop. 

nôby,  noble. 

nôbyes,  noblesse. 

nôfrt'dj,  naufrage. 

nô5,  noce.  —  Etre  à  la 
noce,  être  en  train  d'enlever 
le  fumier  de  dessous  le  bé- 
tail. Voy.  djtt. 

7iôseyt,  faire  la  noce. 

nôseyu,  j,  celui,  celle  qui 
est  à  la  noce. 

nôsu,  j,  noceur,  euse. 

no,  nos;  —  neuf;  — 
nous;  — noue;  —  Noyé, 
nf.,  lieu  dit. 

710,  V,  neuf,  neuve. 

nor,  nord. 

7iot,  notre.  —  7Wtr,  notre. 


nûv 
précédé  de  l'article. 

notré-dèm,  Notre-Dame. 

novàbr,  novembre. 

nô,  nom.  —  Dire  des 
noms  à  quelqu'un,  l'insul- 
ter en  lui  donnant  des  noms 
peu  flatteurs  ou  ridicules; 
cela  se  passe  entre  enfants. 

7iô  OU  7ièm ,  non ,  avec  les 
personnes  qu'on  ne  tutoie 
pas.  En  tutoyant,  on  dit  in- 
différemment 7jà,  7i7ià,  7ine. 

nôbr,  nombre. 

lîôbrœ,  ^,  nombreux,  euse. 

7iô}nâ,  nommer. 

7iôpet,  n'est-ce  pas  ?  Em- 
ployé par  les  personnes 
âgées  seulement. 

nôuHà,  t,  nonchalant,  e. 

nôtelâs,  nonchalance. 

niik,  nuque  :  le  nuk  dî  ko, 
la  nuque  du  cou.  Voy.  fosôt. 

nnrîs,  nourrice. 

nûrîst,  nourricier. 

7iîît,  note, 

îiîitâ,  noter. 

7iîiîâr,  notaire  :  t'I  ekrï  hnâ 
1  7mtâr,  il  écrit  comme  un 
notaire. 

nûve,  el,  nouveau,  elle. 

nuvehnâ,  nouvellement. 


nvè,  neveu. 

niuè,  nm.,  Noël. 

nzvè,  r,  noir,  e.  —  Sobri- 
quet. 

niuhï,  noircir. 

niueei,  î,  noirci,  e. 

nwcdj^  neige. 

nvJedjî,  neiger.  Voy.  chèpâ. 

nivedju,  j,  neigeux,  euse. 

nwerô,  t,  noiraud,  e. 

nzvey,  adj.,  se  dit  d'une 
femelle  quelconque  qui  n'a 
pas  fait  de  petits  dans  l'an- 
née. 

nweyî,  noyer. 

niutyl,  noyé,  e. 


n 


lia,  nichet;  —  lit.  —  Ce- 
lui, celle  qui  aime  à  rester 
trop  longtemps  au  lit  :  nà  d 
le. 

nàl,  nielle. 

nâ,  non.  Voy.  nô. 

nerg,  taloche. 

nergâ,  talocher. 

tiêtjè,  lit  en  langage  enfan- 
tin :  fâr  nène,  faire  dodo. 

nâ,    nichée.    —   Famille 


tiwe  221 

nombreuse. 

liî,  nid. 

j;m,  nf.,  timbrée. 

t?î^o,  petit  garçon. 

ifiiiot,  féminin  de  myo. 

lùiwl,  femme  peu  intelli- 
gente, molle  et  négligente. 

liô,  nœud.  —  Enfant  ou 
animal  noué,  chétif,  de  mau- 
vaise venue.  —  Terme  inju- 
rieux. 

nôfà  (onomatopée),  man- 
ger avidement  en  produisant 
un  bruit  comme  les  ani- 
maux (les  cochons  ou  les 
chiens),  qui  se  régalent 
d'une  nourriture  en  bouillie. 

Iiôk,  nf.,  torgnole. 

liôkâ,  appliquer  une  tor- 
gnole. 

nôlu,j,  noueux,  euse. 

Iiu,  Û,  nu,  e. 

^u,  nue. 

nùvim.  Voy.  nœvïm. 

liù,  négation,  personne  :  te 
î  ml,  tu  es  un  rien  du  tout; 
e  ne  x^ù,  il  n'y  a  personne. 

Iiïvâ,  nouer. 

nwâ,  noué,  e. 

liwedj,  nuage. 


ôJe 

ô,  particule  servant  à  for- 
mer la  plupart  des  diminu- 
tifs :  geeô,  garçon,  ghnô, 
garçonnet. 

ôberdj  ou  ôberj,  auberge. 

ôblîdjî,  obliger. 

ôbyidjàs,  obligeance. 

ôbyïdjî  ou  ôblidjî,  obligé,  e. 

ôbyidji  ou  ôblîdjî,  obliger, 

ôlà,  nm.  pi.,  allants  :  le^^ 
ôlâ  e  le  viià,  les  allants  et  les 
venants. 

ôlch,  nf.,  substantif  tiré 
du  verbe  aller  :  yâ  dmiucrâ 
lôlâs  dôlâ  dïsï  c  îèglîs,  je  suis 
demeuré  l'allance  d'aller  d'i- 
ci à  l'église,  c'est-à-dire  le 
temps  qu'il  faut  pour  aller 
d'ici  à  l'église. 

ôlètr,  arête  de  poisson  ;  — 


ôlî 
barbes  des  épis,  surtout  de 
l'orge. 

ôlâ,  aller  ;  —  lôlâ  e  lu  vnî, 
Taller  et  le  venir  :  ïn  vo  fâr 
k  lôlâ  e  lu  vnî,  je  ne  veux 
faire  que  l'aller  et  le  venir, 
je  ne  veux  mettre  que  le 
temps  qu'il  faut  pour  aller 
et  revenir.  —  levîl  sho^^  ôlâ, 
levû  6kvo:(^  ôlâ,  levû  skvo  vet, 
où  allez-vous?  La  dernière 
forme  est  exotique,  par  con- 
séquent très  rarement  em- 
ployée. 

ôlâ  ou  elè,  allée. 

ôlâ,  nm.,  l'aller  :  lôlâ  e  lu 
vnî,  l'aller  et  le  venir,  ou 
l'aller  et  le  retour. 

ôltvët,  œillette;  —  nm., 
coquelicot. 


ônô 

ôlïvf,  olivier. 

ôiddr,  hirondelle  (aronde). 
Les  paysans  aiment  l'hiron- 
delle et  la  respectent  par 
préjugé.  En  effet,  on  peut 
dormir  tranquille  sous  l'heu- 
reux toit  où  l'hirondelle  a 
bien  voulu  faire  son  nid,  cet 
oiseau  écarte,  par  sa  pré- 
sence, tout  malheur  pos- 
sible ;  mais  si  un  cultivateur 
blesse  ou  tue  une  hirondelle, 
il  est  sûr  qu'une  de  ses  bêtes 
sera  boiteuse,  et  longtemps. 

ôlmà,  d,  allemand,  e. 

ôlu,  nf.,  alisier. 

ôlwen,  alêne. 

ônèr,  nf.,  honneur  :  lônèr 
n  s  vâpe  à  tnerUi,  l'honneur 
ne  se  vend  pas  au  marché, 
quand  on  l'a  perdu,  l'argent 
ne  peut  réparer  le  malheur. 

ônât,  honnête  :  6ûle  à  dedje 
hi  ônât,  cela  est  déjà  bien 
honnête,  cela  est  déjà  bien 
satisfaisant,  bien  beau. 

ônâtte,  honnêteté  :  faire 
honnêteté  à  quelqu'un,  le 
recevoir  à  sa  table. 

ônôrâ,  honorer. 

ônôrâby,  honorable. 


ôre  223 

ônôrâbyèmà  ,  honorable- 
ment. 

ôperâ,  opérer. 

ôperâ,  opéré,  e. 

ôptrâsyd,  opération. 

ôpïiiô,  nm.,  opinion. 

ôpïtà,  nf.,  hôpital.  C'est 
presque  un  déshonneur  que 
d'aller  mourir  à  l'hôpital. 

ôpozfl,  opposer. 

ôpo:(à,  opposé,,  e. 

ôprhi,  oppresser. 

ôprhî,  oppressé,  e. 

ôpresyô,  oppression. 

ôrâtér,  orateur. 

ôrdïnàr,  ordinaire. 

ôrdïnârmà,  ordinairement. 

ôrdônàs,  ordonnance. 

ôrdônâ  ou  ôrdunâ,  ordon- 
ner. 

ôrdônà  ou  ôrdunâ,  ordon- 
né, e. 

ôredj,  nf.,  orage. 

ôredjœ  ou  Ôrejœ,  orageux. 

ôrèmus,  oremus  :  ôremus 
pr à  te  pus,  oremus  prends  tes 
puces,  dicton  familier  pour 
dire  qu'aussitôt  après  les 
prières  du  soir  il  faut  pren- 
dre ses  puces  et  aller  se  cou- 
cher. Voy.  àdjlu5 


224  ^''^ 

ôrèr,  horreur, 

Ôre:^Ô,  oraison  ;  —  redites 
interminables. 

ôrfèli,  în,  orplielin,  ine. 

ôrgenî^hyô,   organisation. 

ôrgenÎÂ^,  organiser. 

ôrgenî:(î,  organisé,  e. 

ôrgéyu,  j,  orgueilleux,  se. 

ôrïby,  horrible. 

ônbyêmâ,  horriblement. 

ôndjlnel  ou  ôrîjïnel ,  ori- 
ginal, e,  aux. 

ôrmi,  hormis  :  e  sô  tu 
medjî,  ôrml  k  yùn,  ils  sont 
tous  mangés,  hormis  que  un. 

ôrnâ,  orner. 

ôrnây  orné,  e. 

ôrnènià,  ornement. 

ôrtàsye,  hortensia. 

ôrte^,  herser;  —  trimer; 
—  nm.,  vieille  femme  vive, 
infatigable.  Se  prend  toujours 
en  mauvaise  part. 

ôrt€u,  j,  celui,  celle  qui 
herse. 

ôrvàlu,  ;',  adj.,  se  dit  de 
tout  ce  qui  se  mange  vite, 
un  peu  par  gourmandise,  et 
ne  dure  pas  longtemps,  les 
confitures,  par  ex.,  sont 
choses  ôrvàluj,  dans  un  mé- 


nage où  il  y  a  beaucoup 
d'enfants. 

ôryàtâ,  orienter;  — sôryà- 
fâ,  s'orienter. 

ôryo,  loriot  :  e  Uàt  kmà  In 
ôryo,  il  chante  comme  un 
loriot,  dit-on  souvent  d'une 
personne  qui  chante  bien  et 
gaiement. 

ôt-enô ,  ciel  d'un  berceau. 

ôtôrtte,  autorité. 

ôlôrîzi,  autoriser. 

ôtônit,  autorisé,  e. 

ôtorîxâsydy  autorisation. 

ôvwïn,  avoine.  —  Donner 
l'avoine  à  quelqu'un,  le  cor- 
riger sévèrement. 

ôviuènâ  (de  ômd'ii),  nour- 
rir copieusement. 

ôlâ,  aller  :  siile  ve  tu  ?  à  tu 
bâbiiâ,  kmà  là  d  dej,  cela  va- 
t-il  ?  Ah!  tout  doucement, 
comme  les  marchands  de 
cerises. 


0,  août;  —  oui,  avec  les 
personnes  que  l'on  tutoie; 
—  or  :  suie  a  et  djan  k  d  lô, 
cela  est  aussi  jaune  que  de 


èfà 

l'or;  —  os;  —  cri  du  la- 
boureur pour  faire  arrêter 
les  bœufs;  —  oli. 

obàdj,  nf.  pi.,  aubades  : 
beyï  11%  obâdj  e  fêy,  donner 
les  aubades  aux  filles,  aller 
chanter  des  aubades  sous  les 
fenêtres  des  filles  le  soir  de 
la  veille  de  la  fête  patronale. 

obèn,  aubaines. 

obeyUàs,  obéissance. 

obeyi,  obéir. 

obje,  objet. 

obéi,  obole. 

observa,  observer. 

observâsyô,  observation. 

obstâHy,  obstacle. 

obstïnà  (5),  s'obstiner. 

o/'«:(,  nf.,  obus. 

obyïgâsyô,  obligation  :  en 
ma  6e  pwèdobyîgâiyô,  Ugre,  il 
ne  m'en  sait  pas  d'obliga- 
tion, l'ingrat. 

odes,  audace. 

odr  ou  ordr,  nf.,  ordre. 

oe!  ohé  ! 

oe ,  comme  0,  s'emploie 
pour  arrêter  les  bœufs,  mais 
surtout  lorsqu'on  est  en  co- 
lère. 

ofàs  (etr  an),  être  en  en- 


ROUSSEY. 


Glossaire. 


ovà  225 

fance,  à  moitié  fou  :  à!  lu 
pur  ïnôsà,  efà  nnevwe  pîdt,  el 
à  an  ofàs ,  ah  !  le  pauvre 
innocent,  il  faut  en  avoir 
pitié,  il  est  en  enfance. 

ofâsâ,  offenser. 

ofàsâ,  offensé,  e. 

ofh,  office. 

ofht,  officier. 

olâl,  lambin,  e. 

olâlâ  (j),  se  mettre  en  re- 
tard. 

okâ^yô,  occasion  :  lokâxyô 
fâ  lit  lurô,  l'occasion  fait  le 
larron. 

okâ^yunà,  occasionner. 

okâ:(yîmâ,   occasionné,  e. 

oktrwe,  octroi. 

okupâ,  occuper. 

okupâsyô,  occupation. 

oràdj  ou  oràj ,  orange. 
Voy.  pûm. 

orâje,  oranger. 

ordj,  orge.  Voy.  grl  dordj. 

ordjî,  orgie. 

otâ,  nf.,  logis  :  efà  râtrâe 
Ibtà,  il  faut  rentrer  au  logis. 

oui,  nf.,  hôtel.  Voy.  aûl. 

otâ,  ôter.  Voy.  rotâ. 

ovâl,  nf.,  travail  manqué; 
—  mauvaise  spéculation  :  el 
15 


226  ôbr 

efân  bel  ovâl  à  s  mer  y  à  âhm 
n  fàn  keve  n  kemâ  defâ  /  il  a 
fait  une  belle  aval  en  se  ma- 
riant d'avec  une  femme  qui 
avait  une  nichée  d'enfants  ! 

ovâ,  pondre.  —  Aller  à  la 
selle,  en  langage  burlesque. 

ovr,  filasse  etr  an  ovr, 
être  en  ovr,  être  absorbé  avec 
curiosité  et  étonnement  en 
présence  d'une  chose  nou- 
velle, des  faits  et  gestes  d'une 
personne  inconnue. 

ovrt,  ouvrier  :  le  pweràju 
50  bwen  ovrt  e  taby,  les  pares- 
seux sont  bons  ouvriers  à 
table.  —  Nm.,  ouvrée. 

ovrhy  ouvrière. 

o^â,  oser. 


ôbr,  ombre.  —  Les  ber- 
gers se  servent  de  leur  om- 
bre pour  déterminer  l'heure  ; 
quand  ils  peuvent  enjamber 
la  longueur  de  leur  ombre  il 
est  environ  dix  heures,  c'est 
le  moment  où  ils  ramènent 
habituellement  leurs  trou- 
peaux. 


ÔbredJ,  ombrage. 
ôbredjî,  ombrager. 
ôbrcdji,  ombragé,  e. 
ôbredju ,    ;  ,    ombrageux  ^ 
euse. 

ôbrU,  ombrelle. 
ôdcyi,  ondoyer. 
ôdâ,  ondée. 

ô^y,  ongle  :  me  bû  sô  €î  grâ 
kà  le  koprè  devu  lôgy,  mes 
bœufs  sont  si  gras  qu'on  les 
couperait  d'avec  l'ongle. 

ô^yôt,  nf.,  ongles  d'un 
ruminant  ou  du  cochon. 

ôgà,  nf.,  onguent  ;  —  terme 
injurieux  à  l'adresse  d'un 
petit  garçon  :  b-iigrê  dôgâ , 
bougre  d'onguent. 

ôliyi  ou  dkyô,  oncle.  Les 
grandes  personnes  disent 
ôUyi  ou  ôkyô,  mais  les  enfants 
n'emploient  que  le  premier, 
c'est  plus  respectueux  :  yèm- 
ro  mé  kîn  an  6œ  mon  ôMyôpuiÔ 
k  dfârôîile,  j'aimerais  mieux 
qu'un  âne  fût  mon  oncle 
plutôt  que  de  faire  cela,  dit- 
on  lorsqu'on  tient  à  faire 
bien  comprendre  qu'on  a 
pris  une  résolution  inébran- 
lable. 


dt 

ôJiyô.  Voy.  ôMyï. 

03,  once. 

ôsôt,  nf.,  sabot  d'un  rumi- 
nant ou  du  cochon  ;  en  lan- 
gage burlesque,  les  pieds, 
mais  plus  souvent  les  mains 
d'une  personne. 

ôt,  honte  :  vo  ne  pwè  dot, 


ô:(ï  227 

vous  n'avez  point  de  honte; 
expression  employée  très  fré- 
quemment pour  dire  qu'on 
a  trop  d'audace,  qu'on  est 
sans  pudeur  ou  sans  pitié. 

ô{,  onze. 

ô:(èn,  onzaine. 

ôiîm  ou  ô^m,  onzième. 


pat 

pâtelô  ou  pàtelô,  pantalon. 

pâ,  pal;  —  palis  :  el  a  (a) 
€1  rwe  kï  pâ,  il  est  aussi  raide 
qu'un  palis. 

pàfê,  nm.,  pelle  à  feu  à 
long  manche.  —  Cloche  au 
son  argentin  :  lu  paft  d  grà- 
mô,  le  pâfê  de  Grammont, 
la  cloche  de  l'église  de  Gram- 
mont. 

pàl,  pelle  :  yâfutu  d  le  pal  a 
ku,  je  lui  ai  foutu  de  la  pelle 
au  cul,  je  l'ai  chassé  rapide- 
ment avec  colère  et  mépris. 

pâlot,  petite  pelle;  — 
omoplate. 

pàmel,  équerre  qui  main- 
tient la  porte  sur  le  gond. 

pàt€,  pêche  aux  poissons. 

pàt£t,  prendre  du  poisson 
à  la  pêche.  —  Prendre  avec 


pà 

la  main  des  fruits,  par  ex., 
dans  un  sac. 

pàt€u,  j,  pêcheur,  euse. 

pàtâ,  aplatir  avec  le  pàtô 
ou  de  toute  autre  façon.  — 
Affermir  le  sol  par  la  marche. 

pàtâ,  aplati,  e. 

pâtrivêin,  pétrir  salement, 
barbotter  :  /!;(  are  n  sô  kôtà 
k  kà  e  pàtrwlt}à,  les  enfants 
ne  sont  contents  que  quand 
ils  pétrissent,  quand  ils  bar- 
bottent.  —  Piétiner  :  le  bet 
à  tûpatrvje]ii  mô  teà,  les  bêtes 
ont  tout  piétiné  mon  champ. 

pàtô,  battoir  servant  à 
unir,  en  la  battant,  la  marne 
pour  faire  l'aire  d'une  grange. 

pà:i^lô,  nm.,  gesse  tubé- 
reuse. 

pà,  pan. 


pas 

pàdàby,  pendable. 

pàdr,  pendre. 

pàdu,  /,  celui,  celle  qui 
pend. 

pàdu,  û,  pendu,  e. 

pàdul,  pendule. 

pàdur,  nf.,  terme  inju- 
rieux, synonyme  de  chena- 
pan. Ce  mot  date  de  l'inva- 
sion de  1815,  le  sens  qu'on 
lui  a  donné  indique  de  quelle 
façon  les  Pandours  se  sont 
conduits  chez  nous. 

pàn,  panne. 

pànâ,  essuyer. 

pànà,  mornifle;  —  mor- 
nifler. 

par  ou  pràr,  prendre. 

pas,  panse. 

pàse,  pensée. 

pàsâ,  penser.  S'emploie 
souvent  à  la  voie  pronomi- 
nale :  /  m  pàsb,  je  me  pen- 
sais, pour  je  pensais. 

pàsôt,  panse  du  mouton. 
Après  avoir  recueilli  précieu- 
sement le  sang  du  mouton, 
on  le  mélangeavecdes  herbes 
aromatiques  hachées,  le  tout 
est  remis  dans  la  pàsôt  qui, 
bien  cousue,  est  introduite 


pe  229 

dans  la  marmite  à  soupe  en 
guise  de  poule  au  pot,  c'est 
un  mets  de  roi. 

pàsu,  à,  pansu,  e. 

pàsyô,  pension. 

pàku  ou  pàkur  (mis  pour 
pe  àku,  pas  encore),  pas  en- 
core. 

pàsyunâr,  pensionnaire. 

pàt,  pente. 

pàteà,  penchant. 

pàt€i,  pencher. 

pàtkôt,  Pentecôte. 

pè,  t,  laid,  e  :  hl  ta  a  pê  e 
:(î  vo  pyor,  le  temps  (ciel) 
est  laid  (noir),  il  (y)  veut 
pleuvoir. 

pêdj  ou  pert,  perte. 

pêdrï,  nf.,  perdrix,  per- 
dreau. 

pênrâ,  panerée. 

pêpî,  pépie  ;  avoir  la  pépie, 
avoir  très  soif. 

pêpy,  peuple. 

pépyâ,  peupler. 

pèpyâ,  peuplé,  e. 

perlîpïp'i,  nm.,  primevère. 

pètyï,  pétiller. 

pè,  pain. 

pê  dûjlô  (litt.  pain  d'oisil- 
lon), sedum. 


230  pœr 

pin,  panne. 

pin,  pêne. 

pe^,  démêloir  ;  —  alvéoles. 

peni,  sorte  de  berceau  sus- 
pendu au  plafond  dans  le- 
quel on  met  le  pain. 

pèV^,  peigner;  —  ruiner; 
—  rosser. 

pltiî,  peigné,  e  ;  —  ruiné, 
e  ;  —  foutu  ;  —  rossé,  e. 

penôt,  diminutif  de  panne, 
pièce  du  char  reliant  les 
roues  de  derrière  avec  celles 
de  devant.  —  teàuî  dcu  le 
penôt,  presser  sur  la  penôt, 
appuyer  sur  le  manche  de  la 
faux  afin  de  couper  l'herbe 
le  plus  près  possible  :  an po 
pe  teàtei  deu  le  penôt  kâ  swey 
e  làv,  on  ne  peut  pas  pres- 
ser sur  la  phiôt  quand  on 
fauche  à  l'eau,  c'est-à-dire 
quand  on  a  bu  de  l'eau  à  ses 
repas. 

pl^ôt,  nf.,  peigne  fin.  — 
Epi  du  carder  à  foulon.  — 
Homme  faible  et  craintif. 

plnu,  j,  celui,  celle  qui 
peigne. 

pœrâ,  ^,  peureux,  euse. 
On  dit  d'un  peureux  qu'il  a 


pîp 

toujours  peur  que  la  merde 
lui  gèle  au  cul. 

pœrï,  pourrir.  —  Manquer 
son  coup  à  certains  jeux,  et 
par  suite  être  exclu  de  la 
partie. 

pœri,  î,  pourri,  e. 

pœrîtur  ou  pûrïtur,  pour- 
riture. 

pœs,  pouce  (doigt). 

pœsi,  doigtier  du  pouce. 

pœtur,  nf.,  terrain  livré 
au  pâturage. 

pœîurî,  pâturer. 

pd'turi,  pâturé,  e. 

pe,  peau;  —  pis;  —  pire. 

peeèr,  pécheur. 

phe,  péché.  —  Les  taches 
blanches  qu'on  remarque 
sur  les  ongles  sont  des  pé- 
chés. 

phâ,  commettre  un  péché. 

pedr,  perdre. 

pénétra,  pénétrer. 

penïtàâ,  pénitence. 

pepe,  grand-père  :  rôp  dôdô, 
lu  pepe  €u  le  même,  frappe 
dodo,  le  grand-père  sur  la 
grand'mère.  Dicton  dont  le 
sens  est  à  peu  près  :  Allez, 
boum  !     à    grands     coups, 


ped 
comme  le  grand-père  quand 
il  frappe  sur  la  grand'mère  ! 
pèr,  père.  —  Le  mâle  chez 
les  oiseaux,  Voy.  pôpâ  et 
pûpâ. 

perï,  périr. 

pèrî,  î,  péri,  e. 

perU,  perche  (gaule).  — 
Mesure  agraire  dont  la  va- 
leur n'est  plus  connue  que 
par  quelques  vieilles  per- 
sonnes. 

pèru,  Pérou  :  s  nà  pe  lu 
peru,  ce  n'est  pas  le  Pérou, 
ce  n'est  pas  grand'chose. 

ph,  passe. 

phà,  t,  passant,  e. 

phedj,  passage. 

pèsâ,  passer. 

phâ,  passé,  e. 

phptteû,  passe-partout. 

pestà^  passe-temps. 

petrà,  S3monyme  de  sour- 
nois :  bûgrè  de  pétrâ. 

petrt,  pétrin. 

petrol,  pétrole.  Voy.  gâ^. 

pèy,  nf.,  poêle. 

pe,  par. 

peeè,  échalas. 

pe€Ï  ou  perkî,  par-ci. 

ped^u  (lu)  (litt.  le  par-des- 


pîl  23 1 

sus),  le  dessus  d'une  chose  : 
lu  gûrmà,  el  e  medjî  lu  ped^u 
d  6e  rd'tt,  le  gourmand,  il  a 
mangé  le   par-dessus  de  sa 
tartine  ! 
pUj,  page. 
pedjnâ,  pardonné,  e. 
pedjnâ,  pardonner  :  sâkre 
po,  k  lu  bô  du  m  pedj'èn,  ït  vo 
ïïywâ!  szcrh  porc,  que  le  bon 
Dieu    me    pardonne,   je    te 
veux  tuer!  —  Que  le  bon 
Dieu  me  pardonne  est  une 
expression     très    fréquente 
dans  la  bouche  des  femmes, 
elles  l'emploient  chaque  fois 
qu'elles  s'aperçoivent  qu'elles 
ont  blasphémé. 
pedjnâby,  pardonnable. 
pedjô,  pardon. 
pe   dvè  (par  devers),  du 
côté  de.  —  Environ  :  e  yàn 
è  pe  dvè  mi,  il  y  en  a  (par 
devers)  environ  neuf. 
pelé,  palais. 

pela,  parler;  à  quelqu'un 
qu'on  ne  veut  plus  écouter, 
on  dit  :  pel  e  tnô  ku,  me  tet  nà 
vo  pu,  parle  à  mon  cul,  ma 
tète  n'en  veut  plus. 
pela,  parler. 


232  per 

pelto,  paletot. 

perâ^  pané  :  d  lav  phie,  de 
l'eau  panée. 

phiâd,  panade. 

pcp,  pape.  —  Dans  le  lan- 
gage burlesque,  abréviation 
du  mot  propre  pt'ph 

pepc,  nm.,  bouillie  faite  le 
plus  souvent  avec  la  pomme 
de  terre.  —  en  po  pu  dïr  pepe, 
il  ne  peut  plus  dire  pepe,  dit- 
on  d'un  homme  ivre  qui  ne 
peut  plus  articuler  les  mots 
qu'il  cherche  à  prononcer. 

pepî,  papier  :  eetnme  d  pe- 
pt,  estomac  de  papier,  mau- 
vais estomac  :  lii  pepî  5  ley 
ekrîr,  le  papier  se  laisse 
écrire,  disent  les  incrédules. 

perâ,  t,  parent,  e. 

perâte,  parenté. 

perdî^  ou  perdi,  mais  plus 
souvent  père,  pardi. 

perdjèmî,  parchemin. 

pcre,  perdii^,  perdi,  pardi. 

peredî,  paradis;  —  reposoir 

pcredj,  parage. 

perèlî:(î,  paralyser. 

perelï^î,  paralysé,  e. 

peretr,  paraître. 

perevà,  paravent. 


pir 

perfe,  t,  parfait,  Q:e  lie  fiù 
d  perfe,  il  n  y  a  personne  de 
parfait. 

perfetDià,  parfaitement. 

pefiuè  ou  perfwe,  parfois. 

perî,  pari.  —  Paris  :  te  evu 
e  perî  ?  té  n  ye  djemà  pUï,  tu 
es  allé  à  Paris  ?  tu  n'y  as 
jamais  pissé,  tu  n'as  jamais 
eu  l'honneur  d'y  mettre  les 
pieds. 

perïi^ye,  n,  parisien,  enne. 

perk,  parc.  —  Champ 
d'une  étendue  extraordi- 
naire. 

perkïiîsyô,  perquisition. 

perkîT^hyunâ,  perquisition- 
ner. 

permetr,  permettre. 

pcrmi,  j,  permis,  e. 

permîsyô,  permission. 

permuta,  permuter. 

perôt  ou  pu'ôt,  diminutif 
de  pierre. 

perô,  perron. 

pcnel,  parcelle. 

persoley,  parasol . 

.persyen,  persienne. 

pertee,  nm.,  perche  (pois- 
son). 

pert^i,  percher. 


ptt 

pht^t,  perché,  e. 

pertîkulî,  r,  particulier, 
ière. 

perue,  perruche. 

peruk,  perruque. 

peruM,  r,  perruquier, 
ière. 

persiimdj,  personnage. 

persunel,  personnel,   elle. 

pert,  perte.  Voy.  pédj. 

penike,  perroquet. 

pervénî,  parvenir. 

perwh,  paroisse. 

perwhyè,  n,  paroissien, 
enne. 

perây,  parier. 

peryu,  /,  parieur,  euse. 

pt'ské,  parce  que;  à  Etrappe, 
peskè. 

pht,  peste. 

pet,  patte.  —  Vieux  chif- 
fon. —  Lange  (couche)  pour 
envelopper  les  enfants  au 
berceau. 

pctàdjî,  patauger. 

petàt,  patente. 

petàtâ,  patenté,  e. 

pct€î,  î  ou  pertî,  /,  parti,  e. 

peUî,  partir. 

pti^t,  partie. 

peUifîi  (litt.  sortie  dehors), 


pey  233 

nf.,  printemps  :  sfé  peUifû, 
ce  printemps. 

petàtâ,  patenter. 

petedj,  partage. 

petedj'î,  partager. 

petedjî,  partagé,  e. 

pett'dj'u,  j,  celui,  celle  qui 
partage. 

petâr,  pétard. 

peti,  r,  chiffonnier,  ière  : 
e  djur  kmà  ï  peti,  il  jure 
comme  un  chiffonnier. 

petb,  pataud. 

pt'trek,  patraque. 

petrïyer£,  patriarche. 

petwe,  patois. 

pevedj,  pavage. 

pevâ,  paver. 

pevâ,  pavé,  e. 

pevtyô,  pavillon. 

pevô,  pavot. 

pevwe:(î,  pavoiser. 

peyice^t,  pavoisé,  e. 

pey,  paille. 

peyà,  t,  payant,  e. 

peyè,  n,  païen,  enne. 

peyes,  paillasse. 

peyhô,  paillasson. 

peyâby,  payable. 

peyl,  i,  pays,  se. 

peyi^à,    t,    paysan,  anne. 


234  P^^ 

On    dit    aussi    au  féminin 

peyÎT^n. 

peyî^dj,  paysage. 

peyi,  payer. 

peyî,  payé,  e. 

peyî,  endroit  où  l'on  serre 
la  paille. 

peymà,  payement. 

peyu,  j,  celui,  celle  qui 
paye. 

peymà,  payement. 

pâ,  paix.  —  Part  :  n  pâ 
d  là,  une  part  de  lard,  la 
portion  de  lard  qui  revient 
à  chaque  convive.  —  Viande, 
mais  surtout  de  la  viande 
salée.  On  dit  toujours  d  le 
vyàd  de  bwetei,  de  la  viande 
de  boucher,  de  la  viande 
fraîche.  —  Silence,  interjec- 
tion :  pa,  le  vzuhî  !  paix  (si- 
lence), les  voici  ! 

pàjîby,  paisible. 

pâjîhyèmà,  paisiblement. 

pàkâ  (litt.  pâquer),  faire 
ses  pâques. 

pâl,  pâle. 

pAlî,  pâlir. 

pâma,  pâmer  :  î pâm  dswe, 
je  pâme  de  soif. 

par,  paire. 


pàt 

pâst,  nf.,  but  au  jeu. 

pâsîïy,  pastille. 

pâsiuâr,  passoire. 

pâsyà,  t,  patient,  e. 

pâsyàs,  patience. 

phyàtâ,  patienter. 

pAt,  pâte. 

paie,  pâté.  —  Coup  de  ba- 
guette appliqué  autrefois  par 
le  maître  d'école  dans  la 
main  de  l'élève  ayant  com- 
mis une  faute,  ce  qui  faisait 
dire  aux  écoliers,  en  parlant 
d'un  de  leurs  camarades  :  ià 
t  bô  ekolî,  tu  le  djû  lu  mâtr  lî 
bey  de  pâte  sa  jeren,  c'est  un 
bon  écolier,  tous  les  jours  le 
maître  lui  donne  des  pâtés 
sans  farine  ! 

pâter,  Pater. 

pâfi,  pâtir  :  sa  tûdj  le  pur 
djà  k  pâtïm  pu  lez^  atr,  c'est 
toujours  les  pauvres  gens 
qui  pâtissent  pour  les  autres. 

pâtd,  pâton  :  e  v^à  kmà  de 
pâtô. 

pâtr,  paître;  n'est  em- 
ployé que  dans  l'expression 
envoyer  paître. 

pâtrïyôt,  patriote. 

pâtri,  patrie;  —  espèce. 


ptk 

patron,  patronne. 

pâtrô,  patron;  — modèle 
pour  la  coupe  des  habits, 

pâtrunel,  patronal,  e. 

pâtu,  j,  pâteux,  euse. 

pâturMj,  pâturage. 

pâyôt,  nf.,  diminutif  de  ^^ 
dans  le  sens  de  part. 

pî,  pic  (outil). 

pmî,  nm.,  pisseur.  —  Pe- 
tit garçon. 

pUâd,  nf.,  pisseuse.  — 
Petite  fille. 

pî-eàle  (litt.  pissenlit),  bou- 
ton d'or.  Les  enfants  croient 
qu'ils  pisseront  au  lit  dans 
la  nuit  s'ils  cueillent  des 
boutons  d'or. 

put,  pisser. 

pUô,  pissat  :  6ûlè  à  €Ï  î^a 
k  dîpUô,  cela  est  aussi  chaud 
que  du  pissat,  dit-on  en  par- 
lant d'une  boisson  qui  n'est 
plus  fraîche. 

pUtule,  pistolet. 

pîdàs,  pitance. 

pîdt,  pitié. 
pîk,  pique. 
pîkà,  t,  piquant,  e. 
pîkér,  piqueur. 
pîke,  piquet. 


pîk  235 

pïkâ,  piquer.  —  Sonner. 
—  Atteindre  :  î  là  pîkâ  dhm 
ï  keyo,  je  l'ai  piqué  (atteint) 
d'avec  un  caillou.  —  Trésir  : 
le:(^  ôvwen  pîkâ,  les  avoines 
piquent,  elles  commencent 
à  germer  hors  du  sol.  — 
Gagner  :  yâ  pîkâ  me  trwâ  fra 
àjdœ,  j'ai  piqué  (gagné)  mes 
trois  francs  aujourd'hui.  — 
pîkâ  le  pàsyô,  piquer  la  Pas- 
sion, sonner  lentement  les 
cloches  pendant  que  le  prêtre 
récite  les  prières  de  la  Pas- 
sion. —  Battre  seul  au 
fléau  :  e  pîk  le  pâsyô  deu  dî 
Sîvel,  il  pique  la  Passion  des- 
sus du  seigle,  il  bat  seul  du 
seigle  au  fléau.  —  etr  pîkâ, 
être  enceinte.  — pîkâ  afâ, 
piquer  au  feu,  sonner  les 
cloches  comme  pour  la  Pas- 
sion, mais  aussi  vite  que 
possible,  pour  demander  du 
secours  lorsqu'il  y  a  un  in- 
cendie. 

pîkâyô,  picaillon. 

pîkô,  picot. 

pîkôt,  nf.,  piquette.  — 
Coup  de  cloche  pour  appeler 
les  enfants  à  la  classe  du  soir. 


236  pu 

pïkur,  piqûre. 

pïkîitâ,  picoter.  —  Tache- 
ter. 

plkutâ,  picoté,  e.  —  Ta- 
cheté, e. 

pîkîitï,  picotin.  —  Petite 
corbeille  pouvant  contenir 
la  ration  d'avoine  d'un  che- 
val. 

pïl,  pile  ;  —  rester  pïl,  res- 
ter coi. 

plledj,  pilage. 

pîlâ,  piler. 

pilâ,  pilé,  e. 

pîli,  pilier. 

pîlôt,  diminutif  de  pile  ;  — 
nf.,  point  culminant  d'une 
cheminée  ou  d'une  mon- 
tagne :  û  pïlôt  d  le  mut  d 
gràmô,  le  point  culminant 
de  la  motte  de  Grammont. 

pïlô,  pilon. 

pîlu,  j,  pileur,  euse. 

pîno,  pineau. 

pîliô,  pignon. 

pïp,  pipe. 

pïpôt,  diminutif  de  pipe. 

pîreï,  persil. 

pîsk,  puisque. 

pit^rol  OM  pUrol,  nf.,  du- 
vet qui  couvre  le  corps  des 


pnr 
oiseaux  nouvellement  éclos 
ou  qui  s'aperçoit  sur  la  fi- 
gure des  enfants,  des  ado- 
lescents. 

pïvô,  pivot. 

pîvuiâ  ou  pïvôlâ,  pivoter. 

pïyt'dj,  pillage. 

pîyî,  piller. 

pïyt,  pillé,  e. 

pi,  pied.  —  pî petu,  pied- 
bot.  —  pi  S^'S^  (^)j  à  cloche- 
pied. 

pi-bndjô,  pied-bot. 

pî  Uasi  d  sebô,  loc,  pied 
chaussé  de  sabots.  Quand  un 
fermier  prend  un  domes- 
tique, celui-ci  a  le  droit  de 
réserver  son  pied  chaussé  de 
sabots  ;  c'est-à-dire  que  son 
patron  devra,  outre  son 
gage,  lui  fournir  ses  chaus- 
sures, soit  sabots  ou  souliers. 

pî-d-bu  (litt.  pied  de  les- 
sive), trépied  sur  lequel  on 
place  le  cuveau  pour  faire  la 
bu  (lessive). 

pir,  pierre  :  sânpîrk  ve  ht 
€u  5e  fà,  c'est  une  pierre  qui 
va  bien  sur  sa  faux,  c'est 
une  chose  qui  arrive  à  point, 
qui    fait    bien    son    affaire. 


pis 
—   tu  pet€Û  le  pir  sd   dur, 
(tout)    partout    les    pierres 
sont  dures,  —  Pierre,  nom 
d'homme. 

pirôt.  Voy.  perôt. 

pis,  pièce. 

pîthnà,  marcher  à  petits 
pas. 

pitnà,  piétiner. 

pïtnà,  piétiné,  e. 

pîtd,  facteur  (piéton).  — 
Chausson  de  laine. 

pldjô,  pigeon. 

pldjuni,  pigeonnier. 

plfo,  houx.  On  en  met 
des  branches  dans  les  écu- 
ries pour  préserver,  dit-on, 
les  animaux  des  verrues  ou 
des  dartres. 

plnâ,  crier  comme  un  pe- 
tit poussin  :  I  n  po  pu  pïnâ  d 
le  ta  kyâ  tè£î  stè  nœ,  je  ne 
peux  plus  pîner  (parler,  me 
faire  entendre)  (de  la)  tant 
(que)  j'ai  toussé  cette  nuit. 

pluu,  y,  celui,  celle  dont 
la  voix  imite  le  cri  du  pous- 
sin. 

phî,  pincer  :  e  ph  dedje  le 
fèy,  il  pince  (il  courtise)  dé- 
jà les  filles. 


pô€  237 

pW,  pincé,  e. 

pls-ku  (litt.  pince-cul),  co- 
lin-maillard. 

plsô,  pinson. 

plsôt,  pincette.  —  Embras- 
ser quelqu'un  à  lapïsôt,  l'em- 
brasser en  lui  prenant  les 
deux  joues  entre  les  doigts. 

phô,  pinceau. 

pïtâ,  pinter. 

plôtd,  peloton, 

pluniô,  édredon. 

plu^^yèr,  plusieurs. 

pnel,  prunelle. 

pfâli,  prunellier, 

pnAj,  punaise;  —  lygée  : 
el  à  €î  vœ  kèn  pènâj,  il  est 
aussi  vide  qu'une  punaise. 
Voy.  tà'fyô. 

put,  panier  :  el  e  t€Î  dà  mô 
pnî  juslâ  lài,  il  a  chié  dans 
mon  panier  jusqu'à  l'anse, 
c'est-à-dire,  il  a  tellement 
abusé  de  ma  bonté  que  la 
mesure  est  comble  et  que  je 
romps  pour  toujours  toutes 
relations  avec  lui. 

pno,  penaud,  e. 

pô,  pet. 

pô€,  poche.  Voy.  tât€. 

pôetûm,  nf.,  pus. 


238  pdl 

pôel,  percer.  —  Mouiller 
un  habit  de  façon  que  l'eau 
le  traverse. 

pôei,  percé,  e.  —  Mouil- 
lé, e,  de  part  en  part. 

pôl^  bande  d'écorce  levée 
d'un  bout  à  l'autre  d'une 
tige  de  chanvre. 

pôlàteî,  soigner  quelqu'un 
pendant  une  longue  mala- 
die :  ètr  pôlàuî,  être  soigné 
au  lit  pendant  une  longue 
maladie. 

pôlî,  polir. 

pôlïmà,  poliment. 

pôlîs,  police. 

pôlîsedjy  polissage. 

pôlîsâd^  palissade. 

pôlith,  politesse  :  faire  la 
politesse,  faire  un  mouve- 
ment particuher  de  la  main 
avant  de  prendre  quelque 
chose  que  tient  une  personne 
à  laquelle  on  doit  le  respect  ; 
les  mendiants,  les  enfants 
font  la  politesse. 

pôlîtîk,  politique. 

pôlke,  polka. 

pôlô,  palet  :  grô  pôIô,  gros 
palet,  enfant  ou  animal  dans 
un  parfait  état  d'embonpoint. 


pôt 

pôltrô,  poltron. 

pôlône,  ;(,  polonais,  e  :  el 
à  su  kmà  i  pôlône,  il  est  saoul 
comme  un  Polonais. 

pôpîyel,  papillotte.  C'est  le 
cadeau  habituel  d'un  amou- 
reux à  sa  future. 

pôplinà,  pomponner. 

pôpUnâ,  pomponné,  e. 

papules,  populace. 

pôpuîâr,  populaire. 

pôrey,  pareil,  eille. 

pôrpweyô,  papillon. 

pôrtèfèy,  portefeuille. 

pôrtè-mône,  porte-monnaie. 

pôrtre,  portrait. 

pôsedâ,  posséder. 

pôsedâ,  possédé,  e. 

pôsedâ,  possédé,  synonyme 
de  diable,  possédé  du  diable  : 
sa  lu  pôsedâ,  c'est  le  diable, 
c'est  très  difficile. 

pôsesyô,  possession. 

pôst,  poste. 

posta,  poster. 

posta,  posté,  e. 

pôstur,  posture. 

pôtâ,  péter.  Quand  quel- 
qu'un pète  en  société  on  se 
hâte  de  dire,  pour  l'excuser, 
que   les  portes  de   derrière 


sont  faites  pour  l'aisance  de 
la  maison.  A  celui  qui  trouve 
que  péter  est  une  chose  mal- 
propre, on  répond  :  te  pu  sâl 
ké  mwe,  t  renies  dêvû  tô  nâ  su 
kî  t-eàp  le  devû  mô  ku. 

pôtô,  poteau. 

pôtô  ou  pêtô,  peton. 

pôtu,  j,  péteur,  euse. 

poli,  î,  poli,  e. 

pôr,  port  ;  —  pauvre.  Voy. 
ptir. 

pôrsyô,  portion. 

pôrtî,  r,  portier,  ière. 

po,  peu  ;  —  peur  ;  —  porc  ; 
—  puis. 

pôl,  pôle. 

poli,  poulie. 

popïlî,  peuplier. 

popir,  paupière. 

popr,  propre. 

poprêmà,  proprement. 

poprète,  propreté. 

ports,  porche. 

posîby,  possible  :  a  tu  po- 
sïhy  à  môd  k  le  fàn  à  dî  ma  ! 
est-il  possible  au  monde  que 
les  femmes  ont  de  mal  ! 

pot£,  porte. 

po:(^,  pause. 

po^â,  poser. 


prê  239 

po^â,  posé,  e. 

po^îsyô,  position. 

po:(u,  j,  poseur,  euse. 

pô,  pont.  —  Devant  d'une 
ancienne  forme  de  pantalon. 

pôp,  pompe. 

pôpâ,  pomper.  Quand  il 
pleut  et  que  les  bergers  en 
sont  heureux  ils  chantent  : 
Pompez,  pompez.  Seigneur  ! 

pôpî,  pompier. 

pôpd,  pompon. 

pds  (ptr),  pierre-ponce. 

pràdji,  prêcher. 

pràdji,  prêché,  e. 

pràdju,  j,  prêcheur,  euse. 

pràr.  Voy.  par. 

prèdj,  purge. 

prèdjî,  purgé,  e  :  lu  ta  s 
prèdj,  le  temps  (ciel)  se 
purge,  il  pleut  un  peu,  mais 
c'est  que  le  ciel  a  besoin  de 
se  débarrasser,  il  ne  tardera 
pas  à  faire  beau. 

prèdji,  purger. 

prèlôdjî,  prolonger. 

prèlôdji,  prolongé,  e. 

prèlôdjmà,  prolongement. 

prèim,  r,  premier,  ière.  — 
Le  premier  des  trois  coups 
de  cloche  qui  appellent  les 


240  pre 

fidèles  à    la   messe   du    di- 
manche. 

prùnûrmà,  premièrement. 

prênôsf,  prononcer. 

prênôst,  prononcé,  e. 

prènôsyâsyô,  prononciation. 

prtnâhy,  prenable. 

prêta,  prêter. 

p'ètâ,  prêté,  e. 

prètu,  j,  prêteur,  euse. 

prèv,  preuve. 

prè:(à,  t,  présent,  e. 

prêtas,  présence. 

prè:(àtâ,  présenter. 

prè:(àtâ,  présenté,  e. 

predî,  prédir. 

predî,  i,  prédit,  e. 

predîkâtêr,  prédicateur. 

prefektur,  préfecture. 

parferas,  préférence. 

préféra,  préférer. 

préféra,  préféré,  e. 

preferâby,  préférable. 

prèfes,  préface. 

prejudïs,  préjudice. 

prekâsyô,  précaution. 

^/^^jjy'î/H^précautionnéje 

prekasywiâ,  précautionner. 

prekôs,  précoce. 

prend,  prénom. 

prèperà,  préparer. 


pre 

prépara,  préparé,  e. 

prtph-âsyô,  préparation. 

preperâtîf,  préparatifs. 

prèlàdr,  prétendre. 

prètàdu,  û,  prétendu,  e. 

prheptér,  percepteur  :  lu 
prheptèr  à  vnu  fàr  se  rset,  le 
percepteur  est  venu  faire  sa 
recette. 

prèsîph,  précipice. 

presfpitâ,  précipiter. 

presïpïtâ,  précipité,  e. 

presï:(emà,  précisément . 

prest,  presser. 

prhi,  pressé,  e. 

prhk,  presque. 

presyœ,  ^,  précieux,  se. 

prête,  nf.,  fruit  du  pêcher. 

preti,  pétrir. 

preti,  t,  pétri,  e. 

prevnï,  prévenir. 

prevnu,  Û,  prévenu,  e  :  e 
vo:i  à  prevnu  k  Ui  prheptèr  a 
vnu  fàr  6e  rset,  il  vous  est 
prévenu  (vous  êtes  préve- 
nus) que  le  précepteur  (per- 
cepteur) est  venu  faire  sa 
recette;  c'est  en  ces  termes 
que  le  garde  champêtre  an- 
nonce au  son  du  tambour 
l'arrivée  du  percepteur. 


prî 

prevnà,  t,  prévenant,  e. 

prh'or,  prévoir. 

previueyà,  /,  prévoyant,  e. 

prèvwt'yàs,  prévoyance. 

pre:(àtâby,  présentable. 

prè:{ervâ,  préserver  :  k  lii 
bô  du  yà  pre^rv,  que  le  bon 
Dieu  (l'en)  lui  en  "préserve. 

pre:i^.rvâ,  préservé,  e. 

pre:(idà,  t,  président,  e. 

pre~jdâ,  présider. 

près,  presse  :  c  yc  prcs,  il  y 
a  presse,  il  faut  se  dépêcher 
aussi  vite  que  possible. 

prhà,  t,  pressant,  e. 

pr estas,  prestance. 

prhtâsyô,  prestation. 

pny^,  prier. 

preyu,  j,  prieur,  euse. 

prâ,  pré. 

prârî,  prairie. 

prâtîk,  pratique. 

prâtikâ,  pratiquer. 

prl,  prix. 

prî,  j,  pris,  e. 

prï,  pris  ;  —  caillé  :  dl  Icse 
prî,  du  lait  caillé. 

prïj,  féminin  de  pris. 

prïj,  prise  de  tabac.  Voy. 
tmmâ  et  fœnâ. 

priji,  priser. 

RousSEY.   —   Glossaire. 


prô  241 

prïjôt,  ni'.,  diminutif  de 
prise. 

prïjà,  prison. 

priju,  j,  priseur,  euse. 

prljnni,  r,  prisonnier,  iére. 

priniâr,  primaire. 

prlvA,  priver. 

priva,  privé,  e. 

prïvâsyô,  privation. 

pris,  prince. 

prïsïp,  principe. 

prîycr,  prière.  Cérémonie 
religieuse  qui  se  tait  le  soir. 
— -  Pendant  l'hiver,  dans 
presque  toutes  les  familles, 
on  fait  la  prière  en  commun 
aussitôt  après  le  dîner. 

prises,  princesse. 

prlsïpi'l,  principal,  e,  aux; 
—  au  ms.  pi.  on  dit  aussi 
prlsîpd. 

prôbâby,  probable. 

/)/-c)MZ'3'('w^,  probablement. 

prôblAm,  problème. 

prÔ€è,  prochain. 

prôfisi,  prophétie. 

prôgrt',  progrès. 

prôjt',  projet. 

prôkurâsyô,  procuration. 

prôhuri,  procurer. 

prôpôrsyô,  proportion. 


242  pro 

prôpô  (c),  h.  propos. 

prôpi^â,  proposer. 

prôpo:{à,  proposé,  e. 

prôpo:^isy5,  proposition. 

prôpntâr,  propriétaire. 

prôti'ksyô,  protection. 

prôiidji,  protéger. 

prôndj'i,  protégé,  e. 

prôvcrb,  proverbe. 

prôvîdàs,  providence. 

prôvî:;wâr,  provisoire. 

prôvi^wârmà ,  provisoire- 
ment. 

prijvïiyd,  provision. 

prôvïs,  province. 

prôvnàs,  provenance. 

prôvnî,  provenir. 

prâvôkâ,  provoquer. 

prôvôkâ,  provoqué,  e. 

profesér,  professeur. 

profcsyd,  profession. 

prôfï,  profit. 

profita,  t,  profitant,  e. 

profita,  profiter. 

profîtâby,  profitable. 

prolîr,  chaîne  servant  à 
attacher  les  bœufs  à  la  char- 
rue; —  grosse  chaîne  de 
montre. 

pron,  prône. 

pronâ,  prôner. 


prû 

pronâ,  prôné,  e. 

proprite,  propriété. 

prose,  procès  :  lit  mwcyu 
miueyl  pu  s  rùnâ  sa  d  gèifi  de 
prose,  le  meilleur  moyen 
pour  se  ruiner,  c'est  de  ga- 
gner des  procès. 

prbseyî,  v.,  faire  un  procès 
qui  traîne  en  longueur. 

prosesyô,  procession. 

prÔ:{,  prose  (chaut  reli- 
gieux). 

prô,  t,  prompt,  e. 

prôtitiid,  promptitude. 

prôtmà,  promptemcnt. 

prudà,  t,  prudent,  e. 

prudàs,  prudence. 

prùm,  prunier. 

prùntènu  r,  printanier,  ière. 

prii,  prou  :  e  ye  prû  bô,  il 
y  a  prou  de  bois. 

prnmes,  promesse. 

prïmietr,  promettre. 

prÛDÛ,  j ,  promis,  e. 

pnniiuâ,  promener. 

priiDinâ,  promené,  e. 

pritmuâd,  promenade. 

prûnmu,  j,  promeneur, 
cuse. 

priivâ,  prouver. 

prûvâ,  prouvé,  c. 


ptô 

prwcy,  nm.,  pièce  de  bois 
s'introduisant  dans  le  joug 
et  après  laquelle  s'attache  la 
prblir. 

psom,  psaume. 

ptcu,  pertuis  :  pi€H  dï  Jeu, 
pertuis  du  cul,  anus. 

pteuji,  faire  des  pertuis. 

pt€uji,  pertuisé,  e. 

pic,  t,  petit,  e. 

ptètmà,  petitement. 

ptî-men,  petit-mari;  le 
plus  jeune  de  la  troupe  des 
j'crcgï ;  c'est  à  lui  qu'incombe 
la  plus  dure  besogne,  aussi 
va-t-il  toujours  avec  regret 
au  travail,  c'est  ce  qu'indique 
d'ailleurs  la  chanson  sui- 
vante dite  du  petit-mari  : 
Petit-mari  lève-toi  donc.  — 
Pour  quoi  faire,  mon  maî- 
tre ?  —  Pour  tirer  In  (le)  ba- 
tô  —  Oh!  que  j"ai  mal  au 
ventre  !  —  Petit-mari  lève- 
toi  donc,  —  Pour  quoi  faire, 
mon  maître  ?  —  Pour  man- 
ger la  soupe  à  l'oignon.  — 
Lon  lan  la  je  m'iève,  je 
m'iève,  lon  lan  la  i  (je)  va 
m  leva . 

pfo,  putois. 


pii€  243 

pu,  plus;  —  pus.  Voy. 
pôeUlni. 

pubyïk,  public,  que. 

puhyâ,  publié,  e. 

pubyà,  publier. 

pubyikâsyô,  publication. 

pujî,  puiser.  —  Prendre 
l'eau  en  parlant  des  chaus- 
sures :  nie  sebô  pujà,  mes  sa- 
bots puisent ,  ils  prennent 
l'eau. 

puni,  punir. 

puni,  i,  puni,  e. 

punisyô,  punition. 

pur,  pur,  e, 

piirà,  t,  dégoûtant,  e. 

purgâtwâr,  purgatoire. 

purïjyâ,  purifier 

punfyâ,  purifié,  e. 

pnn,  dégouttant,  e. 

puri,  dégoutter. 

purô  (de  purT),  petit-lait, 

piirfc,  pureté. 

pusi,  épucé,  e. 

pu5Î ,  épucer;  —  s  pusî , 
se  pucer,  prendre  ses  puces. 

pusi,  poussin. 

puto,  plus  tôt;  —  plutôt. 

pu:^'t,  épuisette. 

pii,  pour  ;  —  pouls. 

pû£c,  pourceau  ;  désigne  gé- 


244  M^'^ 

néralementun  jeune  cochon. 

pii-elô,  diminutif  de  p-iUc. 

pîi-e^ô  (/),  diminutif  de 
peu,  un  petit  peu. 

piidkà  (litt.  pot-de-camp), 
bidon  dans  lequel  on  porte 
à  manger  dans  les  champs. 

pfidr,  poudre. 

piidrâ,  poudrer. 

pùdrâ,  poudré,  e. 

pfidri,  poudrière. 

pfifâ,  pouffer.  —  S'em- 
ploie le  plus  souvent  à  la 
voix  pronominale  :  e  5  piifl  d 
rïr,  ils  se  pouffaient  de  rire. 
—  Emplir  la  bouche  d'eau  et 
la  répandre  en  pouffant  sur 
du  linge  avant  de  le  repasser. 

p-ujô,  nf. ,  poison  ;  —  en- 
fant qui  fait  de  l'esprit  ou 
qui  veut  jouer  à  la  grande 
personne. 

piil,  poule. 

pûl  pltel,  pintade. 

pûlè,  poulain. 

pîilè,  poulet. 

pûleyt,  poulailler. 

pnhU,  pouliche. 

pilla,  coq. 

pùlôt,  diminutif  de  poule. 

pnin,  pomme  :  p-iiin  d  ho, 


pur 
pomme    de    bois,     pomme 
sauvage. 

pfnne,  nom  donné  à  un 
bœuf  qui  a,  généralement, 
une  tache  blanche  au  milieu 
du  front. 

pîïmâ,  pommer. 

piiiiiâ,  pommé,  e. 

piitnâd,  pommade;  —  ré- 
sidu des  pommes  ou  des 
poires  broyées  pour  faire  le 
cidre. 

pîiitû,  pommier. 

pûiiilâ,  pommelé,  e. 

piimôt,  diminutif  de  pom- 
me. —  Féminin  de  piime. 

pùmô,  poumon. 

pùp,  poupée. 

pûpâ  ou  pôpâ,  papa.  Il  n'y 
a  que  les  personnes  âgées 
ou  peu  respectueuses  qui  se 
permettent  de  dire  mon  per. 

pitrkwe,  pourquoi. 

pîtrïtur.  Voy.  pœnlur. 

pfirpt,  pourpier;  on  croit, 
à  tort,  que  quelques  feuilles 
de  piirp'i  suffisent  pour  mé- 
tcoriser  un  animal. 

piirsil'lt ,  poursuite. 

piirswîvr,  poursuivre. 

pûrUht,  pourchasser. 


pra 

pîirieh'i,  pourchassé,  e. 

pîirt€Ô,  porc  frais. 

pfts,  glume. 

/w/j,  pouce  (ancienne  me- 
sure). Voy.  pâ's. 

piisâ ,  pousser  ;  peu  em- 
ployé, on  dit  plutôt  biirâ  ; 
—  chasser  quelqu'un  en  le 
poursuivant. 

pihâ,  poursuivre  à  la  cour- 
se. —  faire  courrir  quelqu'un 
devant  soi ,  comme  la  piis 
s'envole  devant  le  vent  du 
van. 

p^sâ ,  poursuivi ,  e ,  à  la 
course. 

pûsô,  nm.,  poussière  très 
fine  et  très  incommodante 
qui  se  produit  surtout  pen- 
dant le  battage  du  grain  bien 
sec. 

pîlstfy,  poussif,  ive. 

pûsfr ,  poussière.  Sobri- 
quet. 

p-fisôt,  nf. ,  sorte  de  matelas 
fait  avec  de  la  {pi^is)  balle 
d'avoine. 

plUà,  portail  d'une  porte 
de  grange. 

pilU-âl  (litt.  porte-ailes), 
nm.,   certaine    quantité   de 


pfiy  245 

plumes  qu'on  a  soin  de  lais- 
ser sur  les  flancs  des  canards 
et  des  oies  quand  on  leur 
enlève  le  duvet  afin  que  les 
ailes  aient  toujours  un  point 
d'appui  et  ne  traînent  pas 
par  terre. 

p'ûtm,  t,  portant,  e. 

pùUâ,  porter. 

piiUâ,  porté,  e. 

pitUâ,  portée. 

put€-kb  (litt.  porte-cou), 
nm.,  longue  pique  munie 
d'un  crochet  servant  à  por- 
ter des  fardeaux  volumineux, 
des  fagots,  par  ex. 

pnteu,  j,  porteur,  euse. 

pûtô,  nm.,  pot;  —  en- 
crier ;  —  creux  fait  par  le  pas 
d'un  animal  lourd  marchant 
sur  un  terrain  mou  ;  —  pfitô 
pUvô  (litt.  pot  pisseret),  vase 
de  nuit. 

pur,  pauvre. 

pu  ras,  pauvresse. 

pûrnià,  pauvrement. 

p-ûrtè,  pauvreté. 

pily,  pou  ;  —  pucerons  qui 
vivent  sur  certaines  plantes, 
comme  sur  le  sureau ,  par 
ex.;  —  tique  du  bœuf;  — 


24e  pwe 

ùiïy-byà,  pou-blanc;  on  dési- 
gne ainsi  les  poux  qui  se  pro- 
pagent non  pas  dans  la  tête, 
mais  sur  les  autres  parties 
du  corps. 

pûyî,  épouiller. 

ptiyi,  épouillé,  e. 

péyu,j,  pouilleux,  cuse. 

piuà,  t,  puant,  e. 

pwc,  point;  —  poing. 

piuèn,  peine. 

pwènâ,  peiner. 

pwènîby,  pénible. 

pîvèn,  poigne. 

piuènâr,  poignard. 

piuènhdâ,  poignarder. 

pwènerdâ,  poignardé,  e. 

piuhii,  poignée. 

pwèsô,  poinçon. 

pwèt,  pointe. 

piaèlâ,  pointer. 

piuctu,  //,  y,  pointu,  e. 

pwèfur,  pointure. 

pwe,  nm.,  poil  ;  —  poids  ; 
—  pois;  —  nf.,  poix. 

pwe-d-tel    (litt.    poil     de 
chien),  létuque. 

pwc£ô,  poisson. 

piuelu,  j,  poilu,  c. 

piuer  e  luve  (litt.   poire  A 
l'hiver),  nf. ,  catillac. 


pyâ 

piL'cr,  poire. 

pwtrcy,  paresse, 

piueràju  ,  j ,  paresseux , 
euse  ;  —  beaucoup  disent  au 
féminin  pweraju:^. 

piucrt,  poirier  ;  —  piucn- 
fiirtd  (litt.  poirier-fourche), 
faire  le  poirier-fourche,  se 
tenir  en  équilibre  sur  la  tète 
et  les  mains,  les  jambes  en 
l'air  et  écartées. 

pwh'ô,  poireau. 

pweserd,  poissarde;  terme 
injurieux  s'adressant  à  une 
femme. 

pwest,  poisser. 

piui'su,  j,  poisseux,  euse. 

pwclrui,  poitrine.  On  ap- 
pelle aussi  la  poitrine  le  pfs 
tnàtràs,  la  pièce  maîtresse. 

pivetrmâr,  poitrinaire. 

piuevr,  poivre. 

pivevrâ,  poivrer;  —  ros- 
ser d'importance. 

pwcvnr,  poivrière. 

pii'h,  poile. 

pwà,  puer. 

piuï,  puits;  —  pouah  ! 

pwLui,  t,  puissant,  e, 

/>:c7.V(/.v,  puissance. 

pyà,  plant. 


pyl 

pyà  ou  plày  plan. 

pyàl€,  planche.  —  Ter- 
rain en  friche. 

pyàld,  plancher,  —  Cham- 
bre située  au  dessus  du pwey. 

pyàt,  plante. 

pyàtâ,  planter. 

pyàtâ,  planté,  e. 

pyàtii,  y,  planteur,  euse. 

pyèm,  plume. 

pyème,  plumet.  —  Nom 
donné  par  com.paraison  à  la 
vipérine.  « 

pyèmâ,  plumer;  —  peler; 
—  vaincre  quelqu'un, 

pyèmâ,  plumé,  e;  —  pelé, 
e  ;  —  vaincue,  e. 

pyèmu,  nm.,  outil  dont  se 
servent  les  femmes  pour  le- 
ver l'écorce  du  chêne. 

pyémur  (litt.  plumure), 
pelure. 

pytUedj,  piochage. 

pyèt-e,  pioche. 

pyètet,  piocher. 

pyttet,  pioché,  e. 

pyét€u,  y,  piocheur,  euse. 

pyê,  n,  plein,  e. 

pyl-Uà,  plain-chant. 

pyêdr,  plaindre. 

pyenmà,  doucement. 


pyt  247 

pyêiiôt ,  bonaventure. 

pyct,  plainte. 

pyctdj,  pluie. 

pyâ'djôt,  diminutif  de  pluie. 

pyœdju,J,  pluvieux,  euse. 

pyœr  (lu),  nm.,  le  pleurer  : 
lu  pyœr  ne  po  pe  m  vùnï,  e  n 
me  rà  beyt  dà  sô  tt'stânià,  lu  po  ! 
le  pleurer  ne  peut  pas  me 
venir,  il  ne  m'a  rien  donné 
dans  son  testament,  le  porc  ! 

pyœrâ,  pleurer. 

pyœr  A,  pleuré,  e. 

pyœrnït€t,  pleurnicher. 

pyœnîUu,  j,  pleurnicheur, 
euse. 

pyœru,  j,  pleureur,  euse. 

pyt'di  (5),  s'engager  à  ser- 
vir un  maître  pour  un  temps 
déterminé. 

pyèjî,  plaisir. 

pye,  pouvoir. 

pye-d-fôt  (litt,  plat  de 
fonte),  cocotte. 

pye,  plat. 

pye,  t,  plat,  e. 

pyejà,  t,  plaisant,  e. 

p)'tjàtâ,  plaisanter. 

pyck,  plaque. 

pyekâr,  placard. 

pyeno,  piano. 


248  pyâ 

pyeret,  Pierrette. 

pyerô,  pierrot. 

pyh,  place. 

pyhi,  placer. 

pyhi,  placé,  e. 

pyesmà,  placement. 

pyesu,j,  placeur,  euse. 

pykhî,  nf.,  petit  recoin  si- 
tué derrière  le  fourneau  et 
servant  à  serrer  le  bois  ;  — 
grande  plaque  de  fonte  des- 
tinée à  protéger  le  mur 
quand  on  fait  du  feu  dans 
l'âtre.  Ce  mot  s'emploie  gé- 
néralement avec  l'adverbe 
derrière  :  le  bois  est  der- 
rière la  pycfin,  alors  même 
que  le  bois  est  réellement 
placé  devant. 

pyetlâ,  platée. 

pyctb  ou  plctb,  plateau. 

pyeyà,  pliant. 

pyeyà,  t,  pliant,  e. 

pyeyi,  plier;  —  ployer. 

/jy^y/, plié,  e;  —  ployé,  e. 

pytyu,  j,  plieur,  euse. 

pyâ,  plaie. 

pyâdî,  plaider. 

pyâdî,  plaidé,  e. 

pyâr,  plaire;  —  Pierre. 

pyâir,  plâtre. 


pyô 

pyâtrâ,  plâtré,  e. 

pyî,  pli. 

pyïs,  pelisse. 

pyïsedj,  plissage. 

pyhî,  plissé,  e. 

pyhi,  plisser. 

pyisu,  j,  celui,  celle  qui 
plisse. 

pyt  ou  pli,  nf.,  pli  au  jeu 
de  cartes. 

pyofô,  plafond. 

pyôfu'ènâ,  plafonner. 

pyôlô,  nm.,  pédale  d'un 
rouet. 

pyo,  serpolet  :  ï  ni  so  kwet€t 
€u  kl  pyo,  savà  vo  i  so  fo,  je 
me  suis  couché  sur  le  serpo- 
let, sauvez-vous,  je  suis  fou. 
On  prétend  que  la  folie  peut 
naître  d'un  séjour  prolongé 
sur  le  serpolet. 

pyor,  pleuvoir. 

pyô,  plomb. 

pyôhcdj,  plombage. 

pyôbâ,  plomber. 

pyôbâ,  plombé,  e. 

pyôhii,  j,  celui,  celle  qui 
plombe. 

pyôdji,  plonger. 

pyôdji,  plongé,  e. 

pyôdjô  ou  pyôdjô,  plongeon. 


pyô 

pxàdjii,  j,  plongeur,  euse. 

pyô)i,  vieille  femme  qui  se 
plaint  sans  cesse. 

pyônâ,  pleurnicher. 

pyôiiN,  j,  pleurnicheur, 
euse. 


pyu  249 

pyiidjiiâ,  pleuvoir  douce- 
ment. 

pynk,  grosses  billes  dont 
se  servent  les  enfants  pour 
«  caler  ». 


ràh 

radjî,  bouger. 

ràdjî,  bougé,  e  ;  —  dépla- 
cé, e.  S'emploie  le  plus  sou- 
vent à  la  voix  pronominale. 

ràtâ,  arrêter. 

râ,  rang;  —  rien. 

ràbâledj,  remballage. 

■ràberhùmà  ,  rembarque- 
ment. 

râberkâ,  rembarquer. 

ràberhâ,  rembarqué,  e. 

ràbâ,  synonyme  de  rôfwe. 

râble,  remblai. 

ràblcyî,  remblayer. 

râblcyi,  remblayé,  e. 

ràbrîknâ  (s),  se  replier  sur 
soi-même  de  taçon  à  se  faire 
le  plus  petit  possible  et  en 
faisant  prendre  au  corps  des 
positions    anormales.    L'es- 


ràb 
cargot  se  ràbrlkên  dans  sa  co- 
quille quand  on  le  touche  ; 
—  ràbrîknâ,  déformer  un 
corps  pour  lui  faire  occuper 
un  espace  plus  petit. 

ràbrïhtâ,  celui,  celle  qui 
a  le  corps  ramassé  d'une  fa- 
çon anormale. 

râbur ,  deuxième  mise  , 
double  de  la  première,  que 
met  un  joueur  qui  a  man- 
qué son  coup  pour  avoir  le 
droit  de  rejouer  sur  la  partie 
courante.  —  Deuxième  ra- 
tion de  café  que  l'on  reverse 
séance  tenante  à  une  per- 
sonne qui  vient  de  vider  sa 
tasse. 

ràbûa,  rembourser. 

ràbiia,  remboursé,  e. 


ràf 

ràbiirâ,  rembourrer;  — 
refouler  :  /"  ni  soràbnrâlpœs, 
je  me  suis  rembourré  (re- 
foulé) un  pouce. 

ràbih'â,  rembourré,  e  ;  — 
refoulé,  e. 

ràbntlâ,  même  sens  que 
bût  la. 

ràd-evû,  rendez-vous. 

rnd-glod,  reine-claude. 

ràdglûdî,  arbre  qui  produit 
les  reines-claudes. 

ràdmâ,  rendement. 

ràdôtâ,  rendetter. 

ràdôtâ,  ren dette,  e. 

râdrémî,  rendormir. 

ràdrêmï,  rendormi,  e. 

ràfermï,  raffermir. 

ràfcrml,  t,  raffermi,  e. 

râflâ,  renfiler. 

ràjîâ,  renfilé,  e. 

râfo,  renfort. 

ràfôsî,  renfoncer. 

râfôsî,  renfoncé,  e. 

râfôsmà,  renfoncement. 

râfràt€Uà,  t,  rafraîchis- 
sant, e. 

ràfrômâ,  renfermer. 

ràfrômâ,  renfermé,  e. 

râfyâ,  renfler. 

râfyâ,  renflé,  e. 


ràk  251 

ràfyèmà,  renflement. 

ràgen,  rengaine.  Voy.  ryà- 
tbl  et  ryol. 

ràgenâ,  rengainer;  — dire 
des  rengaines. 

ràgedjî,  rengager, 

ràgt'dj'î,  rengagé,  e. 

râgedjmà,  rengagement. 

ràgtyerdî,  ragaillardir. 

râgeyh'dî,  i,  ragaillardi,  e. 

ràgreeî,  rengraisser;  —  re- 
graisser. 

ràgreeî,  rengraissé,  e;  — 
regraissé,  e. 

ràgzuï,  galopin. 

ràkokyt,  recroqueviller. 

râkokyi ,  recroquevillé,  e. 

ràkôtr,  rencontre. 

ràkôlrâ,  rencontrer. 

ràkôtrâ,  rencontré,  e. 

ràkuju,  j\  celui,  celle  qui 
a  l'habitude  de  dénoncer  les 
autres.  —  Ne  s'applique 
guère  qu'aux  enfants. 

ràkujâ ,  dénoncer  quel- 
qu'un :  6Ûle  à  be  pé  d  ràkujâ 
Ie~  àlr,  cela  n'est  pas  beau 
de  dénoncer  les  autres. 

ràkujâ,  rapporter,  dans  le 
but  de  leur  nuire,  ce  qu'ont 
dit  ou  fait  des  camarades. 


252  ràp 

ràkùn,  rancune  :  el  a  kinà 
le  pu  1  y  è  ne  pzvè  d  ràkùn,  il 
est  comme  les  poules,  il  n'a 
point  de  rancune.  De  ce  que 
les  poules  reviennent  sans 
cesse  et  presque  de  suite 
dans  un  endroit  d'où  on  les 
a  chassées  et  où  il  y  a  à  pi- 
coter. 

râknnu,  j  ou  ràJmnt,  r, 
rancunier,  ière. 

ràkiucyi,  produire  le  bruit 
du  ràkzueyô. 

ràhiucyô  (onomatopée), 
bruit  particulier,  râle  qui  se 
produit  dans  la  gorge  d'un 
mourant. 

ràmàdjî,  remmancher. 

râmàdjî,  rem  manche,  e. 

râmeyîîlâ,  remmaillotter. 

râmeyiilâ,  remmaillotté,  e. 

ràmnâ,  remmener. 

ràninà,  remmené,  e. 

ràpâr,  rempart, 

ràpttâ,  V.,  refaire  le  pied 
d'un  bas  usé  :  ràpttâ,  n  par 
dé  teàs,  rempiéter  une  paire 
de  chausses  (de  bas).  —  En 
général,  remettre  du  neuf 
sur  du  vieux  ;  par  exemple, 
on  ràpU  du   foin  quand  on 


ras 
entasse   celui    de  la  récolte 
nouvelle    sur    un    reste    de 
l'année  précédente. 

ràpiiieâ,  remporter. 

ràpîit^â,  remporté,  e. 

ràpô£i,  rempocher. 

ràpô€4,  rempoché,  e. 

ràpyèinâ,  v.,  em  plu  mer  et 
remplumer. 

ràpyémâ,  remplumé,  e. 

ràpyh»ià,    remplacement. 

râpycsà,  /,  remplaçant,  e. 

ràpyhi,  remplacer. 

ràpyhj,  remplacé,  e. 

ràpytyi,  remployer;  —  re- 
ployer. 

ràpyeyt,  remployé,  e;  — 
reployé,  e. 

ràpyUt'dj,  remplissage. 

ràpylr  ou  ràpyar,  remplir  ; 
ràpyar  est  considéré  comme 
étant  moins  élégant  que  rà- 
pylr. 

ràs,  rance  ;  —  bottes  à 
tiges  très  courtes. 

ràsï,  rancir. 

ràsïmlc,  rossignol. 

ràsmàst,  réensemencer. 

ràsiucnmà,  renseignement. 

ràsivèiu,  renseigner. 

ràsiuèm,  renseigné,  e. 


rav 

ràt,  rente. 

ràtànâ,  rentamer. 

ràîànâ,  rentamé,  e. 

ràteenâ,  renchaîner. 

ràteenâ,  renchaîné,  e. 

rater,  nm.,  redevance  en 
grain  ou  en  argent  du  fer- 
mier au  propriétaire. 

ràtâ,  greffer  de  nouveau. 

ràl'i,  r,  rentier,  ière. 

ràto,  nm.,  entêté. 

ràfrâ,  rentrer;  —  remet- 
tre des  jantes. 

râtrâ,  rentrée. 

ràtrâ,  rentré,  e;  —  pour- 
vu, e,  de  nouvelles  jantes. 

rave,  terrain  moins  grand 
qu'une  côte  et  en  pente. 

ràvh,  nf.,  même  sens  que 
rave.  —  e  le  râve£,  à  la  ren- 
verse. —  Frapper  quelqu'un 
à  la  renverse,  lui  donner  un 
coup  avec  le  revers  de  la 
main. 

ràvliipâ,  renvelopper. 

râvlûpâ,  renveloppé,  e. 

ràvôeâ ,  renverser  ;  —  re- 
mettre à  l'endroit  une  man- 
che d'habit  ou  un  bonnet  de 
coton  qui  était  à  l'envers. 

ràvôdji,  reverdir. 


rhr  253 

ràvôdji,  î,  reverdi,  e. 

ràviueyï,  renvoyer. 

ràvweyî,  renvoyé,  e. 

ràvivîknâ,  réveiller;  —  ra- 
mener à  la  vie  quelqu'un  qui 
n'est  pas  bien  mort;  —  res- 
susciter. S'emploie  le  plus 
souvent  à  la  voix  pronomi- 
nale. 

ràviuïhnâ,  ressuscité ,  e  ; 
—  réveillé,  e. 

rhàdâ,  rebander. 

rbàdâ,  rebandé,  e. 

rkùm,  rbnî  ou  rêbnî,  rebé- 
nir. 

rheitzi,  rebaptiser. 

rbetî:(î,  rebaptisé,  e. 

rbetr,  rebattre. 

rbt'tu,  n,  rebattu,  e. 

rbtyt,  redonner. 

rbcjî,  redonné,  e. 

rbâtï,  rebâtir. 

rbâtî,  rebâti,  e. 

rbîfâ  (5),  se  rebiffer. 

rbodjâ,  reborder. 

rbodjA,  rebordé,  e. 

rbrïdâ,  rebrider. 

rbrïdâ,  rebridé,  e. 

rbrn-et  ,  rebrousser  ;  — 
brosser  de  nouveau. 

rbrm~i,    rebroussé,  e;   — 


254  ^'^^'^ 

rebrossé,  e. 

rhu,  rebut;  —  dégoût. 

rbutâ,  t,  rebutant,  e. 

rbutâ,  rebuter;  lancer  de 
nouveau  son  palet  ou  sa 
bille,  par  ex.,  vers  le  but 
pour  savoir  dans  quel  ordre 
les  joueurs  joueront;  —  re- 
noncer à  une  chose  :  e  rhut 
dt€u  le  bloe,  il  rebute  dessus 
les  prunes,  il  renonce  à  man- 
ger des  prunes,  parce  qu'il 
en  éprouve  un  dégoût  à 
force  d'en  avoir  avalé. 

rbutâ,  rebuté,  e. 

rbûr  (e),  à  rebours. 

rbûrây  (litt.  rebourre  [re- 
pousse] œil),  celui,  celle  qui 
a  des  yeux  si  gros  qu'ils 
donnent  à  sa  figure  l'aspect 
d'une  personne  qui  fait  les 
gros  yeux  :  gro  rbiirœy. 

rbîlrâ,  repousser  :  rbilrâ 
leX^ây,  rebourrer  (repousser) 
les  yeux,  faire  les  gros  yeux; 
—  rembourrer. 

rbûrâ,  repoussé,  e;  — 
rembourré,  e. 

rhtttd,  reboucher;  —  re- 
couvrir quelqu'un  qui  s'est 
découvert  étant  couché. 


rço 

rbiit£Î,  rebouché,  e;  — 
recouvert,  e. 

rbiucy~i,  remuer  peu  délica- 
tement une  substance  pâ- 
teuse. Les  cochons  rhwey  tout 
ce  qu'ils  remuent  avec  leur 
museau. 

rbwcyi,  remué,  e. 

rbwtymedj  (litt,  remueur 
de  merde),  bousier.  On  dit 
de  quelqu'un  qui  commence 
trop  tard  un  travail  quel- 
conque :  cl  à  kmâ  le  rbwcy- 
medj,  e  hnâs  se  djûnâ  kâ  cl  a 
nœ,  il  est  comme  les  bou- 
siers, il  commence  sa  jour- 
née quand  il  est  nuit.  C'est 
surtout  vers  le  soir  que  les 
bousiers  s'agitent. 

rhwâji,  reboiser. 

rbiuâji,  reboisé,  e. 

rbwï:{t,  renvoyer  brutale- 
ment un  solliciteur.  —  Re- 
jaillir :  le  pyà'djè  ybiul:^^,  la 
pluie  rejaillit. 

rbyâla,  reblanchir  :  s  rbyà- 
Ui,  se  reblanchir,  mettre 
des  habits  propres. 

rbyàta,  reblanchi,  e. 

rçb  (de  crço),  cri  du  labou- 
reur    pour    ordonner    aux 


rdï 
bœufs  d'aller  à  droite  :  t'ifô 
=  litt.  à  re  raie,  de  nouveau 
à  la  raie,  de  nouveau  au  sil- 
lon. Pour  les  gens  de  Bour- 
nois  rço  signifie  tout  simple- 
ment à  droile,  personne  n'a 
pu  me  donner  d'autre  expli- 
cation sur  ce  mot.  J'en  ai 
trouvé  le  véritable  sens  en 
entendant  les  laboureurs 
d'Accolans,  ceux-ci  disent 
en  effet  très  franchement  e 
ro,  à  raie,  rço  s'emploie  pres- 
que toujours  avec  àt  qui  si- 
gnifie aussi  à  droite  :  àt  rço, 
à  droite  ! 

nuâlcdj,  ressemelage. 

r€mt'lâ ,     ressemeler  ;    — 
rosser  de  nouveau. 

renielâ,  ressemelé,  e;  — 
corrigé,  e,  de  nouveau. 

r-eiuâ,  ressuer. 

rdémâdâ,  redemander. 

rdèmàdâ,  redemandé,  e. 

rdèvâby,  redevable. 

rdévin,  redevenir. 

rdèvwe,  redevoir. 

rdèfâr,  redéfaire. 

rdèsâdr,  redescendre. 

rdîr,  redire. 

rdïgôt,  redingote. 


rdj  255 

rç;yu,J,  rediseur,  cuse. 

rdjàdrîÇsa),  s'en  ressentir, 
en  parlant  d'une  maladie  : 
dit  kà  i'I  à  vu  lu  fyè  d  sa  e  sa 
à  ttidj  rdjàdrî,  depuis  qu'il  a 
eu  le  flux  de  sang,  il  s'en  est 
toujours  ressenti  ;  —  regret- 
ter. 

rdjîmâ,  singer  quelqu'un, 
surtout  un  enfimt,  en  pa- 
roles ou  en  actions  et  dans  le 
but  de  l'irriter. 

rdjàsh  Voy.  ryàsi. 

rdjiun,  rejet,  désignant  la 
nouvelle  pousse  d'une  plante. 

rdj'i,  bande  de  terre  qu'on 
est  obligé  de  laisser  en  friche 
le  long  ou  au  bout  d'un 
champ ,  à  cause  des  buis- 
sons. 

rdjïgàs,  nf.,  savoir  faire  : 
e  ne  pè  pu  dé  rdîgâs  kê  nzueyôt, 
il  n'a  pas  plus  de  rdjïgàs 
qu'une  oie,  il  ne  sait  pas 
plus  se  retourner  qu'une 
oie.  ■ —  Allure  décidée  et 
distinguée  :  bngrê ele  die  rdjï- 
gàs, lu  btih,  bougre,  il  a  de 
la  rdjïgàs,  le  garçon  ! 

rdjïgô,  nm.,  changement 
subit  de  la  voix  et  particu- 


256  n'^ 

lier  aux  chants  de  nos  pays; 
—  sauts  qu'on  fait  en  dan- 
sant. 

rdjôlâ  ou  redjôlâ,  regelé,  e. 

rdjwèdr,  rejoindre. 

rdjàr,  rejouer. 

rdôrâ,  redorer. 

rdôrâ,  redoré,  e. 

rdrèmï,  redormir. 

rdrôsî,  redresser. 

rdrôsî,  redressé,  e. 

rdrôsu,j,  redresseur,  euse. 

rdîi byùmà ,   redoublement. 

rdiibyâ,  redoubler. 

rdîibyâ,  redoublé,  e. 

rèt£,  riche  :  le  rèt€  à  PÙdj 
le  ket  pt  byâ  e  po  le  ro  dï  ku 
muer,  les  riches  ont  toujours 
les  quatre  pieds  blancs  et 
puis  la  raie  du  cul  noire  , 
ils  sont  toujours  excusés , 
reconnus  innocents ,  quelles 
que  soient  leurs  fautes. 

rêt€hy  richesse. 

rèUmà,  richement. 

rèiyâl[ret)  {litt.  souris  ron- 
geuse), souris  des  champs. 
On  appelle  souvent  les  en- 
fants des  rh  n\yàl  pour  dire 
qu'ils  dévorent,  qu'ils  sont 
nuisibles  autour  de  la  table 


red 
comme  les  souris  aux  champs 
rè^yt,  ronger;  —  brouter. 

rè:{y'i,  rongé,  e. 

rél^yu,  j,  celui,  celle  qui 
ronge  ou  qui  broute. 

rœbyâ,  oublier  :  s  nà  pe  In 
an,  lîi  djûn  àm  !  —  /  vo  kre 
bl,  el  e  rœbyâ,  ce  n'est  pas  un 
âne,  le  jeune  homme!  — 
Je  vous  crois  bien,  il  a  ou- 
blié (sous-entendu)  d'être 
un  âne,  il  est  savant  ! 

rœbyâ,  oublié,  e. 

rd'byii,  j,  oublieur,  euse. 

rœt€nâ,  faire  des  efforts 
pour  cracher  en  toussant. 

rd'tenii,  j,  celui,  celle  qui 
rϔۏn. 

rd'ti,  tartine;  —  grosse 
tache  de  boue  étalée  par  la 
marche  au  bas  des  jambes 
du  pantalon  ou  des  bas. 
Voy.  vas. 

rœtî,  î,  rôti,  e. 

rd'vrî,  rouvrir. 

rdy,  rouille. 

rè,  reins. 

re,  nm.,  ramilles.  S'em- 
ploie au  singulier  :  l  rè, 
un(e)  ramille. 

rèdj  ou  rèdjî,  rangé,  e. 


rêd 

rèdjf,  ranger. 

rènt,  régner. 

rèit,  règne. 

rên,  reine. 

rènet,  reinette  :  né  pôin  re- 
lût, une  pomme  reinette. 

rênur,  rainure. 

rètrî,  ratatiner. 

rètrî,  î,  ratatiné,  e.  Mot 
fréquemment  employé  pour 
désigner  les  petits  enfants  : 
rgedj'â  vor  i  po  si  bîigrè  de  ptè 
rètrî  le!  Regardez- voir  un 
peu  ce  bougre  de  petit  rata- 
tiné-là  ! 

rebôbvjinà,  v.,  se  dit  des  en- 
fants qui  répondent  grossiè- 
rement à  leurs  parents  :  e  iie 
rà  d  41  pè  kèd  rehôbiulnâ  se 
mer,  il  n'y  a  rien  d'aussi  laid 
que  de  répondre  grossière- 
ment à  sa  mère. 

rébus,  rébus. 

resur,  ressuyer  :  lu  ta  s  vo 
re-etir,  le  temps  (le  ciel)  se 
veut  ressuyer,  le  temps  va 
s'éclaircir  et  la  pluie  cesser. 

redjïm  ou  rejîm,  régime. 

redjlmà,  régiment. 

rèdjôlâ.  Voy.  rdjôlâ. 

redjwï,  réjouir  :  kà  el  l  ton 

RoussEY.  —  Glossaire. 


ref  257 

an  evrî  e  fa  s  redjwï,  quand 
il  tonne  en  avril  il  faut  se 
réjouir,  car  les  beaux  jours 
sont  proches. 

redjiuïeà,  I,  réjouissant,  e. 

redjwUàs,  réjouissance. 

reduksyô,  réduction. 

redur  ou  redûnr,  réduire. 

rcdu'ï,  t,  réduit,  e. 

réel,  réel,  elle, 

reelïtè,  réalité. 

reelmà,  réellement. 

refrèdî  ou  rfredî,  refroidir. 

refredï,  I  ou  rfredî,  1,  re- 
froidi, e. 

refredUinà  ou  rfredunià, 
refroidissement. 

refujyà,  réfugier. 

refy,  sorte  de  règle  ayant 
la  forme  d'un  segment  et 
servant  à  faire  tomber  le 
grain  qui  dépasse  les  bords 
de  la  mesure. 

refyetsi,  réfléchir. 

refyet€i,  réfléchi,  e.  —  Sé- 
rieux, euse  :  sa  i  bûb  In  re- 
fyt't^î,  c'est  un  garçon  bien 
réfléchi,  bien  sérieux. 

refyâ,  passer  la  refy  sur 
une  mesure  pleine  de  grain. 
—  s  refyâ  d^u  kèkù,  se  refier 


258  rej 

dessus  quelqu'un,  avoir  con- 
fiance en  lui. 

regelâ,  régaler. 

7'egelâ,  régalé,  e. 

regulerîtè,  régularité. 

regulî,  r,  régulier,  ière. 

regultrmâ,  régulièrement. 

re^yê,  règle. 

re^yèmâ,  règlement. 

re§yâ,  régler. 

rè^yâ,  réglé,  e. 

rèji,  régie. 

rejî,    raisin.   —  A    Gou- 
helans,  râ:(ï. 

rejur,  nf.,  gratin.  —  Vieille 
femme  malpropre. 

rejun,  ramasser  le  gratin 
dans  la  marmite.  Lorsque 
les  gaudes  sont  dressées  (ser- 
vies dans  les  assiettes),  la 
marmite  est  livrée  de  droit 
aux  enfants  qui,  armés  de 
cuillers  et  de  couteaux,  la 
nettoient  en  un  clin  d'œil. 
Mais,  hélas!  quel  sujet  de 
chicane  que  ce  maigre  et  en- 
vié partage  !  et  que  de  fois, 
en  même  temps,  pieu  vent 
les  coups  et  les  larmes  ! 

rcjuru,  y,  celui,  celle  qui 
rejur. 


reH 
rejyô,  région. 
rekèpâ,  recracher  quelque 
chose. 

rekôlmà,  récolement. 
rckôltâ,  récolter. 
rekôltâ,  récolté,  e. 
rèkôpàs,  récompense. 
rekôpàsâ,  récompenser. 
rckôpâsâ,  récompensé,  e. 
rckrîyâ  (litt.  récrier),  ap- 
peler quelqu'un  qui  se  trouve 
à  une  très  grande  distance. 
reksèpe^yâ  ou  rekspegyâ,  ré- 
expédier. 

rekupcrâ,  récupérer. 
rekuperâ,  récupéré,  e. 
rekurcdj,  récurage. 
rekuri,  récurer;  —  anéan- 
tir; —  ruiner. 

rckuri,  récuré,  e;  —  dé- 
truit, e. 

relîu,j,  racleur,  euse. 
rèHur,  raclure. 
rekyemà,  réclamer. 
rèlivcDiâ,  réclamé,  e. 
rckyèiiiâsyô,  réclamation . 
rè}tyêmu,j,  celui,  celle  qui 
réclame. 

reliycri  (de  ltyàr\  rendre 
plus  clair,  plus  propre,  plus 
brillant  ;  —  rendre  une  bouil- 


rep 
lie  moins  épaisse  en  y  ajou- 
tant un  liquide. 

reHyâ,  racler  ;  —  nf. ,  ché- 
lidoine. 

rekyâ,  raclé,  e. 

rèMyôf,  nf.,  racloir. 

relârdjï,  rélargir. 

relârdjî,  rélargi,  e. 

remhyô,  rémission. 

repâdr,  répandre. 

repâdu,  Û,  répandu,  e. 

repàt€Î,  V.,  se  dit  d'un  li- 
quide qui  passe  par  dessus 
les  bords  de  ce  qui  le  con- 
tient :  5  ko  kî  le  sùrsé  sô  rebré- 
vâ,  làv  rèpàUpèdsu  le  merdjel 
dé  le  fôtèn,  ce  coup-ci  les 
sources  sont  rabreuvées, 
l'eau  passe  par  dessus  les 
margelles  de  la  fontaine. 

répéta,  répéter. 

répéta,  répété,  e. 

repétîsyd,  répétition. 

repéra,  réparer. 

repéra,  réparé,  e. 

reperàsyô,  réparation. 

répérâby,  réparable. 

repereyi,  rappareiller. 

repî,  répit. 

repôdr,  répondre. 

répôdu,  j,  celui,  celle  qui 


res  259 

a  l'habitude  de  répondre  à 
une  observation. 

repos,  réponse. 

répràdjî,  épargner. 

répràdjî,  épargné,  e. 

répràdju,  j,  celui,  celle  qui 
a  l'habitude  d'épargner. 

réprïmâd,  réprimande. 

reprîmâdâ,  réprimander. 

réprîmàdâ,  réprimandé,  e. 

répubyïk  ou  republïk,  ré- 
publique. 

répubyïkè,  n  ou  republikè, 
n,  répubhcain,  e. 

répunâs,  répugnance. 

repuiià,  t,  répugnant,  e. 

repuy-i,  répugner. 

repuni,  répugné,  e. 

reputâsyô,  réputation. 

repyéyi  (de  epyéyî),  atteler 
de  nouveau  les  boeufs  pour 
retourner  au  labour  l'après- 
midi  un  jour  où  l'on  a  déjà 
labouré  dans  la  matinée. 

rèpyîk,  réplique. 

répytkâ,  répliquer. 

reiàtâ,  sauter  brusque- 
ment sous  l'influence  de  la 
surprise  ou  de  la  peur. 

reseyî,  essayer  de  nouveau  ; 
—  goûter  une  deuxième  fois. 


26o  ret 

résî,  récit. 

resïtâ,  réciter. 

résttâ,  récité,  e. 

rèspe,  respect  :  tè  ve  t  far 
màkâ  d  rhpe,  tu  vas  te  faire 
manquer  de  respect,  tu  vas 
recevoir  un  soufflet  si  tu  ne 
cesses  pas  tes  importunités. 

rcspektâ,  respecter. 

réspektâ,  respecté,  e. 

rhpekîâby,  respectable.' 

rcspektâbyèinà,  respectable- 
ment. 

rhpektuœ,  ^,  respectueux, 
euse. 

rèspîrâsyô,  respiration. 

rèspïrî,  respirer. 

respôsâbîlîte,  responsabilité 

rèspôsâby,  responsable. 

resusifâ,  ressusciter. 

rhusïtâ,  ressuscité,  e. 

7-ètm,  réchaud. 

veteàrâ,  réchauffer. 

retmrâ,  réchauffé,  e. 

retœnâ  (de  î€en,  chaîne), 
ribambelle;  longue  suite  de 
choses  diverses  :  e  yàn  e  ekrî 
n  bel  reUïnâ,  il  lui  en  a  écrit 
une  belle  ret€cnâ,  il  lui  a  é- 
crit  une  longue  lettre  dans 
laquelle  il  lui  parle  de  toute 


ret 
sorte  de  choses. 

rèlèinedj,  rétamage. 

rètètnâ,  étamer;  —  réta- 
mer; —  perdu,  ruiné;  — 
rosser. 

reièmii,  y,  rétameur,  euse. 

rètènî,  resserrer;  on  verse 
de  l'eau  chaude  dans  un  ton- 
neau pour  le  rèiènî  quand  il 
a  été  disjoint  par  la  chaleur; 
—  on  prend  des  aliments 
astringents  pour  se  retênî  le 
corps  quand  on  a  la  diarrhée. 

rètènî,  resserrée,  e,  en  par- 
lant d'un  tonneau  ou  du 
corps. 

rèlè,  râteau. 

rèlipâ ,  réchapper  ;  —  é- 
chapper. 

rctâbyï,  rétablir. 

rètâbyî,  rétabli,  e. 

rètâbyUmà,  rétablissement 

retif,  rétif,  ive. 

rètJâ,  nf.,  quantité  de  foin 
I  amassée  d'un  coup  de  râ- 
teau. 

retlâ,  ratisser. 

rctlii,  /,  râtisseur,  euse. 

retr,  être  de  nouveau  :  no 
vyà  rt'lr  là  no^  a  nif-d),  nous 
voulons  rètre  (rentrés)  chez 


rev 
nous  au  (à)  midi. 

rétrènâ,  étendre  de  la  li- 
tière sous  le  bétail  ;  —  éten- 
dre sans  ordre  ;  —  disperser. 

retrênâ,  muni  de  litière 
fraîche  :  le  bel  sa  retrênâ,  les 
bêtes  sont  retrênâ,  pourvues 
de  litière  fraîche  ;  —  étendu, 
e,  sans  ordre;  —  dispersé,  e. 

retrênur,  litière. 

retresî,  rétrécir. 

retrhï,  rétréci,  e. 

retrôsnâ,  recouper  un  tronc 
plus  près  du  sol. 

retulœ,  champ  de  seigle. 
Voy.  retulâ. 

retulâ  (de  re  et  de  eiul), 
semer  du  seigle  dans  un 
champ  où  l'on  vient  de  ré- 
colter du  blé,  de  sorte  que 
ce  même  champ  se  trouve 
être  couvert  d'etul  une  deu- 
xième fois  dix  mois  plus 
tard. 

reunï,  réunir. 

reunî,  réuni,  e. 

reund,  réunion. 

reusî,  réussir. 

reusï,  réussi,  e. 

remît,  réussite. 

revelâ,  révéler. 


rl;^  261 

revôkâ,  révoquer. 

revôkâ,  révoqué,  e. 

revôhâsyô,  révocation. 

revoit,  révolte. 

révolta,  révoltant. 

révolta,  révolter. 

revôlusyd,  révolution. 

revôlmyûnâr ,  révolution- 
naire. 

rèvwey-metï  (litt.  réveil- 
matin),  nm.,  euphorbe;  — 
nouveau-né. 

revwtyi,  réveiller. 

reviueyi,  réveillé,  e. 

re:(erv,  réserve. 

re:{ervâ,  réserver;  — pren- 
dre possession  de. 

re:(ervâ,  réservé,  e. 

re:^rvwer,  réservoir. 

re:^rvî5t,  réserviste. 

re:(îliâ6yô,  résignation. 

reiînî,  résigner. 

re:(înî,  résigné,  e. 

reziper,  érésipèle.  V.  bâr. 

re:(îstâ,  t,  résistant,  e. 

re:(ï5tàs,  résistance. 

rexïstâ,  résister. 

rezjy't,  résilier. 

re:{îyî,  résilié,  e. 

rezplu,  Ù,  résolu,  e. 

re^ôlusyô,  résolution. 


202  rh 

re:(ôdnâ,  résonner. 

rextdte,  résultat. 

re:^uhâ,  résulter. 

rèiureksyô,  résurrection. 

re^iidr,  résoudre. 

re,  rat. 

ûbe,  rabat.  —  Jouer  au 
rehe,  jouer  aux  quilles  en  em- 
ployant, en  guise  de  boule, 
une  quille  prise  dans  le  jeu. 

rebht,  rabaisser. 

rebe€Î,  rabaissé,  e. 

rebetr,  rabattre. 

rebâUÎ,  rabâcher. 

rebâtit,  rabâché,  e. 

rebât€u ,  ;',  rabâcheur, 
euse. 

rebïkwâ,  réhabituer. 

rebiiwâ,  réhabitué,  e. 

rebô,  rabot. 

rebuta,  raboter. 

rebîitâ,  raboté,  e. 

rebîitnâ  ou  rbûtnâ,  rebou- 
tonner (boutonner). 

rebyi,  habiller  de  nouveau. 

re€tâ,  racheter. 

rcetâ,  racheté,  e. 

reêti,  rasseoir. 

rhtî,  assis,  e,  de  nouveau. 

re€uri,  rassurer. 

rhun,  rassuré,  e. 


rtg 

redîkel,  radical,  e,  aux. 

redj,  rage. 

redjàlii  (litt.  rage-au-loup), 
hellébore. 

redjiy  rager. 

rediisi,  î,  radouci,  e;  — 
adouci,  e. 

rcdju,  y,  rageur,  euse. 

redjustâ  ou  rejustà,  rajus- 
ter. 

redjustâ  ou  rejmtâ,  rajus- 
té, e. 

redii-ehmà,  radoucissement 

rt'dfisi,  radoucir;  —  adou- 
cir. 

redjîitâ,  rajouter. 

redjiitâ,  rajouté,  e. 

refinè,  rusé,  e. 

refràteï  ou  ràfràuï,  ra- 
fraîchir. 

regô,  picot;  —  bœuf  mai- 
gre et  d'un  mauvais  tempé- 
rament. 

regrâdî,  ragrandir. 

regrâdî,  ragrandi,  e. 

reguji,  enlever  avec  la 
serpe  l'écorce  et  les  rcgô  d'un 
bâton  pour  en  faire  un  écha- 
las. 

rt'gii,  ragoût. 

rcgfità,  t,  ragoûtant,  e. 


rel 
regûtâ,  ragoûter. 
repitâ,  ragoûté,  e. 
nkây,  racaille. 
rekîtâ,  acquitter  de  nou- 
veau.  —  Se   racquitter,  se 
dit  de  deux  joueurs  qui  arri- 
vent  à  ne   rien   se  gagner 
après  avoir  joué  longtemps. 
rckrétei,  raccrocher. 
rèkrêUÎ,  raccroché,  e. 
rekreUu,  /,    raccrocheur, 
euse. 

rekrô,  raccroc. 
rektïfyâ,  rectifier. 
rektîfyâ,  rectifié,  e. 
rekôtedj,  racontage. 
rekôtâ,  raconter. 
rekôtâ,  raconté,  e. 
rekôtu,  y,  raconteur,  euse. 
rek-ûdjâ,  v.,  remettre  d'ac- 
cord des  personnes  ;  —  en- 
seigner :  sa  t  niâtré  k  rekiidj 
bï,  c'est  un  maître  qui  en- 
seigne bien. 
relâtî,  ralentir. 
relniâ,  rallumer. 
relniâ,  rallumé,  e. 
relôdj,  rallonge. 
relddji,  rallonger. 
relôdjî,  rallongé,  e. 
relôdjmà,  rallongement. 


rem  263 

rem,  rame. 

rhne ,    nom    d'un    bœuf 
pommelé. 

rhnt'dj,  ramage. 
rhnedjt,  loger  quelque  cho- 
se; —  perdre  patience  :  e  n 
rhnedj  pe  dôlâ  e  le  fet,  il  ne 
ramage  pas  d'aller  à  la  fête; 
il  lui  tarde  tant  d'y  aller 
qu'il  en  est  malade;  —  être 
soucieux.  —  6  remedjî,  se  ra- 
mener au  logis ,  rentrer  au 
logis. 

remt'S,  nf.,  balai. 
remesedj,  balayage. 
remest,  balayer. 
remhi,  balayé,  e. 
remest,  r,  celui,  celle  qui 
fait  et  qui  vend  des  balais. 
rhnesu,  y,  balayeur,  euse. 
remâ,  ramé,  e. 
remt,  ramier. 

remlô,  diminutif  de  reme. 
remnâ,  ramener;  — éclore  : 
le  kûvàl  e  remnâ  kî:{  pusi,  la 
couveuse  a  ramené  (éclos) 
quinze  poussins;  —  tirer  un 
numéro  :  el  e  remnâ  ï  bô  lum- 
ro,  il  a  ramené  (tiré)  un  bon 
numéro. 

remnâ,  ramené,  e. 


264  rep 

rhnoU,  ramollir. 

remu,  j,  se  dit  de  plantes 
qui  grimpent  autour  de  la 
rame. 

rhniîlâ,  rémouler. 

rhnûlâr,  rémouleur. 

rhiïmâ,  ranimer. 

repàr  ou  repràr,  rappren- 
dre. 

repereyi,  apaiser  de  nou- 
veau. 

repâ,  former  des  grappes  : 
lôvwen  ve  repâ,  l'avoine  va 
grapper,  les  grappes  vont 
sortir  de  leur  gaine. 

npâ,  grappe,  e. 

irpâtrîyâ,  rapatrier. 

repâtrïyâ,  rapatrié,  e. 

repîâ,  rapide. 

repîdïle,  rapidité. 

repîdmà,  rapidement. 

repinâ,  rapiner. 

repïnâ,  rapine,  e. 

replnu,  /,  rapineur,  euse. 

replâ,  rappeler. 

replâ,  rappelé,  e. 

irpor,  rapport. 

repôdr,  rattacher  ;  —  mettre 
une  pièce  au  bout  d'une 
chose  pour  lui  donner  la 
longueur  voulue. 


res 

repôsur,  nf.,  bourrelet  tor- 
mé  par  deux  pièces  d'étoffe 
mises  bout  à  bout;  —  une 
de  ces  pièces. 

reprêt€Î,  rapprocher. 

reprèîeî,  rapproché,  e. 

repsàdu,j,  rapsodeur,  euse. 

rtpsàd'cdj ,  rapsodage. 

repsâdâ,  rapsoder. 

repsadâ,  rapsode,  e. 

reptôlî,  rapetisser. 

reptêH,  rapetissé,  e. 

repfitfâ,  rapporter. 

repiit£â,  rapporté,  e. 

repyolri,  chose  de  peu  de 
valeur.  Se  dit  surtout  des 
champs  de  maigre  rapport. 

res,  race;  —  rasse. 

rhàbyèmà,  rassemblement. 

rhàhyâ,  rassembler. 

rhàhyâ,  rassemble,  e. 

rhedr,  saisir  au  vol,  rece- 
voir un  objet  lancé,  une 
balle,  par  exemple. 

rhèn,  racine. 

rht,  rassi,  e. 

rhnâl,  nf.,  pied  de  pomme 
de  terre  qui  n'a  que  de  nom- 
breuses racines. 

rt'sncdj,  nm.,  tout  produit 
constitué    par    des     racines 


ret 
telles    que    carottes,   bette- 
raves, etc. 

rhnâ,-v.,  niciner;  travail- 
ler sans  relâche  et  pénible- 
ment :  le  pur  djà  à  bce  resnâ 
ià  iédj  pn  lè^  âtr  kepivènà,  les 
pauvres  gens  ont  beau  (à) 
raciner,  c'est  toujours  pour 
les  autres  qu'ils  peinent  ; 
rhmî  se  prend  souvent  en 
mauvaise  part  pour  désigner 
le  travail  de  l'avare,  son 
acharnement  à  amasser  à  la 
sueur  de  son  front  et  en  se 
privant  de  tout. 

rhnu,j,  n.,  adj.,  racineur, 
euse;  misérable;  —  avare. 

resotei,  rassortir. 

rhoUl,  rassorti,  e. 

rhtôrà,  restaurant. 

rhtôrâ,  restaurer. 

rhtôrâ,  restauré,  e. 

ret,  souris. 

ret£e,  rachat. 

reteM,  rattacher. 

retî'td,  rattaché,  e. 

rt'fâ,  faire  la  chasse  aux 
rats,  aux  souris. 

retâ,  coupé,  e,  en  menus 
morceaux  par  les  rats  ou  les 
souris  ;  —  se    dit  aussi  du 


rev  26$ 

chignon  mal  tenu  d'une 
femme  malpropre. 

retelïnâ,  ratatiner. 

retetinâ,  ratatiné,  e. 

reûtwey  ou  rt'tetîiy,  rata- 
touille. 

retô,  raton  ;  —  petit  co- 
chon. 

rt'tôt,  diminutif  de  rt't  ;  — 
petite  pomme  de  terre  de 
forme  oblongue. 

retrepâ,  rattraper. 

reirepâ,  rattrapé,  e. 

rt'tù  (de  ret),  nm.,  cha- 
plure  que  font  les  rats  ou  les 
souris  en  rongeant  la  paille 
ou  toute  autre  chose. 

retilr,  souricière. 

?'evàdâ,  marchander  à  l'ex- 
cès ;  —  ravaler. 

rt'vàdrî,  nf.,  mot  très  fré- 
quemment employé  pour 
désigner  tout  objet  ou  chose 
matérielle  de  peu  d'impor- 
tance. Les  enfants  préfèrent 
les  revâdri  (fruits,  pâtisserie, 
sucreries)  au  repas  régulier 
et  réconfortant.  —  not  âm  a 
e  le  fiucr  pfi  hte  du  tra  revà- 
drî,  notre  homme  est  à  la 
foire  pour  acheter  deux  ou 


266  rev 

trois  rhjàdrt,  deux  ou  trois 
petites  clioscs,  cravate,  cou- 
teau, fouet,  sabots,  etc.  — 
se  vè}}  à  âpûjnà  pe  tilt  soU  dé 
revâdrî,  sa  vigne  est  empoi- 
sonnée par  toute  sorte  de 
revadrt,  sa  vigne  est  empoi- 
sonnée par  toute  sorte  de 
revàdri ,  elle  souffre  parce 
qu'il  a  rempli  les  espaces  li- 
bres par  des  choux,  des  ha- 
ricots, des  betteraves,  etc. 
nox_  à  bïtofînî  d  vèfiî,  no  nà  pu 
k  dn  trâ  rcvâdrt,  nous  avons 
bientôt  fini  de  semer,  nous 
n'avons  plus  que  deux  ou 
trois  revàdri,  deux  ou  trois 
petits  coins  à  ensemencer. 

revedj,  ravage. 

revMjî,  ravager. 

rhJedjî,  ravagé,  e. 

revedju,  j,  ravageur,  euse. 

revht,  c'est  le  mot  rêvas- 
ser, mais  avec  le  sens  uni- 
que de  délirer. 

revîgûtâ,  ravigoter. 

revîgûtâ,  ravigoté,  e. 

revîjâ  (5)  (se  raviser),  se 
rappeler  :  în  ma  revîj  pu,  je 
ne  m'en  ravise  (rappelle) 
plus. 


rey 

rcvîtâyi,  ravitailler. 

revu-,  ravière. 

revive,  ravoir. 

rey),  radis.  —  tir'i  e  rèyî 
(litt.  tirer  (arracher)  à  ra- 
dis). Cette  expression  s'ap- 
plique aux  plantes  potagères, 
aux  betteraves,  à  la  pomme 
de  terre.  Tirer^  par  exemple, 
des  pommes  de  terre  e  rtyî, 
c'est  en  arracher  les  pieds  en 
commençant  à  un  bout  du 
champ  et  en  n'en  laissant 
aucun  derrière  soi  à  mesure 
que  l'on  avance,  contraire- 
ment à  ce  qui  se  fait  avant  la 
récolte.  Dès  que  les  pommes 
de  terre  sont  bonnes  à  man- 
ger, les  ménagères  vont  en 
arracher,  non  e  reyî,  mais 
elles  parcourent  le  champ  et 
prennent  çà  et  là  les  plus 
beaux  pieds. 

rtyô,  rayon  (planche). 

reyûr,  raccommoder  :  reyur 
de  Uàs,  raccommoder  des 
chausses.  Quand  il  s'agit  de 
refaire  un  lit,  rtytir  a  le 
même  sens  que  tyn  :  î  nâ 
pà  kû  rtyti  mô  le,  je  n'ai  pas 
encore  refoit  mon  lit. 


râl 

reyiir,  raccommoder  :  rtym- 
t  /É,  raccommoder  un  lit,  le 
refaire;  —  piocher  des  pom- 
mes de  terre  ou  du  maïs  pour 
la  première  fois. 

nyti,  raccommodé,  e;  — 
refait,  e  ;  —  repiché,  e.  Voy . 
rsërsî. 

rtxîy,  résille. 

re:(ô,  raison. 

rtxunâ,  raisonner. 

re:(unâby,  raisonnable. 

re^ûmi,],  raisonneur,  euse. 

râ,  rais. 

râ,  r,  adj.  mas.,  rare;  — 
adj.  fém.,  rare. 

râby,  râble. 

râbyâ,  râblé,  e. 

râet,  scier  (onomatopée). 

râet,  scié,  e. 

râ£t,  reste. 

ràetô,  diminutif  de  reste. 

râ£u,  j,  scieur,  euse. 

râm,  nm.,  sciure. 

râl,  râle, 

râla,  râler  :  le  put  efà  ne 
fxà  ràk  d  râla,  les  petits  en- 
fants ne  font  rien  que  de  râ- 
ler. 

râle,  râlement  :  î  beye  de 
râle  kmà  sa  lève  Riva,  il  don- 


rfâ 


267 


nait  des  râlements  comme 
si  on  l'avait  tué. 

râlmâ,  râlement.  Voy.  râle. 

râlu,  j,  râleur,  euse. 

ràp,  râpe. 

râpa,  râper;  —  détruire. 

râpa,  râpé,  e  ;  —  foutu,  e. 

râpur,  râpure. 

rârmà,  rarement. 

rârtè,  rareté  :  le  rârte  fâ  le 
téîrte,  la  rareté  fait  la  cherté. 

râsyô,  ration. 

râsyunâ,  rationner. 

râsynnâ,  rationné,  e. 

rât€,  cuscute.  —  Maladie 
du  cuir  chevelu  analogue  à 
la  teigne. 

râv,  rave. 

râ:(,  ras. 

râ:(t,  raser. 

râ:^,  rasé,  e. 

râ^bu5,  rasibus. 

râzwe,  rasoir. 

râ^^yè,  razzia. 

rfàdr,  refendre;  —  ne  pas 
tenir  compte  d'une  défense. 
Voy,  defàdu. 


rfàdr,  refendre; 
du  merrain. 
rfâr,  refaire. 
rfâ,  t,  refait,  e. 


faire 


268  rge 

rfôrdjî,  reforger. 

rfôrdjt,  reforgé,  e. 

rfôrâ,  referrer. 

rfôrâ,  referré,  e. 

rfôdr,  refondre. 

rfrïji,  refriser. 

rfrïjî,  refrisé,  e. 

rfrômâ,  refermer. 

rfrômâ,  refermé,  e. 

rfu,  refus  :  t  ver  d  vî  nà 
djhnâ  d  rfu,  un  verre  de  vin 
n'est  jamais  de  refus. 

rfudj  ou  rfuj,  refuge. 

rfujâ^  refuser. 

rfujâ,  refusé,  e. 

rfujàby,  refusable. 

rfujyâ,  réfugié,  e. 

rfrl  ou  rfre,  refrain, 

rfûyi,  refouiller. 

rfîiyî,  refouillé,  e. 

rfyœrî,  refleurir. 

rfyœrî,  i,  refleuri,  e. 

rgêiiî,  regagner. 

rgèiiî,  regagné,  e. 

rgedjâ,  t,  regardant,  e  :  â ! 
sa  de  bwln  djâ,  ensô  pe  rgedjâ, 
ah  !  ce  sont  de  bonnes  gens, 
ils  ne  sont  pas  regardants. 

rgedjâ,  regarder;  —  re- 
carder. 

rgedjâ,  regardé,  e;  —  re- 


rgi 
cardé,  e. 

rgernî,  regarnir. 

rgernï,  regarni,  e. 

rgâr,  regard. 

rgôfyâ,  regonfler  :  le  hij  vo 
rgôfyâ  lu  ta,  e:^  î  vo  pyor,  la 
bise  veut  regonfler  le  temps, 
il  y  veut  pleuvoir.  On  dit 
que  la  bise  regonfle  le  temps 
quand  elle  se  lève  le  matin 
par  un  temps  clair,  mais  qui 
bientôt  se  couvre  et  se  met 
à  la  pluie. 

rgre,  regret. 

rgretâ,  regretter;  —  re- 
gratter. 

rgrelâby,  regrettable. 

rgrhi  (litt.  regrincer), 
chagriner,  au  sens  propre 
du  mot. 

rgrlsi,  chagriné,  e. 

rgnrdji,  regorger. 

rï,  riz. 

rlbà,  ruban. 

rlhàhel,  ribambelle. 

rlbôt,  ribotte. 

rut'V,  richard. 

rUârd,  féminin  de  richard. 

rldïkul,  ridicule. 

rï^yà,  rideau. 

rlgâ,  fatiguer  ;  —  être  ex- 


rkà 

ténue  :  wo^  à  t'Vu  le  mekenîk 
yt,  nô  sô  rïgâ,  nous  avons  eu 
la  mécanique  (le  battoir) 
hier,  nous  sommes  anéantis. 

rîgol,  rigole. 

rïgolîs,  nm.,  réglisse. 

rîj ,  nf.  pi.,  sujet  de  di- 
vertissement. Ne  s'emploie 
que  dans  l'expression  sui 
vante  fréquemment  usitée  : 
s  nâ  pe  de  rîj,  ce  n'est  pas  des 
rîj,  il  n'y  a  pas  de  quoi  rire, 
c'est  triste. 

rïk  (tût  e  le),  tout  à  la  rie, 
rie  à  rie. 

rïkènâ,  ricaner. 

rîkènu,  j,  ricaneur,  euse. 

rîpôstâ,  riposter. 

rîr,  rire. 

rïsk,  risque. 

rïskâ,  risquer. 

rîv,  rive. 

rîvedj,  rivage. 

rîvelî^,  rivaliser. 

rî:^è,  risée. 

rlitelA,  réinstaller. 

l'htelâ,  réinstallé,  e. 

rïvîtâ,  réinviter. 

rlvîtâ,  réinvité,  e. 

rkasâ,  recasser. 

rkâôâf  recassé,  e. 


l'kô  269 

rkèmàdâ,  recommander. 

rkùinàdâ,  recommandé,  e. 

rkèmàdâsyô,  recom manda- 
tion. 

rkémâsî,  recommencer.  — 
Voy.  ràhnàsi. 

rkémâst,  recommencé,  e. 
—  Voy.  ràhnàsî. 

rkémâsu,  /,  reco  m  m  en  ce  u  r , 
euse.  Vo3^  râkinâsu,  j. 

rkèm  ,  recogner  ;  —  re- 
mettre des  coins  au  manche 
d'un  outil. 

rkérî  ou  rkrî  (de  re  et  de 
quérir),  aller  quérir  de  nou- 
veau. 

rkœ,  t,  recuire. 

rkœr,  recuit,  e. 

rkhtâ,  recacheter. 

rkhtâ,  recacheté,  e. 

rkî^isyô,  réquisition. 

rkl,  requin. 

rkôpyâ,  recopier. 

rkôpyâ,  recopié,  e. 

rkôndji,  recorriger. 

rkôrïdji,  recorrigé,  e. 

rkôdur,  reconduire  :  rkôdur 
1  pur,  reconduire  un  pauvre, 
le  renvoyer.  Le  mendiant  se 
présente  sur  le  pas  de  la  porte 
en  récitant  une  prière,  si  on 


270  rku 

ne  peut  pas  lui  faire  l'au- 
mône, on  le  reconduit  (ren- 
voie) par  ces  mots  :  k  liî  bô 
du  vo  kôduj,  que  le  bon  Dieu 
vous  conduise,  ou  k  lu  bô  du 
vo7^  hîst,  que  le  bon  Dieu 
vous  assiste. 

rkôsidà,  reconsoler. 

rkôsûlâ,  reconsolé,  e. 

rkôtâ,  recompter. 

rlwtâ,  recompté,  e. 

rkratr,  recroître. 

r^ré^^l,  recracher.  Voy.  re- 
kèpâ. 

rkrœvi,  recouvrir. 

rkrœvt,  t,  recouvert,  e. 

rkrutâ,  recruter. 

rkruiâ,  recruté,  e. 

rkrutfnày  recrutement. 

rkrti,  recrue. 

rkûjur,  reprise;  —  cica- 
trice. 

rkiidjâ,  recorder. 

rkîidjâ,  recordé,  e. 

rkndr,  recoudre.  Voy.  reytr 
et  rsersï. 

rkiilâ  ou  rkulâ,  v.,  reculer  : 
rkîilâ  lu  tee,  sortir  la  voiture 
de  la  grange  et  la  placer  dans 
un  endroit  commode  pour  y 
attacher  l'attelage. 


rie 

rkulâ  ou  rkulâ,  reculé,  e. 

rkûlâd,  reculade. 

rkulô  (e  le)  (litt.  à  la  re- 
culons), à  reculons  :  el  e  mî 
se  sebô  e  le  rkulô,  il  a  mis  ses 
sabots  à  la  reculons,  il  a  mis 
le  sabot  du  pied  droit  au 
pied  gauche  et  vice  versa. 

rkûr,  recours. 

rkwenàeâ,  t,  reconnaissant, 
e. 

rkiveiiâeàs,  reconnaissance. 

rkwlnàtr,  reconnaître. 

rkivetei,  recoucher;  —  re- 
plier en  terre  un  vieux  pied 
de  vigne  pour  le  rajeunir. 

rkyiilâ,  reclouer. 

rliyûlâ,  recloué,  e. 

rlàs'i,  relancer;  — attraper. 

rlàst,  relancé,  e;  —  attra- 
pé, e. 

rlèdj  ou  èrlèdj,  nm.,  hor- 
loge. 

rltvâ,  relever; — attacher 
la  vigne  à  l'échalas  au  mo- 
ment où  le  raisin  est  en 
fleurs. 

rlèvâ,  relevé,  e;  —  atta- 
ché, e,  en  parlant  de  la  vigne. 

rler,  relire  ;  —  trier  de 
nouveau. 


rmé 

rie,  relais. 

rlt'vnr,  eau  qui  a  servi  à 
laver  la  vaisselle  :  Sîile  à  et 
Uâ  kùdle  rlevur,  cela  est  aussi 
chaud  que  de  la  relavure, 
dit-on  en  parlant  d'une  bois- 
son qui  n'est  plus  fraîche. 

rlâsyô,  relation. 

rlâtm,  relâcher. 

rlâtd,  relâché,  e. 

rlîdjyœ,  ;{  ou  rlljyœ,  :^,  re- 
ligieux, euse. 

rlîdjô,  religion. 

rlïk,  nf.,  reliquaire. 

rluà^  t,  reluisant,  e. 

rlukâ,  reluquer. 

?-lur,  reluire. 

rlweyedj,  reliage. 

rlweyâr,  lieur  de  gerbes 
ou  relieur  de  paille. 

rlweyu,  j,  lieur  ou  relieur, 
euse.  Voy.  rhueyâr. 

rmàlâ,  remêler. 

rmàlâ,  remêlé,  e. 

rmàniOâ,  remanier. 

rmaniuâ,  remanié,  e. 

rmârh,  remarque  :  el  a  bJ 
dé  rmârh,  il  est  bien  de  re- 
marque, il  est  facile  à  remar- 
quer et  à  reconnaître. 

rmèbyâ,  remeubler. 


rme  271 

rmùhyâ,  remeublé,  e. 

rrnènâ,  remener;  —  être 
de  nouveau  en  route.  Vov. 
7nnâ. 

rmedjî,  remanger. 

rmèdji,  remangé,  e. 

rmâ'juri,  re mesurer. 

rmâ'juri,  remesuré,  e. 

rmed  (Jii),  le  remède.  Pa- 
nacée employée  à  Bournois. 
Le  remède  s'emploie  à  tout 
propos,  surtout  dans  les  cas 
désespérés;  il  se  prépare  et 
s'administre  de  la  façon  sui- 
vante :  on  prend  la  chemise 
d'une  jeune  fille  robuste  et 
sage  qui  vient  d'avoir  ses 
règles;  on  la  met  tremper 
pendant  la  nuit  dans  un  litre 
de  bon  vin.  Tout  au  matin, 
on  la  tord  jusqu'à  la  der- 
nière goutte,  et  le  liquide 
exprimé  est  servi  chaud  au 
malade  à  jeun  ;  on  provoque 
alors  une  forte  transpiration, 
après  quoi  la  guérison  s'im- 
pose. Le  remède  se  fait  en- 
core actuellement  et  toujours 
avec  succès. 

rniegyâ,  remédier. 

rme-eyâ,  remercier. 


272  rnio 

rnûeyâ,  remercié,  e. 

rmeksïnà,  revacciner. 

rmeiià,  raccommoder  tant 
bien  que  mal  un  objet  quel- 
conque. 

rmey.nâ,  raccommodé,  e 
grossièrement. 

rmhjnu,],  celui,  celle  qui 
aime  à  essayer  de  remettre 
à  neuf  des  choses  qui  ne 
peuvent  être  raccommodées. 

rmerkâ,  remarquer, 

rmerkâ,  remarqué,  e. 

rmerkâby,  remarquable. 

rmeryedj,  remariage. 

rmetr^  remettre. 

rmâtei,  remâcher. 

rmàUi,  remâché,  e. 

rmîj,  remise. 

rrmjî,  remiser. 

rnûji,  remisé,  e. 

rmuyâ,  remuer. 

rmuyâ,  remué,  e. 

rmn-  mênedj ,  r  e  m  u  e-  m  é- 
nage,  femme  active. 

rmîimà,  remuement. 

rniivetii,  remoucher. 

rmodr,  remordre. 

rmor,  remoudre. 

rtnor^  remords. 

rmôt,  remonte. 


rno 

rmôtcdj,  remontage. 

ruiôtâ,  remonter;  —  re- 
monter l'horloge  à  quel- 
qu'un, lui  ficher  une  raclée. 

rniôtâ,  remonté,  e. 

rmdtràs,  remontrance  ;  on 
dit  donner  des  remontrances. 

nicdjâ,  renarder. 

rncdj'û,  ce  qu'a  rendu  un 
enfant,  un  chat  ou  un  chien. 

nui,  renard  ;  —  ce  qu'a 
rendu  un  homme  ivre  ;  — 
brouillards  qui  remontent 
et  occasionnent  souvent  la 
pluie. 

rnîfyêmà,  reniflement. 

rnifye,  bruit  produit  par 
celui  qui  renifle;  —  grosse 
quantité  de  morve  que  Hiit 
rentrer  dans  son  nez  celui 
qui  renifle. 

rnifyâ,  renifler. 

riiïfyu,  /',  celui,  celle  qui 
a  l'habitude  de  renifler. 

niôkâ,  rendre  quand  on 
s'est  enivré;  —  rendre  de 
force  ce  qu'on  s'était  injuste- 
ment approprié;  — reperdre 
ce  qu'on  avait  gagné  au  jeu. 

rnô,  renom. 

mal  lia,  renommer. 


rôk 

rndmâ,  renommé,  e. 

rndsî,  renoncer. 

rmlvlâ,  renouveler. 

rmivlà,  renouvelé,  e. 

rnwhî,  renoircir. 

rmvhî,  i,  renoirci,  e;  — 
sournois,  e. 

rmuey,  grenouille. 

rniueyôt  ,  grenouillette  : 
kwejî  vo,  niiaeyôt,  mdsyè  vadre 
do,  taisez-vous,  grenouillet- 
tes,  monsieur  Vaudrey  dort, 
dicton  se  rapportant  à  l'an- 
cien régime. 

rnâ,  renier. 

rnâ,  renié,  e. 

rii'wâ,  renouer. 

ry.wâ,  renoué,  e. 

rôbîne,  robinet. 

rôfà  (onomatopée),  man- 
ger en  produisant  un  bruit 
particulier  comme  les  ani- 
maux qui  tondent  avidement 
l'herbe,  —  se  dit  surtout  en 
parlant  des  animaux;  —  5 
rôjâ,  se  gratter  la  tête  à  cause 
de  vives  démangeaisons. 

rôfu,  j,    celui,    celle   qui 
rôf  ou  se  rôf.  Voy.  rôfà. 
rôfwe,  bambin  très  chétif. 
rôke,  roquet;  —  petit  gar- 

RoussEY.  —  Glossaire. 


rbl  273 

çon. 

rômà,  roman. 

rômàs,  romance. 

rôpâ  (onomatopée),  fer- 
mer brusquement  une  porte 
qui  produit  un  bruit  sourd; 
—  donner  à  quelqu'un  des 
coups  derrière  le  dos. 

m,  rosse. 

rôsî,  rosser. 

rôst,  rossé,  e. 

rôvwenâ,  grogner. 

rôvu'ènu,  j,  grogneur,  euse. 

ro,  raie;  —  nm.,  grappe 
de  maïs  encore  verte  et  que 
les  enfants  font  rôtir  sur  la 
braise,  c'est  une  vraie  gour- 
mandise, aussi  dit-on  il  man- 
ge cela  comme  du  ro,  avide- 
ment. —  Vieux  cheval. 

robï,  terme  injurieux,  sy- 
nonyme de  sournois. 

rôda,  rôder. 

rodu,  y,  rôdeur,  euse. 

roi,  rôle. 

rolà,  t,  roulant,  e. 

rolâ,  rouler;  —  nf.,  ca- 
deau consistant  surtout  en 
œufs  que  les  parrains  ou 
marraines  donnent  à  Pâques 
à  leurs  filleuls  ou  filleules. 


274  '■^^ 

Voy.  rolôt. 

rolô,  rouleau. 

rolôt,  nf.,  jeu  spécial  nu 
jour  de  Pâques.  Chaque 
joueur,  à  tour  de  rôle,  lance 
délicatement  un  œuf  cuit 
dur  sur  un  terrain  bien  uni 
et  en  pente  :  tous  les  œufs 
touchés  par  celui  du  joueur 
appartiennent  à  ce  dernier. 

rot,  adj.,  se  dit  d'un  ter- 
rain en  pente  rapide  :  Siila  ە 
rot  kè  no^  à  vôeâ,  cela  est  si  en 
pente  que  nous  avons  versé, 
que  notre  voiture  a  versé. 

rot€,  nf.,  lien  en  bois  ser- 
vant à  lier  les  fagots. 

rot£mt,  être  battu,  e,  avec 
une  rot£. 

rbtena,  battre  quelqu'un 
avec  unero/^,  ou,  par  compa- 
raison, corriger  sévèrement 
de  toute  autre  façon. 

rbteôt,  diminutii  de  rote, 
brioche. 

rblâ,  ôter  de  nouveau  ;  — 
s'emploie  concurremment  a- 
vec  otâ,  ôter  :  rot  t  d  le,  ôtc- 
toi  de  là. 

ro:^,  rose. 
■    ?-(;-  t'  bàtô  (litt.  rose  à  bà- 


rôp 
ton),  alcée  ou  rose  trémière. 

ro:!:ft,  rosée  :  siilc  ti  a  tàr  k 
d  le  ro:(a,  cela  est  aussi  tendre 
que  de  la  rosée. 

r(%/r,  nm.,  réunion  dans 
laquelle  les  chrétiens  récitent 
des  chapelets  après  les  vê- 
pres. 

ro:(i,  rosier.  —  Nom  don- 
né à  un  bœuf  généralement 
tacheté  de  rouge  et  de  blanc. 

ro:(ir,  féminin  de  ro~i. 

ro::pt,  rosette. 

rôde,  rondeur. 

rôdel,  rondelle. 

rôdl,  rondin. 

rôdmà,  rondement. 

rôdnâ,  rondiner. 

rôdô,  t,  rondelet,  ette. 

rôdôt,  petite  cuve. 

rôfyà,  i,  ronflant,  e. 

rôfyèmà,  ronflement. 

rôfyâ,  ronfler.  Voy.  sojyâ. 

rôfyô,  celui  qui  ronfle  en 
marchant,  qui  respire  avec 
peine. 

rôfyn,  j,  ronfleur,  euse. 

rônâ,  grogner. 

rôuu,  j,  grognard,  e. 

rôpr,  rompre. 

rôpu,  j,  celui,  celle  qui  a 


rpe 
une    hernie.    Se    prend    en 
mauvaise  part. 

rôpyàtâ  (litt.  rond-planté), 
plantain, 

rôrô,  ronron. 

rôs,  ronce. 

rô5Ï ,  roussin;  —  foutre 
les  rôsï  à  quelqu'un,  lui  faire 
un  procès;  —  œufs  cuits 
avec  du  lait  et  de  la  farine 
délayés;  —  mets  qui  se  pré- 
pare comme  le  précédent, 
mais  où  les  œufs  sont  rem- 
placés par  le  lait  jaunâtre  et 
visqueux  que  donne  la  vache 
le  jour  où  elle  a  fait  le  veau. 
Voy.  iôp  hu. 

rôsnâ  (de  rôs),  faire  un 
procès  à  quelqu'un;  —  ros- 
ser. Voy.  rôsï. 

rpât€Î,  repêcher. 

rpàtei,  repêché,  e. 

rpàr  ou  rpràr,  reprendre. 

rpàtîÇs),  se  repentir. 

rpédj'u,  û,  reperdu,  e. 

rpelâ,  reparler, 

rpêpyâ,  repeupler. 

rpépyâ,  repeuplé,  e. 

rpedr,  reperdre. 

rphcdj,  repassage. 

rpesâ,  repasser;  —  rosser. 


rpo  275 

rpesâ ,  repassé,  e;  —  ros- 
sé, e. 

rpcsu,  /,  repasseur,  euse. 

rpcrctr,  reparaître, 

rpetd,  repartir. 

rpeta,  reparti,  e. 

rpetcdjî,  repartager. 

rpctedjt,  repartagé,  e. 

rpèvâ,  repaver. 

rph'â,  repavé,  e. 

rpâ,  repas. 

rpïkâ,  repiquer;  — se  re- 
poser un  instant  au  milieu 
d'un  travail  pénible;  —  don- 
ner à  la  même  place  un  deu- 
xième coup  de  faux  pour  cou- 
per ce  qui  a  été  épargné  la 
première  fois;  —  jouer  une 
partie  à  deux  quand  les  autres 
joueurs  ont  été  éliminés;  — 
remuer  avec  un  pic  la  ven- 
dange soumise  à  une  pre- 
mière pression  sous  le  pres- 
soir. Après  avoir  repiqué , 
on  verse  sur  la  gêne  un  peu 
d'eau  et  on  serre  de  nouveau. 

rpô£Î,  repercer, 

rpôlî,  repolir. 

rpôlî,  repoli,  e. 
rpô,  repos  :  fit  à  rpo,  tiens- 
toi  en  repos,  reste  tranquille. 


276  rpy 

rpo^â,  reposer. 

rpo:(â,  reposé,  e. 

rpo:(wer,  reposoir. 

rprêdj,n{.,  reproche. 

rprèdjî,  reprocher;  —  pro- 
voquer des  hauts-le-cœur, 
des  renvois  :  e  ne  r à  pu  rprè- 
djî kinà  le  bJo€,  il  n'y  a  rien 
pour  reprocher  comme  les 
prunes. 

rpré:(âtà,  t,  représentant,  e. 

rprè:(àtâ,  représenter. 

rprè^àtâ,  représenté,  e. 

rprê^àtâsyd,  représentation. 

rprî,  j,  repris,  e. 

rpiiteây  reporter. 

rpfiteà,  reporté,  e. 

rpyàtâ,  replanter, 

rpyàtâ,  replanté,  e. 

rpyè  (litt.  replain),  plateau 
qui  apparaît  subitement  en 
arrivant  au  dessus  d'une 
côte. 

rpytyî ,  replier  ;  —  re- 
ploycr. 

rpyeyt,  repHé,  e;  —  re- 
ployé, e. 

rpyhi,  replisser, 

rpyîst,  replissé,  e. 

rpyôdjty  replonger. 

rpyôdji,  replongé,  e. 


rsâ 

rsàhyàs,  ressemblance. 

rsàbyâ,  ressembler  :  e  lu 
rsàhy  lu,  il  le  ressemble  tout, 
il  lui  ressemble  absolument. 

rsàsinà,  recensement. 

rsàtï,  ressentir. 

rsûiiâ  ou  érsônâ,  hérissé,  e, 
en  parlant  des  cheveux  ou 
du  poil  des  animaux. 

rsènâ  (5),  se  hérisser.  Les 
dindons,  les  chiens  se  héris- 
sent, hérissent  leurs  plumes 
ou  leurs  poils  quand  on  les 
agace. 

rsèvâby,  recevable. 

rsêVH  ou  rsèvèr,  receveur. 

rsèvwe,  recevoir. 

rse^iî,  resaigner. 

rsedâ,  recéder. 

rscdâ,  recédé,  e. 

r6elà,  receler. 

rserây  resserrer. 

rserâ,  resserré,  e, 

r6er6i,  repriser. 

rservî,  resservir. 

rstrvl,  resservi,  e. 

net,  recette  :  Iti  prescptèr 
à  vnufâr  se  rset,  le  percep- 
teur est  venu  faire  sa  recette. 

rsâsf,  passer  de  nouveau 
au  sas. 


rts 

rsâsi,  ressassé,  e. 

nor,  ressort. 

rsotet,  ressortir. 

rsot€i,  î,  ressorti,  e. 

r6u,  reçu. 

rsîldâ,  ressouder. 

rsndu,j,  ressoudeur,  eusc. 

rsîirSy  ressource. 

nweyi,  refaucher. 

rsweyi,  refauché,  e. 

rtàdr,  retendre. 

rteàii,  rechausser;  —  but- 
ter des  pommes  de  terre. 

rt^àsi,  rechaussé,  e;  — 
butté,  e. 

rieàdj,  rechange. 

rteàdji,  rechanger. 

rteàpâ,  jeter  de  nouveau  ; 
—  renvoyer  les  boules  aux 
joueurs  de  quilles. 

rt£âpu,  celui  qui  renvoie  les 
boules  aux  joueurs  de  quilles. 

rt€àtâ,  rechanter. 

rî€crdi,  recharger. 

rt€erdji,  rechargé,  e. 

rt€ert£Î,  rechercher. 

rt^erUt,  recherché,  e. 

rtet'si,  rechasser. 

rt^hî,  rechassé,  e. 

rt£or,  rechoir. 

rt^ut,  rechute. 


rtr  277 

rténï,  retenir. 

rtênu,  Û,  retenu,  e. 

rterdjt,  retarder. 

rterdji,  retardé,  e. 

rtrhi,  retracer;  —  régler 
de  nouveau. 

rtètï,  reteindre. 

rtèti,  î,  reteint,  e. 

rtîjî,  retailler. 

rteyîy  retaillé,  e. 

rtâr,  retard. 

rtïr,  nm..  Heu  où  quel- 
qu'un peut  se  retirer  et  vivre 
tranquille. 

rtîrî,  retirer;  —  raccourcir. 

rtïri,  retiré,  e;  —  rac- 
courci, e. 

r/(5^/,  retercer. 

rtôkîvènâ  (de  ré  et  de  tôko), 
rapetasser. 

rtôkîvènâ,  rapetassé,  e. 

rtôpâ,  retaper;  —  revanner 
le  grain  que  l'on  destine  à  la 
semence  pour  en  faire  sortir 
la  poussière.  On  prétend  que 
la  poussière  engendre  l'ergot. 

rtôpâ,  retapé,  e. 

rto,  retors.  Voy.  ftrio. 

rtodr,  retordre. 

rtôdr,  retondre. 

rtràpâ,  retremper. 


278  rà 

rtràpâ,  retrempé,  e. 

rtràte'i,  retrancher. 

rtràui,  retranché,  e. 

rtreveyi,  retravailler. 

rireveyî,  retravaillé,  e. 

rtrâr,  retraire. 

rirôsâ,  retrousser. 

rtrosâ,  retroussé,  e. 

rtriivâ,  retrouver. 

rtrûvâ,  retrouvé,  e, 

rtîlnâ,  retourner,  dans  le 
sens  de  revenir  sur  ses  pas. 
Voy.  rvïri. 

rtiir,  retour,  employé  seu- 
lement dans  retour  du  che- 
min de  fer. 

rtwet/i,  retoucher. 

rlweUÎ,  retouché,  e. 

?-ubl,  rubis. 

rud,  rude. 

rudcyi,  rudoyer. 

rudmà,  rudement. 

rumina,  penser  fortement 
à  une  chose. 

rmlr,  rustre. 

nq,  ruse. 

rM:^É,  rusé,  e. 

ru,  roue;  —  tas  de  foin 
amoncelé  dans  la  prairie  de 
façon  à  être  chargé  facile- 
ment sur  la  voiture. 


rnt 

rndjl,  ronger;  — ruminer. 
rùdji,  rongé,  e. 
rùn,  ruine. 
rùnâ,  ruiner. 
rûnâ,  ruiné,  e. 
nib,  robe;  —  nm.,  pelage 
d'un  animal. 

rîigâsyô  ou   rdgâsyô,  roga- 
tions. 

rfiJcâ  (onomatopée),  ma- 
nier brutalement,  en  la  fai- 
sant choquer  le  sol  ou  les 
murs,  une  chose  lourde,  un 
tonneau,  par  exemple. 
riim  ou  rôni,  rhum. 
nlinèii,  romaine. 
rmnerl,  romarin. 
n/5,  partie  de  la  tige  d'un 
arbre  scié  transversalement; 
—  gros  étron  solide  et  d'une 
seule  pièce;  —  rousse. 

ruse,  Roussey  :  ritsc,  pe  d 
gruse,  Roussey,  peau  degruse, 
manière  d'insulter  un  enfant 
qui  s'appelle  Roussey. 
rfiscl,  féminin  de  Roussey. 
viisï,  roussir. 
nhl,  1,  roussi,  e. 
rîi,  roux  de  farine. 
riit,  route. 
I       piilïn,  routine. 


rvî 

rvàdj,  revanche. 

rvàdjt,  rcvancher. 

rvàdr,  revendre. 

rvàdii,  j,  revendeur,  euse. 

rvénà,  revenant. 

rvênï,  revenir. 

rvèiîôt  (d)  (litt.  de  petit 
retour),  expression  qui  s'em- 
ploie surtout  au  jeu  de  quil- 
les. On  dit  qu'un  coup  est 
d  rvêjtôt  quand ,  après  avoir 
franchi  le  jeu,  la  boule  frappe 
un  obstacle  et  revient  en  ar- 
rière abattre  une  quille. 

rvénu,  revenu  :  Iwetd  se 
rvènu,  lécher  ses  revenus, 
lécher  sa  morve. 

rveni,  ressemer. 

rvenî,  ressemé,  e. 

rvetî^  revêtir;  —  habiller 
de  nouveau. 

rvlri  le  keb  (litt.  revirer  la 
chèvre),  aller  cueiUir  quel- 
ques grappes  de  raisin  dans 
les  vignes  avant  les  ven- 
danges. 

rvîrî,  retourner  :  rvirt  le 
het,  revirer  les  bêtes,  rame- 
ner au  troupeau  celles  qui 
s'écartent  ou  qui  vont  paître 
dans  un  lieu  défendu. 


rive  279 

rvln  (litt.  reviré,  e),  nf., 
synonyme  d'habileté  :  stiik 
ne  pwe  d  rvirî  ajdœ  à  perdu, 
celui  qui  n'a  point  d'habileté 
aujourd'hui  est  perdu. 

rv'ÎTiyô,  révision. 

rvir,  rivière. 

rvôeâ,  reverser;  —  passer 
de  nouveau  le  linge  i\  la  les- 
sive. 

rvbniï,  revomir. 

rvor,  revoir. 

rvu,  revue. 

rv{dà,  revoler. 

rwen,  rogne  (chicane);  — 
rognures. 

rweni,  rogner. 

riuènnâ,  rogner  en  chica- 
nant. 

nvèiw,  rognon. 

rivenu,  /,  rogneur,  euse. 

nue,  roué,  e. 

nue,  roi;  —  adj.  mas., 
roide  :  el  e  Uu  a^i  nue  k  bâl, 
il  est  tombé  aussi  roide  que 
balle. 

nue-d-gèy  (litt.  roi-de- 
guille),  roitelet. 

nut'd,  adj.  fém.  de  nue. 

nue  dû,  roideur. 

nuedî,  roidit. 


28o  ryu 

riuedj,  rouge  :  bet  rwedj, 
bête  rouge,  nom  collectif  de 
l'espèce  bovine. 

rzvcdj-biilîydt ,  nf.,  rouge- 
gorge. 

rweU,  nf. ,  roche  ;  —  roc  ; 
—  crèche. 

ruieUô,  coteau  ;  —  surface 
qui,  entre  deux  sillons,  n'a  pas 
été  retournée  par  la  charrue. 

riueUu,  j,  rocheux,  euse. 

rweyelîst,  royaliste. 

rweyi,  regain, 

rweylâ,  rayer. 

rweylâ,  rayé,  e. 

rweyom,  royaume. 

riveyote,  royauté. 

rwâ,  rouer. 

rycLsi,  rehausser. 

ryà6i,  rehaussé,  e. 

ryâsedj,  rinçage. 

ryâsi  ou  rdjàsi,  rincer. 

ryàsu,  j  ou  rdjàsu,  j,  rin- 
ceur,  euse. 

ryàsur,  rinçure. 

ryàtol  ou  ryol,  nf. ,  légende 
ou  dicton  répété  souvent  par 
tout  le  monde. 

ryôt,  ruelle. 

ryol,  nf.  Voy.  ryàtol. 

ryu,  j,  rieur,  euse. 


r:{0 

ryûkâ,  jeter  une  deuxième 
fois. 

rytthi,],  celui,  celle  qui  re- 
jette de  nouveau  une  chose. 

rywàlâ,  nettoyer  avec  un 
ryii'àlô;  —  marcher  en  ou- 
vrant démesurément  la 
pointe  des  pieds  ou  en  fai- 
sant décrire  une  courbe  au 
pied  avant  de  le  poser  à 
terre.  Voy.  6wcyi. 

rywàlâ,  qui  a  été  nettoyé, 
e,  avec  un  ryiuàlô. 

ryiuàlô,  nm.,  sorte  de 
grand  racloir  en  bois  pour 
nettoyer  le  four,  quand  on 
vient  de  le  chauffer,  avant 
d'y  introduire  la  pâte. 

ryimlu,j,  celui,  celle  qui 
ryiuàl.  Voy.  ryiOalâ. 

ryû't'l,  roue  de  la  charrue. 

/■;(()/)^  (onomatopée),  nm., 
bruit  sourd  que  produisent 
les  roues  d'une  voiture  lour- 
dement chargée  lorsqu'elles 
glissent  à  °  côté  des  pierres 
sur  lesquelles  elles  s'étaient 
avancées. 

r:(opâ,  produire  des  rx^ope. 

r:(opâ,  secoué,  e,  par  les 
r:^ôpc. 


Mr 


sa,  nm.,  saut;  —  nf.,  sel; 
—  c'est. 

sàdj,  sauge. 

sà-e-dîr,  c'est-à-dire. 

sâkrêmâ,  sacrement. 

sâkrïfïs,  sacrifice. 

iàkrïfyâ,  sacrifier. 

sâkrïfyâ,  sacrifié,  e. 

iâmnlâ,  frotter  avec  du 
sablon. 

sâmftlô,  sablon. 

sânt ,  r,  saunier,  ière;  — 
celui,  celle  qui  est  de  Saulnot. 

sapndrâ,  saupoudrer. 

sàpildrâ,  saupoudré,  e. 

sàrp,  serpe. 

sàrpe,  nm.,  petite  serpe 
d'une  grandeur  intermé- 
diaire entre  la  serpe  et  la 
serpette. 


6at 

sârpâ,  V.,  couper  avec  la 
serpe. 

sârpâ,  qui  a  été  coupé  avec 
la  serpe. 

■sârpôt,  serpette. 

■sas,  nf.,  jeune  pousse  du 
saule;  —  sauce. 

sâs'i,  saule. 

sâtbiuhà  (litt.  saute-buis- 
son), tabac  de  contrebande 
auquel  on  a  dû  faire  sauter 
les  buissons  pour  éviter  les 
douaniers. 

sâtâ,  sauter;  —  couvrir 
une  femelle. 

sâtd':(,  sauteuse. 

sân,  psautier. 

ôâîrel,  sauterelle;  — fem- 
me maigre  aux  grandes  jam- 
bes et  qui  marche  en  sau- 


282  5às 

tant  :  grâ  6âtrel,  grande  sau- 
terelle. 

sâvér,  sauveur. 

6âvâ,  sauver. 

sàvedj,  sauvage. 

6à  sh,  sans  cesse. 

6â,  nf.,  côté  :  el  a  dû  stè  sa 
kî,  il  est  de  ce  côté-ci. 

ià,  cent;  —  sans;  —  sang. 

5àbè  (litt.  cent-bas),  nœud 
que  l'on  fait  après  le  tour 
destiné  à  serrer  une  voiture 
de  gerbes  ou  de  foin. 

■sâbedî,  samedi, 

ôàbyà,  semblant. 

6âbyâ,  sembler. 

ôàbyâby,  semblable. 

sâdèl,  sandale. 

5à-fre,  sang-froid. 

6âgU  ou  6lyâ,  sanglier,  slyâ 
est  le  vieux  mot;  il  n'est  plus 
que  d'un  très  rare  usage. 

sà-kœr,  sans-cœur. 

sàhlfyà,  sanctifier. 

6àktus,  Sanctus. 

5â«,  nf.,  sommeil.  Ce  mot 
devient  masculin  dans  l'ex- 
pression :  drèmi  ï  bo  son,  dor- 
mir un  bon  sommeil.  Voy. 
sûmey. 

sas,  sens. 


sèm 

sâse,  sensé,  e. 

sâsè,  censé,  e. 

sàshnà,  censément. 

sâsîby,  sensible. 

sâsïbyémâ,  sensiblement. 

sâsu,  sangsue, 

sâ-sîisï,  sans-souci. 

sàtê,  senteur, 

sâte,  santé, 

sàtï,  sentir, 

sàtïbô,  thym.  Le  nom  de 
la  plante  vient  de  son  agréa- 
ble odeur  :  pu'è  d  bô  b-ûdl  sa 
sàtïbô,  point  de  bon  boudin 
sans  thym. 

sàtim,  nf. ,  centime  :  ?  nyâ 
beyro pc  n  sàlhii,  je  ne  lui  en 
donnerais  pas  une  (un)  cen- 
time. 

San  ma,  sentiment;  —  in- 
telligence, 

sâtimâtr,  centimètre. 

sàtînel,  sentinelle, 

sâtlm,  centième. 

sàtr,  centre, 

sàtôrt',  centaurée. 

se,  se;  —  ce;  —  si.  Voy. 
eyâ  et  st. 

sèl,  seul,  e. 

séimà,  seulement. 

sènièn-hôtre,  semeu-contra. 


ses 

sânilcr,  cimetière. 

sênc ,  nm,  esprit.  —  In- 
telligence :  tiUi  pb  pc  par  sènc, 
tu  ne  peux  pas  prendre  sûnc, 
dit-on  à  un  dormeur,  c'est- 
à-dire  tu  ne  peux  pas  éveil- 
ler ton  esprit.  —  è  ne  pc  pu 
d  série  k  niueyôt,  il  n'a  pas 
plus  de  série  (d'esprit),  d'in- 
telligence qu'une  oie. 

sefwe,  sainfoin. 

sèn-nâ  (litt.  saigne-nez), 
mille-feuille.  Les  petits  ber- 
gers s'amusent  à  s'introduire 
des  feuilles  de  cette  plante 
dans  le  nez,  puis  à  se  frap- 
per a\ec  les  deux  mains  jus- 
qu'à ce  que  le  sang  coule  : 
de  là  le  nom  de  saigne-nez. 

sènsô,  séneçon. 

sérur,  serrure. 

sèrvïjà,  f,  celui,  celle  qui 
aime  à  rendre  service. 

sês1,  sucer. 

sêsi,  sucé,  e. 

sûsô  (litt.  suçoir),  nm., 
consoude.  Comme  la  fleur 
contient  des  traces  de  liquide 
sucré,  les  enfants  s^amusent  à 
en  arracher  et  à  en  sucer  la 
corolle,  de  là  le  nom  de  sèsô. 


sep  283 

sùsu,  j,  suceur,  euse. 

sêvrâ,  nf.,  ce  que  l'on 
peut  mettre  de  fumier  sur 
une  civière. 

séy,  seuil. 

sêyî',  t,  suivi,  e. 

se,  sein  ;  —  saint  ;  —  sain. 

se,  f,  saint,  e. 

sé-djordj  (litt.  Saint-Geor- 
ges), nm.,  cardamine  des 
prés;  —  giroflée.  Georges 
ne  se  prononce  djordj  que 
dans  se-djordj;  dans  tous  les 
autres  cas,  on  dit  yory. 

sèdo,  nm.,  permission  que 
demande  un  joueur  de  billes 
pour  avoir  le  droit  d'enlever 
les  obstacles  qui  séparent  sa 
bille  de  celle  qu'il  veut  at- 
teindre, c'est  le  «  dégrouille  » 
du  Parisien. 

shjà,  t,  saignant,  e. 

seni,  saigner. 

sêm,  saigné,  e;  —  rigole 
pratiquée  sur  la  rive  d'un 
petit  cours  d'eau. 

sènu,  y,  celui,  celle  qui 
saigne. 

sè-per,  Saint-Père. 

sèpïtemel  (litt.  simpiter- 
nel),  diable;  —  intrépide. 


284  i(^t 

sèr,  nf.  pi.,  cendres:  sfilè 
ne  pe  Uu  e  sèr,  cela  n'est  pas 
tombé  dans  les  (dans  la) 
cendres,  il  a  dit  une  chose 
que  tout  le  monde  s'est  em- 
pressé de  répéter.  —  vt  Uàpâ 
de  sèr  à  ku  d  te  mer,  va  jeter 
des  cendres  au  cul  de  ta  mè- 
re. Ces  paroles  s'adressent  à 
un  enfant  que  l'on  envoie 
au  diable  tout  en  riant  de 
ce  qu'il  ne  comprend  pas. 
Quand  on  châtre  les  petits 
agneaux  ou  les  chats ,  on 
arrête  le  sang  avec  de  la  cen- 
dre. Au  moment  de  la  mens- 
truation ,  la  cendre  serait 
aussi  utile  à  la  femme,  d'où 
l'expression  :  va  jeter,  etc. 

sera,  cendré,  e;  —  répan- 
dre de  la  cendre  sur  un  ter- 
rain, 

slri,  cendrier  ;  —  acheteur 
de  cendre. 

slt-bârh,  Sainte-Barbe. 

setur,  ceinture. 

6œ,  ceux. 

sœr,  suivre;  —  sœur  (re- 
ligieuse. 

6œsâ'.  Voy.  6ii. 

sœt€,   suie   :    siile  à   {ti^ci 


sel 

enâ  h  d  le  sœte,  cela  est  aussi 
amer  que  de  la  suie. 

sœy^,  froisser  une  étoffe 
telle  que  de  la  soie,  par 
exemple,  et  sur  laquelle  les 
plis  restent. 

5œy~i,  froissé,  e. 

se,  ses;  —  ces. 

seda,  céder. 

sedâ,  cédé,  e. 

sedjîir  ou  sejnr,  séjour. 

sedjûrnâ   ou    sejîirnâ,    se 
journer. 

sckel,  séquelle. 

sekhirâ  (litt.  séquestrer), 
détruire;  —  dépenser. 

sekâtèr,  sécateur. 

sekurtte,  sécurité. 

sele,  scélé. 

selebr,  célèbre. 

selebrâ,  célébrer. 

selebr  à,  célébré,  e. 

selert',  t,  scélérat,  e. 

selibe,  célibat  :  i  vo  dnnverâ 
dà  lii  sellbe,  je  veux  demeu- 
rer dans  le  célibat,  je  veux 
rester  célibataire. 

schbâtâr,  célibataire. 

sclrî,  céleri  :  vey  pî  d  selrî, 
vieux  pied  de  céleri,  injure 
s'adressant    à    une     vieille 


seb 

femme. 

6elul,  cellule. 

semhtr,  semestre. 

semïnAr,  séminaire. 

semînerîst,  séminariste. 

sene,  sénat. 

sènâtêr,  sénateur. 

seperâf  séparer. 

seperâ,  séparé,  e. 

seperâby,  séparable. 

■seperâsyd,  séparation. 

ôèremônî,  cérémonie. 

6ert,  série. 

sePiipâ,  s'étrangler,  faute 
de  boire  suffisamment,  en 
mangeant  quelque  chose  de 
très  farineux. 

sev,  sève. 

severïte,  sévérité. 

sevârmâ,  sévèrement. 

se,  sa;  —  sac;  —  soit.  — 
5e  6â  ku,  sac  sans  cul,  man- 
geur insatiable. 

sebô,  sabot  :  6ebô  e  bot,  sa- 
bot à  botte,  sabot  qui  peut 
se  porter  sans  le  secours  de 
bride;  dans  le  cas  contraire, 
on  dit  :  sebô  e  brid,  sabot  à 
bride. 

seb'ùtâ,  marcher  en  faisant 
beaucoup  de  bruit  avec  les 


6ep  285 

sabots;  —  faire   un   travail 
en  dépit  du  bon  sens. 

6ebntî,  r,  sabotier,  ière. 

6edj,  sage  :  sedj  e  twe,  sage 
à  toi,  garde  à  toi. 

sedjt'S,  sagesse. 

ôekedj,  saccage. 

sekedjt,  saccager. 

sekedji,  saccagé,  e. 

sekrïstt,  sacristie. 

st'hyô,  section. 

6Î'liy,  cercle. 

sMyâ,  sarcler;  —  cercler. 

st'Jiyedj,  sarclage. 

6cJlyô,  sarcloir. 

selîyu,  y,  sarcleur,  euse. 

sellyntâ,   v.,  diminutif  de 
sMyâ. 

sel,  selle. 

selâ,  seller. 

6elîn,  saline. 

6elîv,  salive. 

6elô,  salaud. 

6elôp,  salope. 

6elôprt,  saloperie. 

selu,  salut. 

selîi'â,  saluer. 

6enèr,  seigneur. 

ôtpèr  sapeur. 

6epi,  sapin  :  e  sa  lu  sept,  il 
sentie  sapin,  le  cercueil,  il 


286  sh 

est  très  malade. 

st'ptàt,  septante. 

septâthi,  septantaine. 

serbâr,  cerbère. 

ierdjà  ou  serjâ,  sergent. 

6erâ,  serrer. 

sera,  serré,  e. 

5(t/,  cerf.  Beaucoup  de 
personnes,  des  femmes  sur- 
tout, gardent  précieusement 
les  cornes  du  cerf,  lesquelles 
ont  la  propriété  d'éloigner 
la  foudre. 

serfâ,  cerfeuil, 

6ergô,  cachot;  —  accident 
du  chemin  qui  produit  des 
cahots. 

sergîdâ,  cahoter. 

sergûlâ,  cahoté,  e. 

5ergûlmâ,  cahotement. 

5erkéy,  cercueil. 

serniô,  sermon. 

5ernâ,  cerner, 

6ernâ,  cerné,  e. 

6ertê,  n,  certain,  e. 

sertlnmà,  certainement. 

serlîfïke,  certificat. 

6ertïfyâ,  certifier. 

6erun,  r,  serrurier,  ière. 

servât,  servante. 

servâby,  servable. 


scv 

serve,  cerveau;  —  front. 

servi'l,  cervelle  :  htrôpyâ  cl 
serve!,  n.  des  deux  genres, 
estropié  de  cervelle,  timbré. 

scrvî,  servir;  —  couvrir 
une  femelle. 

servïs,  service. 

servïtèr,  serviteur  ;  —  ter- 
me de  salutation  qui  n'est 
plus  employé  que  par  quel- 
ques vieilles  personnes. 

scrvyet,  serviette. 

set,  sept.  —  On  dit  sou- 
vent j'y  suis  allé,  je  l'ai  vu, 
je  lui  en  ai  donné  plus  de 
sept  fois,  pour  un  grand  nom- 
bre de  fois. 

st't€,  nf.,  sac  court  et  très 
large  ser\'ant  ordinairement 
pour  mettre  la  farine. 

set£ô,  sachet  ;  —  scrotum  ; 
—  se  prend  en  mauvaise  part 
pour  désigner  un  homme 
lourd  et  trapu. 

seten,  septaine. 

set^e,  nm.,  secousse  dans 
le  genre  du  cahot. 

set'i,  satin. 

sevà,  t,  savant,  e. 

sevâmâ,  savamment. 

sei't't,  savate;  —  terme  in- 


scU 
jurieux;  —  dans  quelques- 
uns  de  leurs  jeux ,  les  ber- 
gers passent  à  la  savate  celui 
d'entre  eux  qui  a  perdu  la 
partie.  Placés  sur  deux  rangs, 
armés  de  leurs  mouchoirs 
noués  et  dans  lequel  souvent 
ils  ont  mis  une  pierre,  ils 
font  passer  et  repasser  le  pa- 
tient entre  les  files  un  nom- 
bre variable  de  fois  sous  une 
pluie  de  coups. 

6evtî,  r,  savetier,  ière. 

sevtu,  j,  celui,  celle  qui, 
comme  les  savetiers,  a  l'ha- 
bitude de  faire  mal  la  beso- 
gne. 

5evtc,  sureau. 

seviue,  savoir. 

5eyT,  saindoux. 

6c:^ô,  saison. 

6âbr,  sabre. 

sabra,  sabrer. 

sâbrâ,  sabré,  e. 

■sâbrit,  j,  sabreur,  euse. 

sâby,  sable. 

sâbyœ  (sableur),  ouvrier 
qui  prépare  le  sable  pour  le 
moulage  dans  une  usine. 

iàby'ir,  sablière. 

6âl,  sale;  —  salle. 


■sgo 


287 


sâU,  salir. 

sâlï,  sali,  e. 

sâlUà,  t,  salissant,  e. 

■sâllgô,  saligaud. 

sâliiiâ,  salement. 

sâltt',  saleté. 

sânnà,  sarment;  —  ser- 
ment :  yâii  à  bl  lu  sânnà, 
j'en  ai  bien  le  serment,  je 
sais  bien  que  c'est  à  moi 
qu'incombe  la  responsabilité 
de  cette  chose  dont  je  con- 
nais toute  l'importance.  — 
A  quelqu'un  qui  insiste  pour 
que  l'on  jure  ce  qu'on  af- 
firme, on  répond  ironique- 
ment :  /  fâ  sârmâ  €u  lu  ku 
dèn  djcniâ,  s  le  djèmâ  lèv  lu 
ku,  Diô  sânnà  a  fûtu,  je  fais 
serment  sur  le  cul  d'une  ju- 
ment, si  la  jument  lève  le 
cul,  mon  serment  est  foutu. 

sârpà,  serpent. 

sâsô,  sas. 

sâ:(,  seize. 

sâ:(èn,  seizaine. 

sâ:(i,  saisir. 

sâ:(ï,  saisi,  e. 

sâ:^ini,  seizième. 

sgô,  à,  second,  e;  —  le 
deuxième  coup  de  cloche  an- 


288  5111 

nonçant  que  la  messe  va 
bientôt  commencer. 

6gôd,  seconde. 

sgôdâ,  seconder. 

6gôdâ,  secondé,  e. 

6îbwâr  (j'),  Saint-Ciboire. 

5ïby,  cible. 

6îgeret,  cigarette. 

6îgâr,  cigare. 

6îgu,  ciguë. 

6lgwêii,  cigogne.  Nom  in- 
jurieux pour  une  femme. 

dkâtrïs,  cicatrice. 

stkâtrî^i,  cicatriser. 

6îMtn:(j,  cicatrisé,  e. 

6îl,  cil. 

ôllàs ,  silence  :  sîlâs ,  not 
t€e  dàs ,  silence,  notre  chat 
danse.  Se  dit  en  riant  aux 
enfants  pour  les  inviter  à 
faire  silence. 

6ilà5yu,j,  silencieux,  euse. 

sllldr,  cylindre. 

6ïmâ,  ciment. 

6îmàtâ,  cimenter. 

6îmàtâ,  cimenté,  e. 

ôîmulkâr,  simulacre. 

ôinâtur  ou  shjâtur,  signa- 
ture. 

6Ïti,  signe. 

5/y?/,  signal. 


5lt 

sïlielâ,  signaler. 

sïlielâ,  signalé,  e. 

sîtiehiây  signalement. 

5/y^.  Voy.  6tnâ. 

sïnâtur.  Voy.  iinâtur, 

sïr,  cire  ;  —  sire. 

siredj,  cirage. 

iirt,  cirer. 

6irî,  ciré,  e  :  pi  sïri,  pain 
ciré,  pain  fait  avec  de  la 
mauvaise  farine  ou  beaucoup 
de  pommes  de  terre;  ce  pain 
ne  lève  pas  et  présente  ab- 
solument l'aspect  de  la  cire. 

ôtrî,  scierie. 

6irhô5tàs,  circonstance. 

sîrkulâ,  circuler. 

sïrkulâéyô,  circulation. 

sïrô,  sirop. 

sïstèm,  système. 

iïtàdel,  citadelle. 

slteni,  citerne. 

sïtâ,  citer. 

5îtâ,  cité,  e. 

6îtâsyô,  citation. 

sïlr,  cidre. 

6Urâ,  faire  du  cidre. 

6ïtrô,  citron. 

sitweyè,  citoyen. 

5îtïvâ,  situé,  e. 

sîlû'âsyd,  situation. 


sm 

■sïvîl,  civil,  e. 

sîvîlîte,  civilité. 

6mlï:(âsyd,  civilisation. 

5îvîlï:(i,  civiliser. 

sivilï^i,  civilisé,  e. 

sï^,  ciseau.  S'emploie  tou- 
jours au  singulier  :  le  Mtunr 
e  bdju  sô  sï:(e,  la  couturière  a 
perdu  son  (ses)  ciseau. 

■sîxJâ,  ciseler. 

5î^lâ,  ciselé,  e, 

■sî:(ô,  cumin. 

si,  scie. 

6ÎJiy,  siècle. 

6il,  ciel;  —  paradis. 

sîrdj,  cierge. 

6Ï,  cinq. 

sîdj,  singe. 

5Ïdjrî,  singerie. 

sl^yâ  (cingler),  fouetter 
avec  un  6Î^yô. 

5Îgyô,  hoquet. 

slgyô,  petit  rameau  très 
flexible  servant  surtout  à 
faire  les  balais. 

slkàt,  cinquante. 

iîkàtèn,  cinquantaine. 

sîkim,  cinquième. 

sikimmâ,  cinquièmement. 

simâ,  suinter. 

iina  ou  5inâ,   signer.    Le 


ROUSSEY. 


Glossaire. 


sic  289 

premier    est    maintenant   à 
peu  près  oublié. 

sipy,  simple. 

sïpyéiiià,  simplement. 

sipyïsite,  simplicité. 

slyâ.  Voy.  sàglî. 

skàdel,  scandale. 

skàdclï:j,  scandaliser. 

skàdelt'^i,  scandalisé,  e. 

skcpiilâr ,  scapulaire  ;  — 
capillaire  (herbe). 

skôdo,  secundo. 

skre,  t,  secret,  e. 

skretmà,  secrètement. 

skrupul,  scrupule, 

skrutt,  scrutin.  A  l'ouver- 
ture et  à  la  fermeture  du 
scrutin,  on  sonne  les  cloches 
à  toute  volée. 

■skûr  ou  skiuâ,  secouer. 

■skûr,  secours. 

shh,  secousse. 

skwâ,  secouer.  —  skûst  à 
Gouhelans  :  â!  lu  notr  sa  prii 
skûsu,  ah  !  le  nôtre  (mon  ma- 
ri) s'est  prou  secoué,  il  a  as- 
sez crié. 

slej,  nf,,  cerise.  Yoy. -elej. 

sltjî,  cerisier.  —  Rosser; 
faire  de  la  filasse  grossière  en 
se  servant  du  slt.  V.  ce  mot. 
19 


290  6Ôl 

slèjôt,  diminutif  de  cerise. 

sli,  affinoir. 

slô,  selon, 

5?nâ6,  semence. 

6mèn,  semaine  :  le  smhi  h 
VI,  la  semaine  qui  vient,  la 
semaine  prochaine.  —  le 
smèn  de  ketrè  djàdî,  la  se- 
maine des  quatre  jeudis,  ja- 
mais. 

smôs,  semonce. 

6mûy,  semoule. 

smdjïy  présager  :  sûle  n 
6fiedj  râ  d  bô,  cela  ne  présage 
rien  de  bon. 

snel,  cenelle. 

snôrdjà,  Senargean. 

67iâv,  nom  collectif  des 
moutardes. 

60,  t,  sot,  te. 

60,  sot;  —  sec  :  6ûlè  a  €l 
60  k  dî  gréyô,  cela  est  aussi 
sec  que  du  gréyô. 

6ôkô,  chétif;  —  malingre. 

6ôlâ,  salé,  e. 

6olpètr,  salpêtre. 

6ôlu,  saloir. 

6Ôf,  sauf. 

6ôk,  soc. 

6ôkiuènâ,  dessécher. 

6ôkwenâ,  desséché,  e. 


60f 

6ôled,    salade;    —   sévère 
correction.  —  6eled,  à  Fallon. 

6ôledi,  saladier. 

6ôledu,  j,  grand,  grande, 
mangeur,  euse,  de  salade. 

6ôlâ,  saler. 

6ôlîr,  salière. 

6ôlu,   y,    celui,   celle   qui 
mange  beaucoup  de  sel. 

sôlvâ,  soulever. 

6ôlvâ,  soulevé,  e. 

6ôlvAby,  solvable. 

6Ô6tte,  société. 

6ôtU,  scottish. 

5ofq,  sottise. 

50/qf,  dire  des  sottises  à 
quelqu'un. 

6ÔVÔ,  savon.  Voy.  etrô. 

6ôviuênet,  savonnette. 

6ôvwènâ,  savonner;  —  cor- 
riger quelqu'un. 

6ôz'weyâ,  dj,  savoyard,  e. 

6ôvivènedj,  savonnage. 

50,    sou;    —    fatigué,    e. 
Voy.  6oL 

60,  l,  fatigué,  e. 

6Ôfy,  souffle. 

6ofyâ,  souffler;  —  éteindre 
une  chandelle. 

6ofyii,  soufflé,  e  ;  —  éteint, 
e. 


sôd 

5ofyô,  soufflet  (ustensile). 

sofyu,  j,  souffleur,  eusc. 

6olâ,  fatiguer. 

6olîd,  solide. 

solidité,  solidité. 

■solidmà,  solidement. 

solitâr,  solitaire. 

solitud,  solitude. 

sor,  sort. 

50t£:,  sorte. 

6Ôtm,  t,  sortant,  e. 

6oUÎ,  sortie. 

6otei,  /,  sorti,  e. 

6ott,  soutien.  Le  mot  pa- 
tois fait  place  au  français 
dans  6îityè  d  femiy,  soutien 
de  famille. 

5Ôtnî,  soutenir. 

5Ô,  son.  Voy.  kré. 

6ôbr,  adj .,  sombre  ;  —  n  m . 
pi.,  jachères  :  ve  yônâ  €u  le 
sôbr,  va  glaner  sur  les  som- 
bres, va-t'en  au  diable.  Dans 
bien  des  cas,  c'est  l'équiva- 
lent de  la  réponse  de  la  four- 
mi :  vous  chantiez,  eh  bien  ! 
dansez  maintenant. 

6ôbrâ,  sombrer  (labourer). 
sôbrâ,  sombré,  e  (labouré,  e) 
5ôd,  sonde. 
6ôdâ,  sonder. 


stâ  29 1 

sôdj,  songe, 

sôdjt,  songer;  —  rêver. 
3ôdju,j,  songeur,  euse;  — 
rêveur,  euse. 

5ônà,  t,  sonnant,  e. 
5Ônâ,  sonner;  —  rosser; 

—  dormir  en  faisant  de 
temps  en  temps  des  mouve- 
ments de  tête  analogues  à 
ceux  du  sonneur. 

5ônâ,  nf.,  coup  donné  de 
telle  sorte  que  le  corps 
sonne  ;  un  coup  de  poing 
derrière  le  dos,  par  exemple; 

—  correction, 

5ônrî,  sonnerie. 

s5nu,j,  sonneur;  —  dor- 
meur, euse. 

spekulâ,  spéculer. 

■spèkulâsyô,  spéculation. 

spektâHy,  spectacle. 

Sri,  nm.,  musaraigne;  tire 
son  nom  de  son  cri.  —  On 
dit  des  dents  de  srî  pour  dé- 
signer de  belles  et  fines  dents. 

srlg,  seringue. 

6té,  cette. 

stè,  celle. 

6tèki,  celle-ci. 

stèr,  stère. 

stâby,  stable. 


292  5uk 

slâsyô,  station. 

stâsyîinâ,  stationner. 

stâsyfniâr,  stationnaire. 

itâtû,  statue. 

6tt,  setier;  —  sentier. 

stuk,  celui  qui. 

6tuki,  celui-ci. 

stuû,  celui-là. 

subt,  subir. 

subi,  t,  subit,  e. 

subitmà,  subitement. 

subito,  subito. 

sudâ,  soldat. 

sudje,  t,  sujet,  ette. 

sudjesyô,  sujétion. 

suj),  suffire. 

sufîjà,  suffisant. 

sufôkâ,  suffoquer. 

sujôkâ,  suffoqué,  e. 

sufredj,  suffrage. 

suk,  suc. 

sukôbâ,  succomber. 

sukr,  sucre. 

sukrâ,  sucrer. 

sukrâ,  sucré,  e. 

sukrî,  sucrier. 

surkrut,  choucroute. 

surkrutî,  outil  servant  à 
faire  la  choucroute;  —  ou- 
vrier qui  fait  la  choucroute. 

suksèdâ.  succéder. 


6Û 

siiksc,  succès. 
sukshêr,  successeur. 
sukshyô,  succession. 
superyêr,  supérieur,  e. 
suphyâ,  supplier. 
supo^â,  supposer. 
supo^isyô,  supposition. 
supurâsyô,  suppuration. 
supuri,  suppurer. 
supnUâ,  supporter. 
suput€â,  supporté,  e. 
supyis,  supplice. 
supyikâsyô,  supplication. 
surdje  ou  surjc,  surjet. 
surfâr,  surfaire. 
surmena,  surmener. 
surpli.  Voy.  surpyï. 
surpàr,  surprendre. 
surprènà,  t,  surprenant,  e. 
surpyï  ou  surplî,  surplis. 
surtmrdj,  surcharge. 
surUerdji,  surcharger. 
surUerdjî,  surchargé,  e. 
survènt,  survenir. 
survweyà,  t,  surveillant,  e. 
survideyi,  surveiller. 
survwtyi,  surveillé,  e. 
Sîi,  1,  saoul,  e. 
sii-e,  souche  :  gros  sue,  per- 
sonne lourde   et  endormie. 
Sii-€cf,  sous-chet. 


5iip 
5'ndâ,    souder.    —   Céder 
(capituler). 
sîidiir,  soudure. 
Si1fr,  soufre. 
Sîifrà,  t,  souffrant,  e. 
sfifràs,  souffrance. 
5îlfrâ,  soufrer, 
sfifrl,  souffrir. 
Sîikî,  ceci. 

Sîtkwe,  quoi  ?  Voy.  kiue. 
mû,  ça,  cela. 
mlâ,  saouler. 
6îilâ,  sou  lé,  e. 
sûlâdjt,    soulager.    —  Se 
soulager,  péter. 
siilâdp,  soulagé,  e. 
sûlâdjmà,  soulagement. 
snlâr,  d,  soulard,  e. 
suit,  soulier;  —  fenil.  — 
■snlî  dï  bô  du  (litt.  soulier  du 
bon  Dieu),   anthyllide  vul- 
néraire. 

siiiii,  somme. 
S'unâtr,  soumettre. 
snmâsyô,  sommation. 
iù-mâtr,  sous-maitre. 
sû-niâtrh,  sous-maîtresse. 
sîimty,     sommeil.     Rare- 
ment employé.  Voy.  sàii, 
sfimeyi,  sommeiller. 
snp,  soupe.  —  drôsi  le  sfip, 


sus  293 

dresser  la  soupe,  la  mettre 
de  la  marmite  dans  la  sou- 
pière ;  —  tïrî  d  le  sîip,  tirer 
de  la  soupe,  en  mettre  de  la 
soupière  dans  son  assiette. 
siiptp,  soupape. 
sfipâ,  souper. 
sûpîr,  soupir. 
snpiri,  soupirer. 
sûpïni,  j,  celui,  celle  qui 
soupire. 

sû-pî,  sous-pied. 
snpîr,  soupière. 
sûphvt,  diminutif  de  sou- 
pière. 

sit-prcfe,  sous-préfet. 
sfi-prcfehnr ,    sous-préfec- 
ture. 

sûpsô,  soupçon. 

sùpsiinâ,  soupçonner. 

S'i'ipy,  souple. 

sfipyes,  souplesse. 

siir,  sourd,  e. 

sûrdln  (e.  Ic^,  à  la  sourdine. 

sftfnîsyô,  soumission. 

sûrs,  source. 

siirsèln,  sorcellerie. 

sfirsï,  sourcil. 

siirsï,  r,  sorcier,  ière. 

snsl,  souci. 

sfistreksyô,  soustraction. 


294  ^'^^ 

sîitèn,  soutane. 

sûterè,  souterrain. 

Sîitïredj,  soutirage. 

sûtiri,  soutirer. 

sûtîri,  soutiré,  e. 

sûsyà  (5),  se  soucier. 

snvm  (5),  se  souvenir. 

snvrê,  n,  souverain,  e. 

6û-yœtnâ,  sous-lieutenant. 

6nyô,  souillon. 

6u,  —  sœsœ,  — 6érô,  sœur. 
su  est  le  terme  général  ;  — 
sœsœ  est  un  mot  gentillet 
qu'emploient  les  enfants 
entre  frères  et  sœurs;  — 
5itrô  appartient  spécialement 
aux  personnes  âgées. 

sékâ  (ail.  suchen),  cher- 
cher. 

6uku,  y,  chercheur,  euse. 

5Ûrô.  Voy.  5Û. 

svir,  civière. 

6wè,  soin. 

5îvè^œ:{)nâ,  soigneusement. 

swèfit,  soigner;  —  signer 
(faire  le  signe  de  la  croix). 

sumô,  nm.,  marque  que 
le  teinturier  attache  sur 
chaque  pièce  à  teindre  afin 
d'en  reconnaître  le  destina- 
taire. —  Nom  de  bœuf. 


swèiiu,  ;,  soigneux,  euse. 

siue,  soir;  — soif. 

6wcdîjà  ou  siuedï^à ,  soi- 
disant. 

swedj'î,  choisir. 

swcdjî,  î,  choisi,  e. 

swel,  seigle. 

6welô,  diminutif  de  5w^/. 

6iuerâ,  soirée. 

swernâ,  rongé  par  les  mi- 
tes. 

swh'ô^  nm.,  mite. 

swhàtln,  soixantaine. 

Sîvhâtlm,  soixantième. 

su'et£ ,  sèche.  Sobriquet 
qui  se  prend  toujours  en 
mauvaise  part. 

swcternà,  sèchement. 

■siuet€ôt  (litt.  séchette), 
nf.,  gâteau  sec  et  délicat  que 
l'on  fait  surtout  à  l'occasion 
de  la  fête  patronale. 

swheù,  nm.  s.,  fruits  sè- 
ches pour  être  gardés  pen- 
dant l'hiver. 

6whâ,  souhaiter. 

swetâby,  souhaitable. 

6weti,  sécheresse  ;  —  soif. 

5wey,  seille. 

swtyt'dj,  fauchage. 

sîveyâr,  faucheur.  V.  sweyu. 


6iue 

siveyi,  nf.,  contenu  d'une 
seille. 

6iucyi  (de  nuey,  seille), 
sorte  de  buffet  où  l'on  dé- 
pose les  seilles  et  aussi  la 
vaisselle. 

sweyî,  faucher.  —  Marcher 
en  faisant  décrire  à  la  jambe 
une  courbe  analogue  à  celle 
que  trace  la  faux. 

sweyi,  fauché,  e. 

sweyœ,  nm.  (de  sweyi, 
faucher),  désigne  toute  cé- 
réale qui  a  été  coupée  avec 
la  faux, 

6weyô,  nm.,  diminutif  de 
seille. 

sweyu,  j,  faucheur,  euse. 

sweyiitâ,  faucher  comme 
un  enfant  qui  débute. 

5weyûtu,  mauvais  faucheur. 


syu  295 

6wà,  soie. 

iwârî,  soierie. 

6zvâttk,  sciatique. 

syàs,  science.  —  Avoir  de 
la  science,  être  adroit,  ingé- 
nieux en  toute  chose. 

syâsu,  /,  celui,  celle  qui  a 
de  la  science. 

syedj,  sciage. 

5yâ  ou  râsî,  scier. 

6yâ,  scié,  e. 

sytdjî,  siéger. 

syôrfâr,  savetier.  Ce  mot 
est  une  contraction  de  «  sou- 
liers à  refaire  »  ;  pour  avoir 
de  l'ouvrage,  le  savetier  par- 
court le  village  en  criant 
«  souliers  à  refaire  »,  d'où 
le  mot  syôrfâr. 

syu,  j,  scieur,  euse. 

syur,  sciure.  Voy.  nuù. 


iàb 

tàby,  table;  —  dalle. 

tabyâ,  tabler. 

tàbyâ ,  nf. ,  tablée  ;  —  adj . , 
tablé,  e. 

tàbyôt,  tablette. 

tâl,  talle. 

tàlâ,  taler;  —  frapper 
quelqu'un  de  coups  qui  lais- 
sent des  marques,  des  talles. 

tàlâ,  talé,  e;  —  battu,  e, 
en  parlant  de  personnes;  — 
pousser. 

làlnr,  blessure  qu'on  se 
fait  en  se  talant. 

ta,  temps;  —  tant. 

tàbîl,  tambour  :  le  bet  sa 
pyen  hnà  de  tàbn,  les  bêtes 
sont  pleines  comme  des  tam- 
bours, elles  sont  rassasiées 
et  rondes  comme  des  tam- 


tap 
bouts,  pleines  comme  des 
œufs;  — cercle  mobile  mon- 
té sur  un  pied  et  sur  lequel 
les  brodeuses  étendent  une 
pièce  de  mousseline  pour 
broder. 

tàbîiniA,  tambouriner. 

tàbnnû,  r,  celui,  celle  qui 
bat  du  tambour. 

tàdô,  arrête-bœuf.  S'em- 
ploie comme  injure  envers 
les  vieilles  personnes ,  vèy 
tàdô. 

tàdr,  V.,  tendre. 

tàdu,  h,  tendu,  e. 

tà-môlà  (litt.  temps-mon- 
té), orage  qui  se  produit 
subitement  à  l'époque  des 
grandes  chaleurs. 

tàpcràmà ,  tempérament. 


tâph'âtur,  tem pcratu  re . 

tàpk,  tempête. 

tâpètâ,  tempêter. 

tâpô,  tampon  ;  —  couver- 
cle du  poêle. 

tâpy,  nm.,  temple;  —  nf., 
tempe. 

iàr,  adj.,  tendre  :  5'ùle  a 
(Jf)€l  târ  hù  d  le  ro:((i,  cela  est 
aussi  tendre  que  de  la  rosée. 

tàretr,  lierre. 

tàt  ou  tàfl,  tante,  lâtl  a- 
joute  au  mot  tante  une  idée 
de  gentillesse;  c'est  le  mot 
des  petits  enfants. 

tâtâ,  tenter. 

tàtâ,  tenté,  e  :  cl  a  tâtâ  d) 
gyâl,  il  est  tenté  du  diable,  il 
est  possédé  du  diable. 

tàfâsyô,  tentation.  Em- 
ployé comme  sobriquet. 

tâtè,  Florentin. 

tàtl.  Voy.  tàt. 

tàlo,  tantôt. 

t^â,  d,  chaud,  e.  A  un 
sens  négatif  dans  les  phrases 
ironiques  suivantes  :  el  ctàde 
dix  '^P^Lh  "^^  d  y  an  e  hcyî  de 
tedd,  il  attendait  des  épin- 
gles (un  pourboire),  mais 
on  lui  en  a  donné  des  chau- 


teà  297 

des!  mais  il  n'a  rien  eu. 

i€à ,  chaud;  —  chaux. 

tm-d-le-ml  (chaud  de  la 
main),  le  creux  de  la  main. 

teà,  chaloir,  ne  se  dit  plus 
aujourd'hui.  Il  y  a  une  tren- 
taine d'années  ,  quelques 
vieilles  personnes  emplo- 
yaient ce  verbe  seulement 
dans  les  expressions  suivan- 
tes :  en  m  tmpe  ku,  il  ne  me 
chaut  pas  qui,  il  m'importe 
peu  que  ce  soit  celui-ci  ou 
celui-là.  —  en  ni  tm  pe  kiue, 
il  ne  me  chaut  pas  quoi  , 
j'aime  autant  ceci  que  cela. 

tfâdh-,  chaudière. 

teàdnut,  chaudement. 

t^àdô,  diminutif  de  chaud. 
—  Faire  le  teadô,  aller  se 
coucher  pour  chauffer  les 
draps  en  attendant  son  ca- 
marade de  lit.  —  Faire  teàdô, 
présenter  ses  mains  au  feu  et 
prendre  de  suite  celles  d'un 
enfant  pour  les  réchauffer. 

tiàdrô,  chaudron. 

t4'àfA,  chauffer. 

t€afâ,  chauffé,  e. 

teàfedj,  chaufîage. 

teàledj,  chaulage. 


298  Uâ 

Uàlâ,  chauler. 

t€âs  (chausse),  bas  :  el  à 
ttidj  deri  me  teài,  il  est  tou- 
jours derrière  mes  chausses, 
il  me  suit  continuellement. 

teàst,  chausser. 

teàsi,  chaussé,  e. 

teàsô,  chausson. 

îeàsôt,  chaussette  d'enfant; 
—  bas  d'enfant. 

teàsur,  chaussure. 

teàUe,  tas  de  choses  qui 
se  pressent. 

teàtet,  presser. 

t-eàuî,  pressé,  e. 

Uàteu,  /,  celui,  celle  qui 
presse. 

tmvUrï,  nm.,  chauve- 
souris.  En  voyant  des  chau- 
ves-souris, les  enfants  leur 
chantent  les  mots  suivants  : 
teàvîen,  pes  phï,  tere  dî  pe 
tmt'j'î,  chauve-souris,  passe 
par  ici,  tu  auras  du  pain 
moisi.  On  prétend  que  le 
pain  moisi  est  un  régal  pour 
les  chauves-souris. 

t£â,  champ;  —  chant. 

t€âbô  (de  Uàb'),  croc-en- 
jambe. 

teàbd  y  jambon.  Voy.  djà- 


teà 
bd.  Employé  comme  sobri- 
quet. 

teàbr,  chambre, 

teàbrôt,  chambrette. 

t^àdcl,  chandelle  ;  —  masse 
de  morve  qui  sort  des  na- 
rines d'un  enfant  malpropre; 
—  aigrette  du  pissenlit,  ainsi 
nommée  parce  qu'elle  dispa- 
raît devant  le  souffle  comme 
la  flamme  d'une  chandelle. 

Uàdlèr,  Chandeleur. 

Uàdjî,  changer  ;  —  échan- 
ger :  t€àdj'i  sô  kûtc  hôtr  n  àl- 
mel,  échanger  son  couteau 
contre  une  allumelle,  faire 
un  échange  désavantageux 
d'objets  ou  de  situation. 

tۉdjii,  j,  changeur,  euse. 

têâdli,  chandelier. 

Uàkr,  chancre. 

teàpeno,  champignon. 

t^âpetr,  champêtre. 

t€àpâ,  jeter  :  t€âpâ  le,  jeter 
là,  jeter  une  chose  dans  la 
rue  ;  hi  fa  rà  Uâpâ  le ,  tu 
servi,  il  ne  faut  rien  jeter 
(là),  tout  sert.  —  Vendre 
trop  bon  marché  :  el  e  Uâpâ 
le  se  bu,  il  a  jeté  là  ses  bœufs, 
il  les  a  vendus  pour  rien. 


m 

Uâs  ou  ^à5,  chance. 

t€àsô,  chanson.  —  teàsô  dï 
rwedj  pnlô  (chanson  du  rou- 
ge-coq). Scie  interminable 
que  l'on  se  plaît  à  monter 
aux  enfants.  —  Veux-tu  que 
je  te  chante  une  chanson  ? 
—  Oui.  —  Il  ne  faut  pas 
dire  oui  si  tu  veux  que  je 
chante.  —  Comment  faut-il 
dire  ?  —  On  ne  dit  pas  com- 
ment faut-il  dire.  —  Est-ce 
qu'il  faut  dire  non  ?  —  Il  ne 
faut  pas  dire  non.  Et  la 
chanson  continue  sur  le 
même  ton  jusqu'à  ce  que, 
rouge  de  colère  comme  un 
coq,  l'enfant  se  venge  sur  le 
chanteur  ou  s'en  va  en  pleu- 
rant. 

UâsUyj,  chanceux,  euse. 

Uâtè,  chanteau. 

Uâtâ,  chanter. 

Uàtî,  chantier. 

Uâtr,  chantre. 

Uâtu,  /,  chanteur,  euse. 

Ué^yô,  bout  de  bois  passé 
dans  la  jointure,  par  exem- 
ple, pour  la  retenir  dans  le 
joug.  _ 

?^é/4  (onomatopée),  téter. 


sucer  en  produisant  un  bruit 
particulier  avec  les  lèvres  et 
la  langue. 

t€élu,  j,  téteur,  euse. 

teéinnâ,  cheminer  ;  —  che- 
minée ;  —  maisonnette  con- 
tiguë  à  une  maison.  Ce  qui 
distingue  tout  d'abord  la 
cheminée,  c'est  qu'elle  a  meil- 
leur aspect  que  les  maisons 
de  cultivateurs  proprement 
dites.  Construite  avec  une 
certaine  coquetterie,  elle  se 
compose  de  deux  pièces, 
une  au  rez-de-chaussée  et 
une  au  premier.  C'est  la  de- 
meure d'un  petit  ménage 
aisé,  des  vieux  parents  que 
l'âge  oblige  au  repos,  et  as- 
sez souvent  d'un  jeune  cou- 
ple pendant  les  premières 
années  de  ménage.  —  Nm., 
t'I  e  bdju  lu  Uèmnâ  dœ  kâ  el 
(ï)  vu  ma  lu  pur  pêté,  il  a 
perdu  le  cheminer  (le  mar- 
cher) depuis  qu'il  a  eu  mal, 
le  pauvre  petit,  il  ne  peut 
plus,  il  ne  sait  plus  marcher 
depuis  qu'il  a  été  malade. 

Uémnô,  diminutif  de  che- 
min; —  sentier. 


3  00  t£ê 

tfênnm,j,  chemincur,  euse. 

Uènvœy,  chènevotte  :  î  In 
biïj'ro  kmâ  n  teènvœy,  je  le 
briserais  comme  une  chène- 
votte. 

t€énvâ,  chêne  vis. 

t€ènvir,  nf.,  champ  planté 
de  chanvre.  Voy.  ûte. 

teérlnucm,  r,  charbonnier, 
ière, 

Uèi'lu,  j,  chevelu,  e. 

teêvliir,  chevelure. 

Utvrèy,  nf.,  chevreuil. 

t€èvn,  chevreau;  —  gi- 
boulée. 

t£tjrôt,  chevrette.  Voy. 
kebôt. 

teèvrîinâ,  munir  de  che- 
vrons. 

teû-vrntin,  chevrotine. 

teùvyô  (de  t€vùy),  bœuf 
dont  les  cornes  sont  droites 
et  horizontales. 

teêvyôt,  chevillette. 

Uln,  chaîne. 

Uen,  chienne. 

îeênet,  chaînette. 

teènô,  chaînon  qui  attache 
l'âge  à  l'avant-train  de  la 
charrue. 

tcêtr ,    nf. ,    chacune    des 


t£e 
extrémités  d'un  champ  et 
qu'on  laboure  en  travers 
afin  de  ne  pas  piétiner  le 
champ  de  l'aboutissant.  On 
fait  également  des  teètr  au 
bout  d'un  champ  qui  s'ar- 
rête sur  un  obstacle  quel- 
conque, un  buisson,  par 
exemple.  —  t€â-d-tnU  r, 
champ  sur  lequel  plusieurs 
autres  viennent  aboutir. 

teetreyi,  labourer  un  champ 
sans  faire  de  t€ètr,  c'est-à- 
dire  en  marchant  à  chaque 
sillon  sur  le  champ  aboutis- 
sant. —  Aboutir  sur  :  mon 
champ  teètrty  sur  le  sien, 
inon  champ  aboutit  sur  le 
sien. 

ted'fyà,  trognon  de  pomme 
ou  d'un  fruit  semblable. 

t-ee,  nm.,  char  de  cultiva- 
teur. On  dit  il  est  à  t-ee, 
comme  on  dit  il  est  à  cheval  ; 
—  nf.,  chair. 

t£er,  chaise;  —  chaire. 

ieerôî,  diminutif  de  chaise. 

ifetc,  château  :  an  crc  d'cdje 
vu  pu  (jrà  t€cte  derwet£~i,  on 
aurait  déjà  vu  plus  grand 
château  s'écrouler.   On   au- 


tee 
rait  déjà  vu  des  choses  plus 
extraordinaires  que  cela. 

teek,  chaque. 

Uehèn,  chacune. 

teekn,  chacun  :  tu  t^ekù, 
tout  chacun. 

î^ètlô,  diminutif  de  châ- 
teau; —  petit  tas  de  4  noix 
ou  de  4  noisettes  disposées 
pour  le  jeu^  trois  sont  réu- 
nies à  côté  les  unes  des  autres 
et  la  quatrième  est  placée  des- 
sus. 

teetèfj,  châtaigne. 

Ue:(a,  nm.,  friche;  —  es- 
pace vide  plus  ou  moins 
considérable  au  milieu  d'un 
champ  ou  d'une  vigne  en 
rapport. 

t€e,  chat;  —  être  chat  de 
quelque  chose,  avoir  pour 
cette  chose  une  gourman- 
dise et  une  avarice  exagé- 
rées ;  c'est  le  cas  de  quelques 
fumeurs  auxquels  d'ailleurs, 
cette  expression  est  spécia- 
lement consacrée  en  parlant 
de  tabac  :  â)i  a  tu  Ue  d  sa 
tebe  !  il  est-il  chat  de  son 
tabac  ! 

Ue-dâvr,  chef-d'œuvre  :  te 


tee  301 

fâ  i  bè  tse-dœvr,  ve,  bfigré  de 
po,  tu  as  f;iit  un  beau  chef- 
d'œuvre  ,  va ,  bougre  de 
porc,  c'est  du  propre  ce  que 
tu  as  fait. 

t^edjô,  chardon. 

teegrl,  chagrin. 

teegnnâ,  chagriner. 

t^egrlnâ,  chagriné,  e. 

t€ekô,  parties  d'épis  non 
débarassées  du  grain  et  qui 
tombent  au  déchet  en  triant 
ou  en  vannant. 

teemâyi  (5),  se  chamailler. 

teepèlrt,  chapellerie. 

t€epe,   chapeau.  —  têèvsî. 

t-eepel,  chapelle. 

tsepîtr,  chapitre. 

tet'pîtrâ  (j)  (litt.  se  chapi- 
trer), se  chamailler. 

teepli,  r,  chapelier,  ère. 

t€epujî,  abîmé,  e,  par  des 
entailles  faites  avec  la  hache 
ou  le  couteau. 

téepujî,  façonner  un  mor- 
ceau de  bois  avec  la  hache 
ou  surtout  le  couteau;  — 
abîmer  un  objet  en  bois  en 
le  coupant  maladroitement. 

tecpyâ,  chapler; — crevas- 
ser. 


3  02  t€e 

Uepyâ,  chaplé ,  e  ;  —  cre- 
vassé, e. 

Uepyur,  chaplure. 

Uerbô,  charbon. 

teerbwènâ,  charbonner  :  le 
mweU  d  le  fۉdel  tecrhiuen,  la 
mèche  de  la  chandelle  char- 
bonne. 

Uerbwlnây  charbonné,  c. 

Uerdji,  charger. 

Uerdjî,  chargé,  e. 

t€erdju,j,  chargeur,  euse, 

Uereyî,  charrier;  —  nf., 
trace  que  laissent  sur  un  ter- 
rain mou  les  roues  d'une 
voiture. 

Uereyu,  /,  celui,  celle  qui 
conduit  l'attelage  en  char- 
riant. 

Uerîte,  charité. 

teerîtâby,  charitable. 

Uerîvcrî,  ch arivari . 

Uertr,  place  située  au  mi- 
lieu du  village  de  Bournois 
et  où  l'on  se  réunit  le  di- 
manche pour  causer. 

teerkutâ,  charcuter. 

Uerkutâ,  charcuté,  e. 

Ucrlcntî,  r,  charcutier, 
ière. 

teerlètày  charlatan. 


tee 

t4:erm,  charme. 

teennâ,  t,  charmant,  e. 

téernie,  charme  (arbre). 

t€ermâ,  charmer. 

Uerniâ,  charmé,  e. 

Uerinu,  ;',  charmeur,  euse, 

téernir,  charnière. 

teerpàt,  charpente. 

teh-pàîâ,  ch  arpenter. 

letrpâtâ,  charpenté,  e. 

teerpâtî,  charpentier. 

teerpàlir,  femme  du  char- 
pentier. 

teerpè}},  nf.,  sorte  de  pa- 
nier fait  le  plus  souvent  avec 
de  la  clématite. 

Uerpèyi ,  nf. ,  contenu 
d'une  iihphj. 

t€erpî,  nm.,  charpie. 

Uerô  (litt.  chariot),  petite 
voiture  faisant  partie  des 
jouets  d'enfants. 

!€erôt,  charrette. 

teertei,  chercher. 

t€ert€u,j,  chercheur,  euse. 

t^h'ti,  charretier. 

teeru,  charrue.  —  t^crfi-d- 
ta,  charrue  de  chien,  se  dit, 
au  propre  et  au  figuré ,  de 
toute  chose  mal  organisée 
dont     les     diverses    parties 


td 
fonctionnent  à  l'inverse  de 
ce  qu'on  attendait.  Ce  mot 
doit  son  origine  à  la  situa- 
tion bizarre  dans  laquelle  se 
trouvent  un  chien  et  une 
chienne  en  rut  lorsqu'ils 
sont  surpris  et  tirent  en  vain 
chacun  de  leur  côté. 

Uerûtâ,  charretée. 

téerive,  charroi;  —  dis- 
tance parcourue  en  char- 
riant. 

t€es,  chasse. 

uhiy  chasser. 

Uhi,  chassé,  e. 

Uhu,  j,  chasseur,  euse. 

Uhu,  chasseur  de  gibier. 

tûty  chatte.  Voy.  mîk. 

Ueta,  celui,  celle  qui  est 
du  Neufchatel. 

Uetnîr,  chatière;  —  fente 
en  forme  de  poche  pratiquée 
en  haut,  sur  le  côté  ou  le 
devant  d'un  jupon. 

Uetô,  chaton. 

Uâlè,  chaht;  —  Charles. 

Uâlô  ou  Uâlè,  Chariot, 
Charles. 

t€ân,  chêne  :  5epï  à  là,  t€ân 
dèhû,  sapin  en  long,  chêne 
debout,  ce  qui  signifie  que 


tel  303 

c'est  en  étant  disposé  hori- 
zontalement que  le  sapin  a 
la  plus  grande  résistance,  de 
même  que  le  chêne  résiste 
mieux  lorsqu'il  est  placé 
verticalement. 

Uâne,  chênaie. 

t-eârdj,  charge. 

UârÔ,  charron. 

iۉiuby,  chasuble. 

telfr,  chiffre. 

Uïkàdlî  (de  teike),  nm., 
petite  mirabelle  jaune. 

t£îkenu,j,  chicaneur,  euse. 

Uîkè,  nm.,  groupe  de 
fruits  réunis  sur  l'arbre,  à 
l'exemple  des  cerises,  des 
noix,  des  Uîkàdlî,  etc. 

UîJâl,  nf.,  rameau  portant 
des  t£îkè. 

Uïken,  chicane. 

Uïkhiâ,  chicaner, 

Uïkô,  chicot. 

teipûtâ  (5),  se  chipoter. 

Uîpûtu,j,  chipoteur,  euse. 

Uîrî  (onomatopée),  moi- 
neau. —  Sobriquet. 

Uït€,  chiche. 

t€t,  chez. 

M,  r,  cher,  ère. 

tdrmày  chèrement. 


304  t€0 

tetrtè,  chèreté. 

t€tvr,  chèvre;  —  sorte  de 
trépied  en  bois  servant  sur- 
tout à  couper  le  bois  de  fa- 
got. Voy.  keb. 

t€t ,  nm,,  chien; —  tur- 
génie.  Les  mauvais  champs 
de  Bournois  en  sont  empoi- 
sonnés. 

Unnj,  chemise. 

Umijôt,  chemisette. 

Umî,  chemin. 

Unéy,  chenille. 

Uni,  nm.,  brin  de  pous- 
sière. Toute  chose  qui  com- 
pose les  balayures;  —  les  ba- 
layures elles-mêmes  ;  —  pe- 
tit enfant  rusé,  éveillé. 

Umv,  chanvre. 

t€nu,  y,  chenu,  e. 

Uôfèrlt,  jeune  bœuf  d'une 
mauvaise  venue. 

Uôk,  choc. 

Uôlê  ou  €elêr,  chaleur. 

Uôhuên,  aveline. 

Uôpô,  plançon  de  la  vigne. 

Uùvwènâ,  mourir  de  mi- 
sère et  de  froid. 

t€0,  chou.  —  t^o-vasu 
(litt.  choux-vesseux),  bro- 
coli  violet.    Se    mange    de 


tev 
préférence  l'hiver  quand  la 
gelée  a  déjà  passé. 

t£or,  choir  :  /  lu  vo  fàr  e 
t€or,  tu  le  veux  faire  (à) 
choir. 

/^o:^,  chose. 

l€ut,  chute. 

teuî€îità,  chuchoter. 

t£uUîitu,  j,  chuchoteur, 
euse. 

teûy  cri  pour  chasser  les 
brebis  :  tm  berbl,  t€u! 

t۔ike,  nm.,  houppe  d'un 
bonnet  de  coton. 

teiimâ,  priser;  —  prise  de 
tabac.  A  Bournois,  ce  mot  a 
perdu  son  véritable  sens  qui 
est  sentir.  Je  l'ai  retrouvé  in- 
tact à  Eix ,  canton  d'Etain  , 
arrondissement  de  Verdun 
(Meuse),  où  l'on  dit  entuây 
pour  sentir  :  cela  €um  bon, 
cela  sent  bon. 

teûpnâ  (onomatopée), 
glousser  d'une  façon  toute 
particulière  comme  la  poule 
couveuse. 

leva,  cheval,  aux. 

levù,  cheveu. 

/riv'v,  cheville. 

tevïrô,  chevron. 


tét 

t€vôlô,  chevalet. 

Uwe,  toi  ;  n'est  plus  guère 
employé  que  par  quelques 
vieillards  :  sa  pu  t€-wc,  c'est 
pour  toi;  —  choix. 

t€yâlè  ou  t€yàlî  (litt.  chien- 
lit), le  dernier  né  d'une  fa- 
mille ou  d'une  couvée. 

Uyô,  nm.,  chiasse. 

t€yô-d-po  (litt.  chiure-de- 
porc),  pinson. 

teyôt,  chouette. 

tè,  te  ;  —  tu . 

tè£,  féminin  de  îè£e,  mê- 
me sens. 

tè€e,  tas  de  gerbes,  de 
paille  ou  de  foin. 

iè€î,  tousser  ;  Usl  dans  les 
villages  sud-ouest  de  Sour- 
nois. 

U^nâ,  toussailler. 

tè€ô  ou  dè€ô,  nm.,  enflure 
résultant  de  la  piqûre  d'un 
insecte  venimeux. 

tèeu,  y,  tousseur,  euse. 

tèrâ,  donner  des  coups  de 
tête,  en  parlant  des  bêtes  à 
cornes.  Voy.  kûnâ. 

tèru,j,  animal  qui  a  l'ha- 
bitude de  tèrâ. 

tétî,  teint,  e. 

RoussEY.  —  Glossaire. 


têt  305 

têtï,  teindre. 

lêiur,  teinture. 

lèturâr,  teinturier. 

tœfyà,  nm.,  punaise.  C'est 
en  quelque  sorte  un  déshon- 
neur que  d'avoir  des  pu- 
naises chez  soi. 

le,  teint. 

ien,  nf.,  parcelle  de  chè- 
nevotte  qui  reste  collée  à  la 
tille;  —  teigne. 

tèn,  tine. 

tènebr,  ténèbres. 

te,  tes  ;  —  tel,  elle  ;  —  thé. 

teâtr,  théâtre. 

tèlegref,  télégraphe. 

telegrefyâ,  télégraphier. 

temwè,  témoin. 

ter,  terre.  —  fo-ter  (litt. 
fort-terre),  terre  argileuse 
difficile  à  labourer  :  sa  nfo- 
tir,  efâ  ketrè  bu  pii  pye  lôbwe- 
rà,  c'est  une  fort  terre,  il 
faut  quatre  bœufs  pour  pou- 
voir labourer.  Voy.  fo-ml. 

teru,  y,  terreux,  euse. 

tet,  tête.  —  tet-dl-tée,  tête- 
du-char,  pièce  du  char  dans 
laquelle  s'enchâssent  les  é- 
chelles.  —  tet-dé-t^è,  tête- 
de-chat,  sobriquet. 


3o6  ter 

tetô,  têtard  ;  —  vieux  vase 
fêlé  et  ébréché.  —  6Ônâ  lu 
tetô,  sonner  le  tetô,  se  dit 
d'un  objet  fêlé  qui  rend  un 
son  analogue  à  celui  d'un 
vase  fêlé.  Un  sabot  fendu, 
par  exemple,  sonne  le  tetô  si 
l'on  marche  sur  des  dalles 
ou  une  route  bien  empierrée, 
—  vey  tetô,  vieux  tetô,  dési- 
gne une  foule  d'objets  pres- 
que usés. 

te,  ta. 

tebe,  tabac  :  sa  sô  tebe,  c'est 
son  tabac ,  son  plaisir,  suie 
fâ  bl  sô  tebe,  cela  fait  bien  son 
tabac,  son  affaire. 

tefte,  taffetas. 

telâ,  talent. 

telmà,  tellement. 

telu,  talus. 

temî,  tamis. 

teniizi,  tamiser;  —  rosser 
d'importance. 

thm^,  tamisé,  e. 

tepi,  tapis. 

terà,  sorte  de  fossé  dans 
lequel  on  plante  les  boutures 
de  la  vigne.  —  Par  compa- 
raison, sillon  très  profond. 

teràdedj,  taraudage. 


ttt 

teràdâ,  tarauder. 

teràdà,  taraudé,  e. 

tere,  terrain. 

thés,  terrasse. 

terhtr,  terrestre;  employé 
seulement  dans  paradis  ter- 
restre. 

ttrî,  tarir. 

th'î,  i,  tari,  e  :  le  vêts  à 
teri,  la  vache  est  tarie,  elle 
n'a  plus  de  lait. 

teriby,  terrible. 

teribyémà,  terriblement. 

terïtwâr,  territoire. 

terir,  tarière. 

ttnn,  terme. 

termina,  terminer. 

termina,  terminé,  e. 

testâmâ,  testament. 

tet£ ,  tache  ;  —  taie  de 
l'œil,  se  guérit  par  la  barre  ; 
—  endroit  caché  :  î  6e  n  têts 
dfrèj,  je  sais  une  tache  de 
fraises,  je  connais  un  en- 
droit caché  où  il  y  a  beau- 
coup de  fraises.  Le  berger 
dit  également  :  î  sen  bel  tête, 
je  sais  une  belle  tache,  c'est- 
à-dire  un  endroit  peu  connu 
et  qui  n'a  pas  encore  été 
pâturé. 


tâs 

ûû,  téton  ;  —  sein  de  la 
femme. 

fevl,  taon.  On  en  garantit 
les  animaux  en  les  enduisant 
de  graisse. 

ûy^  taille. 

ûyér,  tailleur.  Les  tailleurs 
ont  une  réputation  de  pares- 
seux. 

teyt,  tailler. 

ûyi^  taillé,  e. 

ta,  tas;  —  tard. 

tàbli,  tablier  fait  de  toile 
grossière.  Voy.  dvàti. 

tâblo,  tableau  :  vey  tàblô 
devernt,  vieux  tableau  dé- 
verni, vieille  femme. 

tare,  taré,  e.  Ne  se  dit 
que  pour  les  animaux  :  6ô 
bu  à  tare,  son  bœuf  est  taré. 

târi,  race,  en  parlant  des 
poules  :  ià  n  pîil  d  le  gros 
târt,  c'est  une  poule  de  la 
grosse  race. 

târp,  grosse  main  :  el  e  dé 
târp  d  ml  kmà  ï  bu,  il  a  des 
târp  (mains)  de  mains  com- 
me un  bœuf. 

tâi,    tasse;    —    pot    de 
chambre. 
tâsi,  tassé,  e. 


tîr  307 

tâsî,  nf.,   contenu    d'une 


tasse 

? 


tasï,  tasser. 

tât€,  poche  d'habit. 

tâi€Î,  tâcher  est  souvent 
actif;  —  nf. ,  le  contenu 
d'une  poche  d'habit. 

tâtâ,  pomme  de  terre,  dans 
le  langage  des  enfants  :  tâtâ 
màzà  pem ,  tâtâ  mâzà  kûrnet. 

tâtî,  tâter. 

tâtî,  tâté,  e. 

tâtôQe),  à  tâton. 

tâtunmâ,  tâtonnement. 

tâtiînâ,  tâtonner. 

tîd,  tisser. 

tî€Î,  tissé,  e. 

tUrà,  tisserand. 

tïdj,  tige. 

tïdjôt,  tigette. 

tîgr,  tigre. 

tîgrèlâ,  tigré,  e. 

tîgrh,  tigresse. 

tîk,  tic. 

tîmîd,  timide. 

tïiîiô,  timon. 

tînes,  tignasse. 

tïr,  tir. 

tïr-e-^ye,  fauchât. 

tïr  à,  tirant. 

tîredj,  tirage. 


3o8  tir 

tïrâyt,  tirailler. 

th-âyf,  tiraillé,  e. 

tïrâymâ,  tiraillement. 

tîrâyu,  y,  tirailleur,  euse. 

tïrt,  tirer;  —  arracher  : 
tlrt  le  pwerôt,  tirer  (arracher) 
les  pommes  de  terre. 

tîrî,  tiré,  e. 

tîrlirlîr,  lu  pwe  r€5Ô,  6tuk 
à  mweyi  na  pe  trû  sô,  stuk  a 
trû  50  nà  pe  tnweyt,  tirelire- 
lire,  le  poil  roux,  celui  qui 
est  mouillé  n'est  pas  trop 
sec,  celui  qui  est  trop  sec 
n'est  pas  mouillé.  Ces  mots 
se  chantent  ironiquement  en 
cadence  au  passage  de  ceux 
qui  ont  été  trempés  par  une 
averse,  quand  on  a  eu  la 
bonne  fortune  de  trouver  à 
temps  un  abri. 

tîrôt,  nf.,  tiroir. 

tîr5èlè,  tiercelet. 

tîrtèn,  mauvaise  viande 
qui  se  tire,  qui  se  déchire 
sans  qu'on  puise  la  couper. 
—  vey  iïrtèn,  vieille  tïrtên, 
nom  injurieux  pour  une 
vieille  femme. 

tîru,  j,  tireur,  euse. 
tîrwêyi,  tirailler;  —  im- 


tnô 
portuner. 

lu-wer,  tiroir.  Voy.   Cirôt. 

tïsedj,  tissage. 

/;//,  téton  ou  mamelle  des 
animaux.  Voy.  tête. 

tïtè ,  Justin,  en  langage 
enfantin.  C'est  le  masculin 
de  Titine  (Justine).  —  Se 
dit  tâtï  à  Eix. 

iîtr,  titre. 

ti:^èn,  tisane. 

ti,  tiers. 

t'î,  d,  tiède. 

til,  tuile. 

tilt,  r,  celui,  celle  qui  fait 
de  la  tuile. 

////'I,  tuilerie. 

tïbr,  timbre. 

tïbrâ,  timbrer. 

tlbrâ,  dj,  timbré,  e. 

tinâ,  laisser  tomber  du  li- 
quide d'un  vase  plein  qu'on 
porte  maladroitement. 

tnâby,  tenable. 

tnâyt ,  tenailler;  —  corri- 
ger sévèrement.  Voy.  etuây. 

tiiâyî,  tenaillé,  e. 

tnï,  tenir  :  tnît  vo  bl,  te- 
nez-vous bien;  ttf  bl,  tiens- 
toi-bien. 

tiiot,  tinette. 


top 

tnu,  u,  tenu,  e. 

inu,  tenue. 

tôM,  toquer;  —  trinquer; 
—  tisser;  —  serrer  les  mailles 
en  tricotant.  —  tôhâ  lu  nâr- 
mô,  toquer  le  marmot,  cla- 
quer des  dents  sous  l'influ- 
ence du  froid. 

tôkô  (onomatopée),  nm., 
silène.  Vient  de  ce  que  l'on 
fait  toquer,  éclater  la  capsule 
de  la  silène  en  la  frappant 
sur  le  revers  de  la  main. 

tôhsl,  tocsin. 

tôlô,  talon. 

tôlu  ou  telu,  talus. 

top,  tape  :  el  e  t€u  top  à  pi 
d  lârb,  il  est  tombé  tape  au 
pied  de  l'arbre,  c'est-à-dire 
en  produisant  un  bruit 
sourd, 

tôpt'dj,  tapage. 

tôpedju,j,  tapageur,  euse. 

tôpâ,  taper;  —  éclater. 

tôpâ,  tapé,  e;  —  éclaté,  e. 

tôpâ,  tapée. 

tôpku  (litt.  tape-cul),  nm., 
sorte  d'omelette  dans  la- 
quelle on  met  de  la  farine. 
Cuite  dans  la  kakel  couverte, 
elle    soulève    le   couvercle, 


tôs  309 

d'où  le  nom  de  tôpku,  mais 
qui  devrait  plus  justement 
être  tape-couvercle. 

tôpô ,  nm. ,  canonnière 
faite  avec  une  branche  de 
sureau;  —  sorte  de  mail- 
loche dont  on  se  sert  pour 
enlever  l'écorce  des  menues 
branches  du  chêne. 

tôpô,  nm.,  cheville  de  bois 
ou  de  fer  et  servant  h  l'at- 
telage; —  homme  trapu,  so- 
lide, résistant. 

tôpûr,  nf.,  battoir  affectant 
différentes  formes. 

tôpiueyî,  pétiller  sous  l'ac- 
tion du  soleil.  Se  dit  surtout 
en  parlant  du  blé  fauché, 
mouillé  et  exposé  brusque- 
ment aux  rayons  d'un  soleil 
brûlant. 

tôrtu,  tortue  :  vey  tortû, 
vieille  tortue,  injure. 

tôsï,  téter. 

tôsrô,  nm.,  animal  encore 
à  la  mamelle.  Voy.  vclô. 

tôsu,  j,  téteur,  euse,  — 
Sobriquet. 

tôsér,  téterelle. 

tôstirôt ,  nf.,  biberon;  — 
téterelle. 


310  tor 

tôtèl,  totale,  e,  aux. 

tôtehnà,  totalement. 

tôhuerâ  (onomatopée), 
produire  un  bruit  sourd  en 
frappant  contre  une  cloison 
en  planche,  c'est  ordinaire- 
ment le  cas  des  animaux  at- 
tachés à  l'écurie.  On  dit 
aussi  tôbwerà  à  la  porte, 
frapper  fortement  et  long- 
temps à  une  porte. 

tôbweru,  j,  celui,  celle  qui 
tôhider.  Voy.  tôberâ. 

to,  taie  de  lit.  Dans  les  Hts 
il  n'y  a  qu'un  seul  drap  sur 
lequel  on  se  couche,  on  se 
couvre  au  moyen  d'une  sorte 
de  gros  édredon  enfermé  dans 
une  to;  —  tort;  —  tôt. 

todr,  tordre. 

toko,  pivert. 

toi,  tôle. 

toit,  bancal. 

tort€,  torche;  —  coussi- 
net; —  coup  donné  sur  la 
tête  avec  la  main.  On  est 
fort  pour  donner  des  tÔrt€ 
aux  enfants.  C'est  peut-être, 
de  tous  les  moyens  de  cor- 
rection, celui  qui  est  le  plus 
employé. 


trâ 

tô,  ton. 

tôb,  tombe. 

tôbo,  tombeau.  Mon  père 
et  mes  oncles  appelaient  les 
raves  des  tombeaux,  malheu- 
reusement, je  ne  puis  plus 
savoir  pourquoi. 

tôdu,  û,  tondu,  e.  Aux 
frais  tondus  on  chante  les 
mots  suivants  :  tôdu,  bcrbèlu, 
let's  le  rit  eva  le  prâ,  kâ  le  prâ 
6?'â  nievu  ti  virt  btkâ  a  ku, 
tondu  barbelu  (barbu), 
chasse  les  souris  aval  les 
prés,  quand  les  prés  seront 
mûrs  tu  iras  leur  baiser  au 
cul. 

tônâ,  tonner.  —  Voy.  bèr- 
dônâ. 

tônâr,  nm.,  tonnerre  :  lu 
tônàr  e  teu  le,  le  tonnerre  (a) 
est  tombé  là. 

tônâr,  tànâr  ou  tônâr,  ton- 
nerre dans  le  sens  de  juron. 

tôsur,  tonsure. 

tôtô,  genou,  dans  le  lan- 
gage enfantin. 

tràjhn,  troisième  :  lu  tra- 
jim  ko  fà  lu  dre,  le  troisième 
coup  foit  le  droit,  c'est  ordi- 
nairement le  troisième  coup 


trà 
qui  réussit  ou   qui   est  fu- 
neste. 

trà,  trois.  Voy.  tro. 

trâpt,  trépied. 

trâs,  nm.,  étoffe  très  so- 
lide, pour  pantalon,  faite  de 
fil  de  chanvre  et  de  coton. 

trâblâ,  chanceler  en  état 
d'ivresse. 

tràby,  tremble. 

trâbyà,  t,  tremblant,  e. 

trâbyémâ,  tremblement. 

trâkîl,  tranquille  :  diinucr 
trâkîl,  demeure  (reste)  tran- 
quille. 

trâkîbnà,  tranquillement. 

trâkîlîîè,  tranquillité. 

tràktll^^i,  tranquilliser. 

trâkîlî^i,  tranquillisé,  e. 

tràpâ,  tremper. 

trâpâ,  trempé,  e. 

trâpôt ,  trempette;  —  col- 
lation consistant  ordinaire- 
ment en  vin  chaud  et  que 
les  gens  de  la  noce  vont  of- 
frir aux  jeunes  mariés  quel- 
ques heures  après  leur  cou- 
cher. Cette  visite  est  accom- 
pagnée d'une  foule  de  farces 
très  désagréables  pour  les 
nouveaux    conjoints,    aussi 


trœ  311 

prennent-ils  toutes  leurs 
précautions  pour  que  per- 
sonne ne  sache  dans  quelle 
maison  ils  vont  passer  la 
nuit  nuptiale. 

iràpii,  j,  celui,  celle  qui 
trempe. 

tràs,  transe. 

trâspo,  transport. 

trâspûtm,  transporter. 

trcispûteâ,  transporté,  e. 

trât,  trente. 

tràte,  tranche;  —  pioche. 

trâtee,  tranchet. 

tràteî,  trancher. 

tràUÎ,  tranché,  e. 

trâtèn,  trentaine. 

tràvee,  traverse. 

tràvô-eî,  traverser. 

trâvôeî,  traversé,  e. 

trà^îdjî,  transiger. 

tréUÎ  ou  trètd,  état  gra- 
nuleux par  lequel  passe  la 
crème  battue  quelques  ins- 
tants avant  de  se  transfor- 
mer en  beurre;  —  tourner, 
en  parlant  du  lait. 

trœy,  pressoir. 

trœyèdj,  pressurage. 

trœyi,  pressurer;  — (ono- 
matopée), boire  en  aspirant 


312  trê 

fortement  tout  en  serrant  les 
lèvres.  Il  se  produit  alors  un 
bruit  particulier  qui  a  don- 
né naissance  au  mot  tniyt. 
Se  dit  surtout  des  animaux 
qui  s'arrêtent  le  long  des 
rues  pour  boire  de  l'eau  sale, 
A  tout  prix  on  évite  de  leur 
laisser  contracter  cette  habi- 
tude qui,  au  dire  de  tous, 
les  fait  affreusement  maigrir. 

trœyu,  j,  celui,  celle  qui 
trœy. 

tri,  train. 

trenà,  t,  traînant,  e. 

trènâ,  traîner. 

trènâ,  traînée;  —  quan- 
tité de  bois,  généralement 
des  épines,  que  peut  traîner 
une  personne. 

trlnâr,  traînard. 

trenu,  /,  traîneur,  euse. 

tre,  très. 

trepâ,  trépas. 

trèphâ,  trépasser. 

trepèsâ,  trépassé,  e. 

trèt,  traître. 

tertlâ,  chanceler  par  (ai- 
blesse  venant  du  besoin  de 
manger. 

trevîrî,  détourner  légère- 


trà 
ment.   —  s  trevîn,   se   dé- 
tourner légèrement. 

treyi,  train,  avec  le  sens 
de  ramage. 

tre:{or,  trésor. 

tre:(on,  r,  trésorier,  ière. 

trt'djt',  trajet. 

trt'f,  trèfle. 

trefîk,  trafic. 

treflM,  trafiquer. 

treke,  tracas. 

trèk'e  (de  trôk^ ,  gros  sa- 
bots. Parce  que  l'on  marche 
comme  si  l'on  avait  le  trôk 
quand  on  a  mis  de  gros  sa- 
bots. Voy.  trôk. 

trèkhî,  tracasser. 

trep,  trappe. 

trh,  trace. 

trhî ,  tracer  ;  —  régler  du 
papier. 

trêve,  travers. 

trevey,  travail,  aux. 

treveyi,  travailler. 

treveyî,  travaillé,  e. 

treveyu,j,  travailleur,  euse. 

trey,  nf.,  treille;  —  nm., 
triolet. 

trâ,  nm.,  chaîne  servant 
à  attacher  le  cheval  à  la  voi- 
ture ;  —  solive. 


M 

trâ,  t,  trait,  e. 

trâjti,  j,  celui,  celle  qui 
trait. 

trâr,  traire. 

tràt ,  traite;  —  quantité 
de  lait  que  donne  une  vache 
chaque  fois  qu'on  la  trait. 

trâti,  traiter. 

trâti,  traité,  e. 

trâtmà,  traitement. 

trc^,  treize. 

trâ^èn,  treizaine. 

tnbunel,  tribunal. 

îrïhô,  tricot;  —  trique; 
—  gros  morceau  de  pain. 

tnkôlôr,  tricolore. 

trîkûtedj,  tricotage. 

trikûtâ,  tricoter. 

trîkûtâ,  tricoté,  e. 

trïkûtu,  j,  tricoteur,  euse. 

trhnestr,  trimestre. 

tnmâ,  trimer. 

trïnïtè,  trinité. 

trîpe,  nm.,  empreinte  que 
laisse  le  pied  dans  la  boue 
ou  toute  substance  ayant 
même  consistance. 

trïpet  (aie  n  va  pe) ,  cela 
ne  vaut  pas  tripette. 

trïpâ,  piétiner  un  terrain 
mou  ;  —  marcher,  mettre  le 


trï  313 

pied  dans  quelque  chose  de 
mou  :  el  e  trepâ  dâ  le  niedj,  il 
a  marché  dans  la  merde. 

trîpây,  tripaille. 

trîpôt,  diminutif  de  tripe; 
—  nouilles. 

trïpùtedj,  tripotage. 

tripiiiâ,  tripoter. 

trîputâ,  tripoté,  e. 

trîputu,  y,  tripoteur,  euse. 

tnpiuenî  (de  trtpa),  trépi- 
gner. Quand  la  vache  trî- 
pivèn  et  qu'elle  ne  se  couche 
pas  à  l'heure  habituelle,  c'est 
un  signe  infaillible  qu'elle  est 
sur  le  point  de  faire  le  veau, 
alors  on  la  suit  (on  la  sur- 
veille). 

trîpiuètit,  trépigné,  e. 

trîs  (onomatopée),  nf., 
excrément  de  l'homme  ou 
des  bœufs  ayant  le  corps 
dérangé  et  qui  s'échappe  du 
tube  digestif  en  produisant 
le  bruit  produit  par  le  mot 
trîs. 

trhî,  faire  de  la  trîs.  —  Se 
dit  de  tout  ce  qui  s'échappe 
à  la  manière  de  la  trîs. 

trlst,  triste. 

tristèmà,  tristement. 


3 14  tro 

trhûs,  tristesse. 

trhu,  y,  celui,  celle  qui 
fait  de  la  tris. 

trïyedj,  triage. 

trïycdj,  trajet. 

trlgbàlâ,  trimbaler. 

tngbalà,  trimbalé,  e. 

trôh ,  nm.,  trac;  —  ma- 
ladie des  cochons  caractéri- 
sée par  un  grand  engour- 
dissement des  jambes;  — 
chasse  donnée  au  sanglier 
par  les  chiens  ou  les  tra- 
queurs  dans  le  but  de  le 
conduire  à  l'endroit  où  l'at- 
tend le  chasseur. 

trôM,  traquer;  —  corder 
en  employant  plusieurs  to- 
rons; —  pour  chasser  le  san- 
glier. 

tfôs,  tresse. 

trot.  Voy.  trût. 

trôtâ.  Voy.  trûtâ. 

trôtu,  y.  Voy.  trûtu,  j. 

tro  ou  ira.  Le  premier 
n'est  plus  guère  employé  ; 
croupion  :  lu  tro  dî  ku,  le 
dessus  du  cul;  —  tronc  du 
chou.  —  Sobriquet  :  lu  tro 
d  td  bœre,  le  tro  de  Chez- 
Beuret. 


trô 

tron,  trône. 

trosà,  trousser;  —  fouet- 
ter :  ît  vb  trôsâ,  ve,  gârs,  je  te 
veux  trousser,,  va,  garce  ! 

trosâ,  fouettée. 

trôpct,  trompette. 

trôpetây  jouer  de  la  trom- 
pette. 

trôpett  bon  (dju  dï),  jeu  du 
trompette  borgne.  Ce  jeu  est 
une  attrape  qui  consiste  en 
ceci.  Pour  faire  le  trompette 
borgne,  on  choisit  une  bonne 
tête  parmi  ceux  qui  ne  sont 
pas  encore  initiés.  Placé  à 
cheval  sur  un  de  ses  cama- 
rades, pendant  que  d'autres 
lui  tiennent  les  bras  et  les 
jambes,  on  lui  bande  soHde- 
ment  les  yeux ,  cette  der- 
nière condition  est  essen- 
tielle pour  que  la  musique 
marche  bien.  Cela  fait,  on 
invite  le  trompette  à  ouvrir 
une  grande  bouche  pour 
souffler  dans  l'instrument , 
lequel  lui  est  aussitôt  intro- 
duit jusqu'au  fond  de  la 
gorge  :  la  trompette  n'est 
autre  chose  qu'un  bâton  que 
l'on  a  trempé  dans  un  étron 


trû 
qu'on    a  toujours   su   tenir 
prêt. 

trôpt'tu,  y,  celui,  celle  qui 
joue  de  la  trompette. 

trôpà,  tromper. 

trôpâ,  trompé,  e. 

trôpu,  y,  trompeur,  euse. 

trôte,  tronche.  —  trdte  d 
mue,  tronche  de  Noël;  grosse 
souche  destinée  à  entretenir 
le  feu  pendant  la  nuit  de 
Noël.  Pendant  la  nuit  du 
25  décembre,  on  ne  doit  ja- 
mais laisser  éteindre  le  feu. 

trôteô,  tronc;  —  billot. 

trulô,  nm.,  ruelle;  —  pe- 
tit chemin. 

truyà,  J,  truand,  e. 

truyâdâ,  truander. 

truyôt,  diminutif  de  trû. 

tru,  truie;  —  petite  boule 
en  bois  servant  à  un  jeu  fa- 
vori des  bergers.  Voy.  tru  au 
supplément. 

trû,  trop. 

trûski,  trousquin. 

trût  ou  trot,  trotte. 

trûtâ  ou  trôtâ,  trotter. 

trûtu,  y  ou  trôtu,  j,  trot- 
teur, euse. 

trûvàl,  trouvaille. 


tut  315 

trûvâ,  trouver. 

trîivâ,  trouvé,e.  En  jouant 
à  cache-cache  avec  son  bébé 
la  maman  dit  :  kûkîl,  trûvà  ! 
coucou,  trouvé  ! 

trûvu,  y,  celui,  celle  qui 
trouve. 

triis,  nf.,  dépôt  qui  se  pro- 
duit au  fond  d'un  vase  con- 
tenant de  l'huile  ou  tout 
autre  liquide  qui  dépose. 

trwey,  même  origine  et 
même  sens  que  trh.  Voy. 
ce  mot. 

triueyt^,  même  sens  que 
trlsi. 

trweyu,  j,  celui,  celle  qui 
fait  de  la  trwey. 

tul,  tulle. 

tulip,  tuHpe. 

tunel,  tunnel. 

tunâ,  chercher.  Voy.  sûkâ. 

tunîk,  tunique. 

tunu,  y,  chercheur,  euse. 

turk,  Turc. 

turkô,  turco. 

turJïphiâ,  turlupiner;  — 
rosser. 

turlîpïnâ,  turlupiné,  e  ;  — 
rossé,  e. 

tutel,  tutelle  :  î  n  60  pe  â 


3 1 6  tûn 

tiitel  d  twe,  je  ne  suis  pas  en 
tutelle  de  toi,  je  ne  dépends 
pas  de  toi. 

tuiivcyi,  tutoyer, 

tîi,  tour;  —  tout.  —  Pour 
faire  peur  aux  petits  enfants, 
on  leur  dit  qu'on  va  leur  don- 
ner i  dme  tu,  un  demi-tour, 
c'est-à-dire  les  castrer  à  la 
manière  des  veaux  ou  des 
moutons. 

tédj  ou  tédjû,  toujours. 

/«/,  adj.,  synonyme  de 
lourd,  en  parlant  de  la  tem- 
pérature :  H  î  fâ  fîif,  il  (y) 
fait  lourd;  —  nf.,  touffe. 

tîifé,  lourdeur,  en  parlant 
de  la  température. 

tùk,  touffe  d'herbes. 

tûkâ,  V.,  se  dit  de  toute 
plante  herbacée  qui  se  déve- 
loppe en  formant  des  touf- 
fes. Voy.  tûrUi. 

tûnâl,  cheville  de  bois  ou 
de  fer  qui  sert  à  fixer  (tour- 
ner) la  vervel  à  droite  ou  à 
gauche  afin  de  donner  à  la 
charrue  l'une  ou  l'autre  di- 


rection 

c 


tnna ,  tourner;  —  castrer 
un  veau  ou  un  mouton,  par 


tûr 
ex.  —  Placer  la  tûnal  de 
façon  que  la  charrue  puisse 
approcher  le  plus  près  pos- 
sible d'une  haie  en  labou- 
rant. 

tîuià,  tournée.  A  la  char- 
rue on  appelle  tournée  l'al- 
ler et  le  retour  d'un  bout  du 
champ  à  l'autre. 

t-ûnô,  nm.,  sorte  de  pelle 
sans  manche  servant  pour 
étendre  les  gâteaux  et  les 
transporter. 

Hipt\  toupet. 

tnphm,  tout  partout;  — 
partout. 

tûpye,  beaucoup. 

îûr,  tour  (partie  élevée 
d'un  monument). 

tûrb,  tourbe. 

tnrbïyô,  tourbillon. 

lurmà,  tourment. 

tîirmâtây  tourmenter. 

tmmâià,  tourmenté,  e. 

tûrniir,  tournure. 

tiirUi,  torchis. 

tnrt€'i,  touffe  d'herbe. 

tfirt^t,  V.,  devenir  touffu, 
e;  —  torcher. 

turt€Ôt  (diminutif  de  tor- 
che), nf.,  bâton  muni  d'une 


m 

fente  à  un  bout  et  dans  la- 
quelle on  place  une  poignée 
d'herbe.  On  plante  la  iùrteôt 
dans  un  chemin  interdit  au 
public  ou  dans  un  champ 
qui  ne  doit  pas  être  pâturé; 
—  torche  de  paille  ou  de 
chiffon  qu'on  enfile  dans  la 
corne  du  bœuf  avant  de  le 
joindre  et  pour  le  garantir 
des  blessures  que  pourrait 
faire  la  jointure. 

tiirt£d,  torchon;  —  femme 
malpropre. 

tûrtmnâ,  torchonner. 

tîîrtmnâ,  torchonné,  e. 

tîîrtèrel,  tourterelle. 

turtir,  tourtière;  —  injure 
s' adressant  à  une  femme  : 
vey  tûrtîr,  vieille  tourtière. 

tûrtîyi,  tortiller. 

tûrtîyî,  tortillé,  e. 

tûsè,  Toussaint. 

tu,  t,  tout,  e. 

tût,  toute.  —  Retour  d'un 
soldat  qui  a  fini  son  congé  : 
el  à  rvènu  pu  le  tût,  il  est  re- 
venu pour  la  toute,  pour 
toujours. 

tût-ee,  gâteau;  —  coup  de 
baguette  appliqué  autrefois 


twe  317 

par  l'instituteur  à  l'intérieur 
de  la  main  de  l'élève  Voy. 
pâte. 

tût€Îô,  diminutif  de  tût€e. 

tûvô,  nm.,  saillie  osseuse 
du  front  de  certains  rumi- 
nants et  sur  laquelle  s'ap- 
plique la  corne;  —  bras  qui 
a  subi  l'amputation  de  la 
main. 

tûyi,  rosser. 

tûyt,  rossé,  e. 

t'ûdîjô  ou  tôdîjô,  toison. 

tûn  ou  ton ,  ni. ,  bâton 
muni  d'un  fort  nœud  à  sa 
partie  inférieure  ;  c'est  le 
bâton  préféré  des  bergers  et 
des  fwereyu. 

tûnâ  ou  tdnà,  tonner  :  lu 
tônâr  ton  dœ  nèr,  le  tonnerre 
tonne  depuis  une  heure;  — 
battre  quelqu'un  aussi  fort 
que  si  l'on  frappait  avec  une 
ton. 

twe,  toi;  —  toit. 

tiuel,  toile.  Faire  (à)  faire 
la  toile  à  un  enfant,  c'est 
l'attraper  de  la  façon  sui- 
vante :  on  le  fait  coucher 
sur  le  dos,  puis,  lui  prenant 
les  pieds,  on  les  frappe  l'un 


3 I 8  twt 

contre  l'autre  avec  le  rythme 
du  tisserand  et  en  alternant 
ces  frappements  avec  un  coup 
de  pied  au  derrière. 

twclèt,  toilette. 

tzverè,  taureau;  —  gros 
cumulus  dont  le  ciel  se 
charge  en  temps  d'orage. 

tîuertr,  génisse  qui  a  man- 
qué son  veau. 

tweUÎ,  toucher. 

twetsi,  touché,  e. 

twetur,  toiture. 

tweyôt  (diminutif  de  to), 
petite  taie  qui   enferme   le 


tyu 
traversin. 

twe:(^,  toise. 

twe:(},   toiser;   —  rosser. 

twe^î,  toisé,  e  ;  —  rossé,  e. 

îwlyo,  tuyau. 

fyt,  tiller.  Un  des  plus 
agréables  travaux  des  soirées 
d'automne.  Pendant  qu'elles 
brisent  la  précieuse  tige,  les 
jeunes  filles  sont  toujours 
sûres  d'avoir  la  visite  de  leur 
amoureux. 

tyî,  tillé,  e. 

tyô,  tilleul. 

tyu,  y,  tilleur,  euse. 


um 


uja,  user. 

ujâ,  usé,  e. 

ujrâl,  nf.,  érable. 

uju,j,  celui,  celle  qui  use. 
Voy.  ru€tà. 

uniektâ,  humecter. 

mnektâ,  humecté,  e. 

umêr,  humeur. 

wnïd,  humide. 

unûdîte,  humidité. 

umîlîte,  humilité. 

mmlyâ,  t,  humiliant,  e. 

umïlyâ,  humilier. 

uniïlyâ,  humilié,  e. 

umîlyâsyô,  humiliation. 

unï,  unir. 

uni,  î,  uni,  e. 

unïk,  unique.  Employé 
seulement  dans  fils  unique. 

unlhnà,  uniquement. 


unîve,  univers. 
universel,   universel,  elle. 
«î?ô,  union. 
urïn,  urine. 
urinâ,  uriner. 
urn,  urne. 
usi,  huissier. 

uU,   outil;   —  s'emploie 
comme  injure. 
util,  utile. 
utilité,  utilité. 
utlll^i,  utiliser. 
utUl:(î,  utilisé,  e. 
utihnà,  utilement. 
uve,  nf.,  hiver. 
u:^dj,  usage. 
u:^djt,  usager. 
u:^djî,  usagé,  e. 
u:(in,  usine. 
à,  œuf,  œufs  :  hmâ  e  u^ 


320  îigr 

avoir  à  œuf,  avoir  un  œuf  prêt 
à  être  pondu.  Tous  les  ma- 
tins, la  ménagère  attrape  ses 
poules  et  s'assure,  au  moyen 
de  tâtonnements ,  si  elles 
pondront  dans  la  journée; 
si  oui,  elle  les  enferme  jus- 
qu'à ce  qu'elles  aient  pondu  ; 
—  par  comparaison,  avoir 
besoin  d'aller  à  la  selle. 

ûgnô,  t,  huguenot,  e. 

un,  adj.  num.,  un.  Voy. 
yû. 


Ù£nâ,  pleurnicher. 

û€nu ,  j,  pleurnicheur, 
euse. 

adjô,  groupe  d'ouvriers 
occupés  à  un  même  travail 
aux  champs.  —  Ce  que 
chaque  ouvrier  doit  faucher 
ou  piocher  pour  sa  part  en 
travaillant  en  commun. 


ûyt 

fip-,  nf.  pi.,  orgues. 

iiregà,  ouragan. 

ùrcyâ,  qui  a  les  oreilles  à 
moitié  coupées;  c'est  le  cas 
assez  fréquent  du  chien  ou 
même  du  mouton.  —  Sobri- 
quet. 

nreyâdj,  féminin  de  ûreyâ. 

îircyôl,  les  parties  d'une 
coiffure  qui  couvre  les  o- 
reilles. 

nrs,  nf.,  ours. 

lit,  hotte;  —  injure  à  l'a- 
dresse d'une  vieille  femme  : 
vey  îlt,  vieille  hotte. 

nt£  (vieux  fr.  ousche), 
chènevière. 

î'it-eîy  nm.,  ortie.  Avec  des 
jeunes  orties  et  des  pommes 
de  terre  on  fait  une  excel- 
lente soupe. 

îîvredj,  nf.,  ouvrage. 

ûvredjî,  ouvragé,  e. 

ûyir,  houillère. 


vàd 

va,  val  :  e  va,  à  val,  en 
aval.  —  iïr-e-vâ,  tir-à-val,  ce- 
lui ou  celle  qui  tire,  qui  met 
tout  en  bas  ;  ce  mot  s'appli- 
que souvent  aux  enfants. 

vâ-e,  vache,  en  vrai  patois 
vei€.  En  plaisantant,  ou  dans 
la  conversation  familière,  les 
femmes  se  traitent  volon- 
tiers de  gros  vhe,  c'est  une 
monnaie  qui  a  cours  en 
bonne  compagnie.  Au  con- 
traire, và€  est  très  injurieux. 

vàdrà  (litt.  vaut-de-rien), 
terme  du  jeu  de  billes.  En 
jouant  sur  une  surface  en 
pente,  le  joueur  dit  vàdrà, 
ce  qui  lui  donne  le  droit 
d'arrêter  sa  bille  au  plus  haut 
point  de  sa  course  au  lieu  de 


RoussEY.  —  Glossaire. 


vàl 
la  laisser  revenir  dans  la  di- 
rection du  point  de  départ. 

vàkà,  t,  vacant,  e. 

vâkâs,  vacances. 

vâlâ,  vallée  :  e  le  vâJâ  de, 
à  la  vallée  de,  à  la  descente 
de.  —  On  dit ,  en  parlant 
d'un  arbre  :  t'I  à  vï  e  le  vâlâ, 
il  en  vient  à  la  vallée,  il  y  a 
tellement  de  fruits  dessus 
qu'il  en  plie,  qu'il  en  casse. 
Voy.  denuetei. 

vâlô,  valet;  —  tout  objet 
dont  on  se  sert  comme  aide 
dans  un  travail.  —  Petit  do- 
mestique. Dans  ce  cas,  l'âlô 
est  rarement  employé  à 
Bournois,  le  mot  nous  est 
venu  d'Accolans  où  il  est 
d'un  usage  fréquent. 


322  vàcl 

vàprâ  (vesper),  nf.,  l'après- 
midi. 

vàrà,  vaurien. 
vâs-d-lû,  vesse-de-loLip. 
vas,  vesse.  —  Grosse  tache 
de  boue  au   bas  d'un  vête- 
ment de  femme. 

vâsf,  vesser;  —  être  crotté. 
Voy.  nih'i. 

vâsii,  y,  vesseur,  euse;  — 
celui,  celle  qui  se  crotte. 
va,  van. 

vâht',  nm.,  grande  oscil- 
lation que  produit,  par 
exemple,  une  grosse  voiture 
de  foin  roulant  sur  un  che- 
min raboteux. 

vâbâ,  osciller.  Voy.  vàbc. 
vâdâby,  vendable. 
vâdâdj,  vendange. 
vàdàdji ,    vendanger  ;     — 
disperser  quelqu'un  ou  quel- 
que   chose    en    frappant    à 
grands  coups. 

vàdàdji,  vendangé,  e;  — 
dispersé,  e,  par  des  coups. 
vàdàdju,  j,    vendangeur, 
euse. 

vàdr,  vendre;  —  dénoncer. 
vàdjàs,  vengeance. 
vàdjï,  venger. 


vàt 

vàdjf,  vengé,  e. 

vàdii,  j,  vendeur,  euse. 

vàdu,  û,  vendu,  e. 

vànâ,  vanner. 

vàiiâ,  vanné,  e.  —  Le  con- 
tenu d'un  van;  —  grande 
écuellée  de  soupe  ou  de 
bouillie. 

vàiu,  vannier. 

vànu,  j,  vanneur,  euse. 

vàittir  (de  vànâ'),  nf. ,  ta- 
blier en  peau  de  mouton  que 
l'on  met  pour  vanner;  — 
synonyme  de  vaurien;  dans 
ce  cas,  s'emploie  générale- 
ment avec  l'adj.  grand  :  grà 
vânur. 

vàrdî,  vendredi. 

vàlâ,  vanter. 

vàtâr,  vantard. 

vàt,  vente. 

vàtr,  ventre. 

vàtrà  (litt.  ventrer),  dé- 
passer ou  rentrer  en  faisant 
un  ventre,  une  courbe,  ainsi 
un  champ  ayant  la  forme 
d'une  demi-couronne  ventre 
des  deux  côtés. 

vàtrà,  ventrée  :  cl  an  à  prï 
n  biucn  vàtrâ,  ils  en  ont  pris 
une  bonne  ventrée,  ils  s'en 


sont  empli  le  ventre. 

vâfrây,  nf.,  tout  ce  qui  est 
contenu  dans  le  ventre. 

vàtru,  j,  ventru,  e. 

vt',  vingt  :  lu  hyâ  fâ  €c 
d'ttby  lu  vè,  le  blé  fltit  six 
doubles  le  vingt,  vingt  ger- 
bes donnent  en  moyenne 
six  doubles  décalitres. 

vè,  friable.  Cet  adj.  ne 
s'applique  qu'aux  champs 
cultivés  :  sûle  à  [â]  €î  vè  k  dàn 
il  le,  cela  est  aussi  friable  que 
dans  une  chènevière,  parce 
qu'une  chènevière  est  tou- 
jours située  dans  un  terrain 
sablonneux  et  très  bien  culti- 
vé. 

vèkœr,  vainqueur. 

vèkr,  vaincre.  —  Céder  : 
ei  â  te  tu  kinâ  In  an,  en  vo  pc 
vckr,  il  est  têtu  comme  un 
mulet,  il  ne  veut  pas  vaincre, 
pas  céder. 

vcku,  vaincu,  e. 

vèn  ou  véij,  vigne  :  cl  e  in"i 
lu  pî  dà  le  vcij,  il  a  mis  le 
pied  dans  la  vigne,  il  est  un 
peu  en  ribote. 

vèm ,  semer;  —  disper- 
ser. 


vH  323 

vcn'ï,  semé,  e  ;  —  disper- 
sé, c. 

vcnrô  ou  vhirô,  vigneron. 

vcijrôt  ou  vùnrôt,  vigne- 
ronne. 

venu,  j,  semeur,  euse. 

vèt'un,  vingtième. 

va',  vœu. 

vœ,  adj.  masc,  vide  :  cl  a 
pyè  d  vd'd,  il  est  plein  de 
vide,  il  ne  contient  rien,  il 
n'a  rien  dans  le  ventre. 

vd'd,  féminin  de  vœ. 

vd'di,  vider  :  s  vœdî,  se 
vider;  —  aller  à  la  selle;  — 
péter. 

vd'di,  vidé,  e. 

vœdii,],  videur,  euse. 

vœfyâ  (litt.  vide-flanc), 
flanc  d'un  animal  ;  de  ce  que 
le  flanc  marque  un  creux,  un 
vide  sur  le  corps  de  la  bête. 

ve  ,  ver  ;  —  vers  ;  —  pa- 
naris. 

velâ,  vêler. 

vt'h,  diminutif  de  velô. 

velô,  veau  déjà  d'un  cer- 
tain âge.  Le  velô  peut  être 
attelé.  Voy.  vya  et  velï. 

vclô-tôsrô ,  veau  qui  tète 
encore. 


324  veg 

vèpr,  vcpres  :  bôvi'pr,  bon 
vêpres;  salutation  que  l'on 
fait  à  quelqu'un  l'après-midi, 
ne  se  dit  plus  guère. 

vctïfyâ,  vérifier. 

vcnfyâ,  vérifié,  e. 

vèrîtèy  vérité, 

ventâbx,  véritable. 

Z'^;'//^//)^;;^,  véritablement. 

vetertnâr,  vétérinaire. 

veti,  vêtir. 

veliy  î,  vêtu,  e. 

vey,  vieil,  eille,  eux. 

veyh,  vieillesse. 

vèyt,  nf.,  clématite;  — 
nm.,  liseron;  —  scamonée. 
C'est  avec  les  iryt  (cléma- 
tite) que  les  jeunes  filles  de 
nos  villages  se  fabriquaient 
des  crinolines  il  y  a  vingt- 
cinq  ans.  Les  petits  bergers 
s'essayent  à  faire  les  grands 
garçons  en  fumant  des  «  ci- 
gares »  de  clématite  sèche. 

vèyô,  t,  vieillot,  otte. 

veyri,  vieillerie. 

vhè ,  tonneau.  —  Voy. 
àvhlâ. 

vhlô,  diminutif  de  vt'fc. 

vegcbô,  d,  vagabond,  e. 

vegcbôdedj,  vagabondage. 


ves 

vegebôdâ,  vagabonder. 

vegô,  wagon. 

veksà^  vexant. 

li'ksâ,  vexer. 

veksâ,  vexé,  e. 

veks'uhî.  Voy.  tneksïnâ. 

velêr.  Voy.  veyueàs. 

veh,  valse;  —  vesse. 

velsâ,   valser  ;  —  vesser, 

velsu,j,  valseur,  euse;  — 
vesseur,  euse. 

vepœr,  vapeur.  Voy.  bni€è. 

Vi'r.  Voy.  vôr  :  sûle  lèrdj 
kinâ  deu  di  ver,  cela  glisse 
comme  dessus  du  verre. 

verdx,  vareuse. 

verliip,  varlope. 

l'crJftpâ,  varloper. 

verliipâ,  varlope,  e. 

vtrnUedj,  vernissage. 

veriuîît,  vermout. 

verp),  brisé,  e,  de  fatigue. 

vcrtti,  vertu. 

z'crvcl,  pièce  de  l'avant  de 
la  charrue  qui  donne  à  celle- 
ci,  et  à  volonté,  après  avoir 
été  fixée  par  une  cheville 
(iiiiiâl),  une  direction  à 
droite  ou  à  gauche. 

vt'ryc'iby,  variable. 

vht,  veste  ;  —  vaste. 


var 

vt'le,  vache.  Voy.  vtie  : 
3nle  krol  hnà  Je  hû  dèn  vetc, 
cela  croule  (est  agité)  com- 
me la  queue  d'une  vache. 

vet£ri,   vacherie  (saleté). 

veyà,  t,  vaillant,  e. 

veyàs,  vaillance  :  te  fâ  n 
bel  vtyâs,  tu  as  fait  une  belle 
vaillance,  tu  as  fait  une  bê- 
tise ou  un  travail  si  facile 
que  tu  n'as  pas  à  en  être 
fier. 

veyè.  Voy.  veyô. 

veyô  ou  veye,  valoir. 

veyusàs ,  valeur  compara- 
tive :  yâ  In  fâ  le  vîyueàs  dl  ho 
viil  d  ru'tyl,  j'ai  bien  fait  (ré- 
colté) la  valeur  (quantité) 
d'un  bon  mille  de  regain. 
Voy.  ôlàs  d  ôlâ. 

vâdj  (de  vôdjâ),  nf.,  rede- 
vance en  grain  que  chaque 
ménage  donne  au  berger  du 
village  et  proportionnelle- 
ment au  nombre  de  bêtes 
qu'on  lui  a  confiées. 

vân,  changer  de  couleur, 
en  parlant  des  raisins  qui 
passent  à  maturité. 

vân,  i,  état  du  raisin  sur 
le  point  d'être  mûr. 


VI  r  325 

vârô,  vairon  :  ay  vârd, 
yeux  vairon. 

vâti,  voir.  N'est  employé 
sous  cette  forme  que  dans 
l'expression  vâtî  vor  1  pÔ, 
voyez-voirun  peu,  voyez  un 
peu.  A  Accolans,  ce  verbe 
est  encore  employé  dans 
tous  ses  ten]ps  et  se  dit 
vweti  à  l'impératif  et  à  l'infi- 
nitif. 

wf:^,  vase. 

vï,  V,  vif,  ive.  Avec  iro- 
nie :  San  à  ï  vï,  c'en  est  un 
vif,  c'est  un  bêta. 

vï,  iif.,  cep  de  vigne. 

v"i£Î,  vessie. 

vïdjîl  ou  vïjll,  vigile. 

v)hâr,  vicaire. 

vihôt,  vicomte. 

vlkôtes,  vicomtesse. 

vlhiin,  victime. 

vlJctôryœ,  :^,  victorieux, 
euse, 

vïktîuer,  victoire. 

vil,  ville. 

vïlè,  n,  vilain,  e. 

vïlnî,  vilenie. 

vlrôl,  virole. 

vlrôt,  nf.,  partie  supé- 
rieure d'un  bas. 


326  :'// 

vïrIÔlô,  gros  morceau  de 
pain  coupé  dans  le  croûton 
de  la  miche, 

vïrn,  j  (litt.  vireur,  euse), 
celui,  celle  qui  tourne  une 
manivelle  ou  qui  voyage  en 
tournant  de  droite  et  de 
gauche.  Dans  ce  dernier  cas, 
on  dit  souvent  à  quelqu'un 
et  en  terme  de  reproche  : 
Ih'ûsht  î  dévl  d  viri  iô.  kti  ? 
d'où  deviens-tu  de  virer 
(tourner)  ton  cul,  d'où 
viens-tu  courir? 

vis,  vis;  —  vice.  —  Ser- 
rer la  l'is  à  quelqu'un,  cher- 
cher à  l'étrangler. 

vïsïnel,  vicinal,  e,  aux. 

vîth,  vitesse. 

vïïmâ,  vitement. 

l'itr  (Grange  du  Tillet), 
Vitres ,  hameau  de  Bour- 
nois.  S'emploie  toujours  pré- 
cédé de  l'article  les  ou  aux. 
Bien  que  les  Vitres  soient 
situées  sur  le  territoire  de 
Bournois,  les  habitants  ne 
parlent  pas  notre  patois , 
mais  celui  d'Abbenans. 

vilr'î,  vitrier;  —  vïtrt,  r 
(litt.  vitrier,  ière),  celui. 


VI 


celle  qui  est  des  \'itres. 

v'ilnii,  vitrine. 

vllnyol ,  sulfate  de  fer  ou 
de  cuivre.  Les  cultivateurs 
lavent  leur  semence  de  blé 
dans  un  bain  de  vilriyol  afin 
d'empêcher  l'épi  futur  de 
tourner  à  l'ergot. 

vUrlyolâ  ou  àvïlnyôlâ  , 
tfemper  la  semence  de  blé 
dans  un  bain  de  sulfite  de 
ter  ou  de  cuivre. 

vïtrïyolâ,  vitriolé,  e.  Voy. 
vïinyol. 

vïvà,  !,  vivant,  e. 

vlviiià,  vivement. 

vïvr,  vivre  :  e  fa  h~i  kà  vik, 
il  faut  bien  qu'on  vive. 

vî:^'dj,  visage. 

vl:(iby,  visible. 

vïzjt,  visite. 

vl:(iiâ,  visiter. 

vl^ttâ,  visité,  e. 

l'I,  voie  :  v'i  dî  pcredï,  voie 
du  paradis,  chemin  détes- 
table du  territoire  de  Bour- 
nois. 

v'i,  vie  :  t' fa  far  v'i  k  dur, 
il  faut  faire  vie  qui  dure,  il 
faut  user  de  telle  ou  telle 
chose     avec    ménagement. 


économie,  de  sorte  que  cela 
dure  longtemps. 

vtr,  virole  servant  à  assu- 
jettir la  faux  sur  son  manche. 
vtrdj,    vierge    :   sï't  virâjù 
niert,  Sainte  Vierge  Marie, 
exclamation. 
viyâr,  vieillard. 
in,  vin  :  Jû  bô  vl  rcpùl  Itvv, 
le  bon  vin  rappelle  l'eau,  on 
a   soif  d'eau   en   s'é veillant 
quand  on  s'est  mis  en  ribotte 
la  veille  avec  du  bon  vin. 

vl  ditsô  (litt.  vin  doucet), 
moût. 

vïnâ,  produire  du  vin  en 
parlant  du  raisin. 

vînâgr,  vinaigre  :  ï  z}  vo 
fiitr  n  sôled  kè  n  vo  pe  cti  fat 
sa  innâ(;r,  je  lui  veux  foutre 
une  salade  qui  ne  veut  pas 
être  faite  sans  vinaigre,  je 
veux  le  rosser  d'importance. 
vnà,  t,  venant,  e  :  cl  à  hl 
vijâ,  il  est  bien  venant,  il 
grossit  et  grandit  à  vue 
d'œil. 

vlâlevel,  Villerlaville,  vh. 
vlâsnse,     Villersexel.     Le 
plus  souvent  on  abrège  et 
l'on  dit  simplement  vJâ. 


327 


vod 

vli'dj,  village. 
vlî,  venin  :  neprètet  pe  de. 
krepâ,  mtx  efà,  e  vyà  vol  £àpâ 
di  vil,   n'approchez  pas  des 
crapauds,    mes    enfants,   ils 
veulent  vous  yV/t'r  du  venin. 
vlii,  velours. 
vnï,  venir. 

vnu,  u,  venu,  e  :  kas  kê 
tcUl  ?  le  vnû  d  hâku  ?  qu'est-ce 
que  tu  attends  ?  la  venue  de 
Bacchus  ?  Même  sens  que  la 
venue  du  Messie. 

vijoby,   vignoble    :    ^11    lu 
vijoby,  sur  le  vignoble,  dans 
le  pays  vignoble. 
vô,  vert.  Voy.  vôdj. 
vôeà,  verser  ;  —  couler  la 
lessive. 

vôdj^  féminin  de  vô. 
vôdjâ,  V.,  garder  :  vôdjâ  le 
pfil,  garder  les  poules,  signi- 
fie être  mort,  parce  que  les 
morts    tiennent    compagnie 
aux    poules    qui    vont    en 
grand    nombre    picoter  sur 
le  cimetière;  —  conserver. 
vôdjâ,  gardé,  e. 
vôdjî,  verdir. 
vôdjl,  verdi,  e. 
vôdjô   (de   î'o) ,    sorte    de 


328  vôr 

poires  toujours  vertes,  bon- 
nes ;\  manger  en  automne. 

vôdj'ii,  j,  gardcur,  euse. 

vôrdjii,  verjus.  Voy.  hàshn. 

vôdjur,  verdure. 

vôdjér,  nf.,  verdicr. 

vôlèr.  Voy.  vnlu. 

vôlmô,  gros  tas  de  foin  gé- 
néralement disposé  pour  être 
chargé  focilement  sur  la  voi- 
ture. 

vôltijùr,  voltigeur. 

vôr  ou  ver,  verre. 

vôrdj,  verge;  —  membre 
viril  des  animaux  ;  —  partie 
du  fléau  qui  frappe  la  gerbe. 

vôrdji,  verger;  —  terrain 
en  friche. 

vôre,  goret. 

vôrh,  vorace. 

vôrniûn,  vermine;  — 
troupe  de  petits  enfants. 

vorniilnâ ,  miné,  e,  par  la 
veimine. 

vos,  vesce.  Voy.  bô^yô. 

vâv,  veuve. 

vôvrè,  veuf. 

vo,  vos;  —  vous. 

voinï,  vomir. 

vomltïf,  vomitif. 

vor,  voir  :  /  /  va  far  t'  vor, 


Vill 

je  te  veux  faire  à  voir,  je  te 
veux  faire  voir;  —  /  vor  e  ver, 
tu  verras  voir,  tu  verras;  — 
ht'  f^'  vor  In  siilc,  qu'il  faisait 
voir  bien  cela,  qu'il  faisait 
bien  cela  ;  —  vo  ne  là  d  vor, 
vous  n'avez  qiià  devoir,  vous 
n'avez  qu'à  voir.  Voy.  vâtî. 

vôniià,  vraiment,  vonnâ 
n'est  plus  guère  employé, 
il  disparaît  peu  à  peu  devant 
vrâiiià. 

vol,  votre.  Voy.  voir. 

vbt,  vote. 

vol  à,  votant. 

voir  (Jii,  le),  le  vôtre,  la 
vôtre. 

vrâinà  ou  brâiiiù,  vrai- 
ment. 

vil,  vue. 

Vill,  vol.  Voy.  evill. 

viilà,  nm.,  faucille;  — 
fétu  qu'on  enfonce  dans  l'ab- 
domen d'un  taon  pour  l'en- 
voyer en  moisson.  Quand 
l'insecte  a  le  bout  de  paille 
au  derrière,  c'est-A-dire  sa 
faucille,  on  le  laisse  envoler 
en  lui  disant  de  partir  faire 
la  moisson. 

viilii,  voler. 


■mue 

villa,  volé,  e. 

vûJh,  j,  voleur,  euse. 

viiliucr,  vouloir.  Encore 
peu  employé. 

vîlt,  voûte. 

vwèn,  veine. 

vwe.  Voy.  vwî. 

vide,  ouais.  —  Abréviation 
de  vivt'Ie. 

viut'le,  voilà.  —  Mot  em- 
ployé pour  arrêter  ou  apni- 
les  bœufs;  souvent  on  le  ré- 
pète en  l'abrégeant  la  deuxiè- 
me fois  :  vwelt',  viuc. 

viucsi,  voici.  Voy.  vwt'kl. 

viuet,  ouate. 

viot'tâ,  ouater. 

viuetâ,  ouaté,  e. 

vîuctiir,  nf.,  chargement 
d'un  tec  ;  —  voiture  d'agré- 
ment, carrosse. 

vîut'tiin,  voiturier;  — voi- 
turer. 

viuey,  nm.,  veillée  :  /  vf'  a 
viuty,  je  vais  (au)  à  la  veil- 
lée. Voy.  viueyt. 

viueyî ,  veillée  :  viuele  n 
hivlnviutyi,  voilà  une  bonne 
veillée.  Voy.  vivty. 

viueyâ,  nm.,  prunelle  de 
l'œil.  ' 


vun 


[29 


vivtyedj,  voyage. 

vweycdjt,  voyager. 

vii'tycdJH,  y,  voyageur, 
eu  se. 

viucyi,  veiller. 

viueylnâ,  maigrir  momen- 
tanénient  pour  reprendre 
ensuite  un  état  de  santé 
prospère,  c'est  particulière- 
ment le  cas  du  veau  et  du 
petit  cochon  nouvellement 
sevré. 

viutyu,  /,  veilleur,    euse. 

vivtxi,  n,  voisin,  e. 

viue\inâ,  voisiner. 

viuâ,  voix. 

vwî-vîuï  (  onomatopée  ) , 
jeune  oie  ou  jeune  canard, 
ainsi  nommés  à  cause  de  leur 
cri. 

viL'î,  oui,  quand  on  répond 
à  une  personne  qu'on  ne 
tutoie  pas^  dans  le  cas  con- 
traire on  dit  vwe,  viuey,  ao, 
0,  ây,  indifféremment. 

vwlk,  petit  gâteau  en 
forme  de  croissant. 

vwïMr ,  celle  qui  fait  et 
vend  des  vit'ik;  ce  mot  est 
injurieux  pour  une  femme. 
Voy.  vfy  vwllâr. 


330  vivï 

v-ivïiîâ,  hennir, 

vwïvr,  nf.,  animal  imagi- 
naire aN'ant  la  forme  d'un 
serpent  volant  et  portant 
sur  sa  tète  un  gros  diamant. 
La  viuwr  de  nos  pays  venait 
boire  à  la  fontaine  dite  du 
Zw,  située  sur  le  finage  de 
Grammont.  Pour  boire,  elle 
est  obligée  de  se  défaire  de 
sa  parure;  si  on  venait  à  lui 
prendre  ,  elle  ne  pourrait 
plus  voler.  Les  vieilles  per- 
sonnes croient  à  l'existence 
de  la  vwivr  et  affirment  que 
leurs  ancêtres  l'ont  vue  plu- 
sieurs fois. 

viul-vivî  (onomatopée), 
cousin  (moucheron),  ainsi 
nommé  à  cause  de  cette  mu- 
sique qu'il  produit  en  volant 
et  dont  les  variations  sont 
dues  à  rapprochement  com- 


te'?/ 
me  à  l'éloignement  subits  de 
l'insecte  autour  de  l'oreille. 

muïnâ,  pleurnicher  en  imi- 
tant le  bruit  du  viul-viul. 
\'oy.  kiuhiâ. 

viuïnu ,  j,  pleurnicheur, 
eu  se.  Voy.  znvlnâ. 

vyàd,  viande.  Voy.  pâ. 

vye.  Voy.  vyo. 

vyô  ou  vye,  vouloir. 

vyol,  nf.,  terme  injurieux, 
synonyme  de  rosse. 

vyôrdjà,  Villargeant,   vh. 

vyûle,  t,  violet,  te. 

vyilli't,  violette  :  vxiilct  fti- 
riij  (litt.  violette  foireuse), 
violette  sauvage. 

ib 

û'ïl,  huile. 

luïlî,  huilier;  — celui  qui 
fabrique  de  l'huile. 


yêt 

ya,  t,  haut,  e. 

yâd  ou  cjôdo,  Claude. 

yàdïn,  nf.,  sorte  de  mau- 
vais fromage  fait  avec  du  pe- 
tit-lait recuit. 

yàdôt  ou  glodôt ,  femme 
d'un  homme  qui  s'appelle 
Claude. 

yâs,  hausse. 

yâsi,  hausser. 

yâst,  haussé,  e. 

yntc,  hauteur. 

yàdr,  glande,  qui  a  son 
siège  autour  du  cou. 

yân,  glane. 

yânâ  ou  yônâ,  glaner. 

yânu,  j  ou  yônu,  /,  gla- 
neur, euse. 

yèt  ou  yétr,  leur;  on  dit 
yèt  devant  un  mot  commen- 
çant par  une  voyelle  et  yètr 


yfik 
dans  le  cas  contraire.  Voy. 
yd'. 

yùtr.  Voy.  yèt. 

yen  ou  en,  adj.  num.,  une. 

yœ,  leurs. 

)'4  glui. 

yâ  ou  lyà,  liard.  La  der- 
nière des  vieilles  personnes 
(Pierre  Perriguey,  Daudon) 
qui  prononçaient  /  est  morte 
en  1878  à  l'âge  de  90  ans. 

yâ-ya,  iris.  —  Colchique. 
Voy.  kôku. 

yt,  hier. 

yu,  hue.  S'emploie  seule- 
ment pour  faire  marcher  les 
chevaux.  Voy.  ey. 

yù,  yùn  ou  un,  adj.  num., 
un.  Voy.  yen. 

yfikâ,  jeter. 


:i;ero,  zéro, 

lig,z'mc. 

^igà,  couvrir  de  zinc. 

:(igà ,  couvert,  e,  de  zinc. 

:Cisieg,  zigzag. 

:j~etu,  zizanie. 

;^/^/  ou  ;^('^(',  synonyme  de 
clampin. 

;^f;^()/,  féminin  de  :j:^ï. 

:;pbet  y  jeune  fille  qui  a  un 
amoureux.  Il  y  a  25  ans, 
l'almanach  k  Messager  boi- 
teux de  Strasbourg  publiait, 
en  patois  des  environs  de 
Ronchamp,  un  long  dialogue 
amoureux  entre  un  jeune 
homme  et  sa  promise  ,  la- 


quelle  s'appelait  lobti.  Pen- 
dant 4  ans,  on  a  raconté  ce 
dialogue  dans  les  veillées;  il 
est  à  peu  près  oublié  aujour- 
d'hui, mais  ::iobet  et  resté  et 
s'emploie  souvent. 

:(ok  (fiitr),  foutre  :^ôk  à 
quelqu'un,  lui  donner  un 
coup  de  jarnac. 

:^ôbâ  (onomatopée),  nf. , 
coup  qui  produit  une  réson- 
nance. 

:^ôbâ,  donner  à  quelqu'un 
de  forts  coups  de  poing  der- 
rière le  dos. 

-tt'ifiv-,  zouave. 


SUPPLÉMENT 


àp'e 

àl'tif,  ar.,  cochon. 

à  d£u  d  fuôvâdô,  Id.,  Au- 
dessus-de-Monvaudon. 

ad'ik'û,  Audincourt,  vd. 

âdrï:(à,  Adrisans,  vd. 

âd:(à,  Athesans,  vh. 

âht' ,  sàv ,  lu  lu ,  6àv  :  àhc , 
sauve,  le  loup,  sauve.  En 
faisant  semblant  de  se  sau- 
ver, on  crie  ces  mots  à  une 
chèvre  pour  lui  faire  peur  et 
la  faire  descendre  d'un  lieu 
escarpé  où  l'on  ne  peut  pas 
aller  la  chercher  et  où  elle 
persiste  à  rester. 

à  mwetà  d  môvadô ,  Id., 
Au-Milieu-de-Monvadon . 

àpeti,  appétit;  —  valeur  : 


av 


s  nà  pe  pu  làpetî  dhi  ckii  là  fa 
sa  pesa  ,  ce  n'est  pas  pour 
l'appétit  (valeur)  d'un  écu 
qu'il  faut  s'en  passer;  —  e 
yàn  e  làpetî  dî  sa,  il  y  en  a 
l'appétit  d'un  cent ,  à  peu 
près  un  cent. 

âtrè,  Autrey-le-Vay,  vh. 

âlrè    le   sâr,    Autrey-les- 
Cerre,  vh. 

âft^â,  Autechaux,  vd. 
^àv,  eau  :  e  fà  leyï  kùlâ  lav 
lu  bê,  il  faut  laisser  couler 
l'eau  le  bas,  il  faut  supporter 
avec  résignation  tout  ce  qu'on 
ne  peut  pas  empêcher; — sâd 
lâv  iutâv,  c'est  de  l'eau  toute 
eau,  de  l'eau  pure.  On  dit  de 


334  ^^ô 

niùme  di  pc  tii  pc,  du  pain 
tout  pain,  du  pain  sec. 
à  vledj,  Id.,  Au-Village. 


àbêrâ  (litt.  embeurré),  se 
dit  d'un  habit  taché  de  grais- 
se, de  beurre;  mon  paletot 
es.t  àbêrâ. 

à  bol  ké  bol,  de  pi,  pàrdô,  (7r^ 
à,  de:{iueiw,fu  ta  dô,  en  bou- 
le que  boule,  de  pis,  pardon, 
des  aulx,  des  oignons,  fuis 
t'en  donc.  Avant  de  com- 
mencer certains  jeux,  les  en- 
fants ,  placés  en  rond ,  se 
comptent  en  disant  un  mot 
pour  chacun  d'eux,  celui  sur 
lequel  la  formule  se  termine 
est  délivré,  il  se  retire  et  on 
continue  à  compter,  celui 
qui  reste  le  dernier  est  oblige 
de  servir,  c'est-à-dire  de  jouer 
le  rôle  le  plus  désavantageux 
dans  la  partie.  —  Delà  même 
manière  on  compte  encore  en 
disant  :  ne  pwerôt  pœri  dâ  1 
st'bô,  kôkô!  —  Une  heure, 
deux  heures,  trois  heures, 
quatre  iieures,  cinq  heures, 


agr 
six  heures,  sept  heures,  huit 
heures ,    neuf   heures ,    dix 
heures,  onze  heures,  midi. 

*àbresi ,  embrasser  :  àkrh 
pftpâ  k  ne  kln  œy,  embrasse 
papa  qui  n'a  qu'un  œil,  em- 
brasse mon  derrière. 

âbrù ,  àbrùr,  àbruyâ,  im- 
primer un  mouvement  ra- 
pide à  une  chose,  lancer  une 
boule,  par  ex.;  —  sàbniyâ,  se 
ràbruyâ,  se  mettre  et  se  re- 
mettre au  travail  avec  ardeur. 

àbà  le  bu  ou  àhwâ,  mettre 
le  linge  dans  le  cuveau  pour 
le  lessiver. 

à  dàvô£e,  Id.,  En-Damp- 
vaucher. 

àdrôgôfyâ ,  adj.,  engorgé. 
Se  dit  du  pis  de  la  vache  lors- 
qu'il est  dur  et  enflammé  par 
suite  de  la  trop  grande  abon- 
dance du  lait. 

àfatc^i,  enfauchcr,  fixer  la 
faux  sur  son  manche. 

àfi'ffUlâ  (litt.  enfagotter), 
arranger  du  bois  sur  un  lien 
pour  en  faire  un  fagot  ;  — 
être  mal  atifïé. 

à gribiile,  Id.,  En-Gribou- 
let. 


à  le 

àJcrôkâ,  v,  Voy.  gel  t. 

à  kriibô,  Id.,  En-Courbot. 

à  le  hènsh- ,  Id.  ,  En-la- 
Quenecièrc. 

à  le  hôbôt,  Id.,  En-la-Com- 
botte. 

à  Icfèy'î,  Id.,  En -la-Feu  illie. 

à  le  hiâpr,  Id.  ,  En-la- 
Cordière. 

à  le  lêdj,  Id.,  Aux-Loges. 

à  le  lôryôt,  Id.,  En-Li-Lo- 
riottc. 

à  le  Dielârir,  Id.,  En-la- 
Malatière. 

à  le  iiiijdt,  vyôt  ou  vijdt,  Id., 
En-la- Vignette. 

à  le  nôtre  dem,  Id.,  En-ki- 
Notre-Dame. 

à  le pî,  là.,  En-la-Pye. 

à  le  pyàtê  sa  pè,  Id.,  En- 
la-Planche-sans-Pain. 

à  le pyàt^  tcàpe,  Id.,  En-la- 
Planche-Champêne. 

à  le  pyàt£  à  mil,  Id.,  En- 
la-Planche-au-Moulin. 

à  letelôt ,  Id.,  En-l'Eche- 
lette. 

à  le  ti'tytr,  Id.  ,  En-la- 
Treille. 

à  le  in  dehûlà,  Id.,  En-la- 
Voie-d'Accolans. 


aie  335 

à  le  vî  d gràmô,  Id.,  En-la- 
Voie-de-Grammont. 

à  le  VI  d  kùrt€eiô,  Id.,  En- 
la-Voie-de-Courchaton . 

à  le  vi  de^  egrâ,  Id.,  En-la- 
Voie-des-Egrès. 

*âi)i,  homme  :fâr  ni  dm, 
faire  un  homme,  se  coucher 
sur  le  dos,  les  bras  en  croix, 
dans  la  neige,  et  se  relever 
avec  précaution  afin  de  lais- 
ser intacte  la  forme  du  corps, 
l'homme. 

à  niùnvti,  Id.,  En-Menevaux. 

à  màvâdà ,  Id.,  En-Mon- 
vaudon. 

àii  ôlâ,  en  aller  :  an  ôlâ-vo:(_ 
à,  en  allez-vous  en  ;  —  î  mân 
âve,  vo^  an  ôlâ?  je  m'en  vais, 
vous  en  aller?  vous  vous  en 
allez  ?  —  marcher  ou  courir 
très  vite  :  el  an  ôle!  ël  an  ôle! 
il  en  en  allait,  il  en  allait! 
Voy.  à  vnh 

ànibà,  t,  ennuyant,  e. 

ànklkî ,  partisan  de  Hen- 
ri V,  royaliste. 

à  sàsne,  Id.,  A-Saussenay. 

âsèiji  (litt.  enseigner),  ta- 
cher avec  du  sang. 

àscni  (/),  se  couvrir  de 


336  bdr 

sang;  —  se  faire  une  bles- 
sure insignifiante  de  laquelle 
ou  laisse  couler  le  sang  sans 
essayer  de  l'arrêter. 

àseylnâ,  graisser  une  cho- 
se ,  des  souliers ,  par  ex. , 
avec  du  saindoux. 

â  sô  le  bar  (litt.  en  son  la 
barre),  Id.,  A-la-Barre.  Voy. 
bâr. 

àsii'tyôt,  \d.,  En-Soyottc. 

à  Uât  myâl,  Id.,  En-Chan- 
te-Merle. 

â  t£ete,  Id.,  En-Château. 

àtœy,  Anteuil,  vd. 

à  îôhvJènô,  Id.,  En-Tacon- 
not. 


bal 

à  Iràbyt',  Id.,  En-Trcmblet. 

àtrènû  le  du  kro  ,  Id.  , 
Entre-les-Deux-Creux. 

(ïvhJâ  (de  en  et  de  vhe, 
tonneau),  mettre  dans  un 
tonneau  toute  chose  autre 
qu'an  liquide. 

àvd'Uy~i,  entortiller. 
*àv\ ,  envie  :  yà  le'{  àvi  d 
yôlâ ,  j'ai  les  envies  (envie) 
d'y  aller. 

àvïrtolâ,  entortiller. 

âvnï  (litt.  en  venir),  venir  : 
cl  à  vl  kinà  1  Ifvr,  kmà  n  knih, 
il  en  vient  comme  un  lièvre, 
comme  une  limace. 


bdrkà ,  assez.  Voici  com- 
ment j'ai  appris  ce  mot  ara- 
be. Un  jour,  en  1871,  j'étais 
autour  des  turcos  au  moment 
où  ils  préparaient  leur  man- 
ger. L'un  d'eux  se  mit  à  ver- 
ser tout  doucement  de  l'eau 
dans  la  marmite  pour  fliire  le 
café.  Pendant  que  l'eau  cou- 
lait, tous  les  veux  des  noirs. 


et  les  miens  bien  entendu, 
étaient  fixés  sur  le  vase.  Tout 
à  coup  plusieurs  s'écrièrent 
bdrkà  l  en  faisant  avec  la  main 
signe  d'arrêter.  Je  compris 
sur-le-champ  que  barka  vou- 
lait dire  assez,  et  en  effet,  j'ai 
pu  constater  plus  tard  que 
j'avais  deviné  juste. 

biil,  balle  :  porter  à  la  bâl 


bïin 
c  kôinhjl ,  porter  à  h  balle  à 
cotnagiiiii,  porter  quelqu'un 
derrière  son  dos  (comme  une 
balle),  en  lui  tenant  les  jam- 
bes et  en  a3'ant  le  cou  en- 
touré par  les  bras  de  celui 
que  l'on  porte. 

bâm,  Baume-les-Dames. 

bâni,  baume.  Nom  de  l'une 
des  deux  grottes  de  Bour- 
nois.  A  trois  kilomètres  sud- 
est  de  Bournois  se  trouve  la 
Baume.  Cette  grotte  mérite 
d'être  visitée.  On  y  descend 
par  une  ouverture  en  forme 
de  puits  de  cinq  mètres  de 
profondeur  sur  six  mètres  de 
diamètre  horizontal.  Dès 
l'entrée  on  remarque  deux 
longues  galeries  qui  se  pro- 
longent vers  le  fond  de  la 
grotte.  La  première  de  ces 
galeries  a  150  mètres  de 
long  et  s'incline  insensible- 
ment de  l'est  à  l'ouest.  Sa 
largeur,  presque  égale  d'un 
bout  à  l'autre,  est  de  7  mè- 
tres. Le  terre-plein  en  est 
très  accidenté  à  cause  des 
parties  qui  se  sont  détachées 
de  la  voûte  et  des  stalagmites 

RoussEY.  —  Glossaire. 


bâm  337 

qui  recouvrent  ces  débris. 
Le  sol  s'abaisse  vers  le  fond 
de  la  grotte,  il  se  relève  en- 
suite de  quelques  mètres  par 
une  pente  douce.  La  hauteur 
de  la  voûte  varie  de  4  à  5 
mètres.  Dans  certains  en- 
droits elle  est  cintrée,  dans 
d'autres  elle  présente  l'aspect 
d'un  plafond  régulier.  Cette 
grotte,  remplie  de  stalactites 
brillantes  de  formes  très  va- 
riées, est  d'un  aspect  agréa- 
ble. On  y  remarque  des  co- 
lonnes volumineuses  qui , 
vues  de  quelques  pas,  repré- 
sentent de  grandes  statues. 
A  chaque  station  on  a  lieu 
d'examiner  une  foule  de  con- 
figurations nouvelles  et  sin- 
gulières. On  ne  voit  d'autre 
eau  dans  cette  galerie  que 
celle  d'un  petit  réserv'oir  for- 
mé par  les  gouttes  qui  tom- 
bent de  la  voûte.  A  l'est  de 
cette  galerie,  il  existe  une 
salle  assez  spacieuse  dans  la- 
quelle on  peut  s'introduire 
en  rampant  sous  un  rocher 
et  d'un  accès  difficile,  on  dit, 
à  tort,  que  les  lumières  s'y 


338  bhm 

éteignent.  Le  sol  est  parsemé 
de  débris  qui  présentent  des 
inégalités  fatigantes  et  dif- 
ficiles à  franchir.  Toutefois 
on  ne  peut  aller  au  delà  de 
14  mètres;  on  est  arrêté  par 
une  excavation  que  Ton  ne 
saurait  franchir.  On  entend, 
du  bord  de  ce  précipice  , 
le  murmure  d'un  ruisseau 
abondant  qui  semble  rouler 
avec  rapidité. 

La  seconde  grotte,  à  gau- 
che de  la  précédente ,  est 
plus  grande  que  la  première. 
Sa  longueur  est  la  même , 
mais  ce  n'est  qu'à  50  mètres 
de  l'entrée  que  l'on  rencon- 
tre de  fort  belles  stalactites. 
A  ce  point,  la  voûte  s'élève 
à  12  mètres  environ  et  forme 
un  dôme  presque  régulier. 

A  environ  35  mètres  de 
cette  grotte,  à  l'entrée  de  la 
forêt,  on  trouve  une  autre 
caverne  (la  krèmles) ,  dont 
l'ouverture,  formant  un  por- 
tail remarquable,  a  70  mètres 
de  long;  sa  largeur  est  égale 
à  celle  des  précédentes;  hau- 
teur ,     3     mètres    environ. 


bel 
Comme  on  y  entre  avec  fa- 
cilité, attendu  qu'elle  est  au 
niveau  de  la  terre,  les  habi- 
tants de  Bournois  s'y  sont 
réfugiés  pendant  les  guerres 
du  wn"  siècle,  pendant  les 
invasions  de  1814-1815,  et 
vraisemblablement  aux  di- 
verses époques  historiques 
précédentes.  Les  vieillards 
du  pays  assurent  que  cette 
grotte  communiquait  avec 
les  précédentes,  et  que  l'in- 
terruption a  eu  lieu  par  l'é- 
boulement  d'une  masse  de 
rochers  tombés  de  la  voûte. 
Les  grottes  de  Bournois  ont 
été  vendues  il  y  a  deux  ans 
pour  une  cinquantaine  de 
francs  à  M.  KœkHn,  de  l'Isle- 
sur-le-Doubs. 

bàbJâ,  balancer. 

bàbybl  ou  bcbyol,  babiole. 

bôbè,  mot  de  la  maman  à 
l'enfant  pour  l'avertir  qu'une 
chose  sur  laquelle  il  va  met- 
tre la  main  sans  défiance  est 
brûlante. 

bûJ^  dî  Ihe  :  bùJï  du  lait,  le 
faire  chauff"er,  pour  le  con- 
server, jusqu'au  point  où  il 


ber 
va  entrer  en  ébullition.  Voy. 
pùrhdh 

hùml€.  Quand  un  petit  en- 
fant éternue,  sa  maman  dit 
hiiute  ou  hùnit€ôt ,  que  Dieu 
to  bénisse. 

bénît€ôt.  Voy.  bèniU. 

bèrdln,  nf.,  pataud,  e. 

bèsâ  ou  bcsii  (de  bùs),  têtu. 

bùsâ,  bouder. 

bèsâdj  ou  bcSHJ,  féminin  de 
bùsâ. 

bcylà  ou  buliï,  bulletin. 

bc:(L'f,  ar.,  beaucoup. 

ben ,  adj .  :  H  à  bcii ,  il  est 
bcn ,  la  terre  est  humectée 
par  une  bhiâ. 

bèfo,  Belfort. 

bevo,  Belvoie,  vd. 

belârb,  Belleherbe,  vd. 
*berâ,  barrer.  On  barre  le 
rèx^ïper  (l'érésipèle)  de  la 
façon  suivante.  Faisant  le 
tour  de  la  tumeur  avec  le 
pouce,  le  barreur  dit  :  de  9, 
de  8,  de  7,  de  6,  de  5,  de  4, 
de  3,  de  2,  de  i,  de  point, 
va-t'en!  De  8,  de  7,  de  6, 
de  5,  de  4,  de  3,  de  2,  de  i, 
de  point ,  va-t'en  !  Ainsi  de 
suite  en  diminuant  à  chaque 


bât  339 

fois  d'une  unité.  Arrivé  à 
zéro,  le  guérisseur  répète  de 
point,  va-t'en!  et  fait  un  signe 
de  croix  sur  la  plaie. 

bt'rt'Jâ,  r,  barraquier,  ière, 
gens  de  Lajux  ,  hameau 
(Doubs). 

*berlâ,  grosse  chique  qui 
emplit  complètement  la  bou- 
che. 

btitirô ,  piston  d'une  ba- 
ratte. 

*bâtl,  bâtir.  Lorsqu'un  père 
de  famille  fait  bâtir  une  mai- 
son, l'aîné  de  ses  enfants  pose 
la  première  pierre  et  frappe 
dessus  trois  coups  de  mar- 
teau. Après  cette  cérémonie, 
les  maçons  passent  la  jour- 
née en  fête  chez  celui  qui  les 
occupe.  —  Bientôt  vient  le 
tour  des  charpentiers.  Quand 
ils  ont  posé  les  deux  princi- 
pales colonnes,  ils  font  inter- 
venir adroitement  le  proprié- 
taire dans  un  travail  soi-di- 
sant difficile,  son  rôle  est 
d'enfoncer  à  coups  de  mar- 
teau une  cheville  dans  un 
trou  trop  petit  :  pendant 
qu'il  s'évertue  en  vain,  les 


340  bru 

ouvriers  comptent  les  coups 
frappés,  chaque  coup  de  mar- 
teau représente  une  bouteille 
que  le  brave  homme  est  obli- 
gé de  payer  sur-le-champ. 

hâ'tà,  Beutal,  vd. 
*bœld (de  bœt£),  nm.,  celui 
qui  fait  face  à  la  gerbe  en  bat- 
tant au  fléau  à  trois. 

biyô,  chevreau. 
*bl:{biy  ou  bè^bèy,  bisbille. 

b):^gû,  besaiguë. 

bobïU,  nf.,  femme  dont  le 
mari  s'appelle  Boby.V.  bobln. 

bôbàsiy  faire  bombance  ;  — 
gaspiller. 

bôksô,  bec-sec,  celui  qui 
a  la  figure  très  maigre. 

bôi'biut'yt ,  barbouiller;  — 
bouillir  avec  bruit,  comme 
la  bouillie  en  ébullition. 

bôje::ji,  bon-Jésus,  estomac 
du  porc. 

bôteiïxti.  bon  teint),  café. 

bràl,  Branne,  vd. 

brâjr),  brasier. 

brêtiu,  Bretigny,  vd. 

brhtyt,  v.,  mettre  en  ja- 
velles. 

bruyen,  nf.,  ondée;  —  ef- 
fort violent  et  momentané. 


biir 

bruycnâ ,  brouillasser;  — 
donner  un  coup  de  collier. 

briib  ou  hûrb,  bourbe. 

bîifr,  juron  familier  des 
femmes. 

biike  duvè  (litt.  bouquet- 
d'hiver),  toute  fleur  artifi- 
cielle. 

bîikedj,  nm.,  pierres  que 
l'on  met  au  rebut  dans  une 
carrière;  —  réunion  de  cho- 
ses diverses  assez  volumi- 
neuses mises  au  rebut. 

bîikl  kcb  (litt.  bouc-chèvre), 
hermaphrodite. 

*bnrâ  (5),  se  pousser,  se 
surmener;  —  b-îîrâ  In  twn, 
pousser  un  ouvrier,  le  forcer 
à  travailler  plus  que  de  rai- 
son. En  fauchant,  par  ex., 
un  bon  faucheur  en  pousse 
un  autre  moins  habile  que 
lui  en  le  suivant  de  très  près. 

bîirnel,  Bournel  :  ï  so  evu  à 
bitniel ,  je  suis  allé  (en)  à 
Bournel,  au  château  Bournel 
(Doubs). 

btttm,  tabatière. 
*biiru  ou  bîirà,  celui  qui  est 
chargé  de  lancer  son  palet 
pour  abattre  la  c/Un. 


M^à,  faire  de  la  bouse. 

hvd'dj,  Beveugc,  vh. 

hue  {jtiô  d),  nom  de  bois, 
juron  familier. 

bluen  (bonne),  le  contraire 
de  vàdrà  au  jeu  de  billes. 

bwenàl,  Bonn  al,  vd. 

bwlb-wï,  nm.,  femme  vieil- 


€U  341 

le,  laide  et  sale. 

byàniû,  Blamont,  vd. 

byèSLi,  Blussans,  vd. 

byùsàdjà,  Blussangeaux,vd. 

bynl ,  nf.,  bouleau.  Voy. 
by-ûlt. 

by-ûli,  nm.,  bouleau.  Voy. 
bynl. 


febrek  ,  sciiabraque  ;  — 
s'emploie  comme  injure  : 
gros  €ebrek. 

€erlèmèn ,  Charlemagne  : 
eerUmèn  ke  vàdu  se  fàn  pu 
htâ  t  ptè  t€và,  In  t€và  e  krévâ, 
£erkmèn  a  bï  niôtâ,  Charle- 
magne qui  a  vendu  sa  femme 
pour  acheter  un  petit  cheval, 
le  cheval  a  crevé,  Charlema- 
gne est  bien  monté.  Les  en- 
fants chantent  ces  mots  en 
cadence  autour  d'un  de  leurs 
camarades  qui  s'appelle  Char- 
les pour  le  faire  endiabler. 

£îdû  (hiousse,  en  patois 
briard),  mot  que  doit  dire  le 
joueur  en  lançant  sa  bôd  sur 
la  gel  t. 


*£ïk,  chique  :  né  bel  €lk,  une 
belle,  une  grande  quantité; 
se  dit  souvent  par  ironie; 
—  7ié  biuen  €ïk ,  une  bonne 
chique,  un  lourd  chargement. 

eit,  sifflement  pour  chasser 
les  poules. 

enek,  escargot. 

enïk^  nm.,  eau-de-vie. 

€tûl  {Jzro  dï) ,  creux  du 
Chtoul,  creux  en  forme  de 
puits  qui  donne  accès  dans 
la  bâi)i. 

eu  kôbgèni,  Id.,  Sur-Combe- 
Guenier. 

£u  kôb  pore,  Id. ,  Sur- 
Combe-Porrey. 

£u  le  ma,  Id.,  Sur-les- 
Mays. 


342  dôii! 

€11  le  hldr ,  IJ. ,  Sur-hi- 
Lande. 

€11  le  périr,  Id.,  Sur-la- 
Carrière. 

€u  lîi  bb  d  legràdj,  Id.,  Sur- 
le-Bois-de-la-Grange  (sous- 
entendu  de  Monthietru). 


dèui 

€u  lu  hb  d  fôlô,  Id.,  Sur- 
le-Bois-de-Fallon. 

€u  lîi  kbte  inèyô,  Id.,  Sur- 
Ic-Cotez-Maillot. 

€yâr,  chiard;  —  poltron. 
Voy.  Uyâ. 

€ycrd,  féminin  de  €yâr. 


dâ,  àcnt:  medjî  e  drne  6e  dà, 
manger  à  demi  ses  dents,  sa- 
tisfaire à  moitié  son  appétit. 

dàblï,  Damblin,  vd. 

dàbne,  Dambenoît,  vd. 

data,  cep. 

dé  bô  n  d  m'cteà,  de  bon  ou 
de  méchant,  bon  gré  malgré. 

*dhnnôt,  devinette  :  visa  iiiï 
lân  dà  l  prâ  e  po  visa  dà  In  air, 
kôbt  6  kê  Sîllèfâ  dpî  epb  dnrey  ? 
Vincent  mit  l'âne  (vingt  cent 
mille)  dans  un  pré  et  puis 
Vincent  (vingt  cents)  dans 
un  autrc^  combien  est-ce  que 
cela  fait  de  pieds  et  puis  d'o- 
reilles? —  si  bîirà,  a  tïrâ  k 
môtàlevtdpôtrôt,  cinq  pous- 
sants, cinq  tirants  qui  mon- 
tent la  voie  de  péterette  (la 


voie  péteuse),  les  doigts  de 
pied  et  les  doigts  de  la  main 
lorsqu'on  met  un  bas.  —  hu 
£u  hu,  vàtrè  d  liôtr  vàtré,  niôsyè 
pie  dà  lu  vàtrè  d  mcdciii ,  on 
veut  parler  du  tonneau ,  du 
robinet  et  de  la  bouteille.  — 
k  nâ  pe  pli  grb  kèn  retôt  e  po  k 
râpyà  tilt  nt  teàbr,  qui  n'est 
pas  plus  gros  qu'une  souris  et 
puis  qui  remplit  toute  une 
chambre,  c'est  la  chandelle. 
— Imrbt  viè  mcdjï  lu  sa  dî pàdu 
û  bl  lu  bè  pté  kerkélï  ka  dhi 
le  pote  ?  —  yemrb  mê  medjï  lu 
kerkêll ,  ptrdix^!  aimerais-tu 
mieux  manger  le  sang  du 
pendu  ou  bien  le  petit  cro- 
quignol  qui  est  derrière  la 
porte?  —  J'aimerais  mieux 


dhn 
manger  le  croquignol,  pardi  ! 

—  Eh  bien  !  tu  aimes  mieux 
manger  un  étron  qu'une  ce- 
rise !  —  eye  ketré  ptê  hatnô  dx^l 
nôt  siveyô  lit  n  sa  ni  vô  nî  sô,  il 
y  a  quatre  petits  bâtonnets 
dessous  notre  siucyô  qui  ne 
sont  ni  verts  ni  secs.  On  veut 
parler  des  quatre  mamelles 
de  la  vache.  —  kâskti  rô 
h)ià  î  hiipô  e  po  là  kinâ  i 
hndjlô  ?  Qu'est-ce  qui  est 
rond  comme  un  boisseau  et 
puis  long  comme  un  cor- 
deau ?  —  C'est  un  puits.  — 
kushè  ve  e  le  mh  deii  se  tet  ? 
Qui  est-ce  qui  va  à  la  messe 
dessus  sa  tête  ?  —  Les  clous 
de  souliers.  —  kiiska  mue  lu 
djn  e  po  hyà  le  nœ  ?  Qui  est-ce 
qui  est  noir  le  jour  et  puis 
blanc  la  nuit  ?  —  Le  curé. 

—  pu  el  làn  e,  jmue  el  pê:(  : 
plus  elle  en  a  ,  moins  elle 
pèse;  il  s'agit  d'une  planche 
percée  de  trous,  plus  il  y  en 
a,  moins  elle  est  lourde.  — 
k  nà  pe  pu  gros  k  le  trîp  dî  srî 
e  po  kfâ  e  djhiH  le  nœ  lu  djn  ? 
Qui  n'est  pas  plus  grosse  que 
la  tripe  d'une  musaraigne  et 


djè 


343 


qui  fait  à  gémir  la  nuit  et  le 
jour  ?  —  L'aiguille. 

dé  dng  de  drôg,  de  cà  et  de 
là. 

debrêtcllâ ,  celui,  celle  qui 
est  affublé  et  d'une  mauvaise 
prestance. 

defnedji  (s)  (de  finage,  litt. 
se  définager),  se  débrouiller; 
—  s'orienter. 

dègr étala,  tomber  comme 
la  pluie,  en  parlant  de  fruits 
que  l'on  abat  à  la  gaule. 

*dèrdjt,  derïdjî,  derâdfi,  dé- 
ranger. 

dérot  té  (litt.  dérôte-toi), 
ôte-toi. 

dêryokâ  ou  delrôkâ,  détra- 
quer; —  déranger  quelqu'un 
dans  son  travail. 

deri  le  ma,  kl.,  Derrière- 
les-Mays. 

dert  mdvàdô,  Id.,  Derrière- 
Monvaudon. 

*dn,  dire  :  dîr  depre  /!;(  atr, 
dire  d'après  les  autres,  dire 
du  mal  des  autres. 

djérdjéy  ou  djérdjéyn,  ziza- 
nie. 

djcrpe ,  nm.,  voix  criarde 
d'une  femme  ou  d'un  enfant. 


3  44  ^/" 

djcrli,  nm.,  bancale. 

djertir,  jarretière  ;  —  coup 
de  fouet  appliqué  aux  jarrets 
d'un  animal  ou  d'une  per- 
sonne et  de  façon  telle  que 
le  fouet  entoure  la  jambe. 

djervâ,  nm.,  S3monyme  de 
vaurien. 

djevltr,  rangée  de  javelles. 

djïdjï,  Joseph. 

djmôvà,  Germonval,  vd. 

djnè,  Geney,  vd.  le  djne, 
les  habitants  de  Geney. 

djntiy,  genou  \ele  le  djntiy 
rô,  e  po  ôla  vor  lefèy,  il  a  les 
genoux  ronds,  il  peut  aller 
voir  les  filles,  se  dit  en  plai- 
santant d'un  jeune  homme 
qui  a  la  jambe  bien  faite. 

djnnyô  (c)  (litt.  à  genouil- 
lon),  à  genoux. 

dj'ofre,  Jouffroy. 

djofret ,  féminin  de  djofrc. 

djbrdj  (se)  (litt.  St-Geor- 
ges),  giroflée;  —  Georges, 
nom  de  personne,  se  pro- 
nonce en  patois  comme  en 
français. 

dj-fi,  jour. 

djiirviàdi,  germandrée. 


d^l 

djiâr,  joueur  :  t  djùre  In  hu 
dà  lav,  il  jouerait  le  cul  dans 
l'eau ,  dit-on  d'un  joueur 
passionné. 

d  kol  (litt.  de  côte),  à  côté 
de;  —  ôlâ d  kot  le^  atr,  aller 
vers  les  autres. 

dlcyïd,  Adélaïde. 
*dre ,    droit  :  a  drc  d,  au 
droit  de,  en  face  de. 

*du,  deux  :  û  tu  du,  les  tous 
deux.  ï  le:{  à  kwâ  le  tiîdu,  je 
les  ai  tués  les  tous  deux. 

dvà  le  ma,  Id.,  Devant-les- 
Mays. 

dvà  lu  ru'ctere,  Id.,  De- 
vant-le-Rocheret. 

dvà  In  bo,  Id.,  Devant-le- 
Bois. 

*dvàn ,  devantier  :  trôsâ  sô 
dvàt'î,  trousser  son  devantier, 
aller  mendier. 

dwcyô ,  t,  douillet,  ette , 
très  sensible  à  la  douleur;  — 
celui,  celle  qui  est  difiicile 
pour  le  manger. 

d^û  le  kot,  Sous-la-Côte, 
hameau  dont  les  habitants 
s'appellent  herehi  (Doubs). 


ébô 

(;yiV,  diables,  sobriquet  par 
lequel  on  désigne  les  gens 
d'Accolans.  Ce  nom  leur  a 
été  donné  parce  qu'ils  répè- 
tent le  mot  c;yàl  à  tout  pro- 
pos. 

*f;yâl,  diable.  Quand  les  en- 
fants ont  perdu  quelque  cho- 
se qu'ils  ne  parviennent  pas 
à  retrouver,  ils  ont  recours 
au  moyen  suivant  et  dans 
lequel  ils  ont  une  foi  abso- 
lue, ils  pendent  le  diable. 
Satan  est  représenté  par  une 
branche  d'épine  noire;  on 
l'accroche  à  un  buisson  en 


m  345 

disant  :  ç;yâ/,  ï  t  pà,  ta  k  tùn 
lucre pc  fâ  erlnivâ  su  k  yâ  bdjii, 
ï  t  leyrâ  pàdu ,  diable,  je  te 
pends,  tant  que  tu  ne  m'au- 
ras pas  fait  à  retrouver  ce  que 
j'ai  perdu,  je  te  laisserai  pen- 
du. Tout  le  monde  se  remet 
alors  à  chercher  en  répétant  : 
f^yâl ,  te  pàdu ,  ta  k  t  nere  pt 
rtpïivasùk  nô  t€h't€à,  no  t  leyrà 
pàdu,  diable,  tu  es  pendu, 
tant  que  tu  n'auras  pas  re- 
trouvé ce  que  nous  cher- 
chons ,  nous  te  laisserons 
pendu.  La  confiance  et  la 
persévérance  font  que  sou- 
vent le  recours  au  diable  est 
couronné  de  succès. 


e  berdjù,  Id.,  Ez-Berjuns. 
*ebcyl,  ébahi  :  /  nà  so  pe  mal 
ebeyï,  je  n'en  suis  pas  (mal) 
ébahi. 

ebônâky  ou  ebàiiâlly,  nm., 
désigne  toute  chose  qui  est 
plus  lourde  et  de  forme  plus 
grossière  que  d'habitude  ; 
ex.,  un  manche  d'outil,  un 


habit,  un  meuble,  etc. 

t'brâjeyi  (de  brâj,  braise, 
litt.  ébraiser),  enlever  avec 
un  râcloir  la  braise  du  four 
chauffé  pour  cuire  le  pain. 

ebrôdnâ ,  enlever  les  brôd 
d'un  chou;  —  élaguer. 

e£trèfèy,  nf.,  brin  :  e  ne  pe 
n  htrèjèy  de  bârb,  il  n'a  pas 


3  46  t'/cr 

un  poil  de  barbe. 

è  dô  (litt.  hein  donc) , 
n'est-ce  pas  :  vo  vyi  vnï  dcvn 
miut',  ê  dô?  vous  voulez  venir 
(d')  avec  moi ,  hein  donc  ? 
—  Allons  donc  :  ê  dô,  met  vo 
ifds ,  niô  plè,  allons  donc, 
mettez  vos  chausses ,  mon 
petit. 

egrâUà,  là.,  Aux-Grands- 
Champs. 

ekàt-eî,  éhanché,  e;  —  boi- 
teux, euse. 

*èJây  :  yèni  atà  mon  e.key  vœd 
k  rà  ddà,  j'aime  autant  mon 
écuelle  vide  que  rien  dedans; 
s'il  me  faut  une  somme  con- 
sidérable, par  exemple,  j'aime 
autant  ne  pas  posséder  un 
sou  que  d'avoir  deux  ou 
trois  francs  dans  ma  bourse. 

*ehô,  nm.,  plume  encore 
enfermée  dans  son  tuyau  sur 
l'aile  d'un  jeune  oiseau  ou 
d'un  gallinacée  qui  vient  de 
muer. 

ekô,  Ecot,  vd. 

ekôlniàdrâ,  même  sens  que 
ehôlmœêî. 

ekrêsnà ,  enlever  les  kn'sô 
sur  un  bâton. 


epy 

ekrd'tei  (litt.  écoquillcr) , 
casser  une  noix  ou  un  œuf 
cuit  dur  et  en  enlever  les 
coquilles. 

ckrïyàlâ,  séparer  les  krîyàt 
du  grain  en  vannant. 

èkiivô,  nm.,  poule  qui  a 
perdu  ses  plumes. 

elâdji  (etr)  :  être  cladjl , 
aller  facilement  à  la  selle. 

~ê  lâvir,  Id.,  Aux-Lavières. 

ehlnâ,  crier,  en  parlant  de 
la  jument  lorsqu'elle  voit 
l'étalon. 

elwt'djî,  rendre  plus  léger. 

e  pâgr,  Id.,  Ez-Paigres. 

èpnâ,  épiner,  entourer  un 
arbre  d'épines,  surtout  un 
cerisier,  pour  empêcher  les 
maraudeurs  d'y  grimper. 

epiè,  Esprels,  vh. 

e  pu  Uà,  Id.,  Aux-Petits- 
Champs. 

epyœt€t,  passer  son  temps 
à  une  foule  de  détails  insi- 
gnifiants dans  un  travail;  — 
faire  des  économies  de  bouts 
de  chandelle  ;  —  marchander 
pendant  des  heures  pour  se 
faire  diminuer  quelques  sous 
sur  un  achat  important. 


epyœt£ii,  j,  celui,  celle  qui 
epyœfe.  Voy.  epyœla. 

eràtff,  nom  injurieux  que 
l'on  donne  à  un  enfant  qui 
tente  de  faire  un  travail  au 
dessus  de  ses  forces. 

erôsiiâ,  égratigner  avec  une 
ronce. 

eskiôpâ,  éclopé,  e  :  /  m  6o 
esklôpâ. 

espedrnnâ,  chasser  à  coups 
de  bâton. 

eUàlô,  nm.,  noix;  donne 
lieu  à  la  devinette  suivante  : 
e  ye  ketré  ptét  dêmwâiel  k  60 
àprïjnâ  dà  n  tmhr,  el  làn  à  le 
Myâ ,  ml  el  nà  pyâ  pe  petsî,  il 
y  a  quatre  petites  demoisel- 
les qui  sont  emprisonnées 
dans  une  chambre ,  elles  en 
ont  la  clef,  mais  elles  n'en 
peuvent  pas  partir.  Il  s'agit 
des  quatre  parties  composant 
la  noix. 

e  tm  hyàteâ ,  Id,  ,  Au- 
Champ-Blanchard . 

e  t£à  d  le  no,  Id.,  Aux- 
Champs-de-la-Noye. 

e  t€à  d  le  pot£ ,  Id.,  Aux- 
Champs-de-la-Porte. 

e  Uà  d  le  vï ,  Id.,  Aux- 


kî  347 

Champs-de-1  a- Vy . 

e  t€à  djà  inônî,  Id.,  Aux- 
Champs-Jean-Meunier. 

e  iۈ  djt'lce ,  Id.  ,  Aux- 
Champs-Jacoupe. 

e  t€Ù  kittô  ,  Id.,  Aux- 
Champs-Coutot. 

e  Uà  le  gèy ,  Id.,  Aux- 
Champs-la-Guille. 

e  te  à  mot  à  ,  Id.  ,  Aux- 
Champs-Montants. 

c  teà  nâlô  ,  Id . ,  Aux- 
Champs-Nolot. 

i'  teâ  rôln  ,  Id.  ,  Aux- 
Champs-Robin. 

è  teerbiiti ,  Id.,  Ez-Char- 
boutiers. 

e  teerôt,  Id.,  Aux-Charret- 
tes. 

etenâ ,  épine  dorsale  du 
cochon. 

ètîk,  étique.  Quand  un  en- 
fant est  étique,  on  lui  atta- 
che au  cou  une  noix  à  moitié 
vidée  dans  laquelle  on  a  en- 
fermé une  araignée.  Si  au 
bout  de  neuf  jours  l'insecte 
est  encore  en  vie,  l'enfant 
vivra,  dans  le  cas  contraire, 
il  est  voué  à  une  mort  cer- 
taine. 


348  ebn 

eloim ,  nf.,  personne  mai- 
gre, sans  énergie,  maladive. 

etrâdj,  étrange  :  être  étran- 
ge, être  honteux,  embarrassé 
en  présence  de  quelqu'un 
que  l'on  ne  connaît  pas. 

ètrcp,  Etrappc,  vd. 

etrùd/ôlcu, Etroiidontamc, 
vh. 

èiiivâ,  Etouvans,  vd. 

etzvel.  On  dit  que  les  étoiles 
baignent  lorsqu'elles  sont 
très  pâles,  c'est  un  signe  de 
pluie. 

q  he,  Id.,  Aux-Essarts. 

c:^  èkêinnedj ,  Id.,  Aux- 
Equemenages. 


ebiiâ,  bénà,  bnà,  Abbenans, 
vd.;  —  le:{cbnà,  les  habitants 
d'Abbenans.  On  appelle  les 
gens  d'Abbenans  lesfrâr,  les 
frères  ,  les  Uetrè-frèmï ,  les 
châtre-fourmi ,  parce  que  , 
dit-on ,  un  jour,  trente  ou 
quarante  des  plus  courageux 
de  la  commune  se  réunir  pour 
châtrer  une  fourmi.  Ce  fut 
toute  une  affaire.  Ils  durent 


prendre  les  plus  grandes  pré- 
cautions, déployer  autant  de 
courage  et  de  force  que  s'il 
se  fût  agi  d'un  tigre  ou  d'un 
lion.  —  En  se  moquant  des 
Abbenans ,  on  leur  attribue 
la  lamentation  suivante  :  â 
frâi-y  lev-n  a  lu  ià  h  nû  bvï  dà 
de  djet  de  tàr  Ipok  nû  nû  bett  e 
ko  d  pà!  heu  frères,  où  est  le 
temps  que  nous  buvions  le 
vin  dans  de  grandes  terrines 
et  puis  que  nous  nous  bat- 
tions ensuite  â  coup  de  palis  ! 
C'était  le  beau  temps.  Alors 
nous  avions  du  vin  à  discré- 
tion. 

e^yôpî,  gagner  au  jeu  en 
trichant.  On  dit  aussi  que  le 
chat  c'^yôpî  la  souris. 

*egh  :  eges,  prà  û  pet,  l't  ta 
el  e  mh,  agace,  prends  ta 
patte,  va-t'en  à  la  messe.  Les 
enfants  prétendent  que  l'a- 
gace est  vexée  lorsqu'on  lui 
crie  les  mots  ci-dessus. 

egii'ïi,  ar.,  eau. 

^hèdvy  faire  marcher  des 
bœufs  en  les  excitant  de  la 
voix  ou  en  les  fouettant. 

t'hî'yu,  j,  celui,  colle  qui  est 


frk 

chargée  dckùdr.  Voy.  t'kùdr. 

cnedji  ou  emfi  ,  apaiser 
quelqu'un  qui  est  vif,  ner- 
veux ,  en  le  fatigant  par  le 
travail  ;  —  shûji,  se  calmer. 

epiià,  Appenans,  vd. 

ep'ùtcdp ,  économiser,  en 
calculant  une  chose  (  du 
beurre,  par  ex.)  qui  ne  peut 
pas  être  renouvelée  et  qui  doit 
durer  jusqu'à  une  époque  dé- 
terminée. 

erègnôt ,  diminutif  d'arai- 
gnée. 

ergônî,  vaurien. 
*erkul,  hercule  :  djà  d  ler- 
kul,  jeu  de  l'hercule.  Pour 
jouer  à  ce  jeu^  il  faut  être 
quatre,  dont  trois  le  con- 
naissant, plus  un  destiné  se- 
crètement à  être  le  dindon 
de  la  farce.  L'un  des  trois 
compères  se  dit  doué  d'une 
force  herculéenne,  il  peut, 
avec  sa  bouche ,  soulever 
trois  hommes  liés  ensemble. 
Pour  en  convaincre  celui  qui 
ne  connaît  pas  ce  tour  de 
force,  on  le  fait  coucher  sur 
son  dos  en  même  temps  que 
les   deux   qui   doivent    être 


ery  349 

soulevés  avec  lui,  mais  ceux- 
ci  l'enlacent  avec  leurs  jam- 
bes croisées  de  façon  telle 
qu'il  ne  peut  faire  aucun 
mouvement.  Alors ,  grave- 
ment et  avec  cérémonie  , 
l'hercule  déboutonne  son 
pantalon,  puis  passe  et  re- 
passe son  derrière  sur  la  fi- 
gure du  patient. 

erlàpyd,  synonyme  de  ga- 
min . 

ennînet,  erminette  :  levûs- 
kèt  ve  ?  —  e  le  tees  e^  crniînet, 
où  vas-tu  ?  —  à  la  chasse  aux 
erminettes,  répond  en  riant 
celui  qui  est  interrogé,  s'il 
ne  veut  pas  dire  où  il  va. 

t'rpénà,  Arpenans,  vh. 

erpet,  nf.,  se  dit  de  tout 
être  chétif  et  malingre;  — 
champ  de  peu  de  valeur  et 
dont  le  sol  est  aride, 

crôt',  Arcey,  vd. 

eriïbî,  nm.,  synonyme  de 
erto. 

ertibiL'ezi,  faire  rapidement 
une  besogne. 

hîo,  mauvais  garnement. 

ery  ci,  malheur  :  he  erya  el  à 
evu  le,  le  pér  djà,  el  dju  yèt 


350  fé 

vhe,  quel  malheur  ils  ont  eu 
là,  les  pauvres  gens,  ils  ont 
perdu  leur  vache. 

*ii€-e-ine ,  hache-à-main , 
hache  à  manche  court  et  un 
peu  courbé  que  le  charron 


fol 

manie  d'une  seule  main. 

*d'y  :  cl  c  pu  grà  œy  k  grà 
vâîr,  il  a  plus  grands  yeux 
que  grand  ventre,  il  met  tou- 
jours plus  dans  son  assiette 
qu'il  ne  peut  manger. 


/ 


*fe,  fer  :  fe  âgr,  fer  aigre, 
de  mauvaise  qualité,  qui  se 
casse  quand  on  le  plie. 

*fèyïy  nm.  (feuille),  bœuf 
tacheté. 

fèb,  Faimbe,  vd. 

*fœ ,  feu.  Le  plus  grand 
plaisir  des  bergers  est  de 
faire  un  bon  feu  autour  du- 
quel ils  se  réchauffent  et  s'a- 
musent. Mais  lorsque  l'herbe 
sèche  et  le  bois  sont  humi- 
des, et  qu'ils  éprouvent  de 
grandes  difficultés  pour  les 
allumer ,  ils  chantent  les 
mots  suivants  :  claire,  claire 
mon  petit  feu  pour  chauffer 
les  pieds  de  Dieu,  quand  les 
pieds  de  Dieu  seront  chauf- 
fés mon  petit  feu  sera  allumé. 

fœse  on  f ose.  Yoy.fôse. 


flh,  mauvaise  viande. 

Jhi,  j,  fileur,  euse.  Il  y  a 
30  ans,  une  fîleuse  gagnait 
deux  sous  par  jour  pour  filer 
de  7  h.  du  matin  à  8  h.  du 
soir.  La  même  journée  se 
paye  aujourd'hui  75  c. 

*fb€,  force  :  H  a  fï  fos  d 
yôlâ,  il  est  fin  force  (absolu- 
ment force)  d'y  aller. 

fofîlâ  (5),  se  faufiler. 

*fôlôiu,  Falonnier.  âfàd  pnl 
muer,  tô  perfu  à  trêve  dé  inôtên 
pu  Uetrâ  le  hnkô ,  te  vïer  fu 
dipre  pu  rhnesâ  le  kwty,  el  ta 
fâ  dî  biveyô  grâ,  kmâ  t  nièdj 
suit',  sâl  pb!  enfant  de  poule 
noire,  ton  père  fuit  à  travers 
des  (les)  montagnes  pour 
châtrer  les  boucs  ^  ta  mère 
fuit   d'après   pour  ramasser 


fur 

les  c ,  elle  t'en  fait  du 

bouillon  gras  ,  comme  tu 
manges  cela,  sale  cochon  ! 

fôtèn,  Fontaine,  vd. 

fôtnî'I,  Fontenelle,  vd.;  — 
le  fôtnelî,  les  gens  de  Fonte- 
nelle. 

frêair,  nf.,  synonyme  de 
santé  de  fer.  Se  dit  surtout  en 
parlant  des  vieillards  qui  ont 
une  vigueur  extraordinaire 
et  dont  on  désire  la  mort  : 
en  rïskê  rà  pu  teôvwcnâ ,  lu 
vt'.y  ràto,  el  e  lejrê£ur  dï  f,yâl, 
il  ne  risque  rien  pour  périr, 
le  vieux  ràto  (la  vieille  rosse), 
il  a  la  santé  du  diable. 

frèf,yôt  (fâr),  faire  frê^yôt, 
agiter  rapidement  des  bâtons 
sur  la  taidtr  pour  empêcher 
la  trà  d'y  rentrer. 

fre:(î,  Euphrasie. 

frây,  friable,  se  dit  surtout 
en  parlant  du  bois. 

*fitr;  —  djùr  e  fur,  jouer  à 
courir,  jouer  à  chat;  — ///;' 


fyô 


351 


c  grà  Ictir,   courir  à   grand 
quatre,  au  galop. 

*y«,  four  ■.fârâfu,  foire  au 
four,  cuire  une  fournée  de 
pain. 

fûltènâ  ou  fûltènht,  état 
des  céréales  enchevêtrées  par 
\q.  fiillô. 

farté  enfin  ou  simplement 
fûrt  =  partez  !  filez  !  chemi- 
nez !  On  emploie  ces  mots 
pour  chasser  les  enfants  en 
essayant  de  parler  comme  les 
Allemands. 

*fzucr,  foire.  Avant  de  par- 
tir pour  la  foire,  on  a  soin 
de  se  passer  le  peigne  sur  la 
tête  ou  de  faire  un  signe  de 
croix  avec  de  l'eau  bénite , 
de  cette  façon  on  est  garanti 
contre  les  sorts  que  les  mau- 
vaises gens,  fréquents  dans 
les  foires,  peuvent  jeter. 

fyâr,  fuyard. 

fyd,  nm.,  surprise  très  dé- 
sagréable. 


gêl 

*gà,  gant;  mettre  des  gants 
à  un  enfant,  lui  prendre  le 
poignet  entre  l'index  et  le 
majeur,  puis  serrer  en  sciant. 

gàspe,  Gaspard. 

gènlir  (litt.  grainelière) , 
nf.,  partie  de  la  courge  au- 
tour de  laquelle  sont  attachés 
les  grains. 

gèyvàôi  (litt.  guille-vessé), 
saveter  une  besogne;  —  mal 
nourri  dans  une  maison  où 
l'on  travaille  à  la  journée. 

^^:(^,  gros  morceau  de  pain. 
*gelui  ou  gelhi,  petite  quille 
dont  la  hauteur  varie  de  6  à 
10  centimètres  et  qui  rem- 
place le  bouchon  au  jeu  de 
bouchon.  La  cjcUn  est  le  jeu 
de  prédilection  des  petits 
garçons.  Ils  y  jouent  à  la 
ferraille,  aux  vieux  clous, 
aux  boutons.  Plus  d'une  fois 
le  bambin  enlève  un  à  un, 


jusqu'au  dernier,  les  boutons 
de  sa  culotte  et  en  est  réduit 
à  attacher  ses  bretelles  avec 
des  chevilles  de  bois.  Mais 
les  enfants  jouent  surtout  à 
gelin  aux  vingt-quatre.  Ils  se 
divisent  en  deux  camps.  Du 
point  où  la  gî'lïn  était  debout 
à  celui  où  elle  se  trouve  quand 
elle  a  été  abattue,  on  mesure 
la  distance  en  prenant  pour 
unité  de  longueur  le  pied 
du  joueur,  si  elle  y  est  con- 
tenue 24  fois  ou  plus,  la  par- 
tie est  gagnée.  Les  perdants 
reçoivent  un  nombre  déter- 
miné de  coups  de  poing  qui 
leur  sont  envoyés  sans  pitié 
à  grand  tour  de  bras  derrière 
le  dos.  Ou  bien  le  gagnant 
met  la  gcllii  sur  le  bout  de 
son  pied ,  la  lance  le  plus 
loin  possible  et  se  sauve  en 
courant  à  reculons.  Le  per- 


dant  se  précipite  sur  la  gclïn, 
la  rapporte  à  sa  place  et  se 
met  à  la  poursuite  du  gagnant 
qu'il  est  obligé  de  rapporter 
sur  son  dos  du  point  où  il 
l'a  rejoint  jusqu'au  jeu. 

gt'lt,  les  enfants  désignent 
ainsi  une  grosse  pierre  pou- 
vant se  tenir  debout  sur  l'un 
de  ses  côtés  et  qui  leur  sert 
pour  un  jeu  des'plus  dange- 
reux. Ayant  chacun  une  pier- 
re appelée  bôd,  aussi  ronde 
que  possible  et  assez  lourde 
pour  pouvoir  abattre  h  gelt , 
ils  la  lancent  du  but  contre 
celle-ci  en  disant  eidîî.  Après 
avoir  joué,  chaque  enfant 
doit  aller  chercher  sa  bôd  en 
courant,  afin  d'éviter  de  se 
laisser  attraper  par  celui  qui 
a  été  désigné  pour  relever  la 
gelt.  Ce  dernier,  au  milieu 
d'une  grêle  de  projectiles, 
doit  la  remettre  debout  si 
elle  a  été  abattue,  avant  de 
poursuivre  ses  camarades. 
Celui  qu'il  arrête  est  obligé 
de  le  remplacer.  Mais  il  ar- 
rive que  les  bôd  restent  au 
pied  de  la  gelt  après  l'avoir 

RousSEY.  —  Glossaire, 


gôv  3  53 

atteinte  sans  la  f:iire  tomber, 
de  sorte  qu'il  est  presque  im- 
possible aux  joueurs  de  ve- 
nir les  ramasser  sans  se  faire 
prendre.  Alors  le  plus  brave 
se  dévoue,  il  àkrôk,  c'est-à- 
dire  s'engage  à  abattre  lîigth 
deux  fois  en  jouant  trois 
coups,  s'il  ne  réussit  pas,  il 
prend  la  place  du  servant. — 
Depuis  quelques  années,  ce 
jeu  est  complètement  mis  de 
côté. 

girge,  nm.,  gamin  mala- 
droit. 

*gà^t ,  gazette.  Quand  les 
chevaux  sont  attelés  et  qu'ils 
restent  seuls  pendant  plu- 
sieurs heures  à  la  même  place 
au  miheu  de  la  rue ,  on  dit 
qu'ils  lisent  la  galette.  Cela 
arrive  souvent  aux  chevaux 
des  meuniers. 

gônnà  le  mil,  Gouhenans- 
les-Moulins,  vd. 

gôrgûtâ  (onomatopée),  v. 
se  dit  du  bruit  que  produit 
une  bouilhe  en  ébullition. 

gôrje,  engorgé,  e. 

gâviue,  nm.,  mot  injurieux 
qui  s'emploie  le  plus  souvent 


354  F/^ 

en  plaisantant  entre  amis. 

cjvàdji  (granger),  terme  du 
jeu  de  quille.  Lorsqu'un  des 
premiers  joueurs  a  abattu  un 
nombre  de  quilles  tel  que  la 
partie  est  considérée  comme 
perdue  pour  les  autres,  ceux- 
ci  font  entre  eux  une  nou- 
velle mise ,  cela  s'appelle 
granger. 

grèdl,  gredin;  —  pou. 

grèmnô  ou  grùmyô ,  gru- 
meau. Voy.  grèmôt. 

gnHy'i,  travailler  en  grattant 
un  peu  la  terre  certaines 
plantes  comme  le  maïs  ou  la 
carotte  ;  —  travailler  douce- 
ment, sans  efforts,  en  pre- 
nant son  temps,  pour  son 
plaisir;  c'est  le  cas  de  celui 
qui  vit  de  ses  rentes. 

rûvyî,  taquiner;  — grêvyf 
ses  dents ,  chercher  à  les 
ébranler  avec  la  pointe  d'un 
couteau,  par  ex.,  lorsqu'elles 
sont  douloureuses. 

*grêyô ,  grelot.  Avoir  les 
grêyô ,  avoir  mal  à  la  tête  le 
lendemain  d'un  jour  où  l'on 


s  est  enivre 


'grêiî,  grésil,  M  el  î  tco  de 


grô 
ç;-('-/  an  cvn,  sa  dîfi)û  d  bcrbJ, 
quand  il  tombe  des  grésils 
en  avril,  c'est  du  fumier  de 
brebis.  Les  grésils  engrais- 
sent le  sol  quand  ils  tombent 
en  avril. 

grè,  grain  ;  —  maladie  de 
la  chèvre  qui  consiste  en  un 
bouton  appelé  grain  qui  lui 
vient  dans  la  bouche;  on  le 
fait  disparaître  en  le  brûlant 
avec  un  fer  rougi.  Par  com- 
paraison, au  jeu  de  marelles, 
quand  un  joueur  n'a  plus 
qu'un  grain  (un  jeton),  on 
dit  qu'il  a  le  grain  et  qu'il 
faut  chauffer  le  grcpl. 

girlrl,  nm.,  bouillie  de  riz 
sucré. 

grevi,  gravier. 

grtynà ,  crayonner  ;  — 
rayer  un  objet  avec  quelque 
chose  de  pointu ,  la  pointe 
d'un  couteau,  par  ex. 

*gnim-s,  grimace  :  efâd gri- 
mes kiiià  1  l€l  h  inddj  de  vwepr, 
il  fliit  une  grimace  comme  un 
chien  qui  mange  des  guêpes. 

*gyo,  gros  :  c  nà  râ  gro,  il 
n'est  rien  gros,  il  est  tout 
petit. 


ï 


35> 


gii,  Goux,  vd. 

gûdô,  nm.,  trou  dans  lequel 
chaque  enfant  met  son  bâton 
en  jouant  à  la  petite  truie  (à 
Marie-Margot). 

gtilà,  Gouhelans,  vd. 

gn  leyôt ,  d  i  m  i  n  u  ti  f  d  c  gii  la, 


goulée. 

giilïte,  ouverture  en  fente 
par  laquelle  s'échappe  l'eau 
de  la  cuve  d'une  fontaine  ou 
d'un  évier. 

gfilît-eot,  diminutif  de  gû~ 
lïte. 


h  i;  —  y;  —au;  —lui; 
—  pr.  leur,  /  ve  î  bo,  je  vais 
au  bois  ;  —  hey  ^i  1  sô,  donne- 
lui  un  sou  ;  —  t^âpâ  zj  -sûle, 
jetez-leur  cela. 

î  be  de  kôb,  Id.,  Au-Bas- 
des-Combes. 

îfûnè  d  teà,  Id.,  Au-Four- 
neau-de-Chaux. 

ï grâ pt£ii,  Id.,  Au-Grand- 
Pertuis. 

i  kôrd,  Id.,  Au-Carron. 

ï  kotè  de  pûje ,  Id. ,  Au- 
Coteau-des-Pouezets. 

l  kote  djlt,  Id.,  Au-Coteau- 
Gelin. 

/  kro  le  vet€,  Id.,  Au -Creux- 
la- Vache. 

ï  krôtî,  Id.,  Au-Crotier. 

t  Ixurti   a   liyâ,   là.,    Au- 


Curtil-au-Clerc. 

7  iiwèyi  goda,  Id.,  Au- 
Noyer-Godard. 

/  prâ  kênô,  Id.,  Au-Pré- 
Cugnot. 

î  prâ  knneyâ,  Id.,  Au-Pré- 
Corneillard. 

îprâ  rô,  Id.,  Au-Pré-Rond. 

/  pté:u  à  t€e,  Id.,  Au-Per- 
tuis-au-Chat. 

/  piinn  rzueyô ,  Id,,  Au- 
Pommier-Ro3'Ot. 

ï  riuetêre,  Id.,  Au-Roche- 
ret. 

î  s  fi  d  mûrvà,  Id. ,  Au-Sen- 
tier-de-Morvan. 

ï  sti  rosô,  Id.,  Au-Sentier- 
Roussot. 

/ /^a /'Ort,  Id. ,  A  ux-Champs- 
au-Borgne. 


356  kâp 

i  t€â  di  riuet^ô,  Id.,  Au- 
Champ-du-Rochot. 

î  /^rt^/ ATé,ld.,  Au-Champ- 
du-Creux. 

/  Uà  dïpo,  Id.,  Au-Champ- 
du-Porc. 

î  t€à  di  t€và ,  Id.,  Ali- 
Champ-du-Cheval. 

i  tm  d  lepùn,  Id.,  Au- 
Champ-de-l'Epine. 

î  teàfevr,  Id.,  Au-Champ- 
au-Faivre. 

î  tm  kïkâ,  Id.,  Au-Champ- 
Quiquard. 


M 

î  tmpetr,  Id.,  Au-Champ- 
Prètre. 

/  teà  rebô,  Id.,  Au-Champ- 
Rabot. 

/  tm  t€epii ,  Id.,  Aux- 
Champs-Chapuis. 

î  teârâ,  Id.,  Au-Chanois. 

t  téèn  de  mii'crà,  Id.,  Au- 
Chcne-de-Moireau . 

î  tenu  d  fold ,  Id.,  Au- 
Chemin-de-Fallon . 

î  trulô  kôlï,  Id.,  Au-Trulot- 
Colin. 

/  va,  Id.,  Au- Val. 


; 


jénrel,  général,  aux. 
jènî,  Eugénie. 
jèremïe ,  Jérémie,   est  un 
nom  de  femme  à  Bournois. 
jerdî  d£^  ôlïvî,  Jardin  des 


Oliviers.  Voy.  kt£Ï. 
jtji,  gésier. 
jnbâr,  Humbert. 
jnr  d  ^yœ!  jour  de  Dieu  ! 

exclamation. 


*kâkwâr,  à  dire  là  medj  dc^ 
al  d  kàkwâr,  on  dirait  qu'il 
mançe  des  ailes  de  hanneton, 
tant  il  est  maigre. 
kàp)iôt,  anémone. 


*kàbr,  kïbr,  kt'b,  kcbôt,  kob, 
kôbôt,  bôbôt,  bôbôn,  bïk,  biyet, 
bïyô,  teivr,  chèvre. 

ki^bn,  Cubry,  vd.  :  dû  kèbrî 
t'  kùbrlyà  lu  ^yâl  ne  fâ  kl  sa  , 


de  Cubry  à  Cubrial  le  diable 
n'y  a  fait  qu'un  saut.   Ces 
deux  villages  sont  très  rap- 
prochés l'un  de  l'autre. 
hèbrïyà,  Cubrial,  vd. 

*kcb ,  chèvre ,  petit  tas  de 
foin.  —  le  keb  du:(el,  les  chè- 
vres d'Uzelle,  les  gens  d'U- 
zelle. 

khiU,  pomme  de  terre. 

JcepHl,  mort,  e,  ou  tué,  e  : 

c'I  à  kepût  ;  ï  lu  vû  far  kcp-fit , 

il  est  mort;  je  le  veux  faire 

mort  ou  tué,  je  le  veux  tuer, 

kepûtâ,  tuer  en  coupant  la 
tête.  —  Nous  n'avons  ces 
deux  mots  que  depuis  1870- 
1871. 

kcrïkôl ,  nf.,  champ  dans 
lequel  il  y  a  beaucoup  de 
contours. 

keyebô,  nm,,  grosse  mira- 
belle jaune. 

kôkô,  œuf  et  noix,  en  lan- 
gage enfantin;  —  sobriquet. 

kôldbî  fôtcii ,  Colombier- 
Fontaine,  vd. 

kôlàbî  t€ctlô ,  Colombier- 
Châtelot,  vd. 

kopcs,  coupure. 
*^'ô/M:(_yô  (confusion)  :  e  yàn 


ku  357 

e  n  kôjux_yd,  il  y  en  a  une  con- 
fusion, une  grande  quantité, 
un  grand  nombre. 

*kôt;  —  e  niïfâ  l  kôt,  il  m'a 
fait  (dit)  un  conte. 

*kôtr,  contre;  —  t  n  va  dî 
pè  kôtr,  je  ne  vous  dis  pas  le 
contre,  le  contraire. 

Virepà,  crapaud  :  e  le  teat^ , 
e  le  t£àte  e  krepa  .^  à  la  presse, 
à  la  presse  aux  crapauds  ! 
cri  d'appel  de  quelques  en- 
fants à  leurs  camarades  pour 
les  inviter  à  venir  presser 
avec  eux  un  souffre-douleur 
adossé  contre  un  mur  ou 
étendu  sur  le  sol;  dans  ce 
cas,  tous  s'entassent  sur  lui 
à  la  façon  des  crapauds  à 
l'époque  du  frai. 

krévà,  Crevans,  vh. 

krûb,  nf.,  bâton  servant  à 
pendre  le  cochon  tué  afin  de 
pouvoir  l'ouvrir  facilement. 
*ku ,  cul  :  tehl  d  le  pe  dî  ku 
d  nuf,  tu  as  bien  de  la  peau 
du  cul  de  reste.  On  emploie 
cette  expression  dans  une 
foule  de  cas ,  toutes  les  fois 
que  l'on  reproche  à  quel- 
qu'un   d'être   prodigue    de 


358  hn 

choses  qui  lui  sont  utiles  : 
te  bl  d  le  pe  dî  ku  d  râu  d  beyî 
ic7^  ebi  è:{  air  ;  —  ûi  6&  ku  pu 
ôlâ  deu  lu  môd,  tu  as  un  sale 
cul  pour  aller  dessur  le  mon- 
de (chez  les  autres) ,  se  dit 
en  riant  à  celui  qui  pète. 

*hun,  curé.  Qiiand  le  temps 
est  très  noir,  on  dit  qu'il  veut 
tomber  des  curés  à  cheval 
sur  des  rétameurs. 

ku:(j  Cuse,  vd. 
*ku,  queue.  Aussitôt  que 
le  cochon  est  tué,  les  enfants 
réclament  la  queue,  elle  leur 
revient  de  droit;  mais  celui 
qui  tient  absolument  à  l'avoir 
est  obligé  d'embrasser  l'anus 
du  cochon. 

ku  à  lu,  queue  au  loup, 
jeu  communément  appelé  à 
la  queue  de  mon  loup.  Un 
enfant  représente  le  loup,  un 
deuxième  la  mère  (la  brebis) 
et  les  autres  les  agneaux. 
Ceux-ci  se  placent  derrière 
la  mère  en  se  tenant  par  leurs 
habits.  Le  loup  se  met  à  ge- 
noux et  fait  semblant  d'allu- 
mer du  feu.  La  brebis  s'a- 
vance suivie  de  ses  agneaux 


h'i 
et  dit  au  loup  :  hàs  kù  tfâ  ?  — 
î  fâ  dï  fœ.  —  pu  hwe  jAr  ?  — 
pu  mûlâ  me  kûte.  —  pu  kioe 
far  ?  —  pîï  sent  lu  pu  be  d  iex_ 
hje.  ' —  kàs  là  te  fâ  ?  —  el  e 
iiièdjî  lu  pu  be  d  me  t€0.  —  té 
dvo  bcrâ  ta  kêî.  —  î  levé  berâ 
juskà  ta  kàn  ère  pe  pyu  lî  pesa 
sùlmà  lepwet  dèn  egêy.  —  e  bl  ! 
môtrè  mè  stuk  e  medj'i  tô  t£0. 
Que  fais-tu  ?  —  Je  fais  du 
feu.  —  Pour  quoi  faire?  — 
Pour  mettre  chauffer  de  l'eau. 
—  Pour  quoi  faire  ?  —  Pour 
aiguiser  mes  couteaux.  — 
Pour  quoi  faire  ?  —  Pour 
saigner  le  plus  beau  de  tes 
agneaux.  —  Qu'est-ce  qu'il 
t'a  fait  ?  —  Il  m'a  mangé  le 
plus  beau  de  mes  choux.  — 
Tu  devais  barrer  ton  jar- 
din. —  Je  l'avais  barré  jus- 
qu'au temps  (jusqu'aux  nues) 
qu'on  n'aurait  pas  pu  y  pas- 
ser seulement  la  pointe  d'une 
aiguille.  — Eh  bien  !  montre 
moi  celui  qui  a  mangé  ton 
chou.  Le  loup  ne  bouge  pas 
de  sa  place  et  tous  les  agneaux 
mettent  à  leur  tour  le  pied 
gauche  hors  du  rang  en  di- 


Mr 

sant  :  est-ce  celui-là  ?  Le  loup 
répond  non  jusqu'au  dernier 
qu'il  reconnaît  enfin.  Alors 
il  se  précipite  pour  l'attraper, 
et  la  mère  et  les  autres  a- 
gneaux  font  tous  leurs  efforts 
pour  l'en  empêcher.  La  mère 
répète  sans  cesse  :  tournez , 
tournez  bien,  mes  agneaux. 
Quand  le  coupable  est  pris , 
le  loup  fait  mine  de  le  sai- 
gner et  de  le  croquer. 

kfiecl,  Courcelles,  vd. 
*kiikû,  coucou  :  être  mars  e 
cvrï ,  lu  hûkû  î-eâi  sel  a  vï , 
entre  mars  et  avril,  le  coucou 
chante  s'il  est  vif.  —  le  hùhû 
dctrcp,  les  coucous  d'Etrappes 
gens  d'Etrappes. 

*kîlney ,  corneille  :  hûncy , 
Miity,  te  majô  hrœl!  corneille, 
corneille,  ta  maison  brûle! 
Les  enfants  crient  ces  mots 
aux  corneilles  pour  les  exci- 
ter à  croasser. 

hûp,  coupe;  —  avoir  de 
la  coupe ,  se  couper  faci- 
lement, en  parlant  des  céré 
aies. 

hirdjônâd  Çdé  Mrdjo ,  litt. 
cordonnade).  Parfois,  pen- 


kût  359 

dant  un  orage,  la  grêle  ou  la 
pluie  passe  rapidement  dans 
une  vallée  en  balayant  une 
surface  très  étroite.  Cepen- 
dant il  ne  tombe  pas  une 
goutte  de  pluie  sur  la  côte, 
d'où  l'on  voit  l'averse  comme 
composée  d'une  myriade  de 
cordes  fuyantes  qui  consti- 
tuent ce  que  l'on  appelle  une 
hûrdjènâd. 

hûrUhô,  Courchaton,  vd. 

knâ-hedjô  (couteau-bajot), 
un  des  jeux  des  petits  ber- 
gers; on  y  jcue  de  la  façon 
suivante.  Après  avoir  débuté, 
le  premier  enlève  dans  le  ga- 
zon et  au  couteau  une  motte 
de  terre  en  forme  de  cône. 
Pendant  l'opération ,  il  doit 
dire  une  seule  fois,  sans  res- 
pirer, kîitè-bedjô,  commencer 
le  mot  en  enfonçant  le  cou- 
teau dans  la  terre  et  pro- 
noncer la  dernière  syllabe  en 
détachant  la  pièce  de  gazon. 
Dans  les  mêmes  conditions, 
le  deuxième  agrandit  le  trou 
formé  par  le  premier  en  cou- 
pant tout  autour,  et  ainsi  de 
suite.  Mais  bientôt  il  est  im- 


3  6o  Uyè 

possible  d'arriver  jusqu'au 
bout  sans  perdre  la  respira- 
tion; le  premier  auquel  cela 
arrive  passe  à  la  savate  (voy. 
ievci),  ou  fait  le  tour  de  tous 
les  joueurs  avec,  entre  les 
dents,  le  plus  gros  morceau 
de  gazon  détaché. 

liyà ,  cri  pour  appeler  un 
chien  ou  chasser  des  poules  : 
Uyâ  !  isï,  kyâ  ! 

*Jiyèt€,  cloche.  Pendant  les 
jours  de  la  semaine  sainte  on 
ne  sonne  pas  les  cloches  et 
on  en  fait  disparaître  les 
cordes.  A  la  question  des  en- 
fants, qui  ne  manquent  pas 
de  demander  où  sont  les 
cloches,  pourquoi  elles  ne 
sonnent  plus  ,  on  répond 
qu'elles  sont  allées  à  Rome 
se  confesser,  mais  qu'elles 
reviendront.  A  ce  moment, 
on  peut  toujours  voir  quel- 
ques enfants  crédules  écar- 
quiller  leurs  yeux  du  côté  de 
Soye  pour  voir  rentrer  les 
cloches  volant  et  traînant 
leur  longue  corde.  Quand 
tout  à  coup  elles  se  font  en- 
tendre dans  le  clocher,  c'est 


kzve 
une  véritable  déception  pour 
les  curieux,  auxquels  on  fait 
comprendre  qu'ils  se  sont 
mis  en  observation  trop  tard 
ou  que  les  cloches  ne  sont 
pas  rentrées  par  le  chemin 
habituel.  Bien  rares  sont 
ceux  qui  n'ont  pas  attendu 
le  retour  des  cloches. 

liyârgîit ,  Clairgoutte,  vh. 

Jiyervâ,  Clerval,  vh. 

Jiyôsnâ,  menacer  un  enfant 
en  riant,  quand  on  joue  avec 
lui. 

hui'Iô,  /,  qui  n'a  plus  de 
queue.  Se  dit  des  moutons 
et  des  chiens  auxquels  on  a 
coupé  la  queue,  des  poules 
en  train  de  muer  et  des  grap- 
pes de  maïs  qui  manquent 
de  feuilles  pour  les  accro- 
cher. 

hutiôt ,  diminutif  de  M, 
n'est  employé  que  d:\.ns  pcs  le 
niôt. 

hwhjâdj,  confitures  gros- 
sières que  l'on  mange  aussi- 
tôt faites. 

kiuhjâdjn  (de  hve^iâdj^ , 
toute  chose  qui  inspire  du 
désioût. 


m 

làbâr,  Lambert.  En  s'amu- 
sant  à  danser,  les  enfants 
chantent  :  a  kè  no  dàsà  hl  no 
du  làbâr  !  kù  d  keb,  ku  d  keb  ! 
Ah  que  nous  dansons  bien 
nous  deux  Lambert  !  queue 
de  chèvre,  queue  de  chèvre! 

lâdrôs,  Landresse,  vd. 
*làg,  langue.  On  fait  sou- 
vent peur  aux  enfants  en  fai- 
sant semblant  de  leur  courir 
après  en  soufflant  dans  ses 
mains  et  en  disant  :  età,  ï  ve 
t  mfâ  me  îâg  pu  t  lefnrâ  a  ku, 
attends,  je  vais  chauffer  ma 
langue  pour  te  la  fourrer  au 
cul. 

*latnà,  Lanthenans,  vd. 

le  menï,  les  Magny ,  vh . 

ïèx,  enà,  les  Aynans,  vh. 

le  prctîr,  la  Prétière,  vd. 

levrèdjèn,  laVergenne,  vh. 

ïïdju,  Laj  ux,  ham.  (Doubs) . 
Voy.  berekt. 


lôn 

Icbeyl,  l'Abbaye  des  Trois- 
Rois  (Doubs). 

letetpel,  Lachapelle,  vh. 

lâvir,  lavière  ;  s'emploie 
le  plus  souvent  au  pluriel. 

Jïbr  âbït,  libre  arbitre  :  el  e 
kïtâ  d  60  bô  lïbr  âhit,  il  a  quitté 
de  son  bon  libre  arbitre,  parce 
que  cela  lui  plaisait  de  le  faire. 

///,  risle-sur-le-Doubs. 

l\.  Elise. 

Uzi,  ghsser  sur  quelque 
chose  en  l'aplanissant,  en  la 
rendant  brillante  :  l'oreille 
de  la  charrue  lï^  dans  une 
terre  argileuse. 

Ugen,  nf.,  surface  longue 
et  étroite;  —  mince  morceau 
de  pain  coupé  en  languette. 

lïgnôt,  diminutif  de  lïgên. 

Ihiâ,  Léonard. 

lôdjvel,  Longevelle,  vd. 

lonn,  nf.,  discours  d'une 
Ion . 


362  mat 

l(\t',  nm.,  grosse  motte  de 
terre;  —  gros  morceau  de 
pain. 

lur,  Lure. 

lA,  nf.,  traîneau  servant  à 
conduire     aux    champs     la 


mer 
herse  et  la  semence. 

liigr,  Lougres,  vd. 

Jiikâ  (onomatopée),  v., 
ballotter  avec  bruit  comme 
un  œuf  pourri  que  l'on  se- 
coue. 


m 


*mâ,  mal,  maux.  On  dit, 
en  parlant  d'un  effet  :  e  ne  n 
ma  n  iiiolïs,  il  n'a  ni  mal  ni 
malice,  il  est  absolument 
neuf. 

*mâ,  mal,  aux  :  sfiJe  va  fâ 
ma  In  d  vo  Jvâ,  cela  vous  fait 
mal  bien  (de la  peine)  devons 
lever. 

mâkzvîklJà ,  mot  que  l'on 
chante  en  tournant  les  gau- 
des  dans  l'assiette  lorsqu'elles 
sont  trop  chaudes  pour  les 
faire  refroidir  un  peu  avant 
de  les  manger. 

màmc ,  mot  de  gentillesse 
que  l'on  répète  aux  enfants 
en  les  caressant,  en  les  em- 
brassant. 

màtà,  Mathay,  vd. 

inàlfà  (litt.  mal  te  fait). 


c'est  évident;  —  c'est  à  juste 
titre;  —  je  crois  bien. 

iiiàdùr,  Mandeure,  vd. 

màsnâ,  Mancenans,  vd. 

mdfr,  Médière,  vd. 
*}nt'd"i ,    midi  :  dd'   lî   nicdî , 
depuis  à  midi,  depuis  midi. 

meU,  Amélie. 

*mct€à,  méchant  :  //  v'ire  d 
hô  il  d  nicteà ,  tu  y  iras  de 
bon  ou  de  méchant ,  bon 
oré  malgré. 

nu^àdà,  Mésandans,  vd. 

mcn-djàii ,  marie-jeanne , 
bouteille  d'une  contenance 
de  deux  litres  et  demi. 

mcrlfàdïj  ,  marchandise  : 
cir  c  le  mh-t€àdîj,  être  à  la 
marchandise,  travailler  à  une 
besogne  que  l'on  est  con- 
venu de  foire  à   forf:ut;  — ■ 


me 
se  dépêcher  comme  si  l'on 
avait  traité  à  forfait. 

mtrUô,  nm.  pL,  chantier 
sur  lequel  on  met  un  ton- 
neau. 

*mh,  messe  :  rmôtâ  d  le  mh, 
remonter  de  la  messe,  reve- 
nir de  la  messe. 

*mcten,  matines  :  kà  le  hij 
hey  à  peteUà  de  nictèn ,  cl  bey 
tût  lànà,  quand  la  bise  donne 
(souffle)  en  sortant  des  ma- 
tines, elle  donne  toute  l'an- 
née; —  Hyâr  tnetèn,  râr  djevcl, 
claires  matines  rares  javelles, 
la  récolte  est  mauvaise  quand 
la  nuit  de  Noël  est  claire. 
mho,  caseum. 
metrô ,  nm.  pi.,  planches 
disposées  pour  recevoir  la 
vaisselle  ou  le  pain. 

*;;/^,  main.  On  dit  que  du 
grain  a  la  main  lorsqu'il  est 
bien  sec,  qu'il  passe  entre  les 
doigts  quand  on  le  prend  par 
poignées.  Le  blé  qui  a  la 
main  est  très  estimé  ;  aussi 
souvent  le  cultivateur  graisse 
avec  de  l'huile  ou  une  couen- 
ne de  lard  le  van  dans  lequel 
il  repasse  le  grain  avant  de 


miue  363 

le  conduire  à  la  halle. 

*i)icdji ,    manger  :  mèdjî  à 
dm  ,  manger   en   derrière  , 
manger  en  cachette  comme 
un  gourmand. 
*midô  ou  emldô,  amidon. 

milàdû  milàdèn,  milandou 
milandaine.  Ces  deux  mots 
se  chantent  dans  le  conte  de 
«  l'âne  de  Brôto  »,  mais  per- 
sonne, à  Sournois,  n'en  con- 
naît le  sens. 

mîlô,  diminutif  d'Emile. 

mhlfm,  enfant  malingre, 
chétif. 

mnâfâ,  Mignafans,  vh. 

mofà,  Moffans,  vh. 

môbyâ,  Montbéliard. 

niôdjd't},  Montjustin,  vd. 

mdmheï,  Montmartin,  vd. 

niôtne,  Montenoy,  vd. 

mîilâr,  ar.,  fille,  femme. 

mnt ,  adj.,  se  dit  du  blé 
dont  la  paille  est  humide  au 
moment  du  battage. 

mivend,  moineau,  employé 
comme  sobriquet.  Voyez 
miL'enb. 

mzumâs,  féminin  de  miuenà 
ou  la  femme  de  celui  qui 
s'appelle  mivenà. 


3  64  Mfi 

7nu'hnâ,  Moimay,  vh. 
nnucrà  ,   Marast  (  Haute- 
Saône). 

*i)iyâl ,  nf.,  merle  :  M  Je 
myâl  Uàt  à  fèvrî  efà  rtnôtâ  le 
brû-e  su  lu  sûlï,  e  ye  à  hû  se 


nos 
smcn  duve,  quand  la  (le)  merle 
chante  en  février,  il  faut  re- 
monter les  déchets  (les  res- 
tes) du  foin  sur  le  grenier,  * 
il  y  a  encore  six  semaines 
d'hiver. 


ml,  Nans,  vd.  Sur  le  ter- 
ritoire de  ce  village  se  trouve 
une  montagne  sur  les  flancs 
de  laquelle  se  montrent  de 
gros  rochers  à  nu,  et  Ton  dit 
de  quelqu'un  qui  fait  le  ma- 
lin, l'orgueilleux  :  leyl  lûfâr, 
e  11  vo  pè  tïrt  e  va  le  nueU  dé 
nâ,  laissez-le  faire,  il  ne  veut 
pas  tirer  à  val  (à  bas)  les  ro- 
chers de  Nans,  il  se  calmera 
bien,  son  orgueil  sera  vite 
remplacé  par  la  modestie  ou 
la  honte. 

nâgive,  nf.,  synonyme  de 
nigaude  :  grâ  nâgué. 

nânt'l,  Annette  :  nfinet,  lî-v 
Je  pt't,  Annette,  lève  la  patte. 


ne  nm  ne.  rhn  (^nhwc') , 
n'avoir  ni  rime  ni  rame , 
remuer  sans  cesse. 

*nâ,  nez  :  /«  bû  dî  nâ  Ji  kroJ, 
le  bout  du  nez  lui  croule,  on 
voit  sur  sa  figure  qu'il  dit  un 
mensonge. 

*7îœ,  nuit  :  e  ro  nœ  :  à  raie 
nuit,  à  la  limite,  à  la  tombée 
de  la  nuit. 

*no,  ad).,  neuf  :  fn5  Jcùrse  à 
lu  frôpà  no,  tu  bel  à  no,  mon 
corset  (gilet)  est  tout  frap- 
pant neuf,  tout  battant  neuf, 
absolument  neuf.  Voy.  jna. 
nôiiôt,  chose  de  peu  de  va- 
leur et  de  mauvaise  qualité. 
nos,  fille  peu  respectable. 


pâk 


pèr 


365 


ôfyâdjdt,  nf.,  gâteau  délicat. 
*ôgà,  injure,  synonyme  de 
gamin. 

onâ,  Onans,  vd. 


opiià,  Oppenans,  vh. 
0  vïrô  (litt.    os  virant) , 
nm.,  tête  du  fémur. 


*pàrmekro,  paume  au  creux, 
Dalle  au  pot.  Pour  y  jouer, 
on  fait  sur  une  même  ligne 
autant  de  creux,  de  pots  qu'il 
y  a  de  joueurs,  et,  par  le 
sort,  on  en  attribue  un  à 
chacun.  A  tour  de  rôle,  cha- 
que joueur  lance  la  balle  sur 
les  creux  ;  si  elle  s'arrête  dans 
un,  celui  qui  en  est  le  pro- 
priétaire court  la  ramasser  et 
la  jette  sur  ses  camarades 
fuyant  à  toutes  jambes.  Ce- 
lui qui  est  atteint  passe  à  la 
savate.  Voy.  sevet. 

pâtnây,  nf.,  panais  des  prés. 

pâk,  Pâques.  Le  matin  du 
jour  de  Pâques,  à  jeun,  on 
prend  les  deux  remèdes  pré- 


ventifs suivants  :  une  gorgée 
d'eau  bénite,  cela  garantit 
contre  la  morsure  des  ser- 
pents. Afin  d'être  exempt  de 
coliques  pour  toute  l'année, 
on  gobe  un  œuf  cru  pondu 
le  Vendredi  saint. 

pèrhèlî  d  le  pâ,  pèrbùJï  de 
la  viande  fraîche,  la  faire  re- 
venir pour  pouvoir  la  conser- 
ver pendant  quelques  jours. 

pèrlï  petôt  (litt.  perlin-pat- 
tottes),  jeu  dans  lequel  on 
évolue  rapidement  et  tou- 
jours accroupi  sur  les  ridelles 
d'un  char  en  répétant  :  pérlï 
petàt  râpyî  d  medjôt,  perlin- 
pattottes  remplies  de  petite 
merde.  On  est  pris  si  on  se 


566  pe 

laisse  toucher  le  bout  du  pied 
par  celui  qui  sert ,  qui  court 
après  les  autres. 

pè  (djn  de),  jeu  des  peaux. 
Pour  jouer  aux  peaux,  les 
enfants  en  désignent  trois 
d'entre  eux  pour  faire  le  mar- 
chand,  la  Sainte  Vierge  et  le 
diable.  Le  marchand  réunit 
les  joueurs  autour  de  lui  et 
leur  donne,  à  voix  basse,  un 
nom  de  peau.  Pendant  ce 
temps,  la  Sainte  Vierge  et  le 
diable  s'en  vont  chacun  dans 
un  coin  à  quelques  pas.  Tour 
à  tour  ils  se  présentent  près 
du  marchand  en -disant  :  tic- 
tac.  —  Q.ui  est  là  ?  —  C'est  la 
Sainte  Vierge  avec  son  bâton 
d'or.  —  Qu'est-ce  qu'elle 
veut?    —    Une    peau.    — 

Quelle  peau  ?  — de  chat, 

par  ex.  Si  ce  nom  a  été  donné 
à  un  joueur,  la  Sainte  Vierge 
l'emmène  au  paradis,  c'est 
un  saint.  Le  diable  se  pré- 
sente ensuite  en  disant  : 
C'est  le  diable  avec  sa  grande 
fourche  de  fer.  Il  demande 
une  peau  d'animal  immonde 
qu'il    emmène     en     enfer. 


pes 
Quand  toutes  les  peaux  sont 
vendues,  la  Sainte  Vierge  se 
sauve  avec  les  saints  en  criant 
aux  démons  :  enfer,  enfer, 
brûle  !  Et  ceux-ci  de  pour- 
suivre les  saints,  s'ils  les  at- 
trapent, ils  les  mettent  en 
pénitence  dans  un  coin,  en 
enfer,  où  ils  doivent  expier. 

pcfiueyi,  contrarier  des  en- 
fants en  se  moquant  d'eux. 

pes  Je  retôt,  passe  là,  petite 
souris.  Pour  amuser  un  en- 
fant, surtoiat  pendant  la  veil- 
lée, on  lui  fait  pes  le  retôt. 
Tout  en  lui  tenant  une  main 
ouverte  dans  laquelle  on  lui 
passe  et  repasse  l'index  du 
poignet  au  bout  des  doigts, 
on  dit,  sur  un  ton  lent  et 
tout  particulier  :  pes  le  retôt, 
tren  le  kwetôt,  el  le  pesa  hi,  el 
le  pesa,  leepo  el  l(e)  âku  pesa 
le.  vwelè  s  tuk  le  vu,  vwele  5 
tuk  le  (e)trepâ,  vivele  s  tuk  le 
ml  kdr,  vwelè  s  tuk  le  medj,  e 
ne  râ  leyi  es  pér  pété  glîglî  k 
sàn  (a)  olâ  ve  se  même  à  fzà 
miiârcn ,  mnâreû ,  passe  là 
petite  souris,  traîne  là  petite 
queue,  elle  a  passé  ci,  elle  a 


pes 
passj  là,  et  puis  elle  a  encore 
passé  là.  (Puis,  prenant  les 
doigts  les  uns  après  les  au- 
tres en  commençant  par  le 
pouce),  voilà  celui  qui  Ta 
vue,  voilà  celui  qui  l'a  attra- 
pée, voilà  celui  qui  l'a  fait 
cuire,  voilà  celui  qui  l'a  man- 
gée, il  n'a  rien  laissé  à  ce 
pauvre  petit  auriculaire  qui 
s'en  est  allé  vers  sa  grand' 
mère  en  faisant  niijârcfi  , 
innnrcn.  Ces  derniers  mots  se 
répètent  en  chatouillant  l'en- 
fant du  bout  des  doigts  jus- 
qu'au cou.  —  En  procédant 
de  la  même  manière,  on  dit 
encore  :  kondè  bu,  kondéveU, 
jemâ  lu  niertsi  n  6é  defre  kè;i 
6e  tût  de  vey  trû  d  vet€,  etc., 
corne  de  bœuf,  corne  de 
vache,  jamais  le  marché  ne  se 
défera  que  ce  ne  soit  toutes 
des  vieilles  truies  de  vaches, 
etc. 

pes  petm,  passe-partout , 
grande  scie  sans  monture , 
munie  seulement  de  deux 
manches  à  chaque  bout  et 
qui  sert  pour  scier  les  gros 
arbres. 


per  367 

pesa  tilt  ntr,  passer  tout 
outre ,  passer  à  travers  sans 
rien  toucher.  Une  boule,  par 
ex.,  touche  tout  outre  dans 
un  jeu  quand  elle  ne  touche 
pas  les  quilles. 

*perôt,  diminutif  de  pierre. 
Nom  d'un  jeu  ressemblant 
beaucoup  à  celui  des  osselets. 
Chaque  enfant  se  procure 
douze  phvt  et  les  mélange 
avec  celles  des  autres  sur  un 
mouchoir  étendu  par  terre, 
mais  plus  souvent  sur  le  gi- 
ron d'une  bergère.  Celle-ci 
prend  un  certain  nombre  de 
petits  cailloux  dans  sa  main, 
les  compte  sans  être  vue  et 
dit  :  kôbl  5  kyâ  d  perïperôt  dà 
mô  ket-el  ket-eô  ?  combien  est- 
ce  que  j'ai  de  pen,  petites 
pierres  dans  mon  kkel,  ca- 
chette ?  Chacun  nomme  un 
nombre,  celui  qui  approche 
le  plus  de  la  vérité  est  le  pre- 
mier. Il  s'agit,  maintenant, 
pour  chaque  joueur,  de  reti- 
rer sa  douzaine  du  tas.  A 
tour  de  rôle,  ils  prennent  une 
poignée  de  pcrôt,  les  jettent 
en  l'air  de  façon  à  en  rece- 


368  pc 

voir  le  plus  grand  nombre 
possible  sur  le  revers  de  la 
main  qui  les  a  lancées.  Celui 
qui  en  saisit  au  vol  un  nom- 
bre pair  ne  gagne  rien,  dans 
le  cas  contraire,  il  a  le  droit 
d'en  retirer,  pour  lui,  autant 
qu'il  y  a  de  nombres  impairs, 
soit  4  sur  7.  Lorsque  [le  dé- 
pôt commun  est  épuisé,  on 
compte ,  celui  à  qui  il  en 
manque  est  obligé  d'en  ra- 
cheter aux  gagnants  ;  ceux-ci 
mettent  les  pcrôl  une  à  une 
sur  leur  genou  ,  et  chaque 
fois  que  le  perdant  s'appro- 
che pour  saisir  le  caillou,  il 
reçoit  un  coup  sur  la  main. 

peru  (litt.  pareur),  sorte 
de  colle  faite  de  farine  dé- 
layée dans  de  l'eau  et  que  le 
tisserand  met  sur  la  toile  à 
mesure  qu'il  l'a  tissée  pour 
lui  donner  du  lustre  et  de  la 
rigidité. 

pervœy,  nf.,  petit  copeau 
«ait  au  couteau  pour  allumer 
le  feu. 

*pc,  pain.  Lorsque  de  jeunes 
mariés  quittent,  par  suite  de 
mésintelligence,  leurs  beaux- 


pik 
parents  avec  lesquels  ils  vi- 
vaient, on  dit  qu'ils  se  mettent 
à  leur paui  ou  qu'ils /(;«/  pain 
tous  seuls. 

ptdpo(\itt.  pied-de-porc), 
chicorée  sauvage,  d  le  sôlcd 
dé  pî  d  pu. 

plgt'l ,  petite  fille  gaie  et 
mignonne. 

pîk  djà  djâ,  pique-Jacques- 
Jacques,  nom  d'un  jeu  qui 
se  joue  entre  bergers  quand 
ils  vont  aux  champs  dans  les 
prés.  Tous  ayant  un  bâton 
pointu,  chacun  le  fiche  dans 
le  gazon  en  le  lançant  le  plus 
vigoureusement  possible.  Le 
premier  reprend  son  pieu , 
le  plante  de  nouveau,  mais 
cette  fois  à  côté  du  bâton 
qu'il  croit  le  moins  solide  et 
de  façon  à  le  faire  tomber. 
S'il  réussit  et  que  la  pointe 
du  bâton  soit  visible,  il  le 
prend  et  l'envoie  le  plus  loin 
possible  d'un  coup  de  pieu. 
Celui  qui  a  perdu  la  partie 
court  le  ramasser  et  dit  tout 
le  long  du  chemin  :  pik  djâ 
djâ,  pïk  djâ  djâ. 
*plkûll,  picotin  :  (jcnl  sô  pî- 


pût 
kûtï,  gagner  son  picotin,  se 
rouler,  en  parlant  des  ânes 
et  des  enfants. 

pîijâr  (de  peigne,  litt.  pei- 
gnard),  même  sens  que  feregl. 

pdph',  Pompière,  vd. 

prèvàtetr ,  Provenchère  , 
vd. 

près,  presse  :  e  yï  près,  il  y 
a  presse,  c'est  très  pressé; 
—  se  tirer  de  presse,  se  tirer 
d'embarras,  de  la  misère. 

ptsnJô,  diminutif  de  pt€U, 
pertuis. 

pus,  puce.  Un  enfant  en 
attrape  un  autre  en  lui  di- 
sant :  0  !  ke  pus  te  deu  lu  nâ, 
oh  !  quelle  puce  tu  as  dessus 
le  nez.  Au  moment  où  celui 
qui  a  soi-disant  une  puce  sur 
le  nez  s'arrête  tout  étonné , 
son  camarade  s'empresse  de 
lui  appliquer  une  pichenette 
sur  le  nez  en  lui  disant  grehus  ! 

*pu€e,  pourceau  :fârdepû€e 
grive,  faire  des  pourceaux  gri- 
velés,  faire  un  travail  en  dé- 
pit du  bon  sens. 

*pîlfâ;  —  tousser,  en  par- 
lant des  animaux. 

*pul ,   poule.    Quand   une 

RoussEY.   —  Glossaire. 


pûl 


369 


poule  «  chante  le  coq  »,  c'est- 
à-dire  comme  un  coq ,  c'est 
un  très  mauvais  présage,  sous 
peu  il  arrivera  un  grand  mal- 
heur, et  comme  si  la  poule 
en  était  cause,  on  s'empresse 
de  lui  tordre  le  cou. 

*pfil  :  sa  le  prèmir  pûl  kè  teàt 
keovâ,  c'est  la  première  poule 
qui  chante  qui  a  œuvé  (pon- 
du) ,  se  dit  à  celui  qui  se 
plaint  le  premier  dans  un 
groupe  où  l'on  sent  les  pets; 
—  e  n  fâ  pe  kôtâ  ic^  h  a  hi  d 
le  pûl,  il  ne  faut  pas  compter 
les  œufs  au  cul  de  la  poule, 
il  ne  faut  pas  vendre  la  peau 
de  l'ours  avant  de  l'avoir  tué. 

*pûlôt  grïj,  nom  de  la  ber- 
ceuse suivante  :  sa  le  pûlôtê 
grïjè  k  sa  ve  tu  pe  le  vïlè,  el  sa 
ve  rlyà ,  teàtà ,  far  i  kôkô ,  t 
hôhô,  7  kôkô  pu  noté  (nom  de 
l'enfant  que  l'on  endort),  hl 
pu  be  de  tu  «J:^  efâ,  c'est  la 
poulette  grise  qui  s'en  va 
tout  par  la  ville,  elle  s'en  va 
riant  ,  chantant  ,  faire  un 
coco,  un  coco,  un  coco  pour 
notre  X,  le  plus  beau  de  tous 
nos  enfants. 


370  pivè 

pîipA,  iif. ,  certaine  quantité 
de  filasse  enroulée  en  forme 
de  poupée  par  \qs  fcregl. Y oy. 

plLp. 

pûrêtru,  Porentruy.  Donne 
lieu  au  dicton  suivant  :  kà 
(a)  ve  e  pîirêtru,  kaskà  viue? 

—  ïn  îijè  h  pyèm  6ô  ku,  quand 
on  va  à  Porentruy,  qu'est- 
ce  qu'on  voit?  —  Un  oiseau 
qui  plume  son  cul. 

*puUà  ou  spfiUâ,  pourtant. 
pîit^ky  mot  que  dit  le  joueur 
dont  on  a  arrêté  la  bille,  cela 
lui  donne  le  droit  de  la  poser 
à  l'endroit  où  elle  serait  pro- 
bablement allé. 
pîltrùvek,  kerkèlï. 

*pî~iy,  pou.  Pour  faire  périr 
les  pous,  les  tiques  du  bœuf, 
on  le  frictionne  avec  de  l'u- 
rine dans  laquelle  on  a  fait 
macérer  du  tabac  et  de  l'ellé- 
bore. 

*pzuèn,  peine  :  pere,grà  pwcn, 
ke  n  vopè  rôlà  ve  twe,  t  le  betu  ! 
pardi,  grand  peine  (je  crois 
bien),  qu'il  ne  veut  pas  (r) 
aller  vers  toi ,  tu  l'as  battu  ! 

—  ià  bl  le  pwln  kl  ni  60  pôlA 
(pc  olâ),  c'est  bien  la  peine 


piue 
que  je  n'y  suis  pas  allé  (j'y 
suis  allé). 

*piue ,  pois  :  pwe  frï ,  pois 
frits.  Le  dimanche  des  pois 
frits  (La^tare),  tous  les  ma- 
riés de  l'année  emplissent 
une  grande  marmite  de  pois 
qu'ils  font  cuire  avec  très 
peu  d'eau  et  une  poignée  de 
sel,  c'est  ce  qu'on  appelle  les 
pois  frits.  Aussitôt  après  la 
messe,  les  enfants  accourent 
chez  les  nouveaux  mariés 
pour  avoir  des  pois.  On  les 
voit  au  travers  du  village, 
allant  d'une  maison  à  l'autre 
tout  en  mangeant  par  poi- 
gnées les  pois  qu'on  leur  a 
mis  dans  leurs  coiffures  ou 
dans  leurs  tabliers.  Mais  mal- 
heur à  ceux  qui,  par  oubli 
ou  par  avarice,  n'ont  pas  fait 
de  pois  frits  !  bientôt  toute 
la  marmaille  entoure  la  mai- 
son, se  met  à  crier  en  vouant 
à  tous  les  diables  ceux  qui 
sont  dedans.  Il  y  a  30  ans, 
le  dimanche  des  pois  frits 
était  pour  nous  un  jour  de 
fête;  longtemps  à  l'avance 
nous  comptions  les  jours , 


ra 

et  à  rheure  dite  nous  étions 
tous  prêts  à  faire  notre  petite 
tournée.  Cette  coutume  est 
en  train  de  disparaître,  beau- 
coup d'enfants  ne  savent  plus 
ce  que  c'est  que  les  pois  frits. 

piue  vûlô  (litt.  poil-duvet), 
pïtsrol.  Voy.  ce  mot. 

pyhâ  (litt.  plaçant),  celui 
qui,  au  jeu  de  bouchon,  lance 
son  palet  de  façon  qu'il  s'ar- 
rête, qu'il  se  place  le  plus 
près  possible  du  bouchon. 
Voy.  bûrà  et  Mru. 


m  371 

pyœdjnu,j,  pluvieux,  eusc. 
*pyœr  (pleur),  nm.,  tube 
terminé  à  l'une  de  ses  extré- 
mités par  une  pomme  percée 
de  trous.  On  s'en  sert  pour 
verser  du  vin  dans  un  ton- 
neau qui  en  contient  déjà. 
De  cette  façon  les  liquides  se 
mélangent  bien  et  ne  se  trou- 
blent pas. 

pyôkè,  nm.,  gros  flocon  de 
neige  ;  —  couche  épaisse  de 
neige. 


m.  Rang,  vd. 

*rà,  rien  :e  ne  pe  m,  il  n'a 
pas  rien,  il  est  riche. 

râbâ,  synonyme  de  nigaud; 
s'adresse  surtout  à  un  petit 
garçon. 

rabœnâ,  casanier,  ère, 

râbru  ,  ràhrûr,  ràbruyâ  , 
remettre  en  mouvement , 
ràbruyâ  une  horloge. 

râdu,  bâton  pour  rddâ  une 
voiture. 

ràjîôt ,  nf.,  petit  bout  de 
fil  de  fer  crochu  au  moyen 


duquel  la  fileuse  fait  repasser 
dans  le  trou  de  la  bobine  le 
fil  qu'elle  a  lâché  ou  qui  s'est 
brisé  en  filant. 

râfwmâ ,  casanier,  ière  ; 
—  5  ràfwïnâ,  rentrer  dans 
son  trou  ,  se  cacher  sous 
quelque  chose ,  comme  la 
fouine. 

ràgwï,  synonyme  de  ga- 
min. 

râkœnî ,  vêtu  ,  e,  d'habits 
noirs  et  sales. 

*ràsïnîilc,  rossignol.  On  ra- 


372  reg 

conte  qu'un  soir  de  juillet  le 
rossignol  fit  le  paresseux  et 
s'endorniitnuhautd'unécha- 
las  au  coucher  du  soleil.  Pen- 
dant la  nuit,  la  vigne  poussa 
si  vite  qu'elle  s'entortilla  au- 
tour des  pieds  du  rossignol 
qui,  à  son  réveil,  ne  put 
s'envoler.  Depuis  ce  temps, 
il  répète  sans  cesse  :  ta  k  le 
vèn  bûrre,  ï  n  màdrùnurà  pu, 
tant  que  la  vigne  poussera, 
je  ne  m'endormirai  plus. 
Depuis  cette  aventure ,  le 
rossignol  chante  la  nuit  pour 
ne  pas  s'endormir. 

rMî,  au  jeu  de  ptrot ,  on 
dit  rbôs  pour  avoir  le  droit 
de  remettre  sur  sa  main  une 
phvt  tombée  avant  que  l'on 
ait  commencé  à  jouer. 

rèbôlâst,  V.,  se  dit  d'une 
chose  trop  lourde  qui  fait 
monter  au  dessus  de  la  ligne 
horizontale  le  corps  destiné 
à  lui  faire  contre-poids.  3  kil. 
de  viande ,  par  ex. ,  placés 
dans  une  balance,  font  rcbô- 
làsi  un  poids  de  2  kilos. 

refrê:(nâ,  frissonner. 

règàgyî  ou  repâgy^,  en  par- 


reb 
lant  d'un  arbre   ployé  sous 
le  poids  des  fruits. 

*re^y,  règle.  Quand  on  tue 
le  cochon,  on  attiape  les  en- 
fants en  les  envoyant  cher- 
cher, dans  une  maison  située 
le  plus  loin  possible,  la  règle 
nécessaire  pour  ouvrir  le  porc 
exactement  par  le  milieu. 
Arrivés  à  l'endroit  indiqué, 
la  règle ,  qui  naturellement 
n'existe  pas ,  n'est  plus  là , 
on  l'a  prêtée  à  des  gens  qui 
demeurent  à  l'autre  bout  du 
village.  Les  pauvres  diables 
se  promènent  ainsi  jusqu'à 
ce  qu'une  bonne  âme  leur 
fasse  enfin  voir  qu'on  s'est 
moqué  d'eux. 

*rclcydt ,  nf.  ,  racloir;  — 
homme  peu  intelligent  et 
sans  énergie  morale  ni  phy- 
sique. 

rellyù,  nm.,  boue  ramassée 
sur  le  chemin  avec  une  reliyôt. 

irpcrii,  épargné,  e  :  sa  îédj 
1  so  d  repery.,  c'est  toujours 
un  sou  d'épargné. 

rcpcnji,  épargner. 

rt'bodjâ  (litt.  raborder),  re- 
venir avec  liésitation  quand 


rkœ 
on  :\  été  chassé  ou  lorsqu'on 
est  sorti  d'une  façon  insolite. 

irdu,  printemps;  —  temps 
doux  après  un  temps  froid. 

regnitâ,  radoter. 

rf'pUÔ,  mot  injurieux  qui 
se  dit  à  un  vieillard,  vey  rc- 
pîtô. 

reyû,  piocher  pour  la  pre- 
mière fois  des  pommes  de 
terre  ou  du  maïs. 

rhlâ  ou  rlslôt ,  nf.,  fouet- 
tée. 

l'ttâ ,  courir;  —  frapper 
des  épis  contre  un  mur  ou 
sur  un  bâton  que  l'on  tient 
à  la  main  pour  en  faire  sortir 
le  plus  beau  grain. 

rïbàbcn,  ribambelle. 

rij-nlâ,  rire  comme  un  fou 
à  propos  d'une  chose  insigni- 
fiante. 

*rïr,  rire  :  e  pût-e  lu  rir,  il 
porte  le  rire,  il  provoque  le 
rire  par  sa  tenue  ou  par  ses 
paroles. 

rîjîilu,  j,  celui,  celle  qui 
rijûL 

*rk(f',  t,  recuit,  e  :  cl  à  a  b'ito 
evu  rkœ,  il  en  a  bientôt  été 
recuit,  fatigué,  rassasié. 


rfo  373 

rh'icjâ  (litt.  relanguer),  se 
dit  d'un  enflmt  qui  rapporte 
les  paroles  d'un  autre  pour 
le  faire  pu  nr . 

rhucyâr,  rhufyu ,  rhûtlu , 
celui  qui  met  la  paille  en 
bottes. 

rnân  (litt.  renarder)  , 
tromper  quelqu'un  en  se 
moquant  de  lui  :  cl  a  evu  bï 
rnâre ,  il  a  été  bien  renarde, 
il  a  été  bien  attrapé,  il  s'en 
est  retourné  tout  penaud. 

rosôt,  girolle. 

roiemi,  picolo. 

rôbnîA,  corriger  en  bour- 
rant des  coups. 

rôgddïnâ,  vadrouiller. 

rôpâ,  frapper  des  coups  qui 
produisent  un  son  sourd. 

rôvô,  Rahon,  vd. 

rôtm,  Ronchamp. 
^rsàbyâ,   ressembler  :  e  In 
rsàby  tu,  il  le  ressemble  tout, 
il  lui  ressemble  tout  à  fait. 

rsôrteî,  herser  d'abord  un 
champ,  le  semer,  puis  herser 
de  nouveau. 

*rtôpa,  retaper  de  la  graine, 
la  revanner  pour  en  faire  sor- 
tir la  poussière  quand  on  veut 


374  rvi 

l'employer  comme  semence. 
On  prétend  que  la  poussière 
engendre  l'ergot. 

ruetà ,  rustaud;  —  celui , 
celle  qui  use  beaucoup. 

rnnù,  Romain,  vd. 

rilnâ.  On  dit  de  celui  qui 
est  absolument  ruiné  :  el  a 
rùnâ,  e  m  pu  râ  n  îïrà  n  bûtâ 
n^yâl  nérâ  dî  tii,  il  est  ruiné, 
il  n'a  plus  rien,  ni  tirant  ni 
boutant,  ni  diable  ni  rien  du 
tout. 

*rût^  route;  —  troupe  :  ne 
gros  mtdâre,  une  grosse  route 
(troupe)  de  gamins. 

rvènâbô  (litt.  revenant- 
bon,  pourboire;  —  héritage. 

rvh-bêiiô ,  retourne-bei- 
gnet, un  des  jeux  auxquels 
se  livrent  les  bergers.  Deux 
d'entre  eux  se  mettent  par 
terre  en  sens  inverse  sur  les 
mains  et  sur  les  genoux  ; 
deux  autres,  dont  l'un  la  tête 
en  bas,  se  saisissent  par  la 
taille  et  se  couchent  sur  les 
deux  premiers  avec  élan,  de 
façon  que  celui  qui  avait  la 
tête  en  bas  se  retrouve  sur 
ses  pieds  tenant  toujours  son 


riue 
camarade ,  et  ainsi  de  suite. 
*rvln ,  retournée  :  el  e  tiit 
sot€  d  rvïrî,  il  a  toutes  sortes 
de  retournées,  de  bons  mots 
pour  égayer  la  société. 

*rvïri,  nf.,  retournée;  — 
violente  émotion  causée  par 
une  bonne  ou  mauvaise  nou- 
velle. 

*rvïrô  (litt.  petit  retour), 
le  dimanche  qui  suit  celui 
de  la  fête  patronale.  Au  rvîrô 
on  fait  moins  bien  la  fête  que 
le  dimanche  précédent.  Nos 
fêtes  de  villages  se  perdent, 
et  dans  beaucoup  de  localités 
on  ne  fait  plus  le  rvhv. 
*rwt',  roi  : 

rive  d  pyô, 

pes  à  là. 

nue  derdjà, 

pes  à  mwetà. 

Roi  de  plomb, 

passe  au  long  (àcôté). 

Roi  d'argent, 

passe  au  moitan  (au 
milieu). 
Ces  phrases  se  répètent  entre 
joueurs  de  geUn.  Celui  qui 
joue  dit  :  roi  d'argent,  etc., 
c'est-à-dire,  roi  d'argent,  fais 


5en 


que  mon  palet  frappe  la  gclln 
au  milieu.  De  môme,  l'ad- 
versaire répond  :  roi  de 
plomb,  fais  que  son  palet 
passe  à  côté. 

rwcdjàku     ou     vivedjàkû , 


sû  375 

Voujeaucourt,  vd. 

riuedjmô,  Rougemont;  — 
le  rivedjmô,  les  Rougemont, 
les  habitants  de  Rougemont. 

rweU,  crèche  :  être  à  une 
bonne  riutte,  être  bien  nourri. 


sâkrèiiô,  sacré,  juron. 
■sànô,  Saulnot,  vh. 

*sâtâ,  sauter  :  el  à  vo  iàtâ  lé 
pïk,  il  en  veut  sauter  les  pi- 
ques, il  en  veut  mourir. 

*6âtï,  sentir  :  6ûlè  sa  tu 
lîL  bûkô,  cela  sent  (tout)  le 
bouc. 

sàtot£,  Santoche,  hameau 
du  Doubs. 

sésnâ,  Secenans,  vh. 

6m,  cercle  lumineux  qui 
entoure  la  lune  à  une  dis- 
tance variable.  On  dit  du 
5en  :pre  d  le  Un,  hue  d  lepyœdj, 
Iwl  d  le  Un ,  pre  d  le  pycêdj, 
près  de  la  lune,  loin  de  la 
pluie,  loin  de  la  lune  près 
de  la  pluie  ;  c'est-à-dire  , 
quand  le  6en  est  près  de  la 
lune,  c'est  un  signe  de  beau 


temps,  et  la  pluie  est  proche 
dans  le  cas  contraire. 

senmlA,  se  réjouir  d'avance. 

6efôrdjn,  St-Fergeux,  vh. 

se  spyî,  St-Sulpice,  vh. 

snâd,  nf.  Se  dit  des  poules 
qui  ne  veulent  plus  rentrer 
à  la  maison  quand  elles  sont 
encore  sous  le  coup  d'une 
grande  frayeur,  lorsqu'elles 
viennent  d'être  poursuivies 
par  un  chien,  par  ex.,  on  dit 
alors  qu'elles  ont  perdu  la 
snâd. 

sôpâ ,  blé  court ,  malade 
sur  pied  et  très  difficile  à 
faucher. 

'^stéki,  celle-ci  :  sa  prû  stekî, 
c'est  prou  celle-ci,  il  n'est 
pas  nécessaire  d'examiner 
davantage  si  la  chose  que  je 


376  tee 

tiens  est   bien  celle  que  je 

cherchais. 

sil  !  interj.  qui  s'emploie 
pour  inviter  un  animal  à  se 
lever  ou  à  lever  le  pied  quand 
il  marche  sur  une  chose  que 
l'on  veut  retirer,  un  bâton 
ou  du  fumier,  par  ex.,  su! 

6U  ! 


sîihnhe,  sobriquet. 

st'iM,  celle-ci.  Voy.  6teki. 

sîikdt,  nf.,  vieille  femme 
laide  et  bavarde. 

■swt'rà,  Sourans,  vd. 

6wez^ ,  szue^ôt  ,  fràswei  , 
Françoise. 

6wâ ,  Soye,  vd.;  —  les 
Soye,  les  habitants  de  Soye. 


ta  ke  prû,  tant  qu'à  prou, 
grandement,  assez. 

Uâdîr,  chaudière;  —  trou 
où  l'on  doit  ramener  la  balle 
(la  truie)  au  jeu  de  Marie- 
Margot. 

teàtne,  Chatenois,  vd. 

ieàpc,  Champey,  vh. 

tۈphjc,  Champagney,  vh. 

t€âpsÔ,  Chamesol,  vd. 

t€âvà,  Champvans,  vd. 

tecpiiji,  façonner  du  bois  à 
la  serpe  ou  au  couteau.  Il  est 
défendu  de  teepuji  le  diman- 
che; toutes  les  attelles  et  tous 
les  copeaux  que  nous  aurons 
faits  ce  jour-L\  nous  seront 
brûlés  sur  la  langue  dans  l'au- 


tre monde. 

i€ctrèUï  (litt.  châtre-chien), 
vieux  couteau  qui  ne  coupe 
pas. 

lfc:(d,  Chazot,  vd. 

îci':(C>!ô,  Chazelot,  vd. 

leî'py,  bande  de  cuir  qui 
relie  le  fléau  à  son  manche. 

tet-rïmàd.  Lorsque  les  ber- 
gers sont  assis  en  groupe,  si 
l'un  d'eux  vient  à  péter  et 
qu'il  oublie  de  dire  1699, 
ses  camarades  lui  tombent 
dessus  pour  lui  tirer  sans  pi- 
tié les  oreilles  et  les  cheveux 
tout  en  criant  :  l' le  tdrhndd, 
kl  rwt'  no::^  ï  niàd,  stu  k  nî  vere 
pe  src  In  tarlmàdâ,  à  la  t€hï- 


mâd,  le  roi  nous  y  mande, 
celui  qui  n'y  viendra  pas  sera 
bien  teerïmàdâ.  Si  un  enfant, 
pour  une  raison  quelconque, 
n'accourt  pas  à  la  ieh-imàd, 
il  est  Uenmàdâ  lui-même. 

Uenmàdâ,  tirer  les  oreilles 
et  les  cheveux  à  un  enfant. 
Voy.  teérïmàd. 

Uepyntâ,  faire  de  la  cha- 
pelure très  fine. 

t-eerîmàdn.  Quand  les  en- 
fants veulent  se  faire  une 
trompette  avec  le  chalumeau 
d'un  pissenlit,  pour  qu'elle 
marche  bien,  ils  répètent 
plusieurs  fois  tdniiiàdiî. 

*t€et ,  chatte  :  îiotè  téei  e  fâ 
de  tee  tu  pye  ne  i£er  pènè,  e  sô 
bîisu,  e  6ô  tûdju,  el  à  lu  nâ  deri 
Ui  ku,  notre  chatte  a  fait  des 
chats  tout  plein  un  panier, 
ils  sont  bossus,  ils  sont  tor- 
dus, ils  ont  le  nez  derrière 
le  cul.  Ce  couplet  se  répète 
sans  cesse  sur  un  air  de  polka 
en  dansant  ou  en  faisant  sau- 
ter sur  ses  genoux  un  enfant 
que  l'on  amuse. 

Uetâ,  habitant  de  Neuf- 
châtel. 


Itr  377 

t^âràvln,  Chalonvillers,  vh. 

Uôvîocn,  Chavanne,  vh. 

t€ôhuêni,  avelinier. 

teûUet,  nf.,  tire-bouchons 
(cheveux)  ;  —  huppe  de  la 
poule. 

t€iihâ,  faire  sauter  la  bille 
sur  laquelle  on  joue. 

teyn  (chiard),  sorte  de  pe- 
tit pressoir  dont  le  fond  est 
percé  de  petits  trous  et  qui 
servait  autrefois  pour  broyer 
les  pommes  de  terre  que  l'on 
mêlait  à  la  farine  pour  faire 
du  pain. 

tetir,  têtière. 

tertufî'l,  ail.  der  teufel. 
Pour  les  gens  de  Bournois, 
ûrtufel  ne  signifie  pas  le  dia- 
ble, ils  l'emploient  soit  pour 
faire  peur  aux  enfants  qui 
passent,  soit  comme  sobri- 
quet très  vague.  C'est  d'ail- 
leurs le  cas  de  la  plupart  des 
mots  étrangers  qui  ont  été 
introduits  dans  notre  patois 
par  les  soldats  depuis  23  ans; 
comme  on  n'en  connaît  pas 
exactement  le  sens,  on  les 
emploie  à  tout  propos  dans 
une  foule  de  cas  différents. 


378  ubâ 

tcnbustâ,  taribuster, 
tîtîyô,  nm.,  petite  mamelle. 
tôno  (jiô  dé),  nom  de  ton- 
neau, juron  familier. 

tônâr,  tonnerre  :  leml  e  tô- 
îiâr  à  tu  ?  là  où  aux  tonnerres 
est-il  ?  où  tonnerre  (diable) 
est-il  ? 

tôp-tât€  (litt.  tape-poche), 
homme  grand  qui  marche 
en  baissant  le  dos  et  en  flé- 
chissant les  jambes  à  chaque 
pas.  De  cette  façon,  les  po- 
ches, les  tâU  de  son  paletot 
lui  tapent  sur  les  fesses,  d'où 
top  tâu. 

totâ,  mourir  :  lu  vey  ve  totâ 
yù  d  se  ketrè  meti  epo  e  vyà  tu 
eviue  sô  butï,  le  vieux  va  mou- 
rir un  de  ces  quatre  matins 
et  puis  ils  veulent  tous  avoir 
son  butin. 


uhâ 
*tn1,  truie  ;  —  Marie-Mar- 
got :  djûr  Î'I  e  tru,  jouer  à  la 
truie,  à  Marie-Margot. 

trûtô  (etr  a),  être  en  trâtô, 
être  frappé  d'une  frayeur  su- 
bite. 

tu  bà  tu  just ,  tout  beau 
tout  juste,  c'est  cela,  juste- 
ment. 

tîirteènà  (htt.  tourchon- 
ner),  battre  quelqu'un. 

tûrt€i,  nf.,  soufflet. 

tûrtir,  tourtière;  — injure 
cl  l'adresse  d'une  femme. 

tut  unînià,  tout  uniment, 
tout  bonnement  :  yâ  dî  Siile 
tût  laiîmà,  je  lui  ai  dit  ou  j'ai 
dit  cela  tout  bonnement. 

twendo,  Tourdenoz,  vd. 

twerlâ,  battre  quelqu'un 
en  lui  donnant  des  coups 
violents  :  î  Jâ  bl  hutrlâ. 


u^I ,  Uzelle,  vd.;  —  le:^ 
u^'lt,  les  gens  d' Uzelle. 

ûbâ.  Ce  mot  s'emploie 
dans  une  foule  de  cas  où  l'on 


menace  :  7 1  ve  jâr  ûbâ,  ve,  je 
vais  te  faire  ûbâ,  va,  je  vais 
te  faire  marcher,  hier,  tra- 
vailler, etc. 


my 


ve€ 


379 


vâdôvô,  Valdahon ,  vd.  : 
e  50  kmà  le  bu  dï  vàdôvô ,  lu 
mvÂyii  n  va  pe  lu  niàrli,  ils 
sont  comme  les  bœufs  du 
(de)  Valdahon ,  le  meilleur 
ne  vaut  pas  le  plus  mauvais, 
pour  dire  que  deux  person- 
nes ,  deux  choses  ne  valent 
pas  mieux  l'une  que  l'autre. 

vàrœt€,  Vaureuche,  ferme 
sur  le  territoire  d'Uzelle. 

vey  menu,  vieille  grand' 
mère-,  jeu  d'enfants.  Une 
petite  fille  ou  un  petit  garçon 
prend  un  bâton  et  s'appuie 
dessus  en  marchant  pénible- 
ment comme  un  vieillard  in- 
firme et  brisé.  Tous  se  pré- 
cipitent sur  son  passage  en 
lui  disant  :  levûs  k  V02^  ôlâ, 
vey  menie  ?  —  ï  màn  âve  preyî 
e  lèglï^.  —  vyî  vo  k  no':{  ôlî 
devû  vo?  —  nënî,  vo pôtrï  trû. 
—  fiènî,  vey  menie,  no  n  pôtrâ 
pe  sélmâ  î  pô  d  pus.  —  e  bl  ! 
el  à  bl ,  elô ,  vent,  me:(^  efâ, 
ou  allez-vous,  vieille  grand' 


mère  ?  —  Je  m'en  (en)  vais 
prier  à  l'église.  —  Voulez- 
vous  que  nous  allions  avec 
vous  ?  —  Nenni,  vous  péte- 
riez trop.  —  Nenni,  vieille 
grand'mère,  nous  ne  péte- 
rons pas  seulement  un  pet 
de  puce.  —  Eh  bien  !  il  est 
bien,  allons,  venez,  mes  en- 
fants. A  l'entrée  de  l'église, 
qui,  bien  entendu,  est  ici  un 
lieu  quelconque  ,  la  vieille 
grand'mère  fait  semblant  de 
donner  de  l'eau  bénite  à  tout 
le  monde  avec  son  bâton , 
aussitôt  les  faux  dévots  se 
sauvent  en  imitant  avec  la 
bouche  le  bruit  des  pets,  et 
la  même  de  courir  après  en 
frappant  à  tort  et  à  travers 
avec  sa  béquille. 

ve€e ,  tonneau  :  vvrî  à  vïr 
vhè,  viré  en  vire  tonneau , 
placé  en  travers;  se  dit  sur- 
tout de  la  gelïn  lorsqu'elle 
tombe  à  droite  ou  à  gauche 
par  rapport  au  joueur. 


380  vlâ 

velUèvrâ\  Vcllechevreux, 
vh. 

veràd,  nf.,  sorte  de  com- 
pas dont  se  sert  le  charron. 

vcràdâ ,  tracer  des  lignes 
avec  la  vcràd. 

verkèlur,  chose  de  peu  de 
valeur;  —  personne  sans  mé- 
rite. 

veUâ,  nm.,  vachard,  vache, 
pris  comme  insulte, 

va,  impératif,  vois. 

vUlôt,  diminutif  de  vî€i. 

vitre  y  Viéthorey,  vd. 

vîkà,  nm.,  vivant  liàibô 
vivâ,  c'est  un  bon  vivant,  un 
franc  et  joyeux  garçon. 

*vï,  vin  -.fàr  de  vJ,  faire  des 
vins.  Quand  une  personne 
vend  son  bien  aux  montes , 
aux  enchères,  elle  augmente 
le  prix  d'achat  de  quelques 
centimes  par  franc,  avec  cette 
augmentation  ,  le  vendeur 
paye  à  boire  à  tous  les  ac- 
quéreurs :  c'est  ce  qui  s'ap- 
pelle/^t/rt'  du  vin;  —  elr  àtrè 
du  vl,  être  entre  deux  vins, 
un  peu  en  ribotte, 

vlàtîitt,  Valentigney,  vd, 
vlâ  le  vt'l,  Villers-la-Ville, 
vh. 


vyô 

vôrdju ,  verjus. 

vrèdjen  (/è) ,  Vergranne, 
vd. 

vûlà,  t,  volant,  e  :  lt':(  il  je 
dï  m  5Ô  lu  villa,  les  oiseaux 
du  nid  sont  tout  volants,  ils 
ont  les  plumes  assez  déve- 
loppées pour  pouvoir  voler. 

vwekt  ou  vwesi,  voici. 

■vvjèpr,  guêpe.  Quand  on 
est  piqué  par  une  guêpe  ou 
une  abeille,  on  se  frotte  la 
partie  piquée  contre  l'anus  ; 
cela  calme  la  douleur  instan- 
tanément. D'après  un  de  mes 
amis,  professeur  à  Kristian- 
sund  ,  ce  remède  est  aussi 
employé  en  Norwège. 

*vwty,  veille  :  s  le  siveîi  rvt 
âkii  stànâ ,  an  a  pe  ^u  le  vwy 
detr  ârâ,  si  la  sécheresse  re- 
vient encore  cette  année,  on 
n'est  pas  sur  la  veille  d'être 
heureux, 

iOïl,  huile  :  e  fâ  lilnl  tM  le 
nœ ,  il  fait  l'huile  toute  la 
nuit ,  il  remue  sans  cesse 
quand  il  est  couché. 

vyàja,  Villafans,  vh. 

vyodj,  nm.,  serpe  à  long 
manche  pour  couper  les  épi- 
nes. 


yw 


xà 


381 


y,  je,  dans  une  phrase  in- 
terrogative  :  pcy,  vôy,  puis-je, 
veux-je. 

yïiHôihl,  Hiémondans,  vd. 

)"//)"//,  cochon,  en  langage 
enfantin. 

ywâ)!,  Huanne,  vd. 


^enô,  Zénobie. 

:(îdôr,  Isidore. 

:(ï:^t,  nm.,  chose  de  peu  de 
valeur  ;  —  enfant  chétif. 

:(pkô,  bœuf  maigre  et  sans 
force;  —  personne  laide  et 
sans  énergie  ;  —  terme  in- 
jurieux. 


2'^    SUPPLÉMENT 


âpûô,  nm.,  sorte  de  poin- 
çon servant  à  percer  le  cuir 
et  le  fer-blanc, 

ânioîlâ  (litt.  enhuiler), 
huiler. 

*âbnîti,  carde  à  foulon. 
L'eau  qui  séjourne  dans  les 
feuilles  des  âbnîtî  a  la  même 
propriété  que  l'eau  bénite  de 


pâk  et  de  la  pàlkôt,  en  outre, 
elle  fait  devenir  beaux  les 
jeunes  et  rajeunit  les  vieux 
qui  se  lavent  avec, 

ânïyœ,  litt,  en  nul  lieu  : 
leviiskè  te  evu  ?  —  à  fiîyœ. 
Où  es-tu  allé  ? —  En  nul  lieu, 
je  ne  suis  pas  sorti  de  chez 
moi. 


bârbàr,  barbare  ;  —  barbu, 
dans  le  jeu  suivant.  Se  pre- 
nant réciproquement  par  le 
menton,  deux  enfants  tien- 
nent ce  dialogue  :  je  te  tiens 
barbare.  —  Moiz  aussi,  bar- 
bare, —  Le  premier  qui  rira 
de  nous  deux  aura  une  bonne 
mouchette  (mouchée,  souf- 
flet).  Et   tous   deux  de   se 


regarder  l'un  essayant  de 
faire  rire  l'autre  par  des 
gestes,  des  grimaces,  des 
folî,  etc,  le  premier  qui  rit 
reçoit  instantanément  un 
soufflet, 

*bâve,  désigne  le  garde- 
champêtre  dans  plusieurs 
locahtés  des  Vosges.  Voy. 
bave. 


384  bét 

bèrdûf  ou  brèdûf  (onoma- 
topée). Mot  qui  exprime  le 
bruit  sourd  que  produit  en 
tombant  un  corps  lourd  et 
volumineux.  Interjection  : 
berdnf!  viucle  le  muetiir  de 
fiuè  ke  vôeâ,  bèrdûf!  voilà  la 
voiture  de  foin  qui  a  versé. 

bèrm,  rendre  brun  sous 
l'action  du  feu.  Pour  les 
rendre  plus  résistants  et  les 
empêcher  de  gercer,  on  bhiii 
les  tîmô,  les  jougs,  les  essieux, 
les  pènôl,  etc.,  faits  avec  du 
bois  encore  vert. 

bérnî,  t,  adj.,  bruni,  e. 

bèrnô,  t,  brunot,  ote;  — 
nom  de  bœuf  et  de  vache  au 
pelage  brun. 

bet  bête.  Avant  de  faire 
entrer  à  l'écurie  les  bètcs 
que  l'on  a  aciietées,  on  les 
bénit.  Les  femmes  et  surtout 
les  enfants  guettent  le  retour 
du  papa  lorsqu'il  est  allé  à 
la  foire  pour  acheter  des 
bêtes,  s'il  en  ramène,  aus- 
sitôt qu'on  l'aperçoit,  tout  le 
monde  crie  :  vil,  de  làbiiït! 
et  l'on  accourt  chercher  l'eau 
bénite  que  tous  les  ménages 


bru 
conservent  dans  un  vieux 
vase.  Une  fois  aspergés  (^si- 
i^nés)  les  animaux  ne  sont 
plus  di's  étrangers  et  on  leur 
donne  place  à  l'étable. 

bet,  bête.  Les  enfants  ap- 
pellent bét  dî  bô  du,  bêtes  du 
bon  Dieu,  les  mouches,  les 
coléoptères  aux  ailes  dorées  ; 
par  contre,  bêtes  du  diable,  les 
insectes  noirs. 

bet  rwedj,  bête  rouge,  bête 
qui  appartient  à  l'espèce  bo- 
vine. 

bûâ  Je  ter,  baiser  la  terre. 
Il  y  a  une  trentaine  d'années, 
lorsqu'un  enfant  avait  com- 
mis une  faute  grave,  après 
avoir  reçu  une  sévère  cor- 
rection, il  était  obligé  de  se 
mettre  à  genoux,  de  réciter 
le  Pater  en  pleurant  et  de 
baiser  la  terre  ensuite  en 
demandant  pardon.  Aujour- 
d'hui les  enfants  sont  élevés 
beaucoup  plus  librement  et 
ne  connaissent  plus  la  dure 
et  humiliante  punition  de 
bikâ  le  ter. 

*bru,  bru.  Autrefois,  lors- 
qu'une jeune    mariée   allait 


der 
bru,  c'est-à-dire  habiter  avec 
ses  beaux-parents,  en  arri- 
vant sur  le  seuil  de  la  porte, 
le  jour  de  la  noce,  on  lui 
remettait  sur  une  assiette  les 
clefs  de  la  maison  entourées 
de  bonbons,  puis  la  pwete. 
Cet  usage  a  disparu  depuis 
une  cinquante  d'années,  d'a- 
près les  souvenirs  de  la  Marie 
Daudon  (actuellement  âgée 
de  65  ans). 

bus,  bosse;  —  bourgeon 


djâ 


385 


en  train  de  s'ouvrir,  se  dit 
surtout  en  parlant  de  la 
vigne. 

biilH,  boutoir. 
*hyèii  ou  b:(èn,  besogne  :  5 
nà  pe  d  le  b:^n  deglî^,  ce  n'est 
pas  de  la  besogne  d'église, 
dit-on  pour  s'excuser  d'un 
travail  trop  grossièrement 
fait  ou  pour  engager  quel- 
qu'un à  aller  plus  vite  dans 
une  besogne  à  laquelle  il 
apporte  trop  de  soin. 


€ekey,  chacal.  Ce  mot  a  été 
introduit  dans  notre  patois 
par  les  soldats  ayant  fait  leur 


congé  en  Afrique.  On  l'em- 
ploie surtout  comme  sobri- 
quet. 


dérota,  ôter  :  derotâ  vo,  mô 
ghô,  lèyî  pesa  le  bet  (dérôtez- 
vous)  ôtez-vous,  mon  gar- 
çon, laissez  passer  les  bêtes. 
Voy.  roiâ.  Les  jeunes  gens 
tournent  en  ridicule  la  ma- 

RousSEY.  —  Glossaire. 


nière  dont  les  vieilles  disent 
dhotè  tê,  rotè  tè,  été  té,  au  lieu 
de  la  forme  actuelle  dérot  té, 
rot  tè,  ot  tê,  ôte-toi. 

djàdârin  ou  jàdâriii,  gen- 
darme ;  —  lygée.  Voy.  pnâj. 
25 


386  chè 

djekô  ou  djàk,  Jacques. 

djâkôt,  femme  dont  le 
mari  s'appelle  djâk  ou  djekô. 

djevlâ  (litt.  javeler).  Lors- 
que les  céréales  sont  fauchées, 
on  ne  les  met  pas  tout  de  suite 
en  gerbes,  on  les  hisse  Javeler 
pendant   quelques  jours  en 


ekè 
endains,  c'est-à-dire  sécher 
et  achever  de  se  mûrir  sur  le 
sol.  Les  graines  qui  n'ont 
pas  assez  djei'iâ  sont  très 
difficiles  à  battre. 

djwûfrâs  ou  djîvfrh,  témi- 
nin  de  juif. 


ekèdr,  faire  marcher  les 
bœufs  en  les  fouettant  ou  en 
les  excitant  par  la  voix,  prin- 
cipalement au  moyen  du  mot 
ey.  Dans  aucun  pays  je  n'ai 
entendu  les  gens  crier  autant 
et  aussi  fort  qu'à  Bournois 
pour  ekàlr.  Plusieurs  se  font 
entendre  à  plus  de  trois  kilo- 
mètres et  cela  pendant  sept 
ou  huit  heures  sans  s'arrêter. 
En  ekèyà,  toutes  les  épithètes, 
tous  les  noms  possibles  et 
imaginables  sont  donnés 
à  l'attelage.  Quelques-uns 
tiennent  avec  leurs  bœufs  de 
véritables  et  très  curieuses 
conversations.  A  la  charrue, 
c'est  généralement  un  enfant 


qui  est  chargé  de  guider  les 
bœufs  et  d'ekêdr  ;  on  l'entend 
crier  d'une  voix  traînante, 
lamentable  :  cy  !  ey  !  Avec  ce 
simple  cri  répété  sans  cesse 
il  y  aurait  déjà  de  quoi  l'épui- 
ser, mais  cela  ne  suffit  pas, 
il  faut  quil  cause  les  bœufs, 
qu'il  fouette,  qu'il  débourre 
(voy.  *dcl>iirâ),  etc.  Quand 
cela  va  mal  tout  retombe  sur 
celui  qui  ekê  et  souvent,  en 
même  temps  que  les  bœufs, 
il  reçoit  sa  part  de  coups  de 
fouet  ou  le  nityô  dans  les 
jarrets.  Le  bambin  a  mille 
sujets  de  distraction  :  les 
oiseaux  qui  suivent  la  char- 
rue et  auxquels  il  s'amuse  à 


/ 

jeter  des  cailloux,  les  vers 
blancs  qu'il  aime  à  écraser 
dans  le  sillon  ou  à  jeter  en 
l'air  au  moyen  d'une  ba- 
guette, puis  les  noisettes, 
les  baies,  etc.  Mais,  quand  il 
lui  arrive  de  se  livrer  à  ces 
plaisirs,  cela  ne  dure  pas 
longtemps,  une  motte  de 
terre,  un  caillou,  un  coup 
de  fouet,  le  incyô,  viennent 
vite  lui  faire  retrouver  son 
cri  :  ey  !  ey  ! 


f 


387 


ennut'ta  (litt.  amècher), 
tirer  avec  une  épingle  la 
mèche  d'une  vieille  lampe 
à  huile  à  mesure  qu'elle 
s'use. 

*et£lâ  (échellée),  quantité 
de  fourrage  que  peuvent 
contenir  les  échelles  d'un 
char  :  neUlâ  d  fivc. 

ernî  (de  erèii,  araignée), 
nni.,  toile  d'araignée. 

t'y,  cri  pour  faire  marcher 
les  bœufs.  Voy.  yii  et  ekédr. 


f 


*fêy,  fille.  En  principe,  les 
filles  du  village  appartiennent 
aux  garçons  du  village.  Si  un 
étranger  se  permet  d'en  venir 
courtiser  une,  il  s'expose  aux 
plus  désagréables  aventures. 
Les  garçons  de  l'endroit, 
après  s'être  déguisés,  vont 
attendre  l'amoureux  à  l'en- 
droit le  plus  désert  du  che- 
min qu'il  doit  prendre  en 
s'en  retournant.  Aussitôt 
qu'il  arrive,  tous  lui  tombent 
dessus^  et,  après  l'avoir  érein- 


té  de  coups,  le  déshabillent 
complètement,  lui  font  ré- 
citer ses  prières  à  genoux, 
demander  pardon,  etc.,  puis 
ils  le  vernissent  et  le  ren- 
voient ainsi  les  mains  solide- 
ment attachées  derrière  le 
dos  et  après  lesquelles  ils  lui 
lient  ses  habits  en  paquet. 
Un  jour,  un  jeune  homme 
Çyôdô)  s'en  revint  tout  nu, 
verni,  les  mains  liées  derrière 
le  dos,  portant  en  ceinture 
de  vieux  flacons  en  fer  rem- 


388 


gàh 


plis  de  cailloux,  et  sur  la  tète 
un  vieux  chapeau  enruban- 
né, puis  de  grosses  lunettes 
bleues.  En  le  voyant,  tous 
ses  parents  se  sauvèrent,  le 
prenant  pour  le  diable.  Bien- 
tôt vingt  personnes  accouru- 
rent avec  des  fourches  de  fer, 
des  bâtons,  etc.;  heureuse- 
ment yôdô  put  se  faire  recon- 
naître assez  tôt  :  plusieurs 
voulaient  qu'on  lui  tirât 
dessus.  Cependant,  quand  la 
jeune  fille  courtisée  par  un 
étranger  n'est  pas  jolie,  on  se 
contente  de  faire  quelques 
niches  à  celui-ci,  pour  rire. 
Par  exemple,  on  s'habille  en 
fantôme  et,  avec  des  courges 
transformées  en  masques  à 
l'intérieur  desquelles  on  met 
une  bougie,  on  poursuit  le 


gei. 
galant. 

fora,  ferrer  :  fbrà  e  byà, 
ferrer  à  blanc.  Habituelle- 
ment on  ne  met  de  fers  aux 
bœufs  que  sous  les  quatre 
doigts  intérieurs.  Quand  les 
bœufs  ont  de  mauvais  pieds 
et  qu'on  est  obligé  de  leur 
mettre  huit  fers  au  lieu  de 
quatre,  on  dit  qu'on  les  ferre 
à  blanc. 

*fos,  fosse.  Quand  une  per- 
sonne meurt,  sa  fosse  est 
creusée  par  deux  hommes 
auxquels  on  donne  chacun 
deux  francs  et  un  bon  repas. 
Les  fossoyeurs  ne  doivent 
pas  être  parents  avec  le  dé- 
funt, le  cas  contraire  serait 
regardé  comme  une  profa- 
nation. 


gâb,  boiteuse,  s'emploie 
toujours  avec  un  sens  de 
mépris  ou  de  moquerie. 

gâbï,  nm.  et  f.,  même  sens 
que  gâb;  ne  se  dit  qu'en  par- 


lant des  femmes. 

gchnU,  sobriquet  ou  injure 
qui  s'adresse  à  un  enfant  peu 
intelligent  et  toujours  accou- 
tré. 


grà-ete  (grand-hache), 
hache  dont  se  servent  les 
charpentiers  et  les  scieurs 
de  long  pour  équarrir. 

grà-vâ  ou  5ofyô  (grand-van 
ou  soufflet),  tarare. 


1er  389 

gréyô,  rhinanthus  minor. 


île,  l'opposé  de  ïkî. 


jàdârm.  Voy.  djàdârin. 
*jô:(ef,    dôde,    duia,   djîdjl, 
djo:[e,  djoxiyô,  Joseph. 


////,  Jules. 

jitlô,  diminutif  de  Jules. 


k 


hèyrot,  diminutif  de  liyh 
kî,  ci  :  e  nâ  pc  hi,  il  n'est 
pas  ci  (ici).  Voy.  6Ï. 
*krèsî,  fêler. 
krésî,  î,  fêlée,  e. 
*km>â,  couver.  Lorsque  la 
ménagère  met   couver  une 
poule,  elle  a  toujours  soin 
de  déposer  au  fond  du  nid 


un  morceau  de  fer,  cela  pour 
que  le  tonnerre  ne  tue  pas 
les  poussins  dans  l'œuf. 

kyî  ou  kéyî,  cuiller  :  btyîin 
ne  Hyt.  î  nâ  pwè  d  kêyî,  don- 
nez-moi une  cuiller.  Je  n'ai 
point  de  cuiller. 

kyû,  mot  pour  chasser  les 
cochons. 


/ 


lêrdje,  nm . ,  endroit  où  cela 
glisse;  —  empreinte  que 
laisse  sur  le  sol  le  pied  quand 


on  marche,  surtout  avec  des 
sabots,  sur  un  terrain  mou, 
argileux  et  en  pente. 


390  nU 

Icsl'ir  (de  /f\v),  adj.,  lai- 
tière, en  parlant  d'une  vache 
on  dit  qu'elle  est  bonne  ou 


mauvaise  Ihlîr. 

*Icslii,  j,   celui,    celle  qui 
aime  beaucoup  le  lait. 


m 


ma  byà  (litt.  mal-blanc), 
muguet.  Ce  mal  se  barre 
avec  une  pièce  de  vingt  francs 
ou  des  joncs  cueillis  avant  le 
soleil  levant. 

*inol€ôt  (diminutif  de  luote, 
mouche),  abeille.  Au  mo- 
ment où  l'on  prévoit  que  les 
abeilles  vont  essaimer,  on 
fait  surveiller  les  ruches  par 
les  enfants  ou  par  les  vieil- 
lards. Aussitôt  que  ceux-ci 


voient  les  abeilles  sortir  en 
nuées,  ils  donnent  l'alarme. 
Alors  tout  le  monde  accourt 
en  frappant  sur  des  faux,  des 
casseroles  ou  des  plaques  de 
tôle;  ce  bruit  fait  que  les 
abeilles  ne  s'éloignent  pas. 
On  les  empêche  également 
de  se  sauver  en  leur  jetant 
des  poignées  de  sable  ou  de 
terre. 

niûsîû,  moustique. 


ntèy,  lentille.  Les  enfants 
s'amusent  à  dire  à  tour  de 
rôle  chacun  sept  fois  :  ntèy 
frêgèy,  ntùy  frègèy,  lentille 
freguille,  sans  debôgeyi  (débé- 
gailler),  c'est-à-dire  sans 
reprendre  haleine.  Celui  qui 
respire  avant  d'avoir  répété 
sept  îoxsnètùyfrûgèy  reçoit  sept 


coups  de  poing  derrière  le 
dos. 

*/,//,  nid  :  ifi  d  fihiï-huhô, 
nid  de  fonnr-foi-aii-hiiissoii. 
Les  enfants  attrapent  les  tout 
petits  en  leur  disant  qu'ils 
vont  leur  faire  voir  un  nid 
d'oiseaux  ayant  un  plumage 
de  toutes  les  couleurs,  ces 


pas 
oiseaux  s'appellent  fûrtî- 
biue€ô.  Conduisant  le  novice 
devant  un  buisson  très  épi- 
neux, au  moment  où  il  écar- 
quille  ses  yeux  pour  voir  le 
nid  imaginaire,  ils  le  pous- 
sent brusquement  au  milieu 
des  épines  d'où  il  sort  en- 
sanglanté, et  le  tour  est  joué. 
m  d  pïk-tolô,  nid  de  pique- 


per  391 

talon.  Le  nid  de  pique-talon 
est  la  môme  attrape  que  le 
nid  de  fur lî-bwhô  (y oy.  y/), 
avec  cette  différence  qu'on 
pique  l'enfant  au  talon  quand 
il  ouvre  le  buisson  pour  voir 
le  nid. 

mpute,  n'importe;  nlpût-e 
ku,  n'importe  qui. 


P 


pal,  vanne. 

*pâtkôt  ou  pàiikôt,  Pente- 
côte. —  Pour  ne  pas  être 
mordu  des  serpents  et  même 
pour  ne  pas  en  voir  dans 
l'année,  il  suffit  de  boire  un 
peu  d'eau  bénite  à  jeun  le 
jour  de  la  Pentecôte.  Voy. 
pâk  et  àbnifî. 

pàtô,  pantet  :  sâgedjî  dà  le 
pàtô  rô,  s'engager  dans  les 
pantets  ronds,  se  marier. 

pâsyô,  passion.  Pendant  les 
mois  de  mai  et  de  juin,  tous 
les  matins,  avant  la  messe, 
le  prêtre  récite  la  Passion 
(voy.  pïkâ)  pour  demander 


à  Dieu  de  protéger  les  ré- 
coltes. Après  la  moisson, 
les  sacristains  font  le  tour 
du  village  avec  une  voiture 
et  entrent  chez  chaque  culti- 
vateur prendre  une  gerbe  de 
blé  que  celui-ci  donne  au 
curé  pour  le  remercier  des 
prières  de  la  Passion. 

*peredl,  paradis.  Pour  voir 
s'ils  iront  en  paradis,  en 
purgatoire  ou  en  enfer,  les 
enfants  prennent  une  tige  de 
graminée  encore  verte,  qu'ils 
font  passer  le  plus  verticale- 
ment possible  entre  le  pouce 
et  l'index,  tout  en  la  serrant 


392  pir 

de  façon  à  en  faire  sortir  une 
goutte  de  sève  par  le  bout 
coupé.  Si  la  gouttelette  se 
présente  bien  formée  sur  le 
bout  du  chalumeau,  sans 
pencher  ni  à  droite  ni  à 
gauche,  c'est  le  paradis  pour 
celui  qui  fait  l'expérience,  le 
purgatoire  si  elle  penche,  et 
l'enfer  si  la  sève  n'est  pas 
assez  abondante  pour  former 
une  goutte. 

pe  b}iï,  pain  bénit.  Voy. 
teàtlô.  Les  fidèles  prennent 
deux  ou  trois  pains  bénits, 
en  mangent  un  et  mettent 
les  autres  dans  leur  poche 
pour  les  petits  restés  à  la 
maison  ;  ceux-ci  accourent 
au  devant  des  grandes  per- 
sonnes revenant  de  la  messe 
pour  avoir  des  pains  bénits, 
une  véritable  friandise,  c'est 
du   pain  blanc!  Voy.  fiuh. 

*pœrî,  î,  pourri,  q  :  el  a 
part  grâ,  il  est  pourri  gras, 
gras  à  l'excès. 

ptr,  pierre.  Afin  de  pré- 
server le  bétail  des  maladies, 
des  sorts  que  pourraient  lui 
jeter  les  sorciers,  on  suspend 


pyœ 
au  plancher  de  l'étable  une 
pierre  trouée  naturellement. 

p?-h,  nf.,  levier  en  fer  em- 
ployé surtout  par  les  carriers. 

prhô,  nm.,  petite  prh. 
Voy.  prh. 

pfielô  d  set  àtiuen  (litt.  pe- 
tit porc  de  saint  Antoine), 
cloporte.  Les  enfants  le  re- 
gardent comme  une  bète 
sacrée  à  laquelle  on  ne  doit 
pas  faire  de  mal. 

*pîijô,  nf.,  poison.  Nom 
donné  à  toutes  les  plantes 
vénéneuses,  telles  que  la  bel- 
ladone, l'aconit,  le  datura, 
etc. 

*pyc'in,  plume.  Q.uand  un 
malade  est  à  l'agonie,  on 
s'empresse  de  lui  enlever 
ses  oreillers  :  on  ne  peut  pas 
mourir  tant  que  l'on  a  la 
tête  sur  de  la  plume,  et  sur- 
tout si  c'est  de  la  plume  de 
pigeon. 

*pyœdj ,  pluie.  Quand  la 
pluie  se  fait  trop  longtemps 
attendre  l'été  on  va  la  cher- 
cher. Toute  la  paroisse  part 
en  procession,  jusque  dans 
les  villages  voisins,   auprès 


res 
d'une  vierge,  d'un  saint  ou 
d'une  croix  célèbres.  Chacun 
a  soin  de  mettre  sous  son 
bras  un  gros  parapluie,  bien 
qu'il  n'y  ait  souvent  pas  un 
nuaiïe  au  ciel.  Le  long  du 


fôg  393 

chemin  on  chante  les  lita- 
nies, on  récite  le  chapelet, 
tout  en  regardant  sans  cesse 
de  tous  les  côtés  si  quelque 
gros  nuage  va  apporter  la 
pluie. 


*râ,  rien  :  l  râ  In  no  dàn 
vey  bé2;et£,  un  rien  tout  neuf 
dans  une  vieille  besace.  Lors- 
qu'un enfant  demande  ce 
qu'on  lui  donnera,  ce  qu'on 
lui  rapportera  de  la  foire  ou 
de  la  fête,  on  lui  répond, 
pour  s'en  défaire,  se  moquer 
de  lui  ou  lui  dire  qu'il  n'aura 
rien  :  î  râ  tu  no  dàn  vey 
hè^te.  On  dit  aussi  d'une 
chose  de  peu  de  valeur  qu'elle 
ne  vaut  pas  un  rà  tu  no  dàn 
vey  bè7^t€. 

ràkvey,  nm.,  rien  qui 
vaille  :  vey  ràkvty. 

regrûtâ,  chanter  très  mal. 

resnâ,  cep  portant  quelques 
racines  et  que  l'on  emploie 
de  préférence  lorsqu'on  fait 
une  vigne. 


re:;ôiunà,  écho. 
*rUvâ,  relever. 

rnâ,  renard  :  lernâ  de  vïtr, 
les  renards  des  Vitres.  On 
appelle  renards  les  gens  des 
Vitres  parce  qu'ils  vivent 
solitairement  dans  leur  ha- 
meau comme  les  renards 
dans  leurs  tanières. 

rôgâsyô,  rogations.  Pen- 
dant la  procession  des  roga- 
tions le  prêtre  bénit  les  fon- 
taines elles  puits  pour  qu'ils 
ne  tarissent  pas  et  pour  que 
l'eau  soit  saine.  Tout  en 
récitant  des  prières,  il  jette 
dans  l'eau  du  sel,  de  l'eau 
bénite  puis  une  petite  croix 
Elite  avec  de  la  cire  du  cierge 
pascal.  Auprès  de  chacune 
des  croix  qui  ont  été  déco- 


394  ^01 

rées  on  fait  une  station.  En 
s'en  allant,  le  prêtre  colle 
une  petite  croix  du  cierge 
pascal  sur  un  caillou  et  la 
jette  dans  un  champ  ou  dans 
un  jardin.  Cette  croix  est 
bien  vite  ramassée  par  les 
mamans  qui  ont  des  garçons 
qui  vont  tirer  au  sort  ;  on  en 
met  un  petit  morceau  dans 
les  habits  du  conscrit,  et  // 
ramène  un  bon  numéro. 

ro:(  dé  jerîkô  (rose  de  Jéri- 
cho), anastatique  hygro- 
mètre. Depuis  plus  d'un 
siècle,  la  famille  Voitot  pos- 
sède une  rose  de  Jéricho. 
Le  jour  de  Noël  on  la  met 
fleurir  dans  un  verre  d'eau 
et  tout  le  monde  vient  prier 
autour.  Quand  la  rose  s'épa- 
nouit bien,  qu'elle  remplit 
le  verre,  l'année  qui  va  com- 
mencer sera  une  année 
d'abondance  ;  l'année  mé- 
diocre est  annoncée  par  une 
ouverture    moyenne    de    la 


riue 
rose,  et  quand  celle-ci  fleurit 
tout  à  fait  mal  on  est  sûr 
d'avoir  une  année  de  misère. 
Dans  les  cas  désespérés  on  a 
recours  à  la  rose  de  Jéricho 
pour  sauver  un  malade.  Il  y 
a  une  trentaine  d'années  un 
jeune  homme  (jeôfet^  se  noya 
dans  une  rivière;  comme  on 
ne  parvenait  pas  à  retrouver 
le  cadavre,  quelqu'un  eut 
l'idée  de  recourir  à  la  rose  de 
Jéricho.  Elle  fut  mise  dans 
un  verre  d'eau  et  promenée 
sur  la  rivière;  au  moment 
où  elle  fut  ouverte  on  s'ar- 
rêta et  à  l'endroit  même  on 
repêcha  le  noyé  :  la  rose  avait 
fait  un  miracle  de  plus. 

*ro^,  rose,  Rosalie. 
ro:^Jî,  Rosalie.  Voy.  ro:^. 

*roiôt,  diminutif  de  rose  et 
de  Rosalie  ;  —  nom  de  vache. 

*rôdô,  rondelet;  nom  d'un 
bœuf  au  corps  ramassé. 

ru't'djôt,  nf.,  melampyrum 
arvense. 


âb 


seh 


395 


6âmûlâ,  nettoyer  des  us- 
tensiles avec  du  sàmnlô. 

sâvwèiid,  nm.,  sorte  de 
viorne  à  peau  lisse  et  quel- 
quefois rougeâtre;  on  s'en 
sert  pour  clôturer  les  jardins. 

sa  te,  santé  :  evotsàtc,  kfila. 

—  tu  mô  kâr  e  le  votr,  djo- 
Zïyô,  à  votre  santé,  Nicolas. 

—  Tout  mon  cœur  à  la 
vôtre,  Joseph.  —  Quand 
une  personne  est  occupée 
ou  qu'elle  se  trouve  trop 
éloignée  pour  trinquer  avec 
la  société,  elle  répond  à  la 
salutation  qu'on  lui  fait  en 
disant  :  eld,  cl  ï  vè,  allons,  il 
y  va. 

*sebô,  sabot  :  metr  le  me  dà 
lu  sebô,  mettre  la  main  dans 
le  sabot.  Lorsque,  dans  un 
groupe  de  grandes  personnes 
se  trouvent  un  petit  garçon 
et  une  petite  fille  qui  s'ai- 
ment, on  s'amuse  à  les  ma- 
rier. La  cérémonie  est  très 
simple  :  on  leur  fait  mettre 


ensemble  la  main  gauche 
dans  un  même  sabot,  lors- 
qu'ils la  retirent  ils  sont  ma- 
riés. Cette  plaisanterie  a 
souvent  des  conséquences 
très  sérieuses,  et  plusieurs 
sont  unis  officiellement  un 
beau  jour  parce  qu'ils  ont 
mis  le  ml  dâ  lu  sebô  en  étant 
petits. 

Si  une  jeune  fille  est 
aimée  par  un  niais  dont  elle 
se  moque,  on  s'arrange  entre 
jeunes  gens  pour  jouer  un 
bon  tour  à  l'amoureux  en 
lui  faisant  mettre  la  main 
dans  le  sabot.  On  le  fait  pas- 
ser seul  derrière  une  porte 
que  l'on  tient  solidement 
fermée,  et  c'est  par  la  cha- 
tière, condition  exigée  par  la 
jeune  fille,  qu'il  doit  passer 
la  main  pour  la  mettre  dans 
le  sabot.  Au  moment  où  son 
bras  est  engagé  jusqu'à  l'é- 
paule dans  le  trou,  deux 
ou  trois  solides  gaillards  le 


396  5/ 

saisissent  pendant  que  d'au- 
tres lui  introduisent  la  main 
dans  un  sabot  plein  de  char- 
bons ardents.  A  défaut  de 
charbons,  on  lui  racle  le  bras 
avec  le  sabot,  on  le  lui  ba- 
digeonne avec  ce  que  l'on 
peut  trouver  de  plus  sale, 
etc. 

*5ênt,  saigner  :  el  c  scni  se 
hyâ,  il  a  saigné  ses  blés,  ses 
blés  n'étaient  pas  suffisam- 
ment mûrs  lorsqu'il  les  a 
fauchés. 

*ser,  cendre  :  e  fà  medji  fra 
kîipô  d  sir  pu  ôlâ  à  peredî,  il 
faut  manger  trois  k-ùpô  de 
cendre  pour  aller  en  paradis  ; 
c'est  ainsi  que  répond  celui 
dont  on  se  moque  parce 
qu'il  mange  quelque  chose, 
du  gâteau  par  exemple,  cou- 
vert de  cendres.  Ce  dicton 
est  aussi  l'excuse  de  la  cuisi- 
nière lorsqu'on  lui  reproche 
d'avoir  laissé  tomber  de  la 
cendre  sur  ou  dans  les  ali- 
ments. 

serfé-vnlâ,  cerf-volant. 
si,  si  ;  -ci  :  e  na  pe  si,  il 
n'est  pas  ci  (ici). 


sur 


*sm,  cirer.  Il  y  a  trente  ans 
le  cirage  était  une  chose  rare 
dans  les  ménages;  il  était 
remplacé  par  l'oing  pour  les 
souliers  (voy.  we),  et  puis 
lorsqu'on  voulait  cirer  ses 
sabots  pour  aller  à  la  messe 
le  dimanche  on  renversait  le 
couvercle  du  poêle  sur  le- 
quel on  versait  quelques 
gouttes  d'eau  ;  après  avoir 
bien  délayé  la  suie  au  moyen 
d'une  brosse,  on  se  servait 
de  cette  eau  noire  en  guise 
de  cirage. 

sî^e-e-fre  (litt.  ciseau-à- 
froid)  ou  biirt,  ciseau  ser- 
vant à  couper  le  fer. 

sqfyô.  Voy.  grà-và. 

Siikiue  (litt.  ce  quoi)  quoi  ? 
ne  s'emploie  plus  guère,  on 
dit  plutôt  kiui.  Voy.  ce  mot. 

sûrey,  soleil.  Voy.  epxlî. 

sûrcyô,  diminutif  de  soleil. 
Les  bergers  ne  ramènent 
leurs  troupeaux  que  lorsque 
le  soleil  est  couché.  Quand 
la  faim  et  la  soif  leur  font 
trouver  la  journée  longue, 
ils  chantent  les  mots  sui- 
vants au  soleil  pour  le  prier 


de  descendre  vite  au  dessous 
de  l'horizon  :  sûreyô,  snreyô, 
fîrt'và  te  Mdjlôpû  fâre  ràlrâ 
In  ptê  bôrdjèrô  k  nâ  pu  râ  ddà 
yœ6et€ô,  soleillet,  soleilkt,  tire 
aval  tes  cordeaux  pour  faire 
à  rentrer  les  petits  bergerets 
qui  n'ont  plus  rien  dans  leurs 


t-eê  397 

sachets.  —  Les  enfants  ap- 
pellent cordeaux  les  rayons 
lumineux  qui  se  dessinent 
souvent  sur  les  nuages  vers 
la  fin  du  jour,  et  ils  croient 
que  le  soleil  est  tiré  en  bas 
par  ces  cordeaux. 


Uâtlô,  diminutif  de  tmtè, 
chanteau.  A  tour  de  rôle 
chaque  ménage  de  la  pa- 
roisse est  obligé  de  balayer 
l'église  pour  le  dimanche  et 
de  fournir  une  miche  de 
pain  blanc  pour  le  pain  bé- 
nit. Environ  les  quatre  cin- 
quièmes du  pain  sont  décou- 
pés en  menus  morceaux,  en 
pè  bnl,  en  pains  bénits,  et 
distribués  aux  fidèles.  Dans 
le  reste  on  fait  deux  tmtlô  ; 
le  plus  gros  est  vendu  aux 
enchères  par  le  marguilHer 
devant  la  porte  de  l'église  à 
la  sortie  de  la  messe.  Les 
quelques  sous  de  la  vente 
sont  pour  la  fabrique.  Après 


la  messe,  le  petit  Uàtlô 
est  remis  à  la  personne 
qui  a  offert  le  pain  bénit  ; 
celle-ci  passe  le  Uâtlô,  c'est- 
à-dire  le  porte  au  voisin  pour 
l'avertir  que  c'est  à  lui  de 
balayer  l'église  le  dimanche 
suivant  et  de  fournir  le  pain 
bénit,  —  Les  conscrits  ont 
l'habitude  de  faire  tous  en- 
semble la  fête  pendant  plu- 
sieurs jours  et  de  parcourir 
le  village  en  chantant  au  son 
du  tambour.  Le  dimanche 
qui  suit  le  jour  du  tirage, 
ils  passent  le  tmtlô  aux  cons- 
crits de  la  classe  suivante  et 
font  la  fête  avec  eux. 

t^èmnûtâ ,    diminutif    de 


398  i€v 

t€êninâ,  cheminer,  teèmnûtà 
se  dit  en  parlant  des  enfants 
et  des  vieillards, 

*t€'epe,    chapeau  ;  —  nom 
de  bœuf. 

t€ôfvJeyt,  V.,  manger  d'une 
chose  en  n'en  prenant  que 
le  meilleur;  se  dit  en  par- 
lant des  malades,  des  gour- 
mands et  des  bêtes  qui 
mangent  mal. 

twfiueyrî,  nf.,  restes  de 
celui  qui  Uôfwey.  Voy.  Uô- 
fiueyrî;  —  déchet. 

î^ôfweyu,  j,  celui,  celle 
qui  UôfvJey.   Voy.  Uôfiveyî. 

t€vè,  cheveu.  Les  vieillards 
prétendent  qu'un  sorcier  peut 
faire  arriver  toutes  sortes  de 
malheurs  à  une  personne 
quand  il  a  de  ses  cheveux, 
aussi  ont-ils  bien  soin  de 
ramasser  les  leurs  quand  ils 
les  font  couper,  de  les  brûler 
ou  de  les  porter  dans  le  trou 
d'un  mur  après  avoir  craché 
dessus. 


tûb 

ûnbèsnci,  même  sens  que 
ergœsiA. 

terîb&snu,j.  Yoy.ergœsiiuJ. 
*te,  nm.,  salamandre.  On 
croit  à  tort  que  sa  morsure 
est  mortelle.  Il  n'y  aurait 
qu'un  moyen  d'échapper  à  la 
mort  quand  on  a  été  mordu  : 
tuer  le  tl  et  en  appliquer  la 
peau  sur  la  plaie. 

*lrcf,  trèfle.  Lorsqu'on 
trouve  une  feuille  de  trèfle 
divisée  en  plus  de  trois 
lobes,  c'est  un  bon  augure  : 
on  aura  du  bonheur. 

trbse,  trousseau. 

tuàni  (litt.  tue-homme), 
nm.,  travail  très  fatigant; 
—  outil  ou  machine  dont  le 
maniement  accable,  tue 
l'homme  :  Je  mekenïk  e  brc  sa 
de  ttiâin,  les  batteurs  à  bras 
sont  des  tue-homme.  Dans 
les  mêmes  cas,  quand  il  s'agit 
des  animaux,  on  dit  tâbet. 

tûbet  (litt.  tue-bêtes).  Voy. 
ttiàm. 


îve^i 


vyo 


399 


*vyô  ou  vye,  vouloir  :  /  nâ  vo 
pwè  npo  npû  râ,  npfi  râ  npîi  ak, 
je  n'en  veux  point  »i  pour 
peu  ni  pour  rien,  ni  pour 
rien  ni  pour  quelque  chose. 
luè,  nf.,  oing.  Dans  chaque 
ménage,  lorsqu'on  tue  le 
porc,  on  a  soin  de  mettre 
de  côté  environ  une  livre 
d'oing  que  l'on  suspend  au 
plancher  après  l'avoir  roulé 
et  lié.  Cet  oing  sert  pour 
graisser  les  chaussures. 

wèiw,  oignon.  Le  soir  du 
25  décembre  on  coupe  un 
oignon  en  douze  tranches 
qui  représentent  les  douze 
mois  de  l'année.  La  pre- 
mière, janvier;  la  deuxième, 
février,  etc.  Ces  tranches 
sont  disposées  en  rond  au- 
tour d'une  assiette.  Au  bout 
d'une  demi-heure  on  les 
examine.  Celles  qui  sont 
alors  mouillées  indiquent 
que  les  mois  dont  elles  por- 
tent le  nom  seront  des  mois 
pluvieux,    celles    qui    sont 


sèches  annoncent  des  mois 
de  sécheresse.  Beaucoup  de 
personnes  affirment  que.cest 
la  vérité,  que  les  oignons  ne 
mentent  jamais. 

idennô,  diminutif  de  luenô. 

îueyôt,  oie  :  el  a  a  €i  het  kèn 
■wtyôt,  il  est  aussi  bête  qu'une 
oie. 

vyâdiilâ,  signifie,  en  géné- 
ral, imprimer  un  mouvement 
giratoire  à  un  corps  attaché 
au  bout  d'une  ficelle;  on 
vyâdûl  un  fouet  en  le  prenant 
par  la  mèche  et  en  le  faisant 
tourner  ;  quand  le  chien  saisit 
un  serpent,  pour  éviter  d'être 
mordu,  il  le  vyâdûl,  c'est-à- 
dire  que  tout  en  le  tenant  il 
fait  avec  sa  tête  des  mouve- 
ments rapides  à  droite  et  à 
gauche. 

vyônâ  (onomatopée),  v., 
se  dit  du  bruit,  du  sifflement 
que  produit  un  petit  caillou 
qu'on  lance  en  l'air  au  moyen 
d'un  fouet,  après  l'avoir  atta- 
ché à  la  mèche  de  celui-ci. 


400 


yûk 


yùk 


*yûkâ,  jeter  :  ynkâ  à  tîr- 
pwe,  jeter  au  tire-poil.  Lorsque 
plusieurs  enfants  demandent 
une  chose  qui  ne  peut  être 
donnée  qu'à  un  seul,  pour 
ne  pas  faire  de  jaloux,  on  la 
leur  jette  au  tire-poil,  c'est-à- 


dire  que  celui  qui  ramasse  ce 
qu'on  a  jeté  est  obligé  de  se 
laisser  tirer  les  cheveux,  sans 
se  révolter,  par  tous  ses  ca- 
marades lorsqu'ils  lui  tom- 
bent dessus.  ♦ 


ERRATA 


âge 

78,1 

)) 

106,  1 

» 

119,  1 

» 

128,1 

» 

137,  1 

» 

138,1 

)) 

I79>1 

» 

244,1 

)) 

253,1 

.  26,  au  lieu  de  drov,  lire  dorv. 

.12,  »  edivê,  »    cdjiue. 

.    9,  »  âgrênnvèm,    »    àgrèmwèn. 

.11,  «  fuier,  »   fmir. 

.  27,  lire  la  suite  au  commencement  de  la 

p.  139. 
.  30,  lire  la  suite  à  la  5*=  ligne  de  la  page  139. 
.    5,  au  lieu  de  krâpùlôt,  lire  kràpiilôt. 
.19,         »         pi'jô,  »    ptijô. 

.6,         »  rater,         »    rater. 


TABLE    DES    MATIÈRES 


Animaux 

bcrbi 

dorv 

grevcl 

lllU'S 

bîk 

ùrsô 

hekt 

linhô 

biU 

èskergô 

Iviuenà 

lu 

blero 

enè 

kàhuâr 

lu  gèrû 

Mot 

eijlô 

m 

hûv 

brùtec 

erèit 

kebè 

lûvâdj 

bà 

an 

JâbîyÔ 

lyô 

bûrl 

ânït€ô 

km 

nûkrô 

Imrôl 

ânrô 

kenâr 

mergo 

bilSÔ 

ârte 

kene 

mtrïtêàim 

bweyâ 

fiirUôt 

kJkre 

niïk 

eekey 

fweyôt 

kîrlîkîkî 

moU 

eemo 

jwl 

kôkôt 

moteôt 

dâwe 

geryô 

krt'.pâ 

niôru 

djà-djà 

geyô 

kurî 

mùsîïk 

djâdârm 

9¥ 

kûrnâr 

mil  ta 

djâs 

gràvôlô 

kweUô 

pnâj 

djmâ 

*grèdl 

ïepl 

pé 

djnès 

grèdîl-e 

lévrà 

pôrpiueyô 

djvàsè 

grebès 

livr 

pus 

RoyssEï.  —  G 

lossaire. 

26 

402 

CROYANCES 

pto 

rkl 

leh 

id'J'yô 

pusl 

rnwey 

teévrèy 

tru 

péy 

rôsl 

ttevrl 

twerè 

pli/: 

sâlrel 

teivr 

tiuerîr 

pille 

■sàgli 

tel 

iirs 

**pîl€lô 

6âsii 

t€nêy 

ve 

pîiht€ 

sârpà 

t€và 

velï 

pwhô 

sh-f 

tè 

velô-tôsrô 

rbweymedj 

scrfi-viilà 

tetô 

vet€ 

rè:{yàl 

sldj 

tevè 

vôre 

rè 

srï 

tîgr 

vôrmhè 

ret 

t€àvî€ri 

Hp-h 

iivepr 
vun-vivi 

retô 

tee 

lôrtti 

renH 

t€cn 

tôsrô 

viuwr 

Croyances 


*àhnïi 

àfe 

ârdyi 

chrbiilsl 

bel 

blôt 

bl!6Ô 

dvl 

iyài 

iskcrgô 


ï'qî'Si 

lèn 

fd' 

Imesô 

frà-mhô 

Ingerfi 

frhnydl 

mcJhi 

fiuh- 

ôlôdr 

fyotô 

*percdi 

c,revel 

pUàle 

kràeà 

*pir 

kiiM 

*pyêm 

miva 

*fyd'dj 

llyHe 

yôc/tsyô 

'   i\\d j'erikô 
shf 
sûtryô 

i€ipnji 

*t€Vè 

tè 
*tr}f 

VI 

u'hjô 
iii'ivr 


DICTONS 


403 


Dictons 


àhnït 

brô:(i 

*ebeyt 

fyèld 

àjdœ 

brôdô 

eeàn 

fyoiô 

âJéyèn 

br-hyà 

egrelt 

gH 

àlmel 

biirJô 

ekîy 

geryô 

àhûvôt 

byà-bôk 

ekcy 

gA4't 

à}iihi 

byà-mèdji 

ekô 

gl'igli 

ânulâ 

bye 

ekbl 

gnXi^ 

ihnon 

*  b^èn 

ekrïr 

grè  dordj 

*âv 

*dà 

êrœ 

grebês 

àbrùy 

dàiiâ 

ètràyî 

grâ 

àdjlus 

dàvive 

evàdjîl 

*grlmes 

âfernâ 

dêbû 

*eges 

grôl 

àft€u 

dœ^éy 

ekrer 

*grulâ 

iîin 

delevâ 

erdjà 

jyômâtr 

àredji 

devt'tî 

erèn 

kàtônî 

as 

dè:(erdjàtâ 

*ermînet 

kâkel 

àtètâ 

dm 

etâdr 

kà 

àvïrô 

djàn 

evègy 

Vcëbrî 

àvwe 

djà 

ch- 

kerôt 

bâte 

djA 

as 

klrWûki 

bèr 

djiiià 

fâ 

koltk 

%   _ 

*djnùy 

fêyô 

kcpâ 

bhïii 

djnms 

fit 

kot 

bevâr 

djurt 

ferèn 

kôf 

bœt£ 

dfi 

fi 

kôpràtur 

bârb 

dé€ 

fi 

krem 

blerô 

iyâl 

fÔ€ 

krân 

blôt 

èr 

frej 

krûs 

brdlâ 

d'frl 

fit 

kâ 

404 

DICTONS 

*ku 

niwh- 

prose 

set 

ku-d-^ilô 

mwetet 

ptj-merî 

*slr 

Vcilkù 

*myâl 

pitee 

sd'U 

hilônôt 

?iâ 

>/ 

sïlàs 

*kûney 

nà 

*rà 

snièn 

*liyèU 

%â 

ràkùn 

sô 

M'a 

mi' 

rMfiîile 

sôbr 

1er 

*nè 

rhueymedj 

tàkè  prn 

lârdj 

ntttâr 

rdjlgàs 

iۈs 

M 

*êy        , 

rùt€ 

teàdji 

Imh 

ôlâ 

rd'byâ 

t£ete 

loryô 

ônêr 

rchôhulnâ 

t€e 

lô 

or  émus 

redju'i 

îeân 

kuetei 

ôkyl 

remedjî 

fetô 

*nià 

ôt 

resnâ 

tebe 

inà 

ai'iil 

respe 

tràjim 

iiiâtfâ 

pal 

^7 

trîpct 

niùnve 

pâtô 

rkôdtir 

tutel 

niérdjî 

*pâ'rî 

*rkâ 

vàdôvô 

*inè 

pepc 

rlevur 

tii  bà  tu  jiist 

niè 

pern 

rmârk 

vè 

mm 

pi'dj)iâ 

r)iâr'i 

vèkr 

nuf'f 

pi'Iâ 

riiivtyol 

l'en 

meitt 

pepe 

rùnâ 

va 

mkhi 

p¥ 

rvùnu 

ver 

*inelèn 

pâle 

rvirî 

vet€ 

met'i 

pir 

*rviri 

veyàs 

nieyô 

pifô 

*sâtâ 

vi 

mâleô 

pnâj 

snrmâ 

v'i 

tmit 

put 

shi 

vni'i 

mwedvlâ 

pôtâ 

stpî 

vôdjâ 

INJURES 


405 


înjurçs 


àrnnuêne 

brut 

hpes 

hîihl 

àbwây 

butor 

*ètomt 

kûnty 

àdwey 

bu:( 

etû 

ïïné 

àpyàtr 

bûbràs 

evot€ti 

Ion 

àsâit 

ehno 

fàlom 

màdri 

àhr 

^erîénièn 

ferfèn 

mœjî 

an 

€nepà 

fmir 

mhnJ 

bàkt'l 

€yâr 

fôlônî 

merlu 

bèhiàdu 

dïd 

Jôlôin 

niïg-le-Ièn 

bêr 

*djertî 

fwJ 

niige 

ht'rdôl 

yjhvâ 

gàb 

nwdur 

bés 

djudâ 

gà^â 

niôrâ 

bevâr 

dôdô 

*gèrge 

mûri 

bieg 

dô:(el 

gnô 

mten 

blero 

drèdtir 

*gôvwè 

nàgiue 

bli 

drèyâ 

gûyà 

nô 

bônes 

Utropyâ 

giuïfr 

nhj 

bôrey 

eges 

ibhîl 

nlnol 

bœjô 

enîmà 

ï^ye 

*ôgà^ 

hœten 

epotr 

ïgyô 

ôrtei 

brèdweyà 

ergô 

kénô 

àtm 

brétnu 

*ergôni 

kernihjo! 

pàdér 

brêiâ 

ergn^t 

këstôr 

petrâ 

breyô 

erlêkl 

kôrnîeô 

pweserd 

brîkôt 

ermUr 

kÔ€ô 

ràbâ 

brada 

ertït^â 

k\ek 

ràgiui 

hrôh 

*eriÔ 

krcvèn 

râkcPnî 

4o6 

JEUX 

ràkvey 

rôsî 

tâdô 

vàe 

rbûrœy 

6er 

tlbrâ,  dj 

vàrà 

rejitr 

selô 

tîrtèn 

vàmir 

repinii 

6elôp 

tôrtû 

vetۉ 

repîtô 

âUô 

truyà,  d 

vîL'ïkir 

roB 

■shJet 

tnrûr 

vyol 

rôfwe 

sâltgô 

tivere 

lôkô 

ras 

sïgwe\i 

ûrîyà 

rdfyô 

sïdj 

utî 

rôpu 

stilwt 

îit 

Jeux 


àsre 

bôd 

gêyôt 

vimUàt^à 

*àbo! 

bràhùr 

*çelln 

myôt 

àdrèmi 

bruyôt 

*>// 

ntèy 

bàrbà 

bitrâ 

*gràdji 

*nî 

bàrbar 

adii 

grà  nier 

*pârm  è  krb 

bâô 

iyâl 

*giidô 

pt'rlï  petôl 

bdju 

dôniînô 

knbœn 

pœri 

bêrîr 

ekhi 

khemâyôt 

pè 

bêiyô 

erweleàl 

kèijôt 

*pes  le  refôt 

bœt£ôt 

eskergô 

kât€ 

*perôt 

belUtr 

etû 

kïnà 

pâte 

bïbï 

*hkul 

krtvà 

*pïk  djâ  djà 

bîyâr 

fniî 

*kr}pà 

ph-kii 

bj 

frêgéy 

krbJôt 

pus 

bôkôt 

*frèf;ôt 

*kitte-bedjd 

pruek 

bôl 

frôdô 

*kù  a  lu 

piveri 

bbli 

*>;■ 

kyiHeôt 

*pu'hvt 

MALADIES 

pynk 

rUàpu 

teâdîr 

tlL'U 

ràbur 

rvènôt 

tdtlô 

vâdrà 

rbôs 

rvîr-béi}ô 

teerïmàd 

vèy  même 

rckïtâ 

*nue 

tmkâ 

*yûkâ 

rolôt 

sedo 

trôpetî  bon 

rpîkâ 

shjnâ 

trù 

rUàpâ 

sevet 

trnvâ 

Maladies 

*âdrôgdfyâ 

etrùn 

kôlère 

re:(ïper 

âvô€ô 

hmâtïk 

kôlinote 

redj 

berbèlô 

fâ 

koltk 

rate 

*bhâ 

jivr 

kôvul^yô 

nuedjol 

brœlho 

fuksyô 

krfip 

siuAtîk 

brœlur 

fnrbïeur 

kytvJA 

tê€à 

brôdk 

fyèdisà 

lepr 

tèn 

bûky 

gâl 

Imhur 

Ûl€ 

hhôt 

grâgrèn 

hûjô 

trôk 

dè€Ô 

*gréyô 

mâkàduk 

tnnàl 

dekrà 

*grè  ^ 

pépî 

■ve 

*eiïk 

gre  dordj 

pm-melln 

407 


Mots  se  prononçant  de  plusieurs  manières 


àeïtà 

*àbrn 

àliyùm 

àsiuïn 

Amà 

àd'ûjlâ 

*à  le  mnôt 

*bàbyol 

àmèn 

àdûmMjî 

àplweyi 

bèn 

ào 

àh'î 

àpyïr 

*bênîU 

àtê 

àhû 

àset-eî 

bèrlôk 

408         MOTS  SE  PRONONÇANT  DE  PLUSIEURS  UA 

NIÈRES 

hétélô 

ehô^ 

drùdtir 

csôsyà 

htm 

€}eji 

drôgô 

et€ernà 

het€ôt 

£nepà 

duUh 

ïilt^à 

berbUe 

.yà 

dûmedj 

eiedjt 

*bîibîy 

dà 

èrsô 

fèrià 

bkéyt 

dâbyS 

*ebô}My 

fenùn 

bômr 

debtité 

ebyo^i 

fhnà 

bôrbûtà 

dèbye 

eg^ersà 

f¥ 

bôrbiitu 

debyôkà 

egievi 

fân 

bôbîintr 

de€ 

kyhî 

*fd'SÏ 

bràlkwet 

dèpyeyî 

ekyârèr 

ftlniC^l 

brèdjî 

*dhdji 

cky'ips 

flànûsô 

brédiwyi 

*dcryôkà 

emyûtâ 

fôrtunâ 

brekûnedj 

dèsulâ 

enerdji 

frïyè 

brèiiir 

dkahâ 

épasè 

frôdô 

brâyâ 

de  yà phi  a 

epht 

fithyô 

brôdô 

dexàpyîr 

epôrpiueyi 

fuiyâ 

*brûb 

de:{bdr 

eteèn 

geniijô 

bîïkl 

d'ijgrâs 

et€wâ 

*grêmiiô 

*bûl 

dîsipyïn 

cdjmiyi 

Iduljâs 

bûrbweyt 

dïvï:(â 

edjîistà 

htru 

*biiru 

dlkî 

edjfirnâ 

hfiJà 

but 

djàb 

emofjyâ 

jàdârm 

Imdji 

*djèrdjèy 

hmirpbpr 

jeà 

bwè 

djt'à 

*enedjt 

jœ 

bweyâ 

djeliî:;} 

epàr 

jlfyâ 

b^en 

djhnà 

epràtîeedj 

Wf 

€ed(rvr 

djïnuet 

t'pur 

juské 

àf 

dniôrâ 

crdû 

jus  fis 

eefyœ 

djllt'S 

cnr 

*kâbr 

àrl 

dônâsyô 

ertïteà 

hitehshu 

MOTS  SE  PRONONÇANT  DE  PLUSIEURS  MANIERES        409 

kènôt 

nùf 

rèdj 

surdjh- 

kebês 

nerf 

refredï 

surpyl 

kelpl 

nœvhn 

regdgyi 

syà 

]énït€ 

oberdj 

repubyïk 

medijà 

hôrvà 

ôb)ndji 

réajusta 

6VJe7^ 

kôteô 

Ôrdônà 

rtfrâteï 

tàt 

kômsà 

ôredjcé 

repàr 

tdlô 

krèUô 

ôrïdjînH 

rfudj 

iré/i 

hrœté: 

ôJîyl 

rlslâ 

trè 

krînôîîn 

pâtelô 

rkêrî 

trût 

kfikâ 

pàkil 

rkiilâ 

trntu. 

kûmî 

pâtkôt 

rMj 

tédijô 

kylme 

peet 

rlidjyœ 

ttidj 

làmwè 

pefiue 

rlweyâr 

t'ùn 

lî::ern 

père 

rsênâ 

tmiâ 

Jôbweredj 

perôt 

rsévu 

vàe 

inàevîji 

pdrîtur 

rûgâsyô 

vin 

màpopr 

pïterol 

rnm 

vhjrà,  veurôt 

vielitnât 

pôtô 

rwedjàkû 

■ver 

mlhià 

pûpâ 

sàgli 

veyô 

mmitâ 

pyà 

sedjûr 

vïdjïl 

môlïsyu 

pyeto 

serdjà 

vrâmà 

môtô 

pyi 

sinâtur 

vyô 

mbniô 

râbri'i 

sïnâ 

mot  ad j 

ràpyïr 

shlr 

nmdje 

rbêiiï 

StJkl 

410 


MOTS  PRESENTANT  UN  INTERET  PARTICULIER 


Mots  présentant  un  intérêt  particulier 


àdjôt 

ctrô 

làmo 

reyiir 

àfe 

*etuk'l 

*lâg 

rgôfyâ 

àfâ 

eghî 

medje 

ro 

àsàôt 

eperu 

meUi 

rotâ 

bàrkà 

epre 

metln 

rosi 

*bàm 

en 

mîr^g 

rpïkâ 

bàtei 

*erya 

mnâ 

rprèdjî 

berûmâtr 

etee 

nàîeyur 

rsàbyà 

bràlhwet 

fœnâ 

nœtreyi 

sène 

eiilyâ 

fè 

pi 

6U 

dèmnôt 

fwes 

pàdùr 

syôrjâr 

*dèmnôt 

fyotâ 

pàsôt 

swènô 

dèbîirâ 

grâmer 

*pè 

tàtâ 

dehuènâtr 

gûmâ 

ptî-merî 

tîrlïrltr 

deteerpi 

gêyrî-bntô 

p)kâ 

tôdu 

dmàl 

îd? 

pîltô 

trïpwhu 

du 

kàpei} 

pyœr 

tris 

dvâtî 

kemlïn 

ràpità 

trœy't 

dvî:{ 

m 

rbutâ 

tu 

tr 

kôt 

rÇo 

tût 

è 

krè 

nkiidjâ 

tflVÔ 

ekhnâ 

krèvâ 

rhnt'djï 

t^â 

eku 

kretye 

remua 

tddô 

*eUâlô 

kCipô 

revàdn 

t^àvUrî 

eteen 

kyârî 

reyi 

taidt'} 

OISEAUX   - 

—   OUTILS 

Uàpâ 

t-eerii 

iidjô 

vweyînâ 

teàsô 

t€H 

vâdj 

yâ 

t€hnnâ 

td'tiur 

vâtî 

Xpbet 

térîmàdn 

il 

villa 

411 


Oiseaux 


âlùvôt 

gnv 

ôlôdr 

rive-d-géy 

bâ'jô 

khien 

pêdrl 

rzvedj-biiMyôt 

bèges 

kây 

peru£ 

sïgzvèn 

brâlkwet 

kii-byà 

periike 

t£îrî 

*bi1bôt 

*knkû 

plk-bo 

tïrsèle 

eerdônre 

kûney 

pïf^kîkl 

tokô 

dld 

*kûney 

pldjô 

tûrtèrel 

djâ 

ku  d  kes 

piil 

t£îrt 

%  _ 

lôryô 

pille 

teyô-d-po 

etônà 

lunet 

pîllô 

t€yôt 

egés 

nârtïne 

pf il  pi  tel 

vôdjîir 

fàs-eges 

mweno 

ràsïnûle 

vwï-vwï 

fh'ôt 

*myâl 

rhnt 

weyôt 

Outils 


àpïkô 

*bl~egi1 

et€ 

flirte 

(it€epy 

bÔ£ 

etm 

flirtai 

âvlrô 

buri 

fà 

grâ-ete 

bdân 

dômhtîk 

fèsu 

kâi-mîit 

412 

PLANTES 

krètfà 

prhô 

ryibàlô 

Uyh 

kwêy.ir 

pùt^-ko 

sàrp 

terir 

nitrlî 

pyùmu 

sàrpe 

tôpô 

mhUu 

pyète 

sàrpôt 

tràU 

nihee 

ràflôt 

seUtèr 

truskl 

nûyô 

rep 

seJiyô 

iruyel 

mî^r 

rekyôî 

sîlè 

verâd 

pal 

rete 

s^e-e-jre 

verlîip 

pes  peteû 

rebô 

si 

Vîilâ 

pu 

renies 

surkruti 

vyodj 

prh 

râp 

îecrù 

vyôt 

Plantes 


âb)iîtt 

htil 

byôsm 

t'iiî 

àsperdj 

bb  le  heb 

*byiil 

epïnâr 

âsperdjel 

brhiji 

b^y  ^ 

ernïke 

à:^J 

brb 

€lkôre 

enniue:;^ 

âdîv 

bruyïr 

elej'i 

hlïlm 

ânrô 

biihe  byœ 

djmvr 

eskerôl 

ârb 

bitkôt 

djô 

estregà 

âtè 

biirât-e 

*djordj  {se) 

jeté 

bœre 

Inirhepin 

*dj{irmàd~i 

fh'xôl 

bètiohi 

bïirlô 

epên 

fâv 

bed-kot 

b'ûsô 

ebrtkô 

/¥ 

bedrâv 

biitô  d  get 

ebslt 

fnâl 

belîvâ 

bweyô  byâ 

eeerlôt 

fyiùjôt 

berbn 

bza'i 

egesye 

fràlnueji 

bloa 

byâ 

e^rôli 

frân 

PLANTES 

413 

frejî 

Icyêt^ôt 

pirei 

sàtôre 

frejyô^ 

làte 

pi  d  po 

sàdj 

Jnnnt'djd 

h'irdjôl 

pifo  _ 

sas 

fiidpr 

le 

plû'lî 

sàsî 

fwènes 

h:;cni 

poptli 

sénsô 

gîmov 

11 

prilin 

sésô 

grê)v  ^ 

lori 

pûint 

sè-djordj 

grœjelî 

lôvrôl 

pftrpi 

sèjwi 

grîmô 

mât 

pwe 

shi-nâ 

îby 

mal 

pwe-d  tel 

selrî 

jôlî-bwe 

mèsuv 

pwcri 

sepî 

kt'bêsô 

merdatee 

pwerô 

serfœ 

khiihnî 

mcrgènt 

pyàt 

sevu 

khiilni 

incmni 

pyêinP 

sigu 

lérôt 

mlge 

pyô 

Sl^Ô 

kèijôl 

mcvô 

ràdglodï 

sktpulâr 

kmlyôt 

muske 

ràt€ 

slejî 

Iwr 

m-ûs 

râv 

smv 

kôku 

niveyî 

redjâlil 

sôpd' 

kôluve 

ôlîvet 

rhiiu 

sitli  di  bô  du 

kôl:^â 

ôlîvi 

rhnàl 

siucl 

kôniUô 

ôln 

reyî 

tàdô 

kôs 

ôràjè 

ri  go  lis 

iàretr 

krâineyô 

ordj 

rosôt 

tâtâ 

kràpitlôt 

ôviuèn 

ro:{^  t  bàtô 

teàphjb 

krèsô 

nàl 

ro:(i 

teedjô 

ku-d-t€Ï 

nevôt 

rôpyàtâ 

l^enne 

kiiku 

pâ^lô 

rôs 

teikàdlî 

ku-d-t€e 

pè  diljlô 

rûnicn 

Ul 

kwè 

pïeàle 

rwedjôt 

tfnâv 

kyevlâ 

phiO 

sàfibô 

td 

414 

REMEDES    - 

—   USAGES 

teôlwèm 

trey 

îvhjô 

VÔ6 

tî'be 

tulïp 

và6-d-lû 

vyfdet 

lôkô 

tyô 

vèyt 

yà-yâ 

trékî 

ujràl 

vl 

iref 

ntel 

vôdjô 

Remèdes 

berA 

*fès 

grè 

*pfty 

*bh-à 

frèmyàl 

jôlî-bwe 

rmed 

djeet 

fîirbUur 

pàtkôt 

*vwepr 

ttîk 

gegel 

*pâk 

lue 

fevâ 

sôjy 

pïfè 

Usages 


àkr 

Mfô 

epîti 

àkrûtà 

bîkâ  leur 

histà 

ànâ 

bràlér 

e:{ïm 

àtéerywà 

*bru 

*fèy 

âv 

hûdi 

fê 

àvel 

biilï 

*flu 

bà 

biike 

*fos 

bave 

byâ 

fwh 

bàtè 

djtî 

gàd 

bU 

eetnnè 

k'eb 

bit 

ckèdr 

kch'im 

kôjiuhiij 

kola 

kdrtyî 

krape 

krotôt 

kréjôt 

*kii 

knpâ 

kùvàl 

lâv 

Irvr 


nie 

Pi 

meryedj 

pikâ 

nn^er 

pôpïyet 

*mbt€Ôt 

piut'frï 

mue 

*pyœdj 

bbàdj 

rep  ^ 

ôbr 

rejurî 

pâsyô 

rkôdur 

pcbni 

rôgâsyô 

USAGES 

rblâ 

rvïrt 

sebô 

sîri 

*sïn 

*sebô 

teàtlô 

Iràpôl 

trÔt€ 


415 


tnrteôt 

tyî 

à 

vâdj 

vUrîyÔl 

vï 

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3137 
36ii6 


Roussey,  Charles 
Glossaire 


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